L’incroyable avion qui a disparu

L’incroyable épisode du 777 qui a disparu. C’est une histoire folle. Tout le monde a perdu contact avec cet avion, qui s’est volatilisé. Alors que l’on cherche des débris, certains s’accrochent aux derniers signes, notamment ceux des téléphones qui sonnent encore. En effet, certaines familles, désœuvrées par la situation, ont essayé de contacter les passagers disparus sur leurs téléphones portables. Et quelle ne fut pas leur surprise d’entendre une sonnerie à l’autre bout du fil. Difficile alors de ne pas imaginer que des survivants puissent être prisonniers d’une île déserte ou en train de dériver sur un canot de sauvetage. Mais malheureusement, l’explication est bien plus douloureuse. “Il est totalement possible qu’ils aient entendu une tonalité”, confirme Bruno Salgues, directeur d’études à l’Institut Mines Telecom, et ce, même si les appareils se trouvent au fond de l’océan. “Que le téléphone qu’ils ont appelé ait vraiment sonné, cela est bien moins sûr”, Quelle raison à ça ? “Quand un téléphone portable GSM, 2G ou 3G est allumé, sa position est automatiquement enregistrée dans une base de données”, poursuit-il. Et à partir du moment où des passagers n’éteignent pas leur téléphone portable en avion, il est possible d’entendre une tonalité, même si le téléphone se trouve en-dehors d’une zone de couverture. Mais dans ce cas précis, “ce n’est plus le téléphone qui sonne, mais la dernière position enregistrée.” Pour comprendre la raison de ces connexions téléphoniques, il faut avoir en tête le déroulement d’un appel. Lors d’un coup de téléphone, la tonalité entendue par l’appelant correspond au temps d’attente que met le serveur, par lequel passe la transmission, à trouver le mobile appelé. “Le nombre de tonalités entendues par l’appelant est différent du nombre de sonneries entendues par l’appelé” souligne Michel Hostettler. Autrement dit, les téléphones des personnes disparues n’ont probablement pas sonné du côté des disparus. Source : Avion de chasse.

Pélerinage en Asie

Pour ceux qui aiment les grands espaces, je vous invite à partir au cœur de l’Asie, sur le mont Kailash. C’est le lieu le plus sacré de la Terre pour un cinquième de l’humanité. Les hindouistes l’identifient au mont Meru, l’axe de l’Univers sur lequel Shiva et son épouse Parvati méditent. Pour les jaïnistes, c’est Astapada, le lieu de la libération du premier des 24 prophètes Tirthamkara. Pour les adeptes de la religion chamanique du Bön, c’est Tise, habité par la déesse du Ciel. Et pour les bouddhistes, c’est Kang Rimpoche, « le Précieux Joyau des Neiges Glacées », demeure de Chakrasamvara, la bienveillante divinité tantrique à la peau bleue, aux 12 bras et aux quatre têtes à trois yeux. C’est parce qu’il est sacré que le sommet du mont Kailash, à 6638 m d’altitude, est resté inviolé. Pour les bouddhistes, accomplir la kara, c’est-à-dire parcourir dans le sens des aiguilles d’une montre les 58 km de circonférence de la montagne, est le moyen d’atteindre le nirvana (pour parvenir à son équivalent hindou, le moksha, il suffit de poser les yeux sur sa lumière divine). Pourtant, le mont Kailash ne reçoit que quelques milliers de pèlerins par an. Cela est dû à sa situation excentrée, dans l’ouest du Tibet, aux obstacles opposés par les autorités chinoises et à la difficulté du parcours dans l’atmosphère raréfiée de l’Himalaya, avec des cols à plus de 5000 m d’altitude. Tout cela fait d’un trekking dans la région une expérience exceptionnelle z à l’émotion procurée par le cadre s’ajoute celle d’assister à des marques de dévotion incroyables pour un esprit occidental. Les sâdhus indiens arrivent à moitié nus, avec leur trident sacré comme unique bagage. Et les pèlerins tibétains accomplissent le tour du mont Kailash en se prosternant inlassablement et en psalmodiant des mantras envoûtants. Si vous souhaitez plus d’infos, je vous invite à vous rendre sur Voyage Insolite.