IVCAST 14 : Créer une start up dans le voyage : l’exemple d’Anne-Laure !

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

Mes 10 solutions pour réaliser tes rêves de voyage + des ressources, des réductions et le Manifeste du Voyageur (mon livre gratuit) ! » Télécharge le tout en cliquant ici.

Vous êtes passionnés de voyages ? Vous souhaitez vous lancer à votre compte ? Anne-Laure a allié les deux afin de développer un projet au service des voyageurs. Le tout en lui permettant de devenir libre géographiquement !

créer une start up

créer une start up

Ecouter cet épisode :

1.Tout de suite sur le blog avec le lecteur ci-dessous :

2. Ecouter cet épisode et les prochains sur la plateforme iTunes en t’abonnant au podcast sur iTunes.

Pour une écoute sur les smartphones et les tablettes Apple, utilises une application comme Stitcher ou Podcasts.

3. Ecouter cet épisode et les prochains sur les smartphones et tablettes Android grâce à une application comme Stitcher ou Podcast Addict. Ajoute le flux du podcast dans ta play list. Ou cherche Instinct Voyageur !

4. Ou télécharger le podcast en mp3 (clic droit-enregistrer sous ) 

– S’abonner au flux RSS du podcast.

 

Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

Tout est expliqué ici !

start up voyage

start up voyage

A propos de cet épisode :

J’ai découvert Make it Travel il y a quelques mois en faisant des recherches pour l’un de mes guides pour voyager plus.

Je me suis dit, « voilà une bonne idée pour économiser en voyage ! ».

Par la suite, j’ai rencontré Anne-Laure en France. Fan de voyages, elle souhaite que ce projet lui permette d’être géographiquement indépendante. Elle souhaite devenir digital nomade.

Une fan de voyage qui lance une start up dans le voyage, je me suis dit qu’une interview serait intéressante !

Comme vous le savez, le podcast est publié un vendredi sur deux. Cet épisode a donc du retard, mes excuses. Je suis en Zambie, et les connexions sont difficiles…

Regardez la page Facebook pour des photos et infos !

 Mots clefs du podcast:

Digital nomade – Indépendance – Suivre sa voie – Start up – Entrepreneuriat.

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– Pourquoi Make it Travel peut vous intéresser pourvoyager moins cher.- Comment et pourquoi Anne-Laure s’est lancée dans ce projet.

– Comment Anne- Laure a débuté dans l’entrepreneuriat.

– Le monde des start up.- Les débuts lorsqu’elle a crée sa boîte.

– Ses conseils pour se lancer

– Son projet de vie : travailler à distance

startup-voyage

startup-voyage

Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– Le site : Make it Travel.- The Family. Nomad ListDnxglobal– Les articles du blog sur les digital nomade.

Merci d’avoir écouté !

Vous souhaitez écouter les prochains podcasts du blog ?

Pour cela, il suffit de souscrire au podcast sur Itunes.

Si sous avez aimé ce podcast, je vous serais vraiment reconnaissant si vous pouviez laisser un commentaire sur iTunes. 

Les avis sur iTunes sont très importants pour avoir de la visibilité et donc, que ce projet de podcast continue dans la durée. Merci !

Les autres épisodes du podcast voyage ici.

Vous avez une question ?

Posez-moi une question de vive voix pour un prochain IVCAST !

Transcription :

Fabrice :

Bonjour à tous. Bienvenus pour ce nouvelle épisode du podcast ‘Instinct Voyageur’. Aujourd’hui, je suis avec Anne-Laure Chorro. Bonjour Anne-Laure.

Anne-Laure :

Bonjour Fabrice.

Fabrice:

Aujourd’hui, tu es la co-fondatrice de makeittravel.com, c’est ça?

Anne-Laure :

Tout à fait.

Fabrice :

J’ai voulu t’interviewer, parce que tu es une passionnée de voyage, tu as pas mal voyagé. Et tu t’es lancée dans la création d’une startup dans le domaine du voyage. Donc, je trouvais que c’était intéressant de te questionner sur la transition. Comment on passe du voyage, comment tu vis ta passion finalement parce que c’est un peu le but. C’est vivre quelque part de ta passion du voyage à travers une startup. Comment tu en es venue là?

La première question que je te poserais c’est d’abord de présenter Make It Travel.

Anne-Laure :

Alors, Make It Travel, c’est un site pour louer ses affaires de voyage entre particuliers. Par exemple tout ce qui est tente, surf, affaires de camping, affaires de randonnée, etc. En gros, tout ce dont vous avez besoin pour voyager et partir en vacances. Et, donc on a lancé le site fin juin, et depuis il y a facilement 150 personnes qui sont inscrites, quasiment 200 objets en ligne, et ça continue à augmenter. Donc vous pouvez sûrement trouver votre bonheur ou mettre en location vos affaires dessus pour gagner un petit peu d’argent.

Fabrice :

D’accord. Et donc l’’inscription est gratuite, il suffit d’ouvrir un compte etc.

Anne-Laure :

Oui, tout à fait. L’inscription est gratuite, et en fait, pour mettre en ligne ses objets, c’est pareil c’est gratuit. Et en fait, nous, la manière dont on se rémunère c’est tout simplement une commission sur les transactions, donc une fois que quelqu’un loue un objet à une autre personne, on va prendre un pourcentage dessus pour faire vivre le site et la boîte derrière.

Fabrice :

En tout cas, je trouve que c’est une bonne idée. Je trouve que c’est particulièrement intéressant si tu veux, en effet faire un voyage.

Par exemple moi, je suis allé en Islande l’été passé, je suis parti deux semaines et en fait, je n’avais quasiment aucun équipement. Surtout l’Islande, tu vois, c’est un pays nordique. Il faut un certain matériel quand même si tu veux faire de la randonnée en autonomie. Il faut du bon matos: une bonne tente, des bonnes chaussures, etc. Et je n’avais rien de tout ça en fait. Et donc, il a fallu tout acheter, et c’est vrai que j’avais tapé comme ça sur google, location tente, je crois que j’avais trouvé des choses, je ne me rappelle plus où. Je ne sais plus.

Mais je n’avais pas trop vu Make It Travel, à l’époque ça n’existait pas. Je serais passé par ton site, alors je pense que ça t’économise pas mal en fait. Je ne sais pas si je referai des randonnées. Mais pour un voyage un peu spécial comme ça, c’est un peu du windshot et c’est un peu budget en fait de tout acheter. Donc, je trouve vraiment que c’est une bonne idée. Alors là, tu nous as présenté Make It Travel, donc, c’est une startup qui vise à aider les voyageurs, servir d’intermédiaire. C’est finalement ce qu’on appelle l’économie collaborative. Vous faites ça?

Anne-Laure :

Tout à fait. C’est un mix entre voyage, économie collaborative et aussi un petit côté environnemental puisqu’en réutilisant les objets, et les affaires, on évite d’en acheter, de produire plus de déchets et de puiser dans les ressources.

Fabrice :

Tout à fait. Alors comment tu es venue à Make It Travel. Tu m’as dit avant, tu as voyagé, tu étais partie plusieurs mois en Amérique Centrale, c’est ça? Comment t’est venue l’idée? Raconte-nous un peu le cheminement.

Anne-Laure :

Alors au tout départ, déjà j’avais toujours voulu créer ma boîte, ça c’était il y a très longtemps. Mais j’avais laissé ça de côté, donc j’ai fait des études standards etc.

Fabrice :

C’était un rêve d’enfant un peu.

Anne-Laure :

D’adolescent on va dire. Plus que d’enfant, mais oui c’est ça. Et après, j’ai fait mes études, j’ai un petit peu travaillé et puis je suis partie en voyages. Parce que j’ai commencé à adorer le voyage, j’avais envie d’explorer la planète parce que je trouve ça super beau.

Je suis partie en sac à dos 3 mois et demie du Mexique, Belize, États-Unis; et en revenant de ce voyage, je me suis dit, je n’ai pas de boulot, je n’ai pas acheté d’appartement donc je n’ai pas de contraintes financières, je pouvais revenir temporairement chez mes parents. Je me suis dit, c’est le moment de lancer ma boîte. Donc j’ai commencé à prendre quelques leçons d’entreprenariat, puisque je n’y connaissais absolument rien. Au départ j’avais une autre idée, qui n’était pas du tout dans le secteur du voyage et puis au fur et à mesure, cette autre idée s’est un peu effritée et me plaisait moins qu’avant.

Et quelqu’un m’a conseillé et la personne m’a dit : puisque tu adores le voyage, pourquoi tu ne créerais pas une boîte là-dedans? Et je me suis dit, c’est vrai, j’adore le voyage, j’ai envie d’apporter de la valeur à ce monde. Et j’ai commencé à réfléchir à ça. Puis un jour, j’étais en train de penser à mes affaires que j’avais achetés avant de partir puisque j’ai dû tout acheter neuf : mon sac à dos, mes guides touristiques etc.

Et je me suis dit, mais toutes ces affaires là, que j’avais achetées, qui m’ont coûtées une blinde, et qui maintenant dorment dans mon placard, je pourrais très bien les rentabiliser en les louant à d’autres personnes. Et là je me suis dit : Là, ça y est, je l’ai mon idée de boîte. Et donc, j’ai commencé à travailler sur cette idée pendant plusieurs mois, et après j’ai rencontré Clément. Clément Esso, du blog ‘Out of Borders’ pour ceux qui connaissent.

C’est mon associé co-fondateur maintenant. Et donc, il a adoré l’idée et moi je recherchais quelqu’un avec ses compétences, c’est à dire un développeur qui voyage et qui adore le voyage pour garder cet esprit ‘voyage’ chez Make It Travel. On s’est lancé tous les deux dans l’aventure, c’était en janvier dernier. Et depuis plusieurs mois, on est à temps plein dessus. Et donc voilà, on est à fond, et on essaie de faire grandir Make It Travel tous les jours.

Fabrice :

C’est ce qu’on appelle une startup. Et donc, tu es passée, tu m’as dit, par un incubateur. Raconte un peu qu’est ce que ça t’a apporté cet incubateur?

Anne-Laure :

En fait l’incubateur où je suis passée, en fait, je travaillais, je n’ai pas été incubée. J’ai travaillé là-bas. Mais ça m’avait permis quand même d’être en contact avec des startups et de voir un peu les erreurs et les bonnes idées qu’elles mettaient en place pour apprendre des choses pour Make It Travel. Donc, même si je n’ai pas été incubée, c’était quand même une bonne expérience pour voir un peu les choses à faire et à ne pas faire même si évidemment je ne connais pas tout et que on continue de l’expérimenter et voir ce qui marche pour nous mais c’était quand même une bonne expérience.

Fabrice :

Tu viens un peu de ce domaine-là. Tu as fait une École de Commerce avant? Ou enfin pas du tout.

Anne-Laure :

Non, j’ai fait une École d’Ingénieurs en gestion de production industrielle, ça n’a rien à voir. Mais en fait quand j’avais pris les cours d’Entrepreneuriat, j’ai fait ‘The Family’ pour ceux qui connaissent, qui est un programme pour apprendre à créer une startup, avoir tout cet état d’esprit, savoir ce qu’il faut faire ou pas faire, même si ce n’est pas une liste. Mais c’est un peu tout ce ‘mindset’ comme on appelle. Et donc quand je suis revenue de mon voyage, j’ai vraiment commencé à me plonger dans l’entrepreneuriat, et à côtoyer ce monde entrepreneurial aussi et à créer ma boîte.

Fabrice :

Parce que tu n’avais pas du tout cette culture de l’entreprenariat vraiment avant, ta famille, tes amis.

Anne-Laure :

Non, absolument, tous les gens qui étaient autour de moi, soit famille, amis, ils avaient des jobs.

Fabrice :

Ils sont tous fonctionnaires?

Anne-Laure :

Presque, non! Mais ils avaient tous des jobs standards, des salariés. Personne n’avait créé sa boîte, ou n’avait tenté de créer un petit business que ce soit sur internet ou autre. J’étais vraiment un peu perdue et c’est pour ça que je n’ai pas commencé avant d’ailleurs parce que je ne savais absolument pas comment faire.

Fabrice :

Et ils t’ont soutenue quand tu leurs as parlé de ton projet? Est-ce que tu as eu leur soutien?

Anne-Laure :

Mes parents, oui. Parce que ça faisait déjà un moment que je leurs disais que je veux créer ma boîte. Donc, ils étaient déjà préparés.

Après, tout ce qui est amis, grands parents, et les liens « un peu plus loins ». Eux au début, ils étaient surpris, parce que forcément, comme ils ne sont pas du tout dans cet état d’esprit et cette vision de la vie, pour eux, c’était risqué de créer sa boîte. Ils étaient beaucoup plus dans le schéma normal : il faut faire des études, il faut avoir un job, et puis après t’acheter une maison, et puis tu te maries, et puis tu as des enfants. Ce qui n’était pas du tout mon cas. Forcément, cela les a un peu surpris.

Mais de toute façon, moi j’étais convaincue de ce que je voulais faire, et je sais que c’est ça qui me plait. Donc, même si eux, ne me supportaient pas, forcément, ce n’était pas grave. Au moins, j’avais mes parents, qui eux, m’aidaient. Ils me supportaient dans cette voix-là.

Fabrice :

Tu es la preuve qu’on peut se lancer dans l’entrepreneuriat sans avoir forcément un background derrière. Parce que, on a un peu l’image – ça fait un peu cliché – que beaucoup de fondateurs de startup viennent d’une École de Commerce etc. Ils enchainent tout de suite après, il y en a beaucoup j’imagine qui sont dans ce cas là. Il y a aussi des personnes qui ne viennent pas du tout de ce domaine là.

Anne-Laure :

Tout à fait. D’ailleurs, même si c’est vrai que quand on fait une École de Commerce, en général on se dit : c’est pour créer sa boîte. Mais si on regarde des personnes qui ont réussi comme Richard Branson ou d’autres grands personnages, il y en a très peu qui ont fait une École de Commerce. Ils se sont lancés comme ça. Parce qu’en fait, en École de Commerce, on apprend la théorie. Certes, ça va être utile pour certains aspects, mais la réalité, c’est le terrain. C’est lié directement avec les utilisateurs avec comment tu vas créer ta boîte et tout. Donc, pour moi, la meilleure école c’est comme on dit l’école de la vie, c’est tester directement le produit et ton business sur le marché.

Fabrice :

Et si on a une idée en tête d’entreprise, toi, tu recommandes d’abord de suivre les cours peut-être que tu as suivis. Qu’est ce que tu conseillerais pour se lancer un peu, quand on ne connaît pas du tout ce monde là?

Anne-Laure :

C’est vrai que moi, le fait d’avoir pris ces cours à The Family, ça m’a beaucoup aidée parce que en trois mois, rapidement, j’ai appris énormément de choses. Après, ce n’est pas une obligation.

On peut très bien se lancer comme ça à l’aveuglette, mais ça risque d’être un peu plus dur, un peu long. Et on risque de se casser rapidement la figure. Je dirai qu’après c’est un choix, parce que ces cours, je les ai payés. On n’a pas forcément les ressources financières au départ pour ça. Mais forcément, je conseille d’apprendre un minimum. Et au moins d’être déjà dans un écosystème en relation avec d’autres entrepreneurs. Et de toute façon, maintenant sur internet, on trouve énormément de ressources. Et d’ailleurs, The Family fait pas mal de vidéos. Donc déjà, ça va être pas mal pour apprendre certaines choses. Après je dirais que c’est plus un choix suivant aussi la personnalité, parce qu’il y en a, ils adorent le risque et tout de suite ils veulent « foncer » et d’autres vont plus faire attention et préfèrent d’abord avoir des bases solides avant de se lancer dans la création d’une boîte.

Fabrice :

Et en tous les cas, il faut quand même de l’argent de côté, le temps de se lancer etc. Toi par exemple, comment tu as fait concrètement au niveau financement?

Anne-Laure :

Pour venir au début de la question, il faut un minimum. Alors, il ne faut pas non plus 10.000 euros, ça dépend de ce que vous faites. Si c’est quelque chose de physique comme un magasin où vous aves besoin d’avoir des stocks, forcément, il faut plus d’argent. Après, si c’est un business en ligne, ce qu’il faut, ça va être pour déposer le nom de domaine, des petits frais comme ça. Donc, ce n’est pas non plus énorme.

Pour ma part, déjà on est deux, donc, on a un apport plus conséquent, ça, ça aide. J’avais un tout petit peu d’argent de côté, donc au début on fait ça sur fonds propres. Avec l’argent que j’avais gagné et que j’avais mis de côté, j’ai la chance que mes parents m’ont prêté un tout petit peu d’argent pour notamment le dépôt de capital de la boite, et forcément à deux, on peut avoir un peu plus de dépenses, on peut se permettre plus de choses. Après, forcément, il faut avoir un peu d’argent de côté, mais il ne faut pas croire qu’il faut être riche pour créer une boîte; parce que les choses se font au fur et à mesure de toute façon. Le business, on commence à le faire, on commence à avoir des rentrées d’argent qu’on réinvestit et c’est un cercle vertueux comme ça.

Fabrice :

Pour revenir un peu plus au voyage, comment tu vois l’avenir, la suite des choses? Là j’imagine que tu es dans une optique où tu vas bosser à fond pour développer Make It Travel parce qu’il faut – j’imagine – atteindre une certaine taille critique, du moins pour lancer la chose. Donc là j’imagine que pendant un temps, plus de voyage, terminé, tu as rentré un peu ton sac. Comment tu vois les choses?

Anne-Laure :

C’est vrai que pour l’instant, je suis revenue de mon voyage il y a un peu plus d’un an. Et depuis, j’ai fait quand même deux ou trois week-ends en Europe, mais c’est tout. Forcément, comme tout mon argent va dans ma boîte, pour l’instant je me dis que « c’est un mal pour un bien ».

C’est à dire que pour l’instant, je travaille à fond sur ma boîte pour la développer pour qu’on puisse gagner de l’argent et après je pourrais me faire plaisir au maximum, parce que mon but aussi, c’est d’être digital-nomade. C’est à dire de voyager et de travailler en même temps. Donc une fois que Make It Travel ça roulera bien, qu’on pourra se payer un salaire, là il n’y aura pas de problème, je pourrais voyager dans le monde en mode digital-nomade. Ce sera un peu plus du slow-travel que tous les jours changer de ville. Mais au moins là je sais que je pourrais me faire plaisir davantage.

Fabrice :

Tu n’as pas du tout peur ensuite de travailler à distance avec ton associé sur la boîte ?

Anne-Laure :

Non, pas du tout.

Fabrice :

C’est le but.

Anne-Laure :

Oui, exactement. C’est comme ça qu’on voulait gérer la boîte dès le départ. On s’est dit : on veut vraiment créer une boîte en mode ‘remote’ comme ça s’appelle, comme il y a déjà des boîtes américaines qui le font. Déjà pour l’instant, moi je suis sur Paris; Clément, lui, est à Marseille. Donc, déjà on fonctionne un peu comme ça même si on est dans le même pays et même fuseau horaire. Mais c’est pour moi logique. J’adore le voyage et je ne voulais pas me mettre une chaîne aux pieds et devoir rester à un endroit juste parce que j’avais créé ma boîte.

Fabrice :

D’accord. Là, tu dis encore un ou deux ans, peut-être de travail. Tu vas rester essentiellement en France? Et ensuite comment tu verrais les choses? Tu partirais plusieurs mois autour du monde, revenir en France souvent? T’expatrier ?

Anne-Laure :

Déjà, j’espère que ça prendra moins de deux ans avant de partir. En ce moment. J’ai réfléchi un peu à tout ça. Et je me dis, peut-être qu’avoir un genre de pied à terre en France. Pas Paris parce que moi je suis plus nature, on partirait plutôt en province. Avoir un pied à terre, en gros rester quelques mois en France, et le reste de l’année, voyager un peu à droite à gauche. Mais vraiment en mode ‘un mois ou deux à tel endroit’ et puis après je bouge de là etc. Donc voilà un peu comment faire les choses pour l’instant. Mais je sais que ça se fait au fur et à mesure, et je verrai comment les choses avancent, et comment je le sens.

Fabrice :

En parlant de digital nomade, comment as-tu connu cette communauté où tu es tombé. Est-ce que tu as des sites qui t’ont inspirée?

Anne-Laure :

Alors, comment je suis arrivée dedans, je ne m’en rappelle plus, surement en me promenant sur internet. J’ai dû commencer à tomber là dessus. Il y a souvent des articles où les gens disaient : Je voyage et je travaille en même temps. Forcément je me suis dit, c’est comme ça que je veux vivre. Après au niveau des sites référents, il y a Peter Levels qui est assez connu, qui a créé nomadlist.com, il a créé tout ce qui est ‘nomad forum’, ‘hashtag nomads’, et après il y a dnxglobal. Ce sont des digital nomads qui organisent des conférences une ou deux fois par an. Justement, si on dit digital nomade, il y a des conférences, rencontres avec d’autres personnes etc, très intéressant.

Fabrice :

Chez les anglo-saxons, c’est quand même plus développée, cette communauté-là.

Anne-Laure :

Oui, tout à fait. Lors des dernières conférences, j’ai rencontré des français, mais c’était énormément des étrangers de partout dans le monde. Que ce soit l’Amérique du Sud, Amérique du Nord, Asie, Afrique un peu moins forcément mais Europe un peu partout. Et c’est vrai que quand on va là-bas, on parle en anglais. Toutes les conférences sont en anglais. Donc, oui, c’est très développé notamment à l’étranger mais ça commence un peu à se développer en France. Et notamment, grâce aux bloggeurs de voyage, ceux qui peuvent vivre de leurs blogs, qui montrent qu’ils peuvent voyager et travailler en même temps. Donc je pense que ça aussi, ça aide à faire connaître ce mode de vie.

Fabrice :

Tu en as rencontré pas mal des gens qui avaient une startup dans le voyage ou pas forcément dans le voyage en fait? Mais tu en as rencontré pas mal, ce qu’on appelle l’entreprise plus classique.

Anne-Laure :

Oui, il y en a qui avaient des entreprises plus classiques. Ou c’est un site internet, ou c’est des choses comme ça. Il y avait quelques bloggeurs de voyage, même moi. Et il y avait aussi des startups en mode remote comme Buffer, il y avait aussi FastBill, et d’autres sites pas forcément très connus en France, mais connus à l’international.

Fabrice :

D’accord. Comment ça se passe? Tu as beaucoup d’interactions avec ceux qui travaillent dans le domaine internet, les indépendants? Quand tu es sur Paris, ça c’est un réseau actif, solidaire?

Anne-Laure :

Ça dépend. Grâce aux sites comme MeetUp, même les groupes facebook, ça permet un peu de connaître justement tous ces évènements. Mais après, personnellement, je ne suis pas forcément dans ce genre de groupes, je n’ai pas remarqué forcément qu’il y avait des groupes là dedans, c’est plus un peu : j’y vais si le sujet m’intéresse, si j’ai envie de rencontrer des gens dans ce monde-là. Mais c’est un peu du ‘one shot’ de temps en temps.

Fabrice :

D’accord. Donc, pour l’instant, pas de regret. Depuis le début, tout se passe comme tu veux?

Anne-Laure :

Oui, enfin, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, que ce soit pour Make It Travel ou la vie digitale-nomade etc. Je ne dirai pas que je vis au jour le jour, mais les choses avancent et je vois comment ça se passe. Et pour l’instant, oui, tout se passe bien et c’est parfait.

Fabrice :

D’accord. Écoute, merci Anne-Laure d’avoir répondu à ces petites questions. J’invite les lecteurs. Si vous avez un besoin de matériels, vous savez sur quel site aller. Vous ferez des économies. Vous aurez plus d’argent pour voyager plus longtemps. C’est un peu le principe de ce genre de site comme beaucoup d’autres dans l’économie collaborative axée sur le voyage. Dieu sait qu’ils fleurissent pas mal ces derniers temps et il y en a vraiment sur pleins de choses. Je suis sûr qu’il y a encore d’autres possibilités dans ce domaine. Et quand à moi, je te souhaite bon courage pour développer Make It Travel. Et surtout qu’en fait, ça se développe rapidement, pour que tu puisses voyager rapidement.

Anne-Laure :

Merci Fabrice. J’espère que tu utiliseras très souvent le site. Et les lecteurs aussi évidemment. Et n’hésitez pas si vous passez sur le site, peut-être que vous pouvez ne pas trouver ce que vous cherchez parce qu’il n’y a pas pour l’instant. Envoyez-nous un petit mail pour dire « voilà je cherche ça ». Et puis, on essaiera de voir s’il y a des gens autour de nous qui n’ont pas encore mis ce matériel, et qui pourraient justement leur faire gagner un peu d’argent et puis vous, ils vous rendent service.

Fabrice :

Très bien! Merci bien et puis à bientôt.

Anne-Laure :

Merci Fabrice, à toi aussi.

Faites tourner sur les réseaux !

Variations bavaroises — carnet de voyage

Carnet de (bonnes) adresses en Bavière

Hôtels

Hotel Orphée

Très bien placé dans la vieille ville de Ratisbonne. Les chambres sous les toits ont un charme fou…

Untere Bachgasse 8

93047 Ratisbonne

Hotel Goldene Sonne

Beau bâtiment traditionnel au cœur de Landshut. Chic, grand escalier en parquet, chambres impeccables.

Neustadt 520

84028 Landshut

Restaurants & bars

Diner à l’imposant Heuport (Domplatz 7, 93047 Ratisbonne) en face de la cathédrale

Dîner au Weißbräuhaus (Schwarze Bären Straße 6, 93047 Ratisbonne)

Déjeuner en terrasse à la micro-brasserie Spital de Ratisbonne (Spitalbeergarden)

Dîner au traditional beer garden Bayerischer Löwe (Hans-Kapfinger-Straße 3, 94032 Passau)

Bon plan pour le midi : le resto U de Passau

Déjeunez en terrasse en haut du château de Landshut : Burgschänke / Trausnitz Castle (Burg Trausnitz 168, 84036 Landshut)

Déjeuner au vert dans le resto tout en bois (St Englmar)

À Passau, ne pas manquer Das Oberhaus pour avoir une vue incomparable sur la ville, et même apercevoir un bout d’Autriche…

À faire

Goûter la moutarde sucrée à la boutique Händlmaier à Ratisbonne (et en ramener).

Excursion d’une demi-journée à Walhalla depuis Ratisbonne. Louer des vélos (Zweirad Ehrl, Am Protzenweiher 5, 93059 Ratisbonne). Faire l’aller en bateau : Crystal Ship à Donaumarkt (45 min), visiter le temple et rentrer en vélo (1 heure environ).

Assiter au concert d’un des plus grands orgues du monde à la cathédrale Saint-Étienne de Passau (de mai à octobre).

Goûter les chocolats et les pralines de la confiserie Simon à Passau (Confiserie & Café Simon am Rindermarkt Am Rindermarkt 10 94032 Passau).

Visiter le Rokoko-hallway in the Neue Residenz Passau, Town Hall, Quick visit of the Museum Moderne Kunst – Passau

Un mini-croisière pour voir Passau depuis ses rivières (45 min).

Fouiller dans les antiquités des boutiques de Passau.

À Landshut, visiter l’hôtel de ville. Se faire raconter l’histoire du grand mariage princier de 1475. Tous les 4 ans, il est commémoré à travers une immeeeense reconstitution. Pour un bain de Moyen-Âge et un plein de troubadours, le prochain se déroule du 30 juin au 23 juillet 2017 !

Aller dans un grand magasin essayer une (ou plusieurs…) robe/tenue traditionnelle (par exemple le C&A de Landshut). Rigolade garantie.

Comment y aller ?

En train de Paris à Munich, avec la Deutsche Bahn. Puis, location de voiture avec par exemple Sixt.

Road trip : 3 mois aux USA ! (interview)

Cet été, Road Trip Magazine nous a consacré un bel article de 6 pages dans leur hors-série « All American Roads » ! Un numéro qui recense les plus belles routes des USA, fiches itinéraires, city guides de New York, Los Angeles…

À leur demande, j’ai extrait le meilleur de ce road trip de 3 mois aux États-Unis ! Difficile, vu la richesse et la durée du voyage ! Il y a tant de choses que j’ai adoré, tant de coups de cœurs… On the road again!

Interview Stéphanie Merzet pour Road Trip Magazine • Photos Renaud Bonnet

Road trip USA - Greetings from Austin, Texas

Greetings from Austin, Texas !

Combien de temps a duré votre trip et comment vous êtes-vous organisés ?

Nous sommes partis le 11 août de Boston et sommes revenus 3 mois après, le 10 novembre, de Los Angeles (3 mois c’est le maximum avec un visa touriste).

On n’avait rien planifié de particulier, nous voulions juste aller de l’Est vers l’Ouest… Nous avions juste réservé l’hôtel pour nos premières nuits aux États-Unis, à Boston donc, et nous avions loué notre véhicule depuis la France chez National (via RentalCars) car ce sont les seuls qui nous ont bien voulu nous laisser la même voiture pendant 3 mois sans que nous ayons à leur dire où nous serions à telle ou telle date. Avant de se lancer dans ce voyage, nous étions incapables de dire où nous serions le 5 septembre ou le 10 octobre… Nous voulions voyager spontanément, au gré de nos envies (la base du road trip…). Une telle liberté a été facile car on était plutôt en basse saison. En juin-juillet, il vaut mieux réserver les logements au fil des étapes en amont (sauf en Floride, où la haute-saison c’est l’hiver !).

Pour aller plus loin dans l’aspect pratique, je vous renvoie vers mon guide road trip aux États-Unis !

Road trip USA - Silverton, Colorado

Silverton, Colorado

Road trip USA - Louisiane

Quelque part en Louisiane

Vous avez traversé plusieurs villes, mais vous n’y êtes jamais restés bien longtemps…

Non, car notre but c’était plutôt de rouler, profiter des belles routes que peuvent offrir les États-Unis. Nous sommes tout de même restés trois jours à Boston, une très jolie ville marquée par ses constructions en briques rouges et son très charmant quartier italien. Nous avons également visité Washington DC pour voir la Maison Blanche et son Capitole. Miami et ses grandes plages. Classic!

J’ai beaucoup aimé la Nouvelle- Orléans avec son quartier français et sa très célèbre Bourbon Street. On a l’impression d’arriver dans un festival de musique (mais c’est tout le temps comme ça). Et les concerts sont bons ! Les musiciens sont très familiers avec les gens, l’un deux m’a fait monter sur scène pour jouer de la planche à laver (avec 2 cuillères ! Je crois que j’ai été nulle). Et puis cette rue est pleine de surprises. Il y a de tout : des gens en mode carnaval, des motards, des évangélistes, des vendeurs de hot-dogs, des boutiques où l’on vend des poupées vaudou, des touristes… un grand bordel !

Un road trip pour profiter des belles routes que peuvent offrir les USA.

J’ai aussi été impressionnée par la ville de Houston, ses gratte-ciels et ses dizaines de bretelles d’autoroutes ! (Heureusement que j’avais un GPS…) Du coup, nous n’avons pas trop traîné dans les parages et nous sommes vite partis du côté d’Austin avec son Capitole, ses foodtrucks, son street art avec de belles fresques sur les murs. On s’est incrusté dans un atelier de fabrication de bottes texanes. Très cool. Il faut attendre un an pour une paire de bottes sur-mesure !

Et San Francisco bien sûr, classe, immanquable.

road-trip-usa-golden-bridge

Road trip USA - San Francisco

Road trip USA - San Francisco

Les rues de San Francisco

Vous n’avez pas été emballée par Los Angeles ?

En fait, je n’ai dû voir qu’un centième de cette ville tellement c’est grand. J’ai apprécié Venice Beach, Beverly Hills et toutes ses belles villas, la plage de Santa Monica, les musées, la sublime vue du Griffith Observatory… (Hollywood Boulevard, c’est nul, un vrai « truc à touristes », pas grand-chose à voir).

Pas très loin, la ville de Palm Springs m’a beaucoup plue, avec ses montagnes désertiques autour. On a dormi dans un super hôtel branché, vintage, dans le genre motel des années 50 (le ACE hotel).

Une autre ville qui est à voir c’est Las Vegas. On aime ou on n’aime pas, mais il faut y aller. Je garde un souvenir ébloui de notre corner suite (les suites « d’angle », qui ont d’immenses baies vitrées et des vues folles sur la ville), haut-perchée et illuminée par les néons du « strip » (l’hôtel Aria) !

Road trip USA - Los Angeles, Santa Monica

Beach houses, Santa Monica (Los Angeles)

Road trip USA - Où dormir à Vegas

La vue hypnotique de notre chambre à l’Aria…

Road trip USA - ACE hotel à Palm Springs

La piscine du ACE hotel à Palm Springs

Quelles sont les routes qui vous ont marquée ?

Il y en a deux qui me viennent à l’esprit immédiatement: un tronçon de la route US-550 et de la San Juan Skyway, qu’on appelle aussi la « Million Dollar Highway ». Cette superbe route panoramique et sinueuse d’une quarantaine de kilomètres entre Durango et Ouray dans le Colorado passe par trois cols de haute montagne. Les motards doivent prendre beaucoup de plaisir à rouler sur ce parcours ! Nous y étions durant l’automne avec une végétation à moitié jaune et verte, et déjà un peu de neige par endroits. On traverse le village de Silverton avec ses maisons en bois et les montagnes en toile de fond. Splendide…

La Million Dollar Highway et la Scenic Drive 12 sont parmi les plus belles routes des États-unis.

L’autre route est la Scenic Drive 12 dans l’Utah. C’est certainement l’une des plus belles routes de l’Ouest américain. Elle relie l’US89, près de Panguitch à l’UT24, près de Torrey. On y voit de somptueux paysages entre Brice Canyon et Capitol Reef. Personnellement, je préfère ce genre de route que la fameuse « One » en Californie, même si elle reste une très belle route qu’il ne faut pas se priver d’emprunter.

Road trip USA - Million Dollar Highway

Road trip USA - Million Dollar Highway

La « Million Dollar Highway » dans le Colorado (en octobre)

Road trip USA - Scenic Drive 12

La « Scenic Drive 12 » dans l’Utah (si, si, y’a une route quelque part)

Quels sont les lieux peu connus que vous conseillerez aux lecteurs ?

Je pense tout d’abord à Jekyll Island en Géorgie, entourée de marécages et remplie de grands chênes drapés de mousse espagnole. C’est une très belle île où nous avons trouvé une excellente adresse pour manger des crabes à la bonne franquette. Tips : trop cool de louer une voiturette électrique pour sillonner l’île.

En Louisiane, beaucoup de gens vont visiter la Oak Alley Plantation. C’est intéressant, mais ils ne mettent pas en avant le triste sort des esclaves. À Laura Plantation, on est plus sensibilisé par cette douloureuse période de l’histoire. Visiter les deux est bien complémentaire.

Reno dans le Nevada est sympa, c’est la petite sœur de Las Vegas, pas très loin du lac Tahoe. C’est l’un des lacs les plus profonds du monde, la couleur de l’eau est superbe. On peut faire le tour en voiture, c’est super joli, puis dormir dans une cabane au bord du lac…

Les États-Unis, c’est une grande diversité de paysages, de végétations, de culture, de cuisine, de grands espaces…

Au Nouveau-Mexique, nous sommes passés par Socorro où il y a le “Very Large Array”. C’est une immense installation d’une trentaine de grandes antennes paraboliques dans le désert, formant un radiotéléscope. Ils étudient là-bas les sons de l’espace, très spécial comme endroit (vous avez vu le film « Contact » avec Jodie Foster ?). Il faut y aller au lever du soleil… Magique. Si c’était à refaire j’irai aussi voir le rocher sacré des Navajos, Shiprock, plus au nord.

J’ai adoré Antelope Island State Park situé dans l’Utah, près de Salt Lake City. C’est la plus grande des 10 îles du Grand Lac Salé. Il y a des antilopes et des bisons en semi-liberté, les paysages sont magnifiques ! On peine à délimiter le ciel, le lac, les plaines, l’horizon…

J’ai aussi aimé le Big Bend National Park dans le Texas. On est dans le décor de Lucky Luke avec les ranchs, les messas, les cactus… et les serpents à sonnette. Et derrière le Rio Grande, le Mexique…

Road trip USA - Jekyll island

Le charme de la côte Est sur Jekyll Island (le Rah Bar)

Road trip USA - motel Arizona

Et aussi… se perdre aux confins de l’Arizona

Avez-vous fait des rencontres attachantes ?

Justement, quand nous étions au Big Bend National Park, nous avions opté pour un hébergement Airbnb. Nous avions dormi chez une hippie très sympa qui a construit sa jolie maison elle-même des copains mexicains. Il y avait une grande terrasse. Le matin, on a eu la chance d’y assister à un somptueux lever de soleil sur le désert…

Nous avons aussi passé trois jours dans un ranch à Blue Ridge Mountain dans les Appalaches. On a vécu dans une véritable ambiance familiale américaine, les propriétaires (et les hôtes) étaient vraiment adorables et super accueillants. Quand nous sommes partis, ils nous ont donné plein de petits cadeaux, une carte et des conseils pour la suite de notre voyage… On a échangé nos adresses. Ils ont fait ça pendant 40 ans. Aujourd’hui, le ranch a été repris, mais l’esprit est resté le même.

Villa Terlingua Ghost Town

Chez Cynta, la hippie du Texas

Road trip USA - Ranch Appalaches

Le maréchal ferrand du Clear Creek ranch (et son accent à couper au couteau !!!)

Que retenez-vous de ce voyage aux USA ?

C’est un voyage unique que je fantasmais depuis longtemps. C’est traverser tous ses paysages qui nous ont bercés, qui nous paraissent étrangement familiers car on les a vus au cinéma, à la télé, dans les livres… La côte Est, le Grand Canyon, Monument Valley, les Rocheuses, la Californie… C’est un peu votre propre film qui défile. Il y a une diversité incroyable de paysages, de végétations, de cultures, de cuisines, de gens… Et puis, bien sûr, les (très) grands espaces. On en prend véritablement plein les yeux tout du long.

Road trip USA - Death Valley

Road trip USA - Death Valley

Road trip USA - Death Valley

Dans la Death Valley – Mesquite Flat Sand Dunes et Zabriskie Point

Comptez-vous retourner aux États-Unis prochainement ?

Oh oui ! J’aimerais voir le Nord, le Montana, le Wyoming, l’Oregon… Nous avons en projet de réaliser un road dans cette région.

Comme d’habitude, on va préparer un semblant de trajet, mais on ne va pas s’y tenir :)

Road Trip Magazine

Merci à Stéphanie et à toute l’équipe de Road Trip Magazine pour ce bel article !

Guide pratique du road trip aux États-Unis

Pour tout savoir au niveau organisation, pratique, location de voiture, code de la route, billets d’avion, etc., je vous invite à lire mon article Road trip aux USA, mode d’emploi !

Et sinon, tous les récits américains sont ici ! Bon voyage :)

Friedrichshain : visiter le quartier le plus cool de Berlin !

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

Mes 10 solutions pour réaliser tes rêves de voyage + des ressources, des réductions et le Manifeste du Voyageur (mon livre gratuit) ! » Télécharge le tout en cliquant ici.

Un week-end à Berlin de prévu ? Ne ratez pas Friedrichshain, un quartier moins connu, mais qui possède de nombreux atouts… 

Emmanuel habite Berlin depuis plusieurs mois à Friedrichshain. Amoureux de son quartier, il nous expose ici les 10 raisons pour lesquelles vous devez visiter Friedrichshain. 

Guide des aéroportsde Paris (10)

Guide des aéroportsde Paris (10)

À défaut d’avoir un nom facile à épeler, le quartier Friedrichshain est un must à Berlin qu’il fait bon habiter !

La gentrification l’a peu à peu gagné, mais il a gardé ce qui a fait son succès : une ouverture d’esprit à toute épreuve et une activité culturelle alternative intense. Tour d’horizon des raisons qui lui permettent de rester dans le gotha des quartiers les plus cools du monde.

1. Le Mur de Berlin

C’est probablement l’un des endroits les plus touristiques du monde, mais il me rappelle tous les matins que les habitants n’étaient pas libre d’aller où bon leur semblait il n’y a pas si longtemps. Pour les berlinois, il est le symbole de la fracture profonde qui a scindé la ville pendant 28 longues années.

Il permet de mesurer la chance que l’on a d’être aujourd’hui libres. Il est aussi appelé East Side Gallery, car il est couvert d’oeuvres de street art qui augmentent encore un peu plus sa symbolique libertaire.

vivre à berlinvivre à berlin

Crédits photo : ​Cristian Iohan Ştefănescu​, licence CC standard.

2. Les rues pavées

Dans le coeur du quartier, les rues sont pavées. Au delà de la seule considération esthétique, les pavés donnent du caractère au paysage. Ils sont aussi témoin de la prédominance du piéton dans cette zone centrale, chose toujours positive pour le climat, la bonne humeur et la tranquillité du quartier.

vivre à berlin

vivre à berlin

3. Volkspark

L’un des tous meilleurs parcs de la ville. Vous pouvez y amener de quoi faire le barbecue en été, vous pouvez y regarder un vrai beau coucher de soleil et même faire du beach volley ! Un endroit où il fait bon flâner, en détente et gratuitement…

berlinberlin

Crédits photo : Thomas Angermann, licence CC standard.

4. Des cuisines variées et abordables en abondance

Le centre du quartier est rempli de petits restaurants largement abordables et de cuisines très différentes : turk, japonais, chinois, mexicain, russes, italiens, vietnamiens…et même allemands !

La liste est longue et je n’ai pas encore tout testé. Il y en a pour toutes les faims et tous les budgets (beaucoup de bons plans), ouverts jusque tard pour la grande majorité, ils permettent de regarder son frigo vide avec la plus grande sérénité.

Certains jours, le marché de Boxhagener Platz est alimentaire, c’est définitivement le meilleur plan du quartier ! Il y a aussi très régulièrement des foodtrucks de qualité dans les évènements organisés vers le Neueheimat.

Le quartier regorge de cafés et bars, de tous types et plutôt qualitatifs.

4 - Cuisines 720

4 - Cuisines 720

5. Les marchés aux puces

Il y en a deux dans le coeur de Friedriechshain, le premier sur Boxhagener Platz et le second derrière Revaler Straße.

Vous pouvez y trouver tout et surtout n’importe quoi, de la Barbie chauve au vinyle de variété allemande (frisson garanti). Ils animent le quartier et aiguisent la curiosité, en plus de véhiculer cette culture profondément alternative, où le moche devient sexy.

berlin voyageberlin voyage

Crédits photo : La Citta Vita, licence CC standard.

6. Boutiques cools

Entre les marchands de vinyles, les galeries, les boutiques de vêtements à consonance scandinave, celles dédiées au vélo ou encore aux livres, vous n’aurez que l’embarras du choix. Beaucoup de choses à découvrir, pour des prix souvent très abordables. Cool.

6 - Boutiques cools 720

6 - Boutiques cools 720

7. L’affichage papier pour la promo des évènements

L’un des rares pans de murs encore dédié à l’affichage commercial. Il permet de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, c’était dans la rue que nous trouvions les infos sur les concerts, les soirées ou autres évènements. Cet affichage donne des couleurs au quartier et permet de se tenir au courant de ce qu’il se passe, à l’ancienne.

vivre à FRIEDRICHSHAIN

vivre à FRIEDRICHSHAIN

8. Transport et logement

Il y a le métro, l’équivalent du RER parisien (le S-Bahn), le bus et même le tramway. Le quartier est donc parfaitement connecté, ce qui est bien pratique lorsque la flemme vous empêche de prendre le vélo. FRIEDRICHSHAIN

FRIEDRICHSHAIN

Pour le logement, Berlin est plus abordable que Paris. Pour un séjour, rien ne vaut la location d’un appartement, surtout si vous venez entre amis. Certains ont vraiment du style comme mon premier appartement lorsque je suis arrivé.

 

moremore

Pour en savoir plus :

Vous trouverez cet appartement sur le site Nestpick.fr. Ce site propose la location d’appartements longues durée dans la plupart des villes d’Europe. 

Appartement-Fhain

Appartement-Fhain

9. Les soirées

C’est l’une des places fortes de la fête à Berlin et le quartier a son lot de bars et clubs cools. Le plus connu d’entre eux : Berghain. Vous atteindrez donc la queue en un rien de temps… Pour ce qui est de rentrer par contre, c’est une autre affaire.

voyager à berlinvoyager à berlin

Crédits photo : Nacho Pintos, licence CC standard.

10. Poussettes et punks

Une ambiance paisible, une pluralité des styles, les jeunes parents rangés et bobos cohabitent paisiblement avec les tatoués et autres styles, même les plus bizarres. On est ouverts d’esprits, on respecte les communautés et on est un excellent exemple du vivre ensemble qui marche.

visiter berlinvisiter berlin

Crédits photo : Jcrakow, licence CC standard.

Connaissiez-vous le quartier de Friedrichshain ? 

Faites tourner sur les réseaux !

Visa Australie : l’essentiel à savoir !

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

Mes 10 solutions pour réaliser tes rêves de voyage + des ressources, des réductions et le Manifeste du Voyageur (mon livre gratuit) ! » Télécharge le tout en cliquant ici.

Un visa pour l’Australie à faire ? J’en reviens justement. Voici ce qu’il faut savoir si vous projetez de partir en Australie ! Les différents visas pour l’Australie, comment appliquer…

visa australien

visa australien

Saviez-vous que d’après un récent sondage (voir l’article) , l’Australie est la destination rêvée des Français ?

Je m’y suis rendu plusieurs semaines en juin et juillet dernier. Franchement, je comprends tout à fait ! J’ai adoré mon séjour.

Il faut dire que l’Australie possède beaucoup d’atouts. Pour les jeunes actifs, c’est un pays dynamique qui ne connaît pas la crise. Le pays possède de très bonnes universités et c’est une destination de premier choix pour apprendre l’anglais.

Surtout, avec sa nature généreuse, ses paysages incroyables et ses animaux étonnants, c’est un terrain de jeux immense pour des road trips.

Un vaste pays très riche. Durant mes 5 semaines de voyage, je ne suis resté que dans le Queensland, ainsi que quelques jours à Sydney.

Vous souhaitez faire une demande de visa pour l’Australie ?

Cela peut être un peu compliqué et stressant, car il existe de nombreux types de visas et il est extrêmement important pour vous de choisir le type de visa correcte dès le début.

Voici les principaux visas dont vous pouvez avoir besoin :

visa australie

visa australie

Le visa de tourisme pour l’Australie

Le visa de tourisme est valable un an.

C’est un visa à entrées multiples. Pour chaque entrée, vous pouvez rester jusqu’à 3 mois. Cela signifie qu’à partir de la date d’émission, vous pouvez entrer en Australie autant de fois que vous en avez besoin, et ce pendant 1 an. Vous pouvez rester jusqu’à 3 mois consécutifs.

Si vous souhaitez prendre des cours en Australie, par exemple, pour améliorer votre anglais, pour une période de 3 mois, un visa de touriste est suffisant donc.

Le visa étudiant

Si votre but principal est d’étudier en Australie, et que vous allez rester plus de 3 mois, il faut demander un visa d’étudiant.

Certains travaux bénévoles sont autorisés avec ce type de visa, mais vous ne pouvez gagner de l’argent avec une activité salariée.

Par contre, cela marche si vous obtenez l’hébergement et la nourriture gratuitement, ainsi que de l’argent de poche.

 

Le célèbre Working Holiday ou PVT

Il est conçu pour les jeunes âgés de 18 à 30 ans. Si vous avez passé la date d’anniversaire de vos 31 ans, il est impossible pour vous d’appliquer.

Le but de ce type de visa est d’encourager les jeunes à découvrir l’Australie autrement que par le tourisme.

Avec ce type de visa, vous êtes autorisé à travailler et à gagner de l’argent afin de financer votre séjour en Australie.

Ce type de visa est très attrayant parce que vous pouvez travailler, et vous pouvez travailler autant que vous le voulez, mais avec le même employeur, vous ne pouvez travailler qu’un maximum de 6 mois.

Ce visa a un gros succès, et pas seulement en France. J’ai croisé un grand nombre de jeunes européens qui étaient en PVT. Des pays asiatiques peuvent aussi appliquer pour ce visa.

Le PVT est valable 1 an à compter de la date d’émission. Dès le premier jour de l’entrée, vous pouvez rester 1 an. Il permet des entrées multiples.

Attention, il faut que vous soyez sûr de vous avant de faire une demande de PVT. Vous ne pouvez avoir ce visa qu’une fois dans votre vie. Après avoir obtenu le visa, vous ne pouvez pas le retirer ou l’annuler.

J’en connais certains qui ont obtenu ce visa, puis qui ont changé d’avis ensuite. Cela signifie qu’ils ne pourront plus obtenir ce visa à nouveau dans le futur.

visa pour l'australie

visa pour l'australie

Le visa long séjour 

Que faire si vous voulez rester en Australie plus de 3 mois et que vous n’êtes pas admissible à Programme Vacances Travail?

L’Australie, c’est immense. Pour découvrir le pays en profondeur, 3 mois c’est court.

La solution : la sous-classe 600 qui désigne le visa long séjour.

Ce visa a deux fonctions principales :

permettre aux voyageurs de rester plus de 3 mois dans le pays. Il est généralement délivré avec 3, 6 et 12 mois de validité. Afin d’obtenir ce visa, vous devez convaincre l’immigration: votre but est un séjour temporaire et vous pouvez financer votre séjour en Australie.

L’Immigration va se demander quel est votre but réel et notamment comment vous allez financer votre séjour. La demande sera rejetée si l’immigration croit que vous ne pouvez pas soutenir votre séjour en Australie et que vous allez travailler illégalement.

– L’autre fonction de ce type de visa est de prolonger votre visa en cours pendant que vous êtes à l’intérieur de l’Australie. Par exemple, après l’expiration de votre visa d’étudiant, vous prévoyez de voyager en Australie. La grande différence entre ce type de visa et un autre type de visa (visa de touriste et Programme Vacances Travail) est que vous pouvez le demander quand vous êtes en Australie.

Vous devez faire la demande avant l’expiration de votre visa. Un visa d’attente sera alors délivré jusqu’à ce que l’immigration rende sa décision.

Il existe aussi un visa pour ceux qui souhaitent rendre visite à un membre de leur famille résidant en Australie. La durée du visa est de 12 mois.

visa-voyage-australie

visa-voyage-australie

Faire une demande de visa

En général, l’immigration australienne fourni de nombreux types de visa pour répondre à vos besoins. Vous avez également des visas pour les déplacements professionnels ou pour travailler temporairement en Australie.

L’immigration australienne est également très strict, vous devez avoir le visa adéquat et suivre les règles, sinon l’entrée peut vous être refusée, ou vous pouvez être expulsé du pays.

A l’aéroport de Brisbane, j’ai eu droit à pas mal de questions, peut-être car j’allais rester 5 semaines et que je voyageais seul, allez savoir.

Les demandes de visa se font en ligne.

Attention : pour le visa tourisme, prenez-vous y à l’avance car vous pouvez attendre plusieurs jours avant d’avoir la réponse.

J’ai bien failli ne pas partir pour l’Australie à cause de cela. Je pensais en effet que, comme l’ESTA pour les Etats-Unis, votre demande était acceptée dans l’heure. Et bien non.

J’ai fait ma demande le jeudi de Colombie (donc vendredi pour l’Australie avec le décalage horaire) pour un départ le mercredi. Mais le lundi était jour férié en Australie…Je ne l’ai eu que le mardi, pas mal de stress !Aussi, anticipez tout de même un peu :-). style= »text-align: justify; »>

moremore

Pour en savoir plus :

Merci à Emma White du site Auvisa.org pour le complément d’informations. Vous pouvez aussi postuler pour tous les types de visas sur ce site.Si vous souhaitez postuler directement sur le site Web australien de l’Immigration, s’il vous plaît cliquez ici.

Si vous avez d’autres conseils et remarques, hésitez pas !

Faites tourner sur les réseaux !


Aller plus loin…

Envie d’y aller ?

resres

Assurance voyage, hôtels,

trucs et astuces pour dépenser moins…

Sur cette page, vous trouverez tout

pour préparer ce voyage !

Lire la suite !

Mon outil pour voyager moins cher grâce aux cours des devises !

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

Mes 10 solutions pour réaliser tes rêves de voyage + des ressources, des réductions et le Manifeste du Voyageur (mon livre gratuit) ! » Télécharge le tout en cliquant ici.

Ici, je vous démontre l’intérêt de choisir sa destination en fonction de la variation du cours des devises. Voyagez malin et surtout voyagez moins cher ! Pour vous aider, j’ai crée un outil unique : un comparateur de devises !

taux de change

taux de change

Depuis la fin 2013, les choses vont mieux dans la zone euro. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que cela impact directement votre vie de voyageur, et votre budget en voyage.

Un peu d’économie tout d’abord

En 2011, la zone euro était en pleine crise économique. Elle l’est d’ailleurs toujours, du moins en partie.

A cette époque, nous avons assisté à une crise de confiance envers la zone euro et les institutions financières. Les marchés ont plongé et pendant un temps les idées les plus noires ont circulé à propos de la survie de l’euro.

Certains parlaient même d’une faillite des institutions bancaires dans les pays de la zone euro, rien que ça.

Savez-vous quelle fut la conséquence de cette crise en Europe ? Hé bien, une partie des investisseurs se sont tournés vers d’autres cieux. Un flux financier s’est dirigé vers les pays dits émergents, en Asie et en Amérique Latine notamment.

Ces pays n’ont pas été touchés par la crise, ou très peu. Ceci et l’afflux d’investissements ont entraîné une hausse de la valeur des devises des pays concernés face au dollar et à l’euro.

 

Un exemple flagrant avec la Colombie

En Colombie, ce fut très net, j’ai pu le constater en live. Le cours du peso a beaucoup varié entre 2011 et 2015 !

Entre 2011 et début 2013 :

L’euro est passé en gros de 2800 pesos à 2200, soit une baisse de plus de 20% ! Je peux vous dire que j’ai senti le truc passer ! Et mon porte-monnaie aussi !

Pour être plus clair, il me fallait 20% d’euros en plus pour la même somme en pesos !

Forcément, que vous soyez en voyage dans ce pays ou que vous y viviez, cela fait une grosse différence sur plusieurs mois.

Vos revenus sont en euros et non en pesos. Donc à chaque fois que vous retirez de l’argent, la somme que vous obtenez est fonction du taux de change du moment.

Faisons un rapide calcul. En pleine crise, vous auriez donc dépensé 200 euros de plus sur votre budget de 1000 euros pour un mois de voyage. Pour trois mois, la somme aurait été de 600 euros. Pas mal non ?

La même chose aurait pu être observée à peu de choses près dans d’autres pays du monde : en Inde ou en Thaïlande, par exemple. Dans ce dernier pays, le cours de l’euro par rapport au bath avait également bien baissé.

destinations taux de change eurodestinations taux de change euro

Le cours du peso par rapport à l’euro, de 2010 à mai 2015.

Ces derniers mois, l’euro au plus haut !

Depuis fin 2013, les choses ont bien changé. La zone euro allant mieux, les investisseurs sont revenus vers l’Europe. Corollaire de la chose : un peu moins d’argent vers les pays émergents. Et donc, les monnaies locales ont subi une baisse, parfois très sévère.

Fin 2013, le peso était passé à 2900 pesos pour un euro. C’est à ce moment là que j’ai co-acheté un café-bar en Colombie. Je l’ai acheté 20% de moins par rapport à 2011. Le bon plan !

Le peso est ensuite un peu retombé avant de repartir vers des sommets cette année.

Ces derniers jours, 1 euro valait 3480 pesos !

Soit + 54% par rapport à son niveau le plus bas en 2011 !

Un voyage en Colombie vous coûte en ce moment 50% de moins par rapport à 2011, c’est énorme ! Foncez !

 

attentionattention

Attention :

Je ne parle ici que de l’évolution du taux de change. Il est bien clair que c’est plus compliqué. Il faudrait ainsi tenir compte de l’inflation locale.

Néanmoins, depuis 2 ans, beaucoup de monnaies se sont dépréciées fortement par rapport à l’euro. Même en tenant compte de l’inflation, vous êtes largement gagnant ! D’ailleurs, pour reprendre l’exemple de la Colombie, l’inflation est de 3,4 % par an. Vous le voyez, cela reste avantageux.

Si vous entreprenez un voyage en Colombie en ce moment, vous dépenserez moins qu’il y a deux ans. Et c’est le cas dans bien des pays du monde.

japon-change

japon-change

Pour le Japon ci-dessus, ces derniers temps, c’est plutôt interessant d’y aller par rapport à 2013 et 2012.

A l’inverse, un voyage aux USA n’est pas l’idéal vu le cours dollar/euro…

Comment en profiter pour voyager moins cher

Idéalement, il faudrait voyager en priorité là où le cours du change est dans une période favorable.

Bien sûr, dans la réalité, c’est plus complexe car il faut aussi tenir compte de vos envies, de ceux de votre compagne ou compagnon, du temps, si c’est la haute saison ou non et de divers autres facteurs.

Mais comme je le disais dans un ancien article, il faut savoir profiter des opportunités, il faut être flexible !

C’est comme pour un billet d’avion. Si vous tombez sur un billet pas cher pour l’Indonésie alors que vous souhaitez aller à New York, il faut savoir tirer profit de ce genre de choses.

Malheureusement, il n’existe pas d’outils ou de services qui vous préviennent en vous disant « ok, là c’est le moment d’aller dans ce pays ! ». Il est compliqué d’avoir l’information à moins de passer beaucoup de temps sur les sites de changes de devises.

Pour espérer rester informé, il faudrait :

  • Lire de temps à temps la presse économique, même de loin.
  • Aller dans google actualités et programmer des alertes sur votre boite mail.
  • Jeter un œil sur l’évolution du taux de change par rapport au dollar sur un site financier. Pour cela, il faut que le site propose une évolution sur au moins 3 ans. Pas facile à trouver.

Bref, pas facile et cela demande du temps.

Il faudrait un outil qui vous indique les meilleures destinations du moment par rapport aux taux de change devise locale/euro.

Un outil gratuit simple et clair indiquant cela sur une seule page. Le tout en temps réel.

Cet outil existe : je viens de le créer pour vous !

Cela fait un bon moment que j’ai écris le fond de cet article. Or, je ne l’avais pas encore publié car je réfléchissais à un outil sur ce thème.

Un outil qui pourrait rendre vraiment service au voyageur.

Or, je n’ai pas réussi à trouver un outil comme cela sur le net. Aussi, j’ai décidé de le créer.

Le voici :

taux de changetaux de change

Currency Advisor compare la variation des devises par rapport à l’euro.

Pour chaque continent, l’outil affiche la variation de toutes les devises locales. Ceci vous permet de comparer et de voir tout de suite les destinations du moment ou votre pouvoir d’achat est en hausse.

C’est simple, rapide et vous avez une vision globale d’un simple coup d’œil sur une page !

Currency Advisor
 

moremore

Pour en savoir plus :

Mon outil Currency Advisor indique ainsi la variation de la monnaie locale par rapport à l’euro.

Exemple : en ce moment, la monnaie du Brésil s’est dépréciée de plus de 50% par rapport à l’euro. Ce qui signifie que votre pouvoir d’achat a considérablement augmenté si vous vous rendez au Brésil avec des euros ! C’est le moment d’y aller !

Il y a parfois de grosses variations, il faut savoir en profiter !

Bref, vous voyez je pense l’intérêt de cet outil dynamique qui calcule cela en temps réel !

Quelles sont les destinations du moment où partir pour profiter d’un taux de change favorable ?

Lorsque l’on réfléchit au choix d’une destination, il est rare que l’on se pose cette question. Car, il n’est pas aisé d’avoir une lecture claire des choses.

Désormais, j’espère bien que cet outil va changer un peu le mode de fonctionnement de certains d’entre vous.

taux de changetaux de change

Testez mon outil !

Qu’en pensez-vous ? Est-ce quelque chose à quoi vous avez déjà pensé ?  

Comment pourrais-je encore améliorer Currency Advisor ?

Faites tourner sur les réseaux !

Bucket list : 40 envies pour mes 40 ans !

Non, je n’ai pas encore 40 ans, mais je m’en approche sérieusement. Allez, une petite bucketlist pour préparer cette étape marquante dans une vie. Du mois, c’est ce que l’on dit.

IMG_97402

IMG_97402

Où il est question du temps qui passe

Comme le temps passe vite. C’est enfoncer une porte ouverte que de dire cela, mais il est bon de le répéter régulièrement. Cela ne peut pas faire de mal.

En mai, j’ai eu 38 ans, déjà. Et cela fait bientôt 5 ans que j’ai commencé ce blog, une éternité dans le monde internet.

Si vous demandez à vos aînés leurs impressions sur le temps qui passe, ils vous répondront quelque chose comme : « plus tu prends de l’âge, plus le temps passe vite ».

Pourquoi cette accélération ?

Sans doute car au fur et à mesure de l’âge, nous faisons moins de nouvelles expériences. Nous sommes davantage pris par la routine, les responsabilités, la vie de famille et nous avons également moins d’énergie.

En cela, voyager est un bon remède car le voyage ralentit le temps. Vous en avez sûrement déjà fait l’expérience. Pour moi, c’est une des meilleures choses dans le voyage.

J’en parlais plus en détail dans cet article. Je vous y explique pourquoi, preuve scientifique à l’appui, le voyage ralentit le temps. Terriblement efficace !

Votre vie est comme un arbre

En juin dernier, lors de mon voyage dans le Queensland, j’ai retrouvé un ami australien que je n’avais pas vu depuis 14 ans. Je lui ai demandé en quoi il avait changé depuis.

Une de ses réponses fut « à presque 40 ans, tu te rends compte que tu pourras pas faire tout ce que tu veux dans ta vie. A 20 ans, tu penses, à tort, que tu peux faire tout ce que tu veux, que tu as le temps et presque l’éternité devant toi »

C’est tout à fait vrai. Plus jeune, je me suis dit à peu près la même chose. Vous qui avez une vingtaine d’années, n’est-ce pas le cas ?

A un moment, il faut faire des choix et des priorités.

Cela me fait penser à un arbre.

arbrearbre

https://www.flickr.com/photos/stf-o/6829678767

Les racines sont nos jeunes années, devant vous, vous avez une grande étendue de possibilités représentées par des branches.

Plus vous grimpez dans l’arbre et plus celles-ci se font rares. Il en est de même avec l’âge. Avec les années, le nombre de choix possibles se réduit. Et les changements de vie ou de direction aussi.

Je sais, ce n’est pas la joie de penser cela. Pourtant, c’est une réalité.

Il faudrait l’enseigner aux jeunes générations pour qu’ils en prennent conscience. S’ils peuvent en prendre conscience.

Inscrivez-cela quelque part pour l’avoir régulièrement à l’esprit.

Si vous souhaitez vous installer au Québec par exemple comme j’en parlais ici, c’est bien plus facile au niveau professionnel à 30 ans qu’à 50 ans. Si vous souhaitez devenir pilote de ligne à 50 ans, c’est mort.

Au fil des années qui passent, vous avez plus d’expérience sur la vie et vous vous rendez compte de choses comme cela. Il y a aussi souvent un recentrage sur ce qui compte : faire ce que l’on aime et les relations : famille et amis.

D’une manière générale, c’est ce qui arrive pour moi depuis quelques temps.

Voyager à tout prix n’est plus vraiment ma priorité, car j’en ai fait mon mode de vie depuis quelques années. Etant indépendant et digital nomade, j’ai la liberté de pouvoir voyager quand je le désire.

En fait, rester indépendant est une priorité plus forte pour moi que le fait de voyager. Entre autres, car la première conditionne au final la deuxième.

Si mes priorités et mes envies évoluent, c’est bon signe, cela signifie que j’ai déjà accompli certaines choses importantes pour moi et que je peux passer à d’autres choses.

La peur de l’inconnu

D’autre part, vous l’avez sans doute observé aussi, les années qui passent font que nous avons tendance à prendre de moins en moins de risques.

Une amie fan d’escalade me disait qu’elle prenait moins de risques qu’avant lors de la pratique de son sport. Car elle se sentait moins sûre d’elle, alors qu’elle n’avait que 28 ans.

Il y a peu de pratiquants âgés parmi les adeptes du sport extrême. Sans allez jusque là, dans notre quotidien, nous avons tendance à éviter davantage l’inconnu et à vouloir rester dans notre zone de confort. Bien sûr, cela dépend de votre personnalité et de votre histoire, mais globalement, c’est l’évolution que l’on constate.

Dans ma pratique du voyage, je l’observe aussi.

Un exemple : par rapport à mes 20 ans, je trouve que je prépare davantage mes voyages, notamment en réservant parfois des hôtels à l’avance. Tout au moins, je réserve en général la première nuit quand j’arrive. Or, avant, je ne le faisais jamais.

Cela dit, quand on est très jeune, cette absence de peur se confond souvent avec de l’inconscience. Il est vrai que la limite entre les deux est ténue.

Le plus gros challenge quand on prend de l’âge, c’est d’arriver à contrôler et à repousser cette peur de l’inconnu qui a tendance à se faire plus importante.

C’est un challenge qui nous concerne tous, quelque soit notre âge.

Car cette peur de l’inconnu est un poison. C’est elle qui nous impose des limites dans notre vie, alors que le temps file.

Face à cela, nous avons tendance à nous trouver des justifications diverses…

Aussi, il ne faut pas lui céder face à des envies. Je connais tant de gens autour de moi qui l’ont fait.

voyage-blogvoyage-blog

Quelques chouettes moment de mon dernier gros voyage, en Australie

Ma liste

Certes, le voyage occupe encore une grande place dans cette liste. Mais pas autant que cela.

J’ai pu déjà voir une bonne partie des destinations qui me faisaient rêver. Mais rassurez-vous, il me reste quelques destinations de choix en stock !

J’y ai mis les destinations où je veux vraiment aller, celles qui me viennent tout de suite à l’esprit. On ne peut pas tout voir sur cette planète, cela j’en ai toujours eu conscience, et cela n’a jamais été mon but.

J’ai bien conscience que cela va être tendu de faire tout cela en deux ans ! Surtout pour certains objectifs qui demandent de la durée.

1. Repartir pour unroad trip aux USA.

2. Faire un saut en parachute

3. Voir les aurores boréales.

4. Passer mon divemaster

5. Manger plus sainement.

6. Prendre plus de muscle

7. Faire plus de sport

8. Voir une autre éclipse totale : celle de 2016 en Indonésie ?

9. Se mettre vraiment à la méditation

10. Gagner enfin un match de tennis en tournoi

11. Triper en Asie Centrale

12. Aller au Japon

13. Découvrir l’Iran

14. Parcs naturels d’Afrique du Sud ou d’un pays de la région (programmé en septembre !)

15. Faire du canoë dans le Yukon

16. Randonner en Alaska

17. Le Transsibérien, le lac Baïkal et la Mongolie

18. Passer le permis bateau

19. Découvrir la Grèce et ses îles.

20. Faire une longue traversée en voilier

21. Marcher sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

22. Plonger avec des dauphins

23. Me rendre au Groenland

24. Trekker en Nouvelle-Zélande

25. Passer mon brevet de pilote privé.

26. Dormir dans un hôtel hanté.

27. Refaire un voyage en moto : l’Afrique de l’est cette fois-ci.

28. Acheter un appartement

29. Parler devant un public.

30. Plonger à nouveau sur des épaves

31. Le Kenya et le Kilimandjaro

32. Descendre l’Amazone

33. Etre au Brésil pour les JO.

34. S’approcher d’un volcan en activité

35. Rester en bonne santé, le plus important (enfin, cela dépend pas que de nous)

36. L’Ethiopie

37. Revendre mon café en Colombie (en cours)

38. Louer une belle villa dans un lieu de rêve (Bali ou Philippines) ou trouver un bon plan par le house sitting

39. Faire une belle expérience d’éco volontariat.

40. Développer un autre business « physique »…

Vous pouvez mettre par écrit cette liste sur une lettre que vous vous enverrez dans le futur…

Et vous ? Vous avez bien au moins une petite bucket list sous le coude non ?

Faites tourner sur les réseaux !

IVCAST 13 : Voyager en fauteuil roulant en solo, Audrey raconte !

Le voyage est accessible à tout le monde, la preuve avec Audrey qui voyage en fauteuil roulant autour du monde ! Une interview rafraîchissante qui donne la pêche ! Après cela, vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas franchir le pas !

voyager en fauteuil roulant autour du monde

voyager en fauteuil roulant autour du monde

Ecouter cet épisode :

1.Tout de suite sur le blog avec le lecteur ci-dessous :

2. Ecouter cet épisode et les prochains sur la plateforme iTunes en t’abonnant au podcast sur iTunes.

Pour une écoute sur les smartphones et les tablettes Apple, utilises une application comme Stitcher ou Podcasts.

3. Ecouter cet épisode et les prochains sur les smartphones et tablettes Android grâce à une application comme Stitcher ou Podcast Addict. Ajoute le flux du podcast dans ta play list. Ou cherche Instinct Voyageur !

4. Ou télécharger le podcast en mp3 (clic droit-enregistrer sous ) 

– S’abonner au flux RSS du podcast.

 

Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

Tout est expliqué ici !

A propos de cet épisode :

J’ai découvert le blog de voyage d’Audrey il y a peu de temps. Il m’a tout de suite interpellé.

Audrey y parle de ses voyages en fauteuil roulant. Elle montre qu’il est possible de concilier voyage et handicap. Et en plus, elle voyage seule la plupart du temps !

Comment fait-elle pour voyager au quotidien ? Comment vit-elle le voyage ? Elle nous raconte tout.

Interview avec une voyageuse qui a la pêche et qui montre bien que tout est histoire de motivation !

voyager en fauteuil roulant

voyager en fauteuil roulant

Mots clefs du podcast:

Réflexions sur le voyage – Voyager en fauteuil roulant – Voyager avec un handicap

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– Comment Audrey fait pour prendre l’avion.- Pourquoi voyager avec le fauteuil roulant d’Audrey pose tant de problèmes.- Et les bagages ? Comment fait-elle ?

– Les difficultés réelles qu’Audrey rencontre en voyage

– Comment Audrey prépare ses voyages

– Les destinations handi friendly dans le monde

– Pourquoi Audrey n’est pas une grande fan de Paris

– Les villes handi friendly en France

– Son prochain voyage : l’Asie du Sud-Est en solo !

– Les conseils d’Audrey pour préparer son premier voyage en fauteuil roulant.

– La passion d’Audrey pour la voile ! Et elle pratique oui !

handi voyage

handi voyage

Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– Le blog d’Audrey :  Roulettes et sac à dos.

Merci d’avoir écouté !

Vous souhaitez écouter les prochains podcasts du blog ?

Pour cela, il suffit de souscrire au podcast sur Itunes.

Si sous avez aimé ce podcast, je vous serais vraiment reconnaissant si vous pouviez laisser un commentaire sur iTunes. 

Les avis sur iTunes sont très importants pour avoir de la visibilité et donc, que ce projet de podcast continue dans la durée. Merci !

Les autres épisodes du podcast voyage ici.

Vous avez une question ?

Posez-moi une question de vive voix pour un prochain IVCAST !

voyage-handicapvoyage-handicap

Le fauteuil d’Audrey

Transcription :

Fabrice :

Alors Audrey, je suis super content de t’avoir là au micro parce que je trouve que ton histoire est très inspirante et franchement, ça donne la pêche, et je trouve aussi que c’est assez formidable ce que tu fais. Enfin, le fait que tu voyages malgré ton handicap. Alors, justement, est ce que tu pourrais tout d’abord te présenter un petit peu, ton blog, etc.

Audrey :

Bien sûr. Donc, j’ai 25 ans, ça fait maintenant trois ans que je voyage en solo. Et donc, j’écris mon blogue « remets tes sacs à dos pour partager justement mes expériences de handi-voyageuse ». Et donc, j’utilise un fauteuil roulant électrique parce que j’ai la maladie de Charcot-Marie-Tooth. C’est une maladie génétique. Ce qui fait qu’en fait, je marche pour les courtes distances, mais sinon, c’est fauteuil obligatoire.

Fabrice :

D’accord, c’est une maladie qui paralyse les jambes en fait ? Enfin, en gros pour résumer en deux ou trois mots ?

Audrey :

Non, en fait si tu veux, ça atrophie les muscles. Ce qui fait que c’est l’une des raisons pour lesquelles je peux marcher un petit peu mais pas beaucoup. Je n’ai pas beaucoup de forces et je me fatigue assez rapidement.

Fabrice :

Ah d’accord c’est musculaire.

Audrey :

Voilà, c’est ça. Enfin, c’est neurologique pour être exacte.

Fabrice :

D’accord. Donc, tu peux parfois quand même marcher un petit peu sur de petites distances ?

Audrey :

C’est ça. Pour te donner un exemple, chez moi dans mon appart, quand je rentre chez moi, je laisse le fauteuil dans un coin et après je marche parce que c’est plat, parce que je peux m’appuyer, parce que c’est des courtes distances justement. Mais, une fois que je veux aller dehors, je prends le fauteuil.

Fabrice :

D’accord. Et donc, quand est ce que tu as fait ton premier vrai voyage ? On va dire solo plutôt, ton premier voyage solo ?

Audrey :

Du coup, il y a bientôt trois ans, c’était au Royaume-Unis et on va dire, c’était plutôt confortable comme première expérience de voyage en solo parce que je connaissais déjà un petit peu Londres. J’y étais auparavant avec un ami.

Et du coup, je savais que c’était plutôt accessible en fauteuil et que je ne rencontrais pas trop de difficultés. J’avais quelques marques qui sont rassurantes on va dire. Bon, ce qui ne m’a pas empêché d’aller ailleurs et découvrir de nouveaux endroits.

Mais, voilà c’était vraiment une belle expérience. En fait, j’ai adoré ça quoi, de me retrouver là bas, que ce soit des découvertes tout le temps, de super rencontres et j’y ai pris goût. Voilà !

Fabrice :

D’accord, donc, cette première expérience n’était pas trop difficile au niveau du fait de se déplacer, au niveau des aménagements, enfin Londres – je pense de ce côté – c’est assez « handi friendly ».

Audrey :

Oui en fait, les voieries sont bien adaptées, si on veut prendre les bus, ils sont bien adaptés aussi. Le métro, c’est un peu plus compliqué. Mais, non non ! C’est assez simple, j’ai envie de dire que même prendre le train, c’est – parce que du coup, j’y étais jusqu’à Brighton avec ce train-là et c’est vrai que c’était un jeu d’enfant quoi !

Fabrice :

Ah oui ? À ce point là un jeu d’enfant.

Audrey :

En fait, pour donner un petit élément de comparaison, quand tu veux voyager en train quand tu es en France, il y a un service avec SNCF qui s’appelle « Accès Plus » et en fait, tu dois réserver minimum 48h à l’avance le service de l’assistance, en plus, justement d’amener jusqu’au train en fait, il faut une plateforme et les batteries pour que tu puisses accéder aux trains tout ça.

Et donc quand j’étais au Royaume-Unis, voilà, j’étais au guichet quelques jours en avance et j’explique ma demande « Voilà, je veux faire tel trajet tout ça, comment ça se passe au fauteuil, justement est ce qu’il y a des démarches à faire ? ». Et le type, il m’a regardé avec de gros yeux, il me fait : « Et bien non, il faut que vous arriviez 10 minutes à l’avance et puis, on vous accompagnera jusqu’au train.

handi voyage

handi voyage

Fabrice :

Ah oui donc plus efficace.

Audrey :

Alors, là d’une simplicité, tu n’imagines même pas à quel point ça peut être agréable. Et donc, au final, j’étais comme tout le monde, tu vois ? Tu arrives un peu en avance pour prendre ton train et puis on t’aide à monter dedans et puis c’est tout.

Fabrice :

D’accord, donc, c’est une bonne leçon, la SNCF devrait s’inspirer de ce qui se fait en Angleterre alors.

Audrey :

Oui, ça ne serait pas une mauvaise idée.

Fabrice :

Oui, parce qu’en fait – je ne sais pas – il y aura pas grand-chose à faire. Il faudra juste qu’il y ait des agents plus disponibles à la SNCF.

Audrey :

Oui si tu veux, ce n’est pas que ça parce que…. Je pense par exemple les TGV, tu as un seul emplacement pour fauteuil roulant à chaque fois dans chaque trame. Ce qui est très compliqué, tu te dis, il suffit que quelqu’un ait déjà pris le bus en voyage pour que tu doives tout décaler parce que tu ne peux pas prendre le train que tu veux prendre. Donc, il y a aussi l’histoire d’emplacement quoi ! Maintenant, dans les nouveaux duplex, tu as deux emplacements, et c’est tout quoi !

Fabrice :

Oui en effet, ce n’est pas beaucoup. Alors, justement puisqu’on est dans les transports, là on a parlé train, pour les avions, est ce que c’est plus difficile ?

Audrey :

Niveau avion, ça demande un peu d’organisation aussi puisque pareil, tu dois réserver le service d’assistance minimum 48h à l’avance si tu veux être sûr qu’on t’embarque. Et en fait, moi le problème d’avion, c’est toujours un petit moment de stress non pas parce que j’ai peur de l’avion, ça fait plus rire qu’autre chose, parce que justement c’est connu, il y a régulièrement des soucis de casse de fauteuils roulants dans les soutes.

Et du coup tu as toujours enfin, moi je n’attends qu’une chose c’est qu’une fois que j’arrive c’est d’être sûr que mon fauteuil soit entier et qu’il fonctionne.

Et ça m’est arrivé notamment à Barcelone à l’arrivée mon fauteuil ne fonctionnait plus. Donc, là tu te sens très bête et très seul parce que t’es là tout seul, tu es là pour un long voyage et tu ne connais personne et tu ne parles pas un mot d’espagnol ou de catalan.

Fabrice :

Il ne faut pas compter sur la compagnie aérienne pour t’aider.

Audrey :

C’est compliqué et puis ils ne sont pas spécialistes non plus du matériel médical.

Fabrice :

Alors, comment ça se fait concrètement tu fais ton check-in, tu prends ton billet, et là il y a quelqu’un qui vient vers toi.

Audrey :

Oui, ensuite, il m’accompagne au niveau du passage de sécurité tout ça. Des fois, on laisse le fauteuil en fait à un endroit en soute au niveau des bagages hors format, de là ils vérifient aussi qu’il n y a rien de…

Fabrice :

De suspect quoi !

Audrey :

De suspect sur le fauteuil exactement, ce qui m’a fallu quelques déconvenues aussi pour mon premier vol en avion où en fait on a trouvé des traces d’explosifs sur le fauteuil, donc, là aussi c’était très drôle.

Fabrice :

Donc, dis-moi tu as des activités annexes, un peu spéciales…

Audrey :

Je t’en parlerai en off tout à l’heure(rire). Mais non en fait par trace d’explosifs, mais des traces de détergents. Je roule, je ne sais pas où il y a des produits par terre, tu vois ?

Bon, bref, maintenant j’en rigole sur le moment un petit peu moins parce que j’ai cru louper mon avion. Mais voilà sinon après je laisse le fauteuil en fait dans un endroit où ils vont après le mettre en soute et puis moi on m’amène dans un autre fauteuil manuel de l’aéroport jusqu’à la porte d’embarquement et puis voilà.

Fabrice :

D’accord, mais le fauteuil ils l’empaquettent ou ils le mettent comme ça dans les soutes.

Audrey :

Ça dépend des compagnies.

Fabrice :

C’est là le problème s’il n’est pas empaqueté vraiment, il y a plus de chance qu’il y ait de la casse en sortie.

Audrey :

Moi j’essaie en tous cas à chaque fois j’emballe la manette, le joystick avec du papier bulle et puis aussi je fais des petites pancartes dans le fauteuil dans différentes langues suivant le pays où je vais pour indiquer justement comment pouvoir pousser le fauteuil.

Donc, voilà emballer et mettre une petite notice d’informations pour être sûre de pouvoir éviter les dégâts.

Fabrice :

D’accord, donc globalement prendre l’avion, c’est globalement assez facile, enfin, ce n’est pas la plus grosse difficulté.

Audrey :

Non, après « moi je le vis bien » mais par exemple pour les longs courriers, je sais pour les personnes qui ne peuvent plus du tout marcher, ne serait ce qu’aller aux toilettes c’est compliqué.

Fabrice :

Ah oui, c’est vrai parce que toi tu peux aller aux toilettes dans l’avion.

Audrey :

Moi je marche tu vois ? Donc, ça va je m’occupe toujours de prendre mon siège pas trop loin des toilettes et je me débrouille. C’est vrai qu’après ils ont en général des petits fauteuils de transfert pour pouvoir circuler dans l’allée de l’avion des compagnies. Mais, je ne sais pas si tu te souviens de la taille des toilettes dans un avion, ce n’est pas génial quoi !

Fabrice :

C’est petit oui !

Audrey :

Donc, voilà après je sais que ça peut être plus compliqué pour d’autres personnes quoi.

Fabrice :

Alors toujours dans le domaine des transports, ça t’arrive de louer une voiture si tu as le permis ?

Audrey :         Oui, j’ai le permis, alors louer une voiture…

Fabrice :

Alors ça il n y a pas de soucis majeurs j’imagine.

Audrey :

Ah si tu savais.

Fabrice :

Zut ! Je pensais avoir trouvé un truc.

Audrey :

C’est compliqué parce qu’il n’y a pas tant que ça en fait, des voitures de location qui soient adaptées. Et en fait, pour te donner un exemple, tu vois, je voulais louer une voiture pour relier San-Francisco à Los Angeles. Donc, je m’étais calculée 3 ou 4 jours tu vois ? Et donc, oui j’avais trouvé facilement une entreprise qui louait des voitures adaptées par contre, ça me coutait 1000$ pour trois jours.

Fabrice :

Waouh c’est super cher.

Audrey :

C’est super cher ! Donc, au final, j’ai pris le bus et voilà. Donc, non c’est « l’un des autres inconvénients » de voyager en fauteuil roulant c’est qu’en général tout ce qui est accessible que ce soit d’un point de vue hébergement ou transport, je pense en tous cas aux voitures de location, c’est généralement plus cher.

Fabrice :

Et du coup, le bus c’est finalement un moyen de transport assez facile, tu as juste à mettre le fauteuil dans la soute et tu montes non ?

Audrey :

Alors, oui et non ! (rire)

Fabrice :

Je savais que ça serait trop simple, il y avait un truc.

Audrey :

Il y a toujours un truc. C’est variable encore une fois. En général, les bus de ville, il n y a pas de soucis, souvent, il y a une rampe sur le côté, on peut grimper devant, dans les grandes villes en tous cas. Mais, après pour faire des longues distances, oui il faut réserver encore une fois à l’avance, il ne faut pas que le fauteuil pèse beaucoup, enfin qu’il ne soit pas trop lourd, sinon leur élévateur ne le prend pas en charge. Tout est calculé quoi.

Par exemple, pour aller de Londres à Brighton j’y suis allée en bus justement. Et donc ils ont mis le fauteuil dans la soute et le problème c’est qu’à l’arrivée à Brighton, le chauffeur était tout seul pour descendre du fauteuil. Sauf, qu’ils ne se souvenaient plus que le fauteuil pesait 130 kilos et donc, du coup, moi j’étais encore dans le bus, je n’ai pas vu ce qui se passait. Mais le chauffeur a retiré le fauteuil du bus, et il se l’est pris dessus et il est tombé par terre avec le fauteuil sur lui.

Fabrice :

Ah le pauvre.

Audrey :

Donc, non seulement lui il s’est fait mal mais en plus moi je me suis dit bon est ce que le fauteuil encore une fois il est entier ou pas, puisque prendre ce genre de chocs, ils n’aiment pas trop tu vois ? Donc, non ce n’est pas si simple que ça.

Fabrice :

Oui parce que pour les auditeurs qui se posaient la question sur le poids du fauteuil, le poids s’explique par le poids des batteries parce que c’est un fauteuil électrique et c’est pour ça qu’il est quand même assez lourd 130 kilos.

Audrey :

Oui c’est ça.

Fabrice :

Et c’est vrai que c’est une difficulté de plus quand tu te déplaces.

Audrey :

Tu vois après… ne serait ce qu’une marche, ça peut vraiment être un frein quoi parce que passer un fauteuil roulant de 130 kilos par-dessus une marche, ce n’est pas simple. Bon après ça peut se faire tu vois si tu fais de grands sourires et tu choppes deux ou trois grands gars, ils te filent un coup de main tu vois, mais voilà.

Fabrice :

Et justement, là je pensais à quelque chose. Là, on parle du fauteuil et du poids du fauteuil, alors comment tu te débrouilles, comment tu manages au niveau de ton sac. Tu as un sac et une valise. Mais, j’imagine que c’est un petit sac, comment tu t’organises quand tu pars en voyage.

Audrey :

En fait, j’ai mis un peu de temps à trouver justement le bon compromis si je puis dire au niveau des bagages et du coup, j’ai trouvé une valise également avec des anses ce qui fait que je pouvais l’accrocher au dos du fauteuil. Et en fait, pourquoi une valise au lieu de sac à dos, c’est parce que tu vois par exemple pour recharger les batteries en fauteuil, j’ai un chargeur qui est assez grand, ça prend en gros la taille d’une petite boite à chaussures quand même et ce qui fait que ça prend déjà beaucoup de place quoi.

Et puis par exemple, aux Etats Unis, le voltage n’est pas le même, il fallait en plus que je me balade avec un transformateur électrique. Ce qui fait que tu as deux boites à chaussures dans ta valise et qu’au final tu ne pars pas avec beaucoup de fringues. Donc, voilà. La valise en plus elle a des roulettes ce qui fait que c’est plus simple pour moi après une fois que je suis venue dans ma chambre de me débrouiller toute seule au maximum.

Fabrice :

Donc c’est une valise que tu accroches derrière ?

Audrey :

C’est ça.

Fabrice :

Mais oui, en effet, elle doit être assez petite du coup. Tu peux jamais emmener beaucoup de…Remarque c’est bien, au moins tu voyages léger.

Audrey :

Je voyage léger. Elle n’est pas si petite que ça. Elle n’est pas énorme non plus.

Fabrice :

Donc tu mets vraiment le strict nécessaire dans ta valise.

Audrey :

Je te dis, je mets le chargeur du fauteuil, le transformateur, les vêtements, et puis après deux, trois fringues et c’est tout.

Fabrice :

J’imagine qu’à côté, tu as aussi un petit sac dans lequel tu mets ton matos, ton appareil photo.

Audrey :

Oui exactement, j’ai un genre de sac à dos que je pose sur mes genoux et là il y a mon ordi, je sais pas l’appareil photo, la Gopro, un carnet, des trucs facilement accessibles, des trucs de tous les jours quoi.

Fabrice :

Justement, puisqu’on en est à la préparation d’un voyage, qu’est-ce que tu fais d’autre de particulier les quelques jours avant de prendre l’avion et de partir ? Mis à part ta valise ?

Audrey :

Quelques jours avant de partir ? Je ne fais rien de spécial, il me semble. Jusque-là ça m’a pris tellement de temps en fait en amont. Pour te donner un ordre d’idée, mon voyage de trois semaines sur la côte Ouest américaine, j’ai dû le préparer, ça m’a peut être pris pas loin d’un mois. Du coup, tout est bouclé en avance, que ce soit le transport, l’hébergement. Tu vois, je savais à peu près où j’allais.

Fabrice :

Oui, parce que tu as besoin d’un gros temps de préparation, et bon pas forcément que tout soit planifié, mais quand même que ce soit suffisamment planifié pour que tu saches à peu près où tu vas atterrir chaque fois, chaque nuit j’imagine.

Audrey :

Ça dépend encore une fois, ça dépend de la manière de voyager, ce qu’on veut et ce qu’on attend et tout ça. Mais si tu veux, là en tous cas, pour l’exemple des États-Unis, je voulais le vivre vraiment ce voyage, et je savais que les États Unis c’était bien adapté mais que ce ne serait pas parfait non plus. C’est compliqué. Par exemple d’arriver dans une ville et d’aller sonner à toutes les auberges de jeunesse et demander « hey, est-ce que vous aurez une chambre accessible pour ce soir? » Ce n’est pas encore assez répandu. Donc j’avais fait le choix de réserver pas mal de choses à l’avance, mais c’est vrai que du coup, tu perds en flexibilité évidemment. Je sais que ce manque de flexibilité m’avait un peu pesé et j’aimerais trouver – on va dire – une autre solution pour les prochains voyages.

Fabrice :

Et tu voyages toujours seule? Ou ça dépend?

Audrey :

Principalement oui. Ça m’est arrivé de voyager avec des amis. Là dernièrement j’étais en Corse, on a fait un trip avec Corine, notre copine bloggeuse, mais sinon je suis majoritairement toute seule, on va dire. Je pars toute seule, et puis comme tu le sais, tu rencontres toujours plein de gens sur la route.

Fabrice :

Oui, toujours, toujours. Quelles sont les destinations les plus aisées pour voyager en fauteuil roulant? J’imagine que c’est la plupart des pays occidentaux, les États Unis, l’Ouest de l’Europe.

Audrey :

Mon expérience perso, au Royaume Uni, Barcelone, États Unis c’est vraiment chouette. États-Unis c’est vraiment le mieux des trois parce que c’est d’une simplicité…C’est un peu hallucinant. Après, le Canada, le Québec a une très bonne réputation, le Japon également, je sais que tout ce qui est Europe du Nord, c’est très bien. C’est connu qu’ils sont en avance.

Fabrice :

Les pays latins ça ne doit pas être trop ça ?

Audrey :

Je sais que moi, il y a des endroits où je n’ai pas encore osé m’y aventurer, où c’est très joli, genre carte postale, un village perché, mais il y a des escaliers partout, il y a des pavés partout, tu ne sais pas. Mais un jour j’irai, peut-être, surement. Mais du coup, peut-être pas comme je voyage actuellement. Peut être accompagnée, peut être avec un fauteuil manuel, ou justement, c’est pliable, c’est plus facile. C’est d’autres projets on va dire.

Fabrice :

En gros, il y a les pays développés et il y a tout le reste, les trois quarts de la planète, où ce n’est pas du tout handi-friendly

Audrey :

Ça l’est moins.

Fabrice :

Justement, en off, tu me disais que tu préparais un voyage en Asie du Sud Est.

Audrey :

Oui.

Fabrice :

Et là, ce n’est pas handi-friendly. Moi de ce que je me souviens, je ne me rappelle pas d’avoir vu beaucoup de choses adaptées. Alors, comment tu l’envisages ce voyage ?

Audrey :

Justement, jusqu’à présent j’ai pas mal vadrouillé dans des destinations plutôt accessibles, et en même temps l’Asie ça m’attire depuis moult temps, et j’en avais marre de mettre une croix dessus rien que pour ça, et du coup, concrètement, je ne sais pas comment cela va se passer. Je pense que pour le coup, ce sera beaucoup de la débrouillardise sur place. J’en ai parlé un peu autour de moi et on m’a dit l’Asie tu risques d’avoir de sérieux problèmes mais l’Asie, tout est possible, donc tu demanderas un coup de main et puis voilà.

Fabrice :

Là ça va être plus de l’impro?

Audrey :

Oui. Je pense que ça sera un peu plus de l’aventure, mais je vais quand même me renseigner en avance et essayer quand même de tâter le terrain, ne serait-ce que par rapport au transport, si je veux bouger c’est toujours mieux.

À la limite, je préfère « perdre du temps ici » pendant des heures, à chercher des choses sur internet, à passer des coups de fil, tout ça, que sur place, d’être bloquée. Le temps que tu perds sur place à t’organiser, tu ne peux pas aller faire de la plongée ou te balader.

Fabrice :

Tu as raison, il vaut mieux avoir plus de temps disponible pour le voyage. Mais pour bien visualiser, pour que les gens visualisent bien la difficulté que ça peut être au quotidien, voilà ce que ça peut demander comme organisation. Voilà, par exemple l’aéroport de Phnom Penh, c’est un petit aéroport, tu sors de l’avion, tu récupères ton fauteuil roulant, là, tu peux arriver directement, je crois, à l’entrée de l’aéroport. Si tu veux te rendre à l’hôtel il faut prendre un taxi, mais encore faut-il que tu puisses mettre ton fauteuil dans le taxi.

Audrey :

C’est ça. Et ça c’est le premier challenge

Si j’y vais au feeling, je risque de perdre du temps à trouver une voiture plutôt grande, ou un gars qui veut bien m’aider à démonter le fauteuil. Enfin voilà, c’est vrai que le fauteuil n’est pas facilement démontable, c’est imposant, tu ne le mets pas dans n’importe quelle voiture. Donc impro, mais –on va dire – une petite impro et « les risques qui vont avec ».

voyage avec un handicap

voyage avec un handicap

Fabrice :

Et après, si tu veux te rendre dans un hôtel à Phnom Penh, il vaut mieux que cet hôtel ait des chambres au rez-de-chaussée. Mais en général tu essaies de choisir un hôtel qui a des chambres au rez-de-chaussée, c’est plus simple?

Audrey :

C’est plus simple. Après, si l’hôtel a un ascenseur, très bien, je n’ai rien contre les ascenseurs. Mais c’est vrai qu’au moins au rez-de-chaussée, tu es sûr que l’ascenseur ne tombe pas en panne. Après ça dépend comment est fichu l’hôtel.

Fabrice :

D’accord, j’essaie d’imaginer.

Audrey :

Mais il faudrait qu’on voyage ensemble un de ces quatre !

Fabrice :

Ce serait vraiment intéressant. C’est difficile je pense pour la plupart des gens de visualiser. Là j’essaie parce que je trouve que c’est intéressant d’essayer de visualiser les difficultés et la volonté aussi que ça demande de voyager comme tu le fais. Je trouve ça impressionnant, c’est chouette, et voilà ça demande beaucoup d’efforts.

Audrey :

Si tu veux, la première fois que je suis partie, je ne me suis pas dit : tiens, je vais réaliser un exploit, tu vois ce que je veux dire ? Non, j’ai dit : « j’ai envie de partir, comme tout le monde ». C’est juste ça. Enfin, si tu veux, moi, mon handicap, je vis avec tout le temps, depuis toujours, donc je le connais et j’y suis habituée.

Après, c’est vrai que suivant les infrastructures c’est plus ou moins facile ou difficile à vivre au quotidien, parce que quand tes déplacements sont entravés par des voitures qui se garent n’importe où ou des trottoirs inaccessibles, ou ce genre de choses, voilà. Mais, je veux dire, le handicap en lui-même tu l’as, donc quand tu voyages, tu vas l’avoir, comme tu l’as. Pour moi ce n’est pas exceptionnel. Je comprends que ça puisse paraitre justement un peu extraordinaire dans le sens premier du terme, que ça sorte du commun, mais je ne le fais pas pour qu’on me dise Waouh !

Fabrice :

Mais dis-moi, tes parents ils ne flippent pas trop ? Parce que déjà une jeune fille qui parte toute seule …

Audrey :

La petite dame qui part avec son fauteuil, attention ! Bien sûr qu’ils sont flippés. Mais en même temps, je trouve que c’est assez cool parce que j’y suis allée progressivement d’un point de vue éloignement. Je suis allée un petit peu en Angleterre, un petit peu machin, donc du coup, ça les a un peu habitués je pense et puis je pense qu’ils voient qu’à chaque fois je me débrouille et même quand je me retrouve dans des galères je m’en sors toujours, et tout se passe toujours bien. Et puis, surtout ils voient que je m’éclate à chaque fois, que je suis heureuse quand justement je vadrouille et je pense que c’est ce qui leur rapporte le plus. Après on est bien d’accord, il faut que je leur donne des nouvelles régulièrement sinon ils pètent un peu des plombs.

Fabrice :

Du coup tu leur donnes des nouvelles tous les deux jours, tous les quatre jours ?

Audrey :

Non, en plus c’est l’avantage du blog, Facebook tout ça, c’est que du coup, je dis non je ne t’envoie pas un email tout le temps, va un peu sur la page Facebook, tu verras un peu ce qui s’y passe et tu auras des nouvelles par ce biais-là.

Fabrice :

Je faisais pareil avec ma mère, et c’est comme ça que je l’ai habituée petit à petit. Mais c’est vrai qu’internet pour ça, c’est quand même plus simple, cette proximité pour rassurer les parents, c’est quand même plus simple qu’avant où il fallait trouver un téléphone, faire un appel longue distance, qui coutait de l’argent, des fois ça ne marchait pas. Je me rappelle des voyages oui c’était toujours le moment pénible.

Audrey :

À ce moment-là, ils étaient peut-être plus habitués a avoir des nouvelles régulièrement. Alors que là, tu as internet facilement

Fabrice :

Voilà du coup, tu t’habitues. Après si tu n’as pas de nouvelles, c’est une question d’habitude. Si tu ne donnes pas de nouvelles, si tu les as habitués à donner des nouvelles tous les deux jours sur Facebook ou je ne sais pas quoi, et si une semaine tu ne donnes pas de nouvelles…

Audrey :

Ahahah

Fabrice :

Ah, il y a des parents, ils vont déclencher le plan ORSEC. C’est une question d’habitude en fait, comme de tout. Et dis-moi, pour revenir un peu à la France, comment tu trouves la France? Tu trouves que c’est un pays où c’est facile de se déplacer quand on a un handicap, quand on est en fauteuil roulant ?

Audrey :

C’est variable.

Fabrice :

Selon les régions en fait?

Audrey :

Même suivant les villes d’une même région, tu peux avoir des grandes disparités quand même. En général c’est surtout de petites initiatives de particuliers ou bien alors tu as des villes qui jouent le jeu à fond de l’accessibilité, et elles font des efforts en ce sens-là et du coup c’est génial. Je pense à Strasbourg par exemple, ou à Nantes. C’est vrai que c’est facile de circuler dans ces deux villes, même les transports en commun sont plutôt chouettes. Après, ça peut très vite être plus compliqué. Par exemple Paris en fauteuil, il faut être patient. Il faut être patient !

Fabrice :

Ah? Au contraire je pensais que Paris c’était beaucoup plus aménagé de ce point de vue. Ou du moins on pourrait penser ça.

Audrey :

Moi par exemple, le métro, je n’essaie plus de le prendre à Paris, parce que je sais que je vais être en bonne, grosse galère. Tu as quelques stations sur la ligne 14 qui sont accessibles, le problème c’est que les ascenseurs pour descendre dans le métro sont souvent en panne, tu peux pas le prendre toute seule parce que il faut passer par un guichet, tu n’es pas autonome, il faut que la personne en question vienne avec toi jusqu’au quai pour installer une petite rampe, et encore une fois, si l’ascenseur de l’autre côté, il est en panne, ce qui arrive quand même très souvent, t’es bloqué quoi.

Fabrice :

Donc Paris ville mondiale, mais ce n’est pas la ville idéale.

Audrey :

Oui, moi du coup, à Paris je ne bouge qu’en bus et après, il y a souvent des trucs bêtes, genre des poubelles sur le trottoir, ou des voitures qui se garent justement sur les trottoirs abaissés. Si une voiture est garée dessus, moi je ne peux pas descendre. Il n’y a pas que Paris.

Fabrice :

Non. Après, il y a un problème d’incivilité chronique par rapport aux places.

Audrey :

C’est juste…C’est comme les gens qui se garent 5 minutes sur les places réservées tu vois. Mais, si pendant ces 5 minutes, moi…enfin je dis-moi parce que voilà, si quelqu’un veut se garer dessus, elle peut pas, donc elle tourne en rond et elle va peut-être se mettre à trois kilomètres sur une place lambda et ça va être… par exemple imagine un parking de grande surface, si une personne en fauteuil se gare à l’opposé de l’entrée, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, tu longes le parking, et comme tu es assis, les voitures, elles ne te voient pas, ce qui fait, qu’elles peuvent reculer et te shooter.

C’est ce genre de choses que les gens ne se rendent pas compte. Après, ce n’est pas qu’une histoire de confort, c’est une histoire de sécurité aussi. Il y a des gens qui se font renverser à cause de ça.

Ce n’est pas forcément de la méchanceté, c’est de la non-communication

Fabrice :

De la non-communication, sans doute. Bilan, voilà, vous ne vous arrêtez-pas, même quelques secondes, sur une place…

Audrey :

Merci de faire passer le message.

Fabrice :

…sur une place réservée. Alors en France est-ce qu’il y a deux, trois villes où tu trouves qu’il est agréable de se déplacer en fauteuil roulant.

Audrey :

Oui, je te disais, Nantes, Strasbourg. Moi je sais que c’est plutôt chouette. Je trouve que Dijon, pour moi, c’est mieux adapté qu’avant. Notamment avec le tram qui est complètement accessible. En fait les moyens de transports jouent quand même pas mal sur l’accessibilité des villes- je trouve. Il y a du progrès. Ce n’est pas encore parfait.

Mais après c’est sûr, moi quand je vois le recul de la loi sur l’accessibilité qui était prévue pour cette année, je vois qu’elle est encore repoussée. J’ai envie de poser des bombes concrètement. En France, la première loi sur l’accessibilité, elle date de 1975. Je ne sais pas si tu te rends compte à quel point on est à la ramasse, et décalé encore une fois, au secours.

Fabrice :

C’est super tard! C’est étonnant!

Audrey :

Oui. Les personnes en situation de handicap sont la plus grande minorité au monde. Ça représente quand même, même si c’est une minorité, un certain nombre de personnes. Je pourrais te parler longuement de l’accessibilité. Enfin de l’inaccessibilité surtout.

Fabrice :

C’est un peu là, l’inaccessibilité

Audrey :

C’est un peu rageant.

Fabrice :

Et j’imagine que tu as beaucoup de personnes qui t’écrivent parfois sur ton blog, qui ont un handicap, il y en a beaucoup qui sont en fauteuil roulant. Enfin je ne sais pas s’il y en a vraiment beaucoup. J’imagine que tu en as pas mal. Du coup j’imagine qu’ils aimeraient voyager mais ils hésitent à cause de leur handicap, ils pensent que c’est difficile, c’est impossible. Qu’est ce tu leur dis ? Est-ce que c’est le cas, est-ce qu’il y en a qui n’osent pas voyager en fonction de ça ?

Audrey :

Oui Il y en a certains qui n’osent pas franchir le pas justement parce qu’ils voient bien au quotidien que c’est compliqué. C’est compliqué alors qu’il y a des habitudes, alors que justement aller vers l’inconnu, tu ne veux pas aller au-delà des ennuis donc c’est plus confortable de rester chez toi. Sauf qu’on peut avoir de très belles surprises à l’étranger et puis le voyage moi c’est vraiment quelque chose qui m’épanouit. C’est vrai que c’est l’un « des buts premiers » de mon blog, c’est de montrer que c’est possible, et qu’on peut faire plein de chose. En général, c’est juste une histoire, comme tout le monde, de premier pas.

Fabrice :

Mais les personnes tout à fait valides qui te disent : non, je n’ose pas voyager, t’as pas envie de leur mettre un coup de pied au derrière des fois non ?

Audrey :

Non, parce qu’en fait, sur mon blog aussi il y a aussi pas mal de personnes qui n’ont aucun souci de santé qui m’écrivent et qui me racontent que justement, ça leur a mis un peu un coup de pied aux fesses, de voir que moi je voyageais toute seule en fauteuil, que je m’éclatais, que ça ne posait pas plus de soucis que ça, et que du coup, ça les remets un peu en question apparemment.

Fabrice :

Ouais j’imagine.

Audrey :

C’est chouette!

Fabrice :

Tu possèdes un pouvoir de remise en question assez grand.

Audrey :

Je n’irais pas jusque-là. Un petit, c’est bien déjà. Mais après, il y a quelque chose aussi que j’aime beaucoup, en lien avec le blog et tous les échanges qu’on peut avoir avec les lecteurs. Parmi eux, en fait, il y a quelque chose qui me touche énormément à chaque fois, c’est les parents d’enfants en situation de handicap qui m’écrivent, même des fois des enfants tu vois, de 8, 10 ans, et qui me disent en gros, merci de montrer qu’en effet, malgré le handicap il y a des choses de possibles.

En gros, ça nous donne espoir pour notre enfant. Et moi je lis ça et je fonds. Je me dis super, ça sert à quelque chose, vraiment. Faut pas avoir peur, les enfants, ils trouveront toujours quelque chose, ils se débrouilleront toujours. Je sais que mes parents m’ont beaucoup soutenue, quand j’étais petite, dans les moments pas drôles, tout ça et c’est grâce aussi à eux qu’aujourd’hui, on va dire, j’ai le courage et l’envie de me bouger autant.

Fabrice :

Oui c’est très important le soutien des parents et j’imagine que ça doit les rendre heureux aussi de voir ce que tu fais, que tu ne te limites pas, ça doit être chouette à voir j’imagine.

Audrey :

Oui, ils sont heureux pour moi en tous cas.

Fabrice :

Alors tes prochaines destinations ? Tu m’as dit l’Asie du Sud Est donc ?

Audrey :

Oui l’Asie du Sud Est. J’ai pas tout programmé encore, pas du tout à part mon billet d’avion. Je sais que j’atterris à Bangkok. J’aimerais bien vraiment rester en Thaïlande bourlinguer un peu. Après je me dis, t’as Singapour qui n’est pas loin. Après tu as l’ile de Taiwan, j’ai une copine qui me l’as bien vendue. Après en fait, à Taiwan, tu n’es pas très loin du Japon et de la Corée…On n’en finit pas ! Je ne sais pas !

Fabrice :

Tu penses partir plusieurs mois ?

Audrey :

Là, minimum deux mois mais c’est possible que je reste plus longtemps. Ça va dépendre du budget surtout je pense.

Fabrice :

Et tu pars à l’automne ?

Audrey :

Oui, je pars mi-octobre.

Fabrice :

Tu vas peux être aller au salon TBX à Bangkok.

Audrey :

C’est fort probable que j’ai déjà mon billet.

Fabrice :

Je suis fort, je suis fort, j’ai deviné.

Audrey :

Absolument!

Fabrice :

Ce sera la première étape et après la Thaïlande. Le Cambodge, si tu peux y aller, c’est vraiment chouette.

Audrey :

Tout à l’air génial. Chaque pays… Il y a des choses à voir et à découvrir partout. Après il faut juste se décider et voir ce qu’on fait.

Fabrice :

En tous cas, les temples d’Angkor. J’y suis resté quelques semaines au Cambodge, mais ça pourrait être tout pays d’Asie. L’idéal, je pense, enfin je ne sais pas si c’est vraiment l’idéal pour toi, mais c’est d’essayer de trouver un tuk-tuk de confiance par quelqu’un, par des expats sur place. Souvent les expats sur place, ils ont un ou deux conducteurs de tuk-tuk à qui ils font souvent appel et je peux imaginer, je dis peut être des bêtises, mais ça peut être plus simple pour toi si tu as toujours le même conducteur de tuk-tuk qui vient te prendre à ton hôtel, etc…j’imagine…

Audrey :

Mais tu vois dans ce cas-là, le problème c’est le fauteuil dans le tuk-tuk.

Fabrice :

Dans ce cas-là, il faut que tu laisses le fauteuil à l’hôtel.

Audrey :

Du coup, moi mon fauteuil, il faut que je sois sure et certaine à 3000% à peu près qu’il soit en sécurité là ou je le laisse, que je sois sure de le retrouver. Et ça veut dire aussi que si je pars en tuk-tuk, une fois que je suis arrivée à destination, je ne peux pas bouger très longtemps, je ne peux pas marcher très longtemps.

Fabrice :

Ouais….

Audrey :

Ah ce n’est pas simple !

Fabrice :

Non, j’essayais de m’imaginer si sur le tuk-tuk il y a moyen de mettre un fauteuil de 130 kg. C’est vrai que c’est un peu chaud. Il faudrait qu’il ait une remorque ou quelque chose.

Audrey :

Ah ça pourrait être drôle.

Fabrice :

Ca doit se trouver. Encore une fois, c’est une question de temps. Si tu as du temps, ça s’organise tout ce genre de chose.

Audrey :

Oui, moi je pense que sur place il y a moyen de trouver une voiture.

Fabrice :

Dis-moi, je suis en train d’y penser. Il n’y a pas un réseau de personnes avec un handicap à l’étranger? Parce que là, ça serait top, si tu avais un site, où tu pourrais rencontrer des gens dans ton cas qui habitent un peu partout, ça serait super pour avoir des conseils, etc. ça n’existe pas ?

Audrey :

Pas à ma connaissance. Je ne sais pas, déjà rien que dans le milieu du blogging, on n’est pas si nombreux que ça. Non, je n’ai pas connaissance de ce genre de plateforme. Ce n’est pas une mauvaise idée. À fouiner.

Fabrice :

Ça existe. Je sais qu’il y a pas mal d’associations et de réseaux. Des fois c’est vraiment. T’as des réseaux, par exemple pour les fans de vélo, tu as une espèce de coachsurfing seulement dédié aux fans de vélos par exemple.

Audrey :

D’accord.

Fabrice :

Comme quoi, il y a pas mal de choses qui existent.

Audrey :

Oui des fois, il faut juste arriver à mettre la main dessus. Pourquoi pas.

Fabrice :

Alors pour finir ce podcast, peut-être quelques conseils. Quels conseils tu donnerais à des personnes en fauteuil roulant, pour leur premier voyage ?

Audrey :

Pour leur premier voyage, déjà une destination justement handy-friendly quelque chose qu’ils connaissent déjà un petit peu ou qu’on leur a conseillé, ou ça va peut être pas être tout de suite la galère. Moi je sais que j’y suis allée progressivement, du coup, je ne me suis pas dégoutée – si je puis dire – par manque d’accessibilité ou je ne sais quoi.

Fabrice :

Ça je pense c’est important d’y aller progressif.

Audrey :

Je pense aussi. Du coup tu peux trouver ton rythme et voir jusqu’où ça te convient ou pas. Je sais que mon premier voyage à Londres, où j’avais déjà des repères, mon premier voyage en solo, je sais que c’était plutôt confortable. Une destination qui leur plaise et qui est plutôt adaptée et après, pour ne pas perdre de temps sur place, essayer de s’organiser, de repérer au maximum à l’avance où ils veulent aller, ce qu’ils veulent faire, les moyens de transport, les hébergements surtout.

C’est vrai qu’en général c’est vraiment les deux choses que je regarde, c’est hébergement et transport. Pour moi c’est la base entre guillemets.

Fabrice :

J’ajouterai un dernier conseil, ce serait qu’ils consultent ton blog : roulettes et sac à dos.

Audrey :

C’est gentil !

Fabrice :

C’est vrai, il y a plein de conseils pratiques. C’est une mine d’or. Alors l’adresse c’est roulettes-et-sac-a-dos.com. Écoute, je mettrais le lien sur l’article.

Est-ce que tu as un petit dernier mot à ajouter ?

Audrey :

Déjà je te remercie pour cette petite interview.

Fabrice :

Avec plaisir.

Audrey :

Après. Que dire d’autre ? Juste qu’il faut oser voyager, qu’on s’éclate, que ce soit fauteuil roulant ou pas.

Fabrice :

Voilà, une manière, le voyage, j’allais dire quelque soient les conditions, on y trouve forcément son compte.

Audrey :

Il y a toujours de l’intérêt à voyager.

Fabrice :

Ça c’est clair et il ne faut pas hésiter, tout est possible. Il y a beaucoup de choses sont possibles

Audrey :

Oui carrément!

Fabrice :

En tous cas, merci Audrey. Je te souhaite un bon…c’est en octobre ton voyage, là il y a encore le temps, tu es en Bretagne, tu vas passer l’été en Bretagne j’imagine ?

Audrey :

C’est ça. Je vais aller faire un petit coup de voile tout à l’heure.

Fabrice :

Oui, parce qu’Audrey fait de la voile en plus, elle est partout, sur tous les fronts.

Audrey :

Sur tous les fronts non, mais sur quelques-uns. J’ai déménagé en Bretagne pour faire de la voile.

Fabrice :

Et justement la voile c’est une activité qui t’est vraiment accessible? Tu peux laisser ton fauteuil roulant à quai et partir pour une après midi.

Audrey :

C’est ça;

Fabrice :

De voile…Il n’y a vraiment aucun souci ?

Audrey :

Aucun. Après il faut le bateau qui convient le mieux et c’est tout à fait possible. La voile ça m’a toujours attirée. Ça fait un an, un an et demi que j’ai découvert que je pouvais en faire et c’est vrai que ça a été une grosse révélation, comme le voyage, et puis j’adore ça. Oui, on peut faire de la voile.

Fabrice :

Mais ça demande quoi comme type de voilier ? Avec des aménagements spéciaux, non pas forcément ?

Audrey :

Ça dépend du type de voilier, ça dépend de la personne, du type de handicap. Tu peux avoir certains bateaux où tu peux accéder directement dedans avec un fauteuil, ou après si on peut marcher un peu ou si les transferts sont possibles, il y a plein de bateaux vraiment où on peut accéder et également de manière à être actif sur le bateau.

Je pense à certains bateaux où on est tout seul dedans, où on gère toutes les commandes et en même temps niveau sécurité c’est génial, il n’y a aucun risque de chavirage, c’est un insubmersible. Même si tu fais plein d’erreurs, tu ne peux pas te mettre à l’eau. Donc il y a vraiment plein de choses de possibles. Encore une fois, il faut juste le savoir.

Fabrice :

La voile c’est un chouette domaine, on en a déjà parlé dans un podcast précédent. C’est un univers que je ne connais pas trop. Mon premier petit trip en voilier c’était en juillet en Australie sur la côte ouest et c’est vrai que c’était chouette.

Audrey :

J’adorerai voyager sur un voilier, trouver un bateau où je puisse monter avec mon fauteuil dessus et partir comme ça. J’adorerais ça !

Fabrice :

Ça doit se trouver, la bourse de coéquipier…

Audrey :

Oui, mais c’est le paramètre : embarquer un fauteuil de 130 kilos qui est encombrant qui est plus dur.

Fabrice :

Il faut un voilier ou un bateau assez gros.

Audrey :

Oui, c’est exactement ça. C’est dans mes projets. J’ai une bonne liste, là aussi. T’inquiètes pas, ça va se trouver un jour. Je n’en doute pas, je n’en doute pas. Vus ta motivation et ton entrain, je n’en doute pas. Merci Audrey, et puis tout le meilleur pour toi ! A bientôt peut être qu’on se croisera sur la route un de ces quatre ou dans un salon.

Faites tourner sur les réseaux !

Roma ou le début de l’outback australien

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

Mes 10 solutions pour réaliser tes rêves de voyage + des ressources, des réductions et le Manifeste du Voyageur (mon livre gratuit) ! » Télécharge le tout en cliquant ici.

L’outback, c’est un concept made in Australia. Ce concept fait partie de la culture australienne. Partons à la recherche de l’outback et de son esprit…

J’ai passé plusieurs semaines dans le Queensland, je vous en ai déjà parlé dans cet article au sujet des Gorges de Carnarvon. Après une nuit chez Madonna, je suis tombé sous le charme de l’outback. J’ai voulu en savoir plus.

Guide des aéroportsde Paris (5)

Guide des aéroportsde Paris (5)

Esprit de l’outback, es-tu là ?

L’outback pourrait se définir par tout ce qui est loin des zones peuplées des côtes australiennes.

C’est près de la mer que se concentrent les 23 millions d’Australiens.

En partant de la mer, plus vous allez vers l’ouest (ou l’est si vous êtes du côté de Perth) et plus la densité de population diminue.

Le paysage change aussi. La végétation se fait moins dense et le climat est plus sec. Les fermes sont de plus en plus importantes. Certaines occupent des milliers d’hectares.

outback-australien

outback-australien

Le paysage fait penser à celui de l’ouest des USA. D’ailleurs, ce mot outback me fait penser à celui de far-west. Pour autant, il est unique. L’outback est un concept flou qui recouvre plusieurs choses.

Il n’a pas de frontières vraiment délimitées. Où commence l’outback ?

Pour moi, il était impensable de ne pas avoir un aperçu de cet outback lors de ce voyage dans le Queensland. Aussi, j’ai pris la direction de Roma à 7 heures de route de Brisbane.

Roma et la fièvre de l’or noir

Roma est la «capitale » du district de Maranoa. La ville est connue pour avoir vu couler pour la première fois l’or noir australien. La région a même connu une fièvre de l’or noir.

L’Australie n’est pas forcément connue pour être un pays pétrolier. Pourtant, le pays exporte du pétrole, notamment en Asie. De nos jours, la majorité des sites sont off shore, notamment au nord du pays et près de la Tasmanie.

petrol

petrol

L’aventure de l’exploitation pétrolière en Australie débuta par un pur hasard. Dans cette région en proie à des problèmes d’eau, il fut décidé de faire des forages. Lors de l’un d’eux, c’est du gaz qui jaillit ! Vous imaginez la surprise des locaux.

Nous sommes en 1899. Par la suite, du pétrole va être découvert et la ville va voir affluer aventuriers et investisseurs.

Comme il se doit, la ville possède un musée « The Big Rig ». Vous y apprendrez l’histoire de l’exploitation pétrolière à Roma, un musée intéressant. Le soir, un show son et lumière retrace cette histoire.

bottle-tree roma

bottle-tree roma

Autres lieux :

  • le plus large bottle tree de la ville avec un diamètre de 20 mètres. Le bottle tree est un arbre typique du Queensland. Sa couleur fait en effet penser à une bouteille. Il a un petit air de baobab.
  • Court House, un bel édifice de 1901.
  • Mt Abundance Homestead. Construite en 1860, cette maison fut le premier établissement européen dans la région. Transformée en musée par les propriétaires actuels, il est possible de visiter le lieu si vous prenez rendez-vous. Une balade dans le passé intéressante qui se terminera autour d’un thé et des biscuits de l’entreprenante propriétaire.

IMG_9366

IMG_9366

Le plus grand centre de vente d’Australie

Vous l’aurez compris, nous sommes dans l’outback, le territoire des fermiers. Le district de Maranoa dans le Queensland est très axé sur l’agriculture.Roma possède le plus grand centre de vente de vaches de toute l’Australie ! Ici, se genre d’endroit se nomme « cattle sales ».

Il est possible de visiter ce complexe à ciel ouvert. Chaque jour, ce sont au moins 7000 vaches qui passent ici pour être vendues.

Leur destination ensuite ? L’abattoir ou des champs pour être engraissées.

Même si vous n’êtes pas « fan » de ce genre de lieu, la visite du site est intéressante, ne-serait que parce que vous touchez ici une part importante de la culture australienne.

IMG_9504

IMG_9504

outback australie

outback australie

Observer les ventes ave les crieurs lançant les enchères perchés au dessus des enclos est un vrai spectacle. Attention, ne levez pas la main, vous risquez de repartir avec une bête de 500 kilos !

Le prix du kilo ici de 50 cents le kilo ! Oui, nous sommes loin du prix affiché en boucherie !

La chose se passe tous les mardis et jeudis, programmez votre voyage en fonction !

Rien ne remplace la vidéo pour se rendre compte de l’ambiance sur place :

Surat et l’histoire de la diligence

Indéniablement, Surat fait partie de l’outback. Il y flotte comme un petit air de far west avec son musée dédié à la diligence qui autrefois traversait la région.

La dernière quitta Surat en 1924.

surat

surat

surat cobb

surat cobb

surat

surat

En dehors du musée, la ville abrite quelques vieux édifices du siècle dernier.

Profitez de votre passage à Surat pour vous promener le long de la rivière. Un sentier la longe, celui-ci est très agréable. Le lieu est prisé par les pêcheurs locaux.

Mitchell

Voici un petit village de 300 habitants typique de l’outback. C’est ici qu’il débute vous diront ses habitants. A Roma, on vous dira que la même chose. Et à Surat aussi. Bref, toujours la même histoire de rivalité.

Cette localité ne manque pas de charmes avec ces commerces typiques de l’outback.

Ne ratez pas le magasin phare de la ville, c’est le plus grand, vous ne pourrez pas le rater. Vous y trouvez de tout : des armes aux vêtements, en passant par toute une collection de belles bottes de cow boy. Cela me fait un peu penser au catalogue du chasseur français. Typique des localités de l’outback.

L’attraction locale, c’est avant tout le spa. De l’eau naturellement chaude jaillit des profondeurs, excellent pour une pause relaxation.

outback australie

outback australie

outback roma

outback roma

Il faut savoir que nous sommes au-dessus d’un immense bassin d’eau douce qui couvre une grande partie de l’Australie sur 1,7 millions de km².

Ce que j’ai avant tout aimé à Mitchell, c’est ce sentiment d’être un peu hors du temps avec ces devantures de magasins décalés et cette quiétude de l’outback. Vous croiserez sans doute des fermiers venus faire quelques courses à bord de gros 4×4.

L’intérêt de cette région, c’est que vous pouvez avoir un aperçu de l’outback sans aller trop loin à l’ouest.

De quoi passer quelques jours mémorables en découvrant une partie de l’histoire et de la culture australiennes. Surtout, vous collectionnerez ici de vraies tranches de vie qui vous attacheront à cette belle région du Queensland.

Après ces quelques jours autour de Roma, vous aurez sans doute l’envie d’en savoir plus sur l’esprit de l’outback et de pousser à l’ouest, toujours plus à l’ouest.

  • Plus d’infos sur la région de Maranoa sur leur site web 
  • Le site d’information de Roma.
  • Pour voyager dans l’outback, l’idéal est de louer un véhicule. C’est presque obligatoire.

    Faites tourner sur les réseaux !


    Aller plus loin…

    Envie d’y aller ?

    resres

    Assurance voyage, hôtels,

    trucs et astuces pour dépenser moins…

    Sur cette page, vous trouverez tout

    pour préparer ce voyage !

    Lire la suite !

Commentez via Facebook

Laisser un commentaire Annuler la réponse.

Articles qui devraient vous plaire :

  • Sur la route vers Milford SoundSur la route vers Milford SoundVoyager en Nouvelle-Zélande : le paradis terrestre?
  • Le voyage d'OzcarLe voyage d'Ozcar« Le voyage d’Ozcar »: Le récit à lire pour votre voyage en Australie!
  • Manchots,-si-proches-de-nous-2Manchots,-si-proches-de-nous-2Kerguelen et les TAAF : c’est pas pour toi petit !
  • 453233948_2447be4b04_z453233948_2447be4b04_zOù voir des baleines dans le monde ?

Envoyez-vous une lettre dans le futur !

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

Mes 10 solutions pour réaliser tes rêves de voyage + des ressources, des réductions et le Manifeste du Voyageur (mon livre gratuit) ! » Télécharge le tout en cliquant ici.

Que diriez-vous alors dans cette lettre à vous-même ? Que vous souhaiteriez-vous ? Quels rêves, quels voyages ?

  Guide des aéroportsde Paris (4)

Guide des aéroportsde Paris (4)

Une idée originale

Il y a peu, je suis tombé sur un site qui propose un service originale : s’envoyer un email dans le futur.

Je m’explique.

Le but est de vous écrire une lettre que vous recevrez par mail dans plusieurs années.

Le site propose de stocker votre mail et de vous l’envoyer automatiquement à la date demandée.

Bien sûr, il ne faut pas changer de boite mail entre temps, ni que le dit site internet soit fermé. Bon, il existe déjà depuis plusieurs années, il n’y a pas de raisons !

S’écrire une lettre, c’est un peu comme tenir un journal personnel, on y confit ses attentes et ses projets. Ici, la chose a une finalité un peu plus pratique.

Imaginez-vous dans quelques années recevoir cette lettre et lire ce que vous aviez écrit à ce vous future. Avez-vous accomplie tous ces projets, tous ces rêves ?

Envoyez-vous votre bucket list !

Une bucket list, c’est une listes de choses que l’on souhaite faire : des projets, des expériences, des voyages etc.

Vous avez la votre ? Je suis sûr que si, même si celle-ci n’est pas écrite.

Vous avez surement dans un coin de votre tête des projets, des voyages que vous souhaitez-faire dans le future. Bref, des choses qui vous tiennent à cœur dans cette vie.

Maintenant, que diriez-vous de coucher cela par écrit.

Dites ce que vous attendez des 10 prochaines années.

Comment vous voyez-vous dans 5 ans, dans 10 ans ou 20 ans ?

Quels voyages souhaitez-vous faire d’ici 10 ans ? Visiter les destinations dont vous rêvez, faire un tour du monde, vivre à l’étranger ?

bucket list voyagebucket list voyage

https://www.flickr.com/photos/mypubliclands/16136210679/

Comment faire ?

1. Tout d’abord, prenez une feuille de papier ou ouvrez un éditeur de texte.

Mettez par écrit les voyages que vous aimeriez avoir réalisé d’ici 5 ans et/ou 10 ans.

L’idée n’est pas uniquement de se limiter aux voyages, cela peut être des expériences, une expatriation, ou divers autres projets.

2. La prochaine étape passe par l’utilisation du site Futureme.org.

lettre-futur

lettre-futur

  • écrivez la lettre en reprenant la liste de vos projets. Soyez perso, la personne qui lira cette lettre, c’est vous-même dans le future !
  • choisissez la date : vous pouvez recevoir votre lettre jusqu’en 2065 !
  • vous pouvez joindre une photo de vous via la webcam
  • après vérification de votre mail, la lettre est envoyée !

Si un mail ne vous suffit pas, vous passez aussi vous envoyer une vraie lettre ou un colis grâce à cette version made in France : Mailenium.com.

Que pensez-vous de cette idée ? Allez-vous le faire ?

Faites tourner sur les réseaux !