Toujours plus de migrants

La vague de migrants déferlant sur l’Europe a changé de route, le passage entre la Turquie et la Grèce est quasiment fermé, mais des foules de plus en plus nombreuses cherchent à traverser la Méditerranée entre la Libye et l’Italie, au péril de leur vie. Toute une industrie criminelle a fleuri, poussant l’Europe à renforcer Frontex, son agence de surveillance des frontières. Celle-ci joue à la fois le bon et le méchant flic, celui qui sauve les naufragés et celui qui les dépose dans des centres d’accueil d’où ils risquent d’être renvoyés dans leur pays.   Le directeur de Frontex Fabrice Leggeri a résumé la situation dans une interview à l’AFP.   – Qui sont les migrants ?  Sur les côtes grecques, on voit maintenant “quatre-vingt ou cent personnes qui arrivent par jour, alors que nous en avions 2.500 par jour” avant l’accord avec la Turquie en mars 2016, indique le patron de Frontex. Mais sur l’autre route, le nombre de ceux qui viennent d’Afrique par la Méditerranée centrale et par la Libye, est en augmentation de plus de 40%. La plupart viennent d’Afrique de l’Ouest: Sénégalais, Guinéens, Nigérians… Sur l’ensemble de 2016, ils étaient 180.000. Ce sont essentiellement des migrants économiques, pris en charge par des trafiquants d’êtres humains. Il y a parmi eux beaucoup d’hommes jeunes, mais il y a aussi des familles et des jeunes femmes. Des Nigérianes sont exploitées comme prostituées en Europe. Cependant, “ce ne sont pas les plus pauvres qui partent. Parce qu’il faut payer les passeurs”, remarque Leggeri.  Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus d’un million de personnes sont arrivées dans l’UE en 2015, dont plus de 850.000 via les côtes grecques, en majorité de Syrie (56%), d’Afghanistan (24%) et d’Irak (10%).  Avec la conclusion en mars de l’année suivante d’un accord avec Ankara, toujours selon l’OIM, le total d’arrivées par la mer a chuté en 2016 à plus de 363.000.  En 2017, à la mi-avril, selon le décompte de Frontex, “quelque 36000 migrants étaient arrivés en Italie depuis le début de l’année, soit une augmentation de 43% par rapport à la même période de l’année dernière”.   – Qui sont les trafiquants ?  Au début de la partie dangereuse du voyage, dans le désert du Sahara, les migrants sont transportés par les Touaregs ou Toubous.  “Ces tribus sont souvent nomades et avaient l’habitude de transporter les touristes, maintenant elles les ont remplacés par le transport de migrants” et ils n’ont pas forcément “la conscience de faire quelque chose de criminel”, dit Leggeri. En revanche, pour la traversée de la Méditerranée, ce sont des réseaux criminels, grands et petits. Au bas de l’échelle on trouve des petites frappes, parfois migrants eux-mêmes, qui deviennent skippers de petits bateaux surchargés pour gagner leur passage, selon le patron de Frontex. Ensuite viennent des intermédiaires qui collectent l’argent et organisent le voyage mais ne s’embarquent pas, et, au dessus d’eux, les chefs de réseau, parmi lesquels on trouve “vraisemblablement des gens qui ont eu par le passé des fonctions dans la police” libyenne, relève-t-il.   – Combien d’argent brassent-ils ?  L’estimation n’est pas facile, mais selon un rapport récent d’Europol, les réseaux auraient empoché entre 4,7 et 5,7 milliards d’euros en 2015 (ce montant a chuté de près de deux milliards en 2016). Avec ce pactole, les grands trafiquants se lancent souvent dans d’autres activités criminelles pour lesquelles une mise de fonds initiale est nécessaire, “que ce soit du trafic de drogue, que ce soit du trafic d’armes, parfois même, il ne faut pas l’exclure, le financement du terrorisme”, toujours selon le patron de Frontex.   – Par où passent les migrants ?  Ceux qui viennent d’Afrique de l’Ouest commencent par prendre le bus, raconte Fabrice Leggeri. Le territoire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ressemble à la zone Schengen, on y voyage librement pour une somme modique, autour de vingt euros. Une fois arrivés à Niamey, la capitale du Niger, on entre dans l’illégalité et il faut débourser jusqu’à cent cinquante euros pour gagner la frontière libyenne. Puis vient la traversée, le prix peut monter jusqu’à mille euros, en fonction du bateau, mais on peut trouver aussi des bateaux pneumatiques où l’on voyage dans l’insécurité totale, pour trois cents euros.   La route de l’Afrique de l’Est, qui vient de la Corne de l’Afrique, est empruntée par les Erythréens, les Somaliens et les Ethiopiens. Elle est plus chère, dit Leggeri. Le voyage est organisé par des groupes criminels nationaux qui coopèrent entre eux: ainsi, un réseau soudanais remet ses clients à la frontière à un réseau libyen, par exemple. “Et là, le tarif peut monter à trois mille euros, de la Corne de l’Afrique jusqu’en Italie”, calcule-t-il.

En L-39 Albatros

Cette semaine, j’ai comblé un fantasme de gosse : j’ai volé à bord d’un avion de chasse. L’expérience a eu lieu à l’aérodrome de Rennes. Je me suis présenté au matin. J’avais mal dormi la veille à l’idée de ce qui m’attendait. Quelques minutes après qu’on m’ait exposé les caractéristiques de l’appareil et les procédures de sécurité, j’ai pu enfiler mon uniforme de pilote avant de rallier le taxiway. Le L-39 Albatros m’attendait. L’avion revenait justement d’un vol. Quand j’ai rejoint l’appareil, j’ai donc croisé en route le passager précédent et qui était livide. Je lui ai demandé comment ça s’était passé et il m’a répondu qu’il avait fait un black-out durant un court moment. Très rassurant, ça ! C’est le ventre noué, je suis monté dans l’appareil et harnaché à mon siège. Après tout un tas de contrôles, on a finalement quitté le plancher. Je dois dire que le décollage fut relativement décevant. Je pensais me retrouver plaqué contre le siège, mais la poussée est en réalité linéaire. Au début, j’ai tout d’abord été frappé par la puissance de l’appareil : il reste stable malgré les bourrasques de vent. La première partie du vol était assez inoffensive. Mais tout cela n’était qu’un hors-d’oeuvre avant la phase la plus intéressante. Puis le pilote m’a informé que nous allions entrer dans les acrobaties.. Le pilote a commencé par une vrille à gauche, puis une second à droite, histoire de nous ouvrir l’appétit. Il a tout de suite enchaîné avec une multitude de boucles. La pression m’a là encore plaqué au siège. J’ai dû me contracter pour éviter le black-out. Le pilote m’a demandé si je voulais continuer : je ne pouvais m’empêcher de sourire ; je ne pouvais m’en empêcher, à cet instant je ne me suis jamais senti aussi bien. Durant les courts instants de relâche entre les enchaînements, j’essayais vainement de retrouver mes points de repère qui ne cessaient de changer de place, vacillant dans tous les axes, jusqu’à me faire perdre mon sens de l’orientation. Tout allait trop vite et les figures se suivaient à toute vitesse : tonneaux, passage sur le dos, breaks, vol dos. Tout y passait. Le pilote me demandait de loin en loin si j’étais toujours là, et je répondais par l’affirmative. En dépit de l’intensité des évolutions qui allaient crescendo, je me sentais à l’aise, goûtant pleinement à ces sensations uniques de perte de contrôle doublée d’une entière sécurité. Étrangement, c’est sur la route du retour que j’ai commencé à être nauséeux. Mais en dépit de ce léger désagrément, c’est une expérience que je vous recommande vivement. C’est à essayer au moins une fois dans sa vie ! Pour plus d’informations, allez sur le site du L-39.

Le bien être des dauphins

La reproduction des dauphins et des orques en captivité est désormais interdite en France, en vertu d’un arrêté publié samedi imposant des règles plus strictes aux delphinariums et dans lequel les associations voient “la fin programmée des cirques marins”.  Une version précédente de ce texte, signée mercredi par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, se contentait de prévoir un “contrôle étroit de la reproduction des dauphins”, en fonction de “la configuration et la taille des bassins”, selon un communiqué diffusé alors par le ministère.   Mme Royal “a repris le texte avant qu’il soit publié et a souhaité être plus radicale”, a précisé le ministère samedi à l’AFP. Elle a notamment “appris que certains animaux étaient drogués et a voulu aller plus loin”, a-t-on ajouté.   “Pour assurer la protection des espèces, améliorer le bien-être et supprimer la souffrance animale, la détention en captivité de spécimens de cétacés est interdite”, à l’exception des orques (Orcinus orca) et des grands dauphins (Tursiops truncatus) “régulièrement détenus à la date d’entrée en vigueur” de l’arrêté “au sein d’établissements dûment autorisés”, stipule le document officiel publié samedi.   “En clair, cela signifie la fin des programmes de reproduction, d’échanges ou d’importation (…). Sans renouvellement possible, cela signifie tout simplement la fin programmée des cirques marins sur notre territoire”, se sont réjouies les associations Code Animal, la Dolphin Connection, One Voice, Réseau Cétacés et Sea Sheperd. “Cette avancée française est historique”, ont-elles souligné dans un communiqué.   Cette mesure a en revanche suscité la colère du directeur du Marineland d’Antibes dans le sud de la France, Jon Kershaw, qui l’a qualifiée de “bombe”, dans le quotidien Var-matin.   Le texte, qui abroge un arrêté de 1981, prévoit notamment une “augmentation d’au moins 150% de la surface des bassins afin de permettre aux animaux de se soustraire à la proximité des visiteurs et à celle des autres animaux”, précise le ministère.   Le chlore est interdit dans le traitement de l’eau. Les “contacts directs entre le public et les animaux ainsi que les immersions du public dans les bassins hébergeant des cétacés” sont également interdits, ajoute-t-il.   Les établissements ont six mois pour se conformer à l’arrêté, sauf pour les travaux de mise en conformité des bassins, qui devront être réalisés dans un délai de trois ans.   Le texte a été mis au point avec des associations de protection de la nature et des animaux comme les fondations 30 Millions d’Amis et Nicolas Hulot, le Réseau Cétacés, Robin des Bois, la SPA, FNE, la LPO ou le WWF, après une année de discussions associant le Muséum national d’Histoire naturelle, précise le ministère.   Les critiques se sont multipliées ces dernières années contre l’exploitation d’orques et de dauphins dans les parcs aquatiques, comme le Marineland d’Antibes, le plus grand parc d’attractions marin d’Europe.

Robert Bourgi, homme de l’ombre, de nouveau en pleine lumière

Son nom vient d’être ajouté dans «l’affaire Fillon». Robert Bourgi, avocat et ancien conseiller occulte pour l’Afrique à l’Elysée, a confirmé vendredi être l’ami qui a offert deux costumes Arnys d’un montant de 13.000 euros à François Fillon. «C’était un cadeau amical fait sans rien attendre en retour. Il n’y a ni conflit d’intérêts ni trafic d’influence», a-t-il précisé sur BFMTV. Lundi dans Les Echos, François Fillon avait interjeté: «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?»   Inscrit au barreau de Paris, l’homme, d’origine libanaise et né à Dakar, a été jusqu’en 2005 un discret «Monsieur Afrique» officieux de Jacques Chirac à l’Élysée. Avant de rallier Nicolas Sarkozy, qui lui a remis la Légion d’honneur, fin 2007. Il a noué des liens étroits avec plusieurs dirigeants du continent africain comme Omar Bongo puis son fils Ali, qui lui a succédé à la présidence du Gabon, Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Abdoulaye Wade (Sénégal).  «Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français», déclarait-il en 2009 pour expliquer ses fonctions. «Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici». Une sorte de représentant spécial du chef de l’État auprès des chefs d’Etat africains. «Il y a toujours eu des diplomaties parallèles. Il y a plusieurs portes dans la maison du père», précisait celui qui parle couramment français, arabe et wolof et qui dans le Who’s Who assure s’intéresser à «de Gaulle, André Malraux et Napoléon».    Son nom vient d’être ajouté dans «l’affaire Fillon». Robert Bourgi, avocat et ancien conseiller occulte pour l’Afrique à l’Elysée, a confirmé vendredi être l’ami qui a offert deux costumes Arnys d’un montant de 13.000 euros à François Fillon. «C’était un cadeau amical fait sans rien attendre en retour. Il n’y a ni conflit d’intérêts ni trafic d’influence», a-t-il précisé sur BFMTV. Lundi dans Les Echos, François Fillon avait interjeté: «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?»   Inscrit au barreau de Paris, l’homme, d’origine libanaise et né à Dakar, a été jusqu’en 2005 un discret «Monsieur Afrique» officieux de Jacques Chirac à l’Élysée. Avant de rallier Nicolas Sarkozy, qui lui a remis la Légion d’honneur, fin 2007. Il a noué des liens étroits avec plusieurs dirigeants du continent africain comme Omar Bongo puis son fils Ali, qui lui a succédé à la présidence du Gabon, Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Abdoulaye Wade (Sénégal).  «Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français», déclarait-il en 2009 pour expliquer ses fonctions. «Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici». Une sorte de représentant spécial du chef de l’État auprès des chefs d’Etat africains. «Il y a toujours eu des diplomaties parallèles. Il y a plusieurs portes dans la maison du père», précisait celui qui parle couramment français, arabe et wolof et qui dans le Who’s Who assure s’intéresser à «de Gaulle, André Malraux et Napoléon».

Brexit: et Gibraltar ?

Une semaine après le déclenchement de l’article 50 du traité de Lisbonne par la première ministre britannique, Theresa May, les premières conséquences du Brexit à venir se sentent déjà. Bruxelles a publié dès le 31 mars sa feuille de route des négociations pour les deux années à venir. Surprise pour Londres, elle stipule que l’Espagne devra donner son feu vert pour que tout accord intervenant entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni puisse s’appliquer à Gibraltar, cette enclave britannique située au sud de l’Espagne. 32 000 habitants vivent actuellement sur ce minuscule territoire de sept kilomètres carrés, cédé au Royaume-Uni en 1713 et régulièrement revendiqué par l’Espagne. Alors que vont débuter d’âpres négociations entre Européens et Britanniques, Madrid a su négocier habilement ce droit de veto sur l’enclave. Une situation comparable à celle des îles Malouines À Londres, la pilule passe très mal. « Gibraltar n’est pas à vendre, ne sera pas soldé », a fait savoir Boris Johnson, le chef de la diplomatie britannique. Une réaction fougueuse, mais qui n’est rien comparée à celle, plus belliqueuse, de Michael Howard. Dimanche 2 avril, l’ancien leader du Parti conservateur a comparé la situation de Gibraltar à celle des îles Malouines, dans l’Atlantique, théâtre il y a trente-cinq ans d’une guerre entre Britanniques et Argentins. L’Espagne, par la voix de son propre ministre des affaires étrangères, Alfonso Dastis, s’est étonnée de ce manque de « flegme », et il aura fallu toute la dérision de Theresa May pour écarter l’idée d’un conflit armé et faire baisser d’un cran la tension. Mais indubitablement, le ton a changé à Madrid depuis qu’Alfonso Dastis, fin connaisseur des rouages de Bruxelles, a succédé à José Manuel García Margallo à la tête de la diplomatie. « Le ministre Margallo était préoccupant. Il traitait toujours le dossier de Gibraltar de manière dogmatique et nationaliste, alors qu’Alfonso Dastis semble plus flexible, plus ouvert, acceptant des positions plus nuancées », estime Jesus Verdu, chercheur à l’université de Cadix. A Gibraltar, 96 % des habitants contre le Brexit Le cas Gibraltar est complexe. La proposition de co-souveraineté, prônée par l’ancien ministre Margallo, semble sans avenir, tant les habitants de l’enclave se sentent profondément britanniques. Lors d’un référendum en 2002, ils avaient eux-mêmes rejeté à 99 % la formule d’une souveraineté partagée. « Cette co-souveraineté n’a de sens ni politiquement ni juridiquement », juge Jesus Verdu. Selon lui, « l’une des solutions consisterait en un nouveau statut permettant une forme d’appartenance à l’UE afin de garantir le principe de la liberté de circulation, de sorte que les travailleurs espagnols puissent se rendre à Gibraltar dans des conditions optimales ». Car toute britannique qu’elle est, l’enclave de Gibraltar n’a aucunement la volonté de quitter l’UE. le 23 juin 2016, lors du référendum sur la sortie de l’UE, ses habitants avaient voté à 96 % contre le Brexit. « Gibraltar est essentiel pour l’Otan » En outre, Madrid aurait aussi beaucoup à perdre si les relations s’envenimaient, tant la province andalouse de Cadix, qui enregistre l’un des taux de chômage les plus élevés d’Espagne, profite du dynamisme économique du Rocher. Pour Jesus Verdu, « la question du Rocher est traitée de manière confuse par l’Espagne, qui n’a pas de politique d’État bien définie en la matière. La démocratie n’a pas assimilé Gibraltar avec maturité. Dans une grande partie de la classe politique espagnole, il existe le sentiment que Gibraltar est un ennemi et que d’une certaine manière, il faut récupérer ce territoire. Ce qui est une grave erreur ». Source: séminaire Londres.

Se battre contre l’homophobie

Je me battrai toute ma vie s’il le faut pour que les jeunes gays lesbiennes et transgenres puissent avoir des référents médicaux respectueux et bienveillants vers lesquels se tourner. Un médecin, appelons-le Docteur X, 30 ans, a tenu, sur un groupe PUBLIC regroupant 30.000 membres, dont beaucoup de soignant.e.s ET de soigné.e.s, des propos dégradants envers les homosexuels. Qualifier un homo de “fofolle” (quand il existe d’autres termes, non offensants, pour exprimer la même idée), expliquer qu’on les reconnaît à la position de la théière, à leurs expressions faciales exagérées, à leur “marche sur une ligne en balançant les hanches”, à leurs manières surjouées (comme si appartenir à une orientation sexuelle minoritaire était un jeu), etc, est homophobe. Et n’allez pas me dire “j’ai un copain homo qui dit que ce n’est pas homophobe!” On s’en beurre le coquillage de votre pote homo. L’homophobie internalisée est de l’homophobie quand même. Et si cela ne suffit pas, remplacez le terme “fofolle” par “négro” ou “youpin” ou tout autre terme servant à dénigrer une minorité quelle qu’elle soit. Vous verrez très vite en quoi cette vision comportementalo-biologisante est problématique. Sur un forum, (donc un lieu PUBLIC par essence), le même médecin a écrit des textes interminables sur les homosexuels. Morceaux choisis dans les commentaires (je vous demande de VRAIMENT lire ces captures d’écran). Sur ce forum, X. revendiquait son doctorat en médecine (apposant donc une justification à ses élucubrations). Il y sous-tendait en permanence l’idée que “Je suis médecin donc JE SAIS SCIENTIFIQUEMENT ce qu’il en est”. Rien à voir avec le pilier de bar du café du commerce en bas de la rue, donc. Ce même médecin citait Hitler, “Mein Kampf”, en évoquant LA “problématique homosexuelle”. On peut lire ce genre de phrase, ahurissante: “le jour où les homos récolteront ce qu’ils ont semé, faudra pas venir se plaindre”. Sur son Facebook, on trouve également un long post sur “Une France sans Juifs”. (…) De telles prises position n’avaient rien d’une maladresse. Je vous l’assure. J’ai alors tenté de débattre gentiment, puis férocement, avec lui en privé (QUATRE jours!!!) pour lui faire entendre raison. Il n’a rien voulu entendre. Rien J’ai appelé le conseil de l’Ordre À TITRE PRIVÉ (car internet n’est pas et ne doit pas être à mon sens, un tribunal) et j’ai récolté une réponse – beaucoup trop tiède à mon goût – où il était question de la difficulté de réguler les prises de paroles sur les réseaux sociaux (ce que j’entends parfaitement, soyons clairs, et la suite donnée par le conseil de l’Ordre à cette affaire devait s’avérer à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre d’une telle institution).En désespoir de cause, je fis, ainsi que beaucoup d’autres internautes, des captures d’écran. Je veillais cependant, PERSONNELLEMENT, à flouter le nom du praticien. Étais-je obligé? Non, c’étaient des propos PUBLICS. Néanmoins, je crois au droit à l’oubli.

Un film de protection

C’est une excellente nouvelle que je viens d’apprendre : depuis peu, les policiers et gendarmes, lorsqu’ils procèdent à des contrôles d’identité doivent activer leurs caméras-piétons, dans quelques 23 zones de l’Hexagone déterminées par le ministère de l’Intérieur. Ces zones contiennent des ZSP du Paris intra muros, tout comme des départements comme les Alpes-Maritimes.
Ce n’est pour l’heure qu’un ballon d’essai, dont la durée maximale est limitée à un an. Mais c’est tout de même une mesure qui évitera sans doute bien des problèmes à l’avenir. Ce procédé est généralisé depuis des années dans certains pays, et a carrément démontré son importance. L’objectif de ce système est de calmer la relation des deux côtés de la barrière : les policiers peuvent ainsi montrer qu’ils ont agi dans les règles, et les citoyens ne peuvent être ignorés si un abus est commis. C’est clairement un système où tout le monde est gagnant. Last but not least, cette procédure pourrait permettre d’éviter de longs rapports écrits, ce qui réduit drastiquement la lourdeur administrative.A la fin de cette année d’expérimentation, les DG de la Police et de la Gendarmerie Nationales offriront un rapport pour évaluer l’effet de ces caméras sur le bon fonctionnement des contrôles d’identité. Si cette procédure est déployée à l’échelle nationale, des scandales tels que celui de Théo début février appartiennent ainsi peut-être au passé. Ce projet devrait apaiser pas mal les tensions entre les policiers et les habitants des quartiers sensibles ! Cela dit, le dispositif d’enregistrement n’étant pas automatique, le fonctionnaire peut oublier de le lancer avant une intervention. Mais ce serait vraiment tendre le bâton pour se faire battre.

Adrénaline en Fouga

S’il y a bien un cadeau que je ne pensais pas recevoir, c’est celui-là ! Mais dernièrement, j’ai en effet découvert ce qu’on avait à bord d’un avion de chasse. Cette expérience fabuleuse s’est déroulée à Abbeville, et ce que je peux d’emblée vous dire, c’est que ça a été extrême ! Au début, ça a commencé très simplement. Ce jour-là, je me suis rendu à l’aéroport où j’ai rencontré Bastien, mon pilote et instructeur, qui m’a fait un briefing sur les consignes de sécurité. Juste après, j’ai pu enfiler ma combinaison de vol, prendre mon casque-micro, et gagner la piste où m’attendait le Fouga. Cet avion ne correspondait pas à l’image qu’on peut se faire d’un avion de chasse, mais avait bien la fougue de ce dernier, comme j’allais m’en apercevoir quelques instants plus tard ! Je me suis installé dans la cabine, et c’est parti mon kiki. Comment vous décrire ce que j’ai éprouvé lorsque nous nous sommes retrouvés face à la piste, prêt à décoller ? C’est un cocktail de peur et d’impatience. C’est ce qu’on peut ressentir quand on se retrouve à devoir prendre la parole devant une grande assemblée. On se prend à regretter de s’être laissé embarquer là-dedans. Pourtant, les premières minutes, le vol s’est révélé assez doux. J’ai été presque déçu. Le décollage ne m’a pas scotché à mon siège, et les premières minutes se sont résumées à un simple vol d’initiation, plutôt tranquille. Mais ce n’était que l’échauffement. Parce que quand a commencé la voltige aérienne, l’univers a explosé. Quand on a pris la première vrille, j’ai réalisé que ça allait être violent. J’ai pris 5G dans la tronche. Je pesais 6 fois mon poids habituel ! Et ce n’était que le prologue. Les figures se sont enchaînées . La séance acrobatique n’a duré que dix minutes, mais à l’atterrissage, on aurait dit que j’avais couru un marathon en plein cagnard. Et vous savez ce qu’il y a de pire dans tout ça ? C’est que j’ai adoré ce vol ! Jamais je n’avais reçu de telles décharges d’adrénaline. Voici le lien vers mon baptême en avion de chasse en Fouga Magister, si vous voulez en savoir plus.

Le Groenland n’est pas vert

Pourquoi le Groenland, qui se traduit comme la “terre verte”, est-il recouvert de neige tandis que l’Islande, “terre de glace”, est connue pour ses paysages verdoyants? Les sagas islandaises content qu’à l’époque de sa colonisation le Groenland a été nommé ainsi pour attirer des colons mais la “terre verte”, selon certains chercheurs, l’a bien été un jour… Deux études publiées récemment dans le magazine Nature se penchent sur les mystères de cette région glaciaire. Tandis que les spécialistes sous la direction de Paul Bierrnan de l’université du Vermont concluent que depuis 7,5 millions d’années une grande partie du Groenland est recouverte de glace, un autre groupe de chercheurs dirigé par Jörg Schäfer affirme qu’au cours de cette période les glaces du Groenland ont fondu presque entièrement au moins une fois. De plus, le second groupe de recherche n’écarte pas la possibilité qu’à une certaine période, depuis 2,5 millions d’années, l’île ait été entièrement libérée des glaces pour une période d’environ 280 000 ans.  Les deux groupes d’étude ont travaillé au Groenland (mais à des endroits différents de l’île) et le premier groupe y a retrouvé des sédiments déplacés près des côtes après l’érosion atmosphérique. Les représentants du second groupe ont examiné les isotopes des éléments chimiques retrouvés sous la glace, qui auraient pu apparaître sous l’effet des rayons cosmiques. Les spécialistes expliquent ces divergences par l’utilisation, dans les deux cas, de données issues d’un seul endroit pour tenter de tirer des conclusions à grande échelle. Les spécialistes considèrent importante l’information sur le changement de la quantité de glace au Groenland avant tout car sa quantité se réduit aujourd’hui à cause des changements climatiques, ce qui pourrait avoir des conséquences multiples pour l’environnement.

USA, pour la vente d’armes en Syrie

Le président sortant Barack Obama a levé les restrictions sur les livraisons d’armes aux alliés des États-Unis dans le cadre de la lutte antiterroriste en Syrie. Le président sortant américain a levé jeudi les restrictions formelles sur les livraisons d’armes, de munitions et de matériel militaire aux alliés des États-Unis afin de combattre le terrorisme en Syrie. Un mémorandum en conséquence, adressé au secrétaire d’État et au ministre de la Défense, a été diffusé par le service de presse de la Maison Blanche. Selon le document, il importe d’affirmer que les opérations y compris la fourniture d’armes et de services aux forces étrangères, engagées dans la lutte contre Daech menée par les États-Unis en Syrie, est très importante pour la sécurité nationale du pays. En même temps, le président annule des interdictions sur les livraisons de « matériel militaire » et de ressources financières en Syrie, qui est sous sanctions américaines comme un pays qui soutient le terrorisme. Il est à noter que le terme « matériel militaire », selon la législation des États-Unis, désigne tous les appareils à des fins militaires. Pour effectuer une telle assistance à leurs alliés, le secrétaire d’État et le ministre de la Défense devront fournir des informations détaillées au Congrès US pour obtenir son approbation. Plus tôt dans la semaine, la chambre basse du Congrès des États-Unis avait approuvé les modalités de livraison de missiles surface-air à l’« opposition syrienne ». Pourtant, il reste encore au Pentagone à préciser ceux qui recevront les armements.