IVCAST 16 : Faire un PVT en Argentine, la belle expérience d’Amélie

Un PVT en Argentine ? Amélie l’a fait et cela a changé sa vie. Une expérience forte qu’elle nous raconte avec passion. Vous y apprendrez aussi les démarches pour faire sa demande de PVT, le budget qu’il faut pour vivre en Argentine et bien d’autres choses encore !

demande pvt en argentine

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A propos de cet épisode :

Un PVT est un excellent moyen pour partir travailler et voyager à l’étranger. Ce visa vous permet en effet de rester un an dans le pays concerné tout en pouvant travailler. Ce qui facilite grandement les choses.

Plusieurs pays offrent un PVT, notamment le Canada et l’Australie qui attirent la majorité des bataillons de PVTistes. 

Il existe d’autres destinations moins demandées comme le Japon ou l’Argentine. Ce dernier pays est encore le seul pays en Amérique Latine où vous pouvez faire un PVT. Je dis bien pour l’heure car d’autres pays vont rejoindre la liste comme le Brésil et la Colombie. 

L’Argentine, c’est une belle destination pour connaitre une expatriation sur ce continent. Outre les incroyables paysages, c’est bien sûr l’opportunité d’apprendre l’espagnol. 

Quand Amélie m’a dit qu’elle avait  fait récemment un PVT en Argentine, j’ai tout de suite sauter sur l’occasion pour lui proposer une interview.

faire un pvt en argentine

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Mots clefs du podcast:

PVT Argentine – Vivre en Argentine – Voyager en Argentine – Expatriation

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– comment Amélie s’est retrouvé en Argentine et pourquoi elle a choisi cette destination pour son PVT.

-pourquoi elle a eu de super conditions en arrivant.

-les démarches administratives pour faire sa demande de PVT.

-le temps de réponse, le nombre de places…

-comment Amélie a rapidement appris l’espagnol.

-le travail en or qu’elle a trouvé tout de suite !

-ses conseils pour éviter les galères au début

-comment faire pour s’installer : colocation, budget..

-comment changer ses euros afin d’économiser sur le taux de change.

-ce que cette expérience lui a apporté

-le nouveau pays où elle vit actuellement : rien à voir avec l’Argentine !

-son activité actuelle qui lui permet d’être une digital nomade.


Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– le blog voyage d’Amélie : Ma maison sur le dos.

– dossier de candidature pour le PVT sur le site de l’Ambassade d’Argentine.

pvt argentine

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Texte :

Fabrice :

Alors, aujourd’hui, on va parler de l’argentine et du PVT. Et c’est Amélie qui va nous en parler. Alors, bonjour Amélie.

Amélie :

Bonjour Fabrice.

Fabrice :

J’ai rejoint Amélie à la sortie d’une bouche de métro ‘Argentine’. C’est vrai que c’est un clin d’œil. Elle était avec son sac à dos, un petit sac à dos. Et donc, voilà, on s’est posé à la terrasse dans le café en ce mois d’Octobre. Et voilà, je voulais que tu nous parles de ton expérience en Argentine puisque t’étais partie là-bas un an faire un PVT. Donc, déjà pour nous restituer, c’était quand ? Comment ?, etc.

Amélie :

Donc, je suis partie en 2013 direction Buenos Aires. Je vivais à Paris depuis plus de 2 ans. J’avais un travail qui me plaisait. Mais, ma vie n’était pas… Je n’étais pas épanouie. Il manquait quelque chose, je n’arrivais pas à le définir. Et j’avais une copine qui habitait en Argentine, qui m’avait dit : « Viens me rendre visite ». J’y suis allée en vacances. Je me suis super bien entendue avec ses collocs. J’ai retrouvé un ami de fac qui habitait là-bas, qui m’a dit « Viens ici, je te donne du travail ». Ses collocs m’ont dit : « Viens ici, tu fais partie de la colloc ». Donc, je suis rentrée en France et j’ai posé ma demande, et je suis partie quatre mois après, m’installer à Buenos Aires.

Fabrice :

T’avais déjà eu un avant goût de l’Argentine, parce que sinon, tu n’aurais peut être pas pensé à y aller.

Amélie :

J’ai toujours eu envie de découvrir l’Amérique du sud. Donc, là, c’était le seul PVT là-bas. Donc, si j’y avais déjà pensé. Mais, c’est vrai que le fait d’y aller, et de voir que j’avais potentiellement un travail, un appart. Je me suis dit : « Là, tout s’aligne, il faut que j’y aille ».

Fabrice :

Là, c’était de superbes conditions. Tu connaissais du monde surtout. D’ailleurs, là, c’est une info un peu exclusive. L’Argentine ne sera plus le seul PVT en Amérique Latine. Tu auras la Colombie. Donc, voilà, quatre mois après, tu es partit.… Pendant ces quatre mois, c’était quoi cette période de quatre mois ? C’était le temps pour faire les démarches administratives, préparer le voyage ?

Amélie :

Oui, c’était plus pour les démarches administratives parce qu’il faut monter un dossier. Donc, il y a des conditions un peu particulières pour le PVT en Argentine. Donc, comme tout PVT, il faut que tu justifies d’avoir suffisamment d’économie pour y aller. Donc, en l’occurrence c’est 2500 euros sur ton compte bancaire pour l’Argentine. Mais, il faut faire un dossier avec une lettre de motivation. Il te faut une assurance maladie pour toute la durée de ton séjour.

Un billet aller-retour. Et qu’est ce qu’il faut d’autre ? Il faut que tu fasses une visite médicale et que tu prouves que tu es en bonne santé et tous ces documents là, une fois que t’as fait ton dossier, tu dois les donner à une traductrice assermentée par l’ambassade. Donc, la demande est gratuite, tu ne paies pas pour le visa. Mais, tu paies pour la traduction des documents. Donc, vu que c’est une traductrice dans une petite liste. C’est un petit peu cher. Mais, il y’en a pas pour plus de 100 euros en général.

Et une fois que tu as ce dossier là, tu l’envoies à l’ambassade, qui te donne un rendez-vous pour te donner ton visa. Entre le moment où commencent les démarches et le rendez-vous, il faut compter un mois et demi. Moi, j’ai mis un mois avant d’avoir une réponse. Je vais partir trois semaines après. Donc, j’étais vraiment un peu stressée. Mais, c’est comme ça, ça se fait vraiment à la dernière minute. Tu ne peux pas partir. Ils ne vont pas de toute façon te délivrer le visa si ton billet est dans plus de trois mois. Donc, tout le monde, je n’ai pas mal suivi sur le site PVTistes.net les démarches sur l’Argentine. Beaucoup s’impatientent et pensent qu’il y a un problème, etc. C’est de dernière minute.

Fabrice :

Oui, il y a quand même pas mal de démarches, ce qui permet de filtrer un peu ceux qui sont motivés vraiment pour y aller. J’imagine que c’est le but quoi.

Amélie :

Oui. Après, je pense qu’en 2013, il y avait 400 ou 500 places. Il y a la moitié qui a été prise… Donc, ce n’est pas comme le Canada où il faut se dépêcher. Là, il y a de la place.

Fabrice :

Oui, les gens quand ils pensent PVT, ils pensent avant tout Canada ou Australie. Donc, voilà. Bon, ça c’est plutôt une bonne nouvelle pour ceux qui veulent aller en Argentine parce que le but, le gros avantage d’un PVT argentine, c’est aussi apprendre l’espagnol.

Amélie :

C’est ça. Moi, je suis partie, je ne parlais pas du tout espagnol. Je parlais italien à la base. Bon, je ne parle plus du tout italien du coup, je parle espagnol. Et je savais que je ne parlais pas espagnol. Je savais que le marché de l’emploi en Argentine n’était pas facile et qu’il fallait que je trouve un emploi, parce que je n’avais pas suffisamment d’économies pour vivre et voyager et j’aime bien prendre mon temps et me faire ma petite place. Et je trouve que travailler quelque part, c’est vraiment vivre comme en local en fait. Donc, je suis arrivée. J’avais pris un mois de cours d’espagnol. Ce qui m’a beaucoup aidé. Je faisais une colloc avec des vénézuéliens et des colombiens. Donc, là, je n’avais pas le choix. Ils parlaient, je ne comprenais rien. Ils disaient : « Ce n’est pas grave, on a envie de te raconter nos histoires, écoute-moi ». Donc, ils me parlaient sans arrêt tous les jours. Ils m’emmenaient partout avec eux aux soirées, etc. Donc, j’ai appris à parler en deux mois, je pouvais me débrouiller en espagnol.

Fabrice :

Oui et ce qui est bien c’est que t’aurais pu te trouver avec des français parce qu’il y en a beaucoup quand même en Argentine.

Amélie :

Je me suis trouvée avec une copine française. Mais, après non. Je n’en ai pas rencontrés. Je pense que c’est parce que je faisais partie de ce petit groupe de vénézuéliens-colombiens. Je faisais tout avec eux en fait et je n’avais pas besoin d’autres types de rencontres. Et je me suis inscrite à une salle de sport. Je me suis inscrite à des cours de salsa. Donc, franchement, j’étais très occupée. J’avais une vie sociale trop mouvementée des fois parce que l’Argentine fait beaucoup la fête. Et il y a tout le temps une soirée chez des copains, il faut sortir en boîte. Donc, il y a tout le temps des soirées entre filles, des soirées entre garçons. Puis, après, on se retrouve tout ensemble chez l’un ou chez l’autre. Et ça dure jusqu’à 7 heure du matin, 8 heure. Donc, c’est un rythme. C’est un peu comme l’Espagne pour le coup. Si tu veux retrouver tes amis pour faire une soirée à 19 heure, il faut oublier en fait. C’est 22 heure minimum, tu vas au resto, c’est minuit. Tu sors dans un bar, c’est 2 h. Donc, ça prend toute la nuit.

Fabrice :

Tu t’es intégrée facilement ?

Amélie :

Oui, super facilement.

Fabrice :

D’accord. Au niveau boulot alors. Comment ça s’est passé. T’as mis longtemps à trouver un premier job ?

Amélie :

Non, en fait, moi j’ai eu beaucoup de chance. Je n’ai pas eu un travail normal. Comme je disais tout à l’heure, j’ai retrouvé un ami de fac qui vivait en Argentine, qui s’était marié avec une argentine et qui avait monté son agence de voyage. Donc, quand il a vu que je revenais. Il m’a dit « Ok, on travaille ensemble ». Donc, je travaillais avec mon pote en fait. Donc, il n’y avait rien de formel. Je n’avais pas un salaire tous les mois. Ça dépendait de l’activité. Mais, ça m’a permis de rester aussi longtemps en Argentine et de faire quelque chose qui m’épanouissait puisque c’était dans le voyage. Donc, parfait !

Fabrice :

C’est super. En effet, tu as eu vraiment des conditions royales. Donc, tu as fait ça pendant un an. Enfin, pendant toute la durée du PVT.

Amélie :

Quasiment oui ! Pendant huit mois. Parce que quand j’étais en Argentine, j’en ai profité pour voyager au Brésil, au Venezuela, au Paraguay. Puis, c’était aussi l’excuse, vu que je faisais des programmes pour des touristes, il fallait que je connaisse l’Argentine, que je fasse des photos, etc.

Fabrice :

Ah la chance. Franchement ! Plus un job qui te faisait voyager un peu à côté. Et les personnes qui faisaient un PVT là-bas, que tu as rencontrées, quel type de boulot ils faisaient ?

Amélie :

Alors, quand tu es français et que tu fais un PVT en Argentine, il vaut mieux viser un poste à responsabilité. Disons qu’il y a beaucoup d’immigration en Argentine. Et tout ce qui est petit job dans un bar ou dans un magasin, c’est déjà pris par les latinos qui acceptent des salaires vraiment pas élevés. Donc, toi en tant que français, tu vas être très intéressant sur un marché argentin avec tes diplômes. Donc, il faut viser des postes. Voilà, si tu peux parler français avec ton travail, c’est un plus dans le transport, dans le management, dans le commerce, marketing, etc. Après, il faut savoir que les processus de recrutement en Argentine sont très longs. Ils vont faire un premier entretien, un deuxième minimum, voire un troisième. Et il peut se passer un mois, voire deux mois minimum.

Fabrice :

Ah oui, c’est hyper long.

Amélie :

Après, il faut vraiment faire des économies parce que tu ne trouves pas du travail rapidement là-bas ou alors t’es un cas exceptionnel. Il faut savoir aussi que ton employeur te demande une visite médicale, il veut savoir si t’es pas enceinte ou si tu n’as pas le sida et il veut c’est comme ça. Il peut te refuser…

Fabrice :

Mais pour un poste à responsabilité, tu es aussi en concurrence avec les argentins, ce n’est pas facile ?

Amélie :

Oui, mais au final, c’est comme ça que tu peux faire la différence en fait. Bizarrement ! En Argentine, ils font des études, mais ils ne parlent pas forcément bien anglais ou français. Donc, si tu parles bien anglais. Là, il y a quelque chose. Enfin, tu peux trouver plus facilement.

Fabrice :

Tu as rencontré quand même des personnes qui ont galéré vraiment pour trouver un boulot ?

Amélie :

Oui, oui ! J’ai une copine. Elle a mis un mois et demi à le trouver et elle disait qu’elle avait eu de la chance. D’autres ne trouvaient pas à Buenos Aires et du coup, ils partaient faire du wwoofing ou travailler dans des plus petites villes en fait. Mais, sur Buenos Aires, il y a beaucoup de monde, c’est énorme comme ville.

Fabrice :

Et donc, tu conseillerais de se focaliser sur Buenos Aires ou d’aller voir ailleurs ?

Amélie :

Ça dépend de ce que la personne veut faire. Moi, j’avais déjà trouvé un appart et un travail à Buenos Aires. Donc, je n’avais pas de raisons d’aller ailleurs. Maintenant, la capitale, c’est une vie de folie. Il y a beaucoup de bruit, ça bouge dans tous les sens. Donc, ce qui est top parce que tu peux faire plein de choses niveau culturel, il y a beaucoup de choses qui s’y passent. Mais, en même temps, ça ne correspond pas à tout le monde. Il y en a qui ont besoin de plus de calme, de plus de nature. Il n y a pas ça dans la capitale. Donc, ça dépend vraiment de toi, de ce que tu as envie de faire. Si t’as envie de voyager dans tout le pays, de connaître toutes les régions, si t’as envie d’économiser un peu ou si t’es là juste pour voyager. Mais, en tous cas, il ne faut pas juste rester à Buenos Aires, il faut aller voir ailleurs.

Fabrice :

D’accord. Mais bon, à part, enfin l’Argentine, c’est Buenos Aires, c’est vraiment la grosse ville. Voilà, ce qui a un avenir possible à Buenos Aires, un peu Paris en France non ?

Amélie :

Mais, la France, ça ne résume pas à Paris, ça serait dommage de ne pas connaître Marseille, la Bretagne, Bordeaux, etc.

Fabrice :

Mais, là je parlais vraiment pour trouver du boulot.

Amélie :

Ah ça dépend aussi de ce que tu veux faire. Si t’es ok pour travailler dans une ferme, si tu veux travailler dans un hôtel backpack, là, tu vas trouver. Si tu veux un travail à responsabilité, là c’est Buenos Aires.

Fabrice :

Et si on veut un travail comme toi, c’est super dur, je pense ?

Aurélie :

Ouais, je pense ! Ça dépend des rencontres. Après Buenos Aires, il y a aussi beaucoup de monde. Moi, j’ai rencontré du monde très rapidement. Mais, j’avais aussi fait en sorte de rencontrer du monde. Donc, je n’étais pas. J’avais fait une colloc. Je m’étais inscrite dans plusieurs groupes. J’étais allée dans une école. Donc, j’ai une vie sociale vraiment épanouie. Mais, parce que je m’en étais donnée les moyens. Mais, ce n’est vraiment pas compliqué. Faire un PVT en argentine, c’est facile. Les démarches ne sont pas très compliquées. Maintenant, il ne faut pas y aller à l’aveugle. Il faut y aller avec des économies parce qu’une fois sur place, on pense que l’Amérique latine, ce n’est pas cher, c’est faux.

Fabrice :

Donc, les 2500 que tu dois avoir sur ton compte bancaire, ils peuvent partir très vite.

Amélie :

Moi, j’avais le double. Après, je voulais voyager. Donc, j’en avais besoin. Mais 2500, ils peuvent partir en trois mois, même pas.

Fabrice :

D’accord. Question pratique pour le logement. Bon, en effet, c’est clair que c’est beaucoup mieux de trouver une colocation, surtout avec des locaux ou du moins des hispanophones. Mais, comment ça se passe ? C’est facile de trouver une collocation ? Est-ce qu’il faut déjà avoir un boulot ? Est-ce qu’il faut avoir une quotient ? Par exemple, en Colombie, souvent on te demande quelqu’un qui se porte quotient en fait.

Amélie :

Non, pas en Argentine. Il faut que tu verses une caution d’un mois de loyer. Moi, je n’avais rencontré que des personnes qui faisaient des colocations parce que ce n’est pas donné. Donc, financièrement, c’était plus avantageux de faire des collocations. Mais, c’était très facile pour moi et pour la plupart des personnes autour.

Fabrice :

Et est ce que tu te rappelles ? Est-ce que tu as des souvenirs un peu de prix pour avoir un peu une idée du budget par exemple : prix d’un repas, prix d’une location justement d’une colocation à Buenos Aires. Deux ou trois exemples de prix pour se faire une idée plus précise.

Amélie :

Alors, j’y étais il y a deux ans. Et tout le temps, les prix augmentent sans arrêt. Moi, j’ai passé 10 mois. En 10 mois, ils ont monté à deux reprises dans les super marchés. A titre d’exemple, ma colocation donc il y a deux ans, on vivait à quatre dans un appartement. On payait 400 euros chacun…quand même oui. Et c’était un beau prix. Je crois, c’était 380 pour être exacte. Un repas, tu peux avoir des restos très chers. Sinon, tu en as pour… je crois que c’était plus au moins une dizaine d’euros. Mais, ce n’est pas donné.

Fabrice :

Ça te fait un budget pour un mois disons avec quelques sorties sans faire des activités de fous. Ça te fait un budget de combien en gros, une fourchette ?

Amélie :

Alors, moi je suis plutôt économe. Donc, je pouvais m’en sortir avec 600 euros.

Fabrice :

Ah c’est bien, en ayant un logement. Enfin, en payant 400 euros.

Amélie :

Oui, parce que moi je cuisine beaucoup en fait. Voilà, j’étais dans ce principe d’économie. Donc, je cuisinais énormément. Je faisais des repas entre amis. Donc, vu que j’y restais un moment, je n’avais pas ce besoin de connaître tous les restaurants, toutes les spécialités, j’ai pris mon temps. Donc, ça a vraiment été différent. Après, par exemple, j’allais une fois par semaine à un cours de danse. L’entrée, c’était 4 euros, quelque chose comme ça. En France, c’est 15 euros en général.

Fabrice :

D’accord, pour parler toujours argent, j’ai lu qu’il fallait mieux changer ton argent, venir avec des euros, des dollars, je ne sais pas…et changer ton argent au marché noir.

Amélie :

C’est ça. En fait, il y a un double marché en Argentine, ce qui n’est pas officiel. Mais, tous les hôtels le pratiquent. Donc, tous les hôtels vont demander aux touristes de payer en dollars. Ce n’est pas légal, mais ils n’ont pas le droit. Mais, ils le font puisqu’ils ont plus d’argent comme ça. Le plus intéressant à faire c’est de venir avec une grosse somme d’argent en euros.

Fabrice :

Des dollars alors ?

Amélie :

En euros ou en dollars. Les dollars c’est mieux. Mais, bon, nous en tant que français, ça sera des euros en général, et d’aller dans la rue « rue Florida » en général. Vous allez entendre…Oui rue Florida. Il y a plein de personnes qui te proposent d’échanger au black.

Fabrice :

Tu viens dans la rue et il y a plein de bus comme ça sur le trottoir qui attendent ?

Amélie :

Il te dit bureau de change. Il crie dans la rue : « Bureau de change, bureau de change !». Des fois même il y’a plein de petits shops pour les journaux, pour les fleurs, etc. Et des fois, ça se fait à l’intérieur.

Fabrice :

Oui, mais si tu viens pour un an pour un PVT, tu ne vas pas apporter toute cette somme en liquide.

Amélie :

Non, moi j’étais venue avec je crois 500 euros. Mais, ça m’avait permis… disons que si j’avais retiré de l’argent, j’aurais eu l’équivalent de 500 euros. Là, en échangeant au black, j’ai eu l’équivalent de 750 euros. Donc, j’ai fait une grosse économie.

Fabrice :

Oui en effet. Sinon, le reste c’était carte bancaire ?

Amélie :

Sinon, le reste c’était mon salaire.

Fabrice :

Oui, ça c’est l’idéal. Et qu’est ce que tu retiens de cette année en Argentine, de cette expérience ? Quand tu y penses là, qu’est ce que ça t’a apporté vraiment ?

Amélie :

Moi la première chose qui me vient à l’esprit, c’est les rencontres que j’ai faites. J’ai rencontré des personnes qui n’avaient pas grand-chose. Mais, qui avaient le cœur sur la main et qui m’ont tout donné et qui ont toujours pris soin de moi comme une famille à tel point que ça m’émouvait, j’en pleurais au moment de partir, c’était des séparations horribles. Donc, ça c’est le gros… Les relations que l’on crée en Argentine sont très fortes. Ensuite, j’ai appris à parler espagnol. Donc, ça j’étais vraiment super contente et ça m’a donné l’envie d’arrêter d’être salarié et de changer de voie.

Fabrice :

Pourquoi ? Parce que t’étais salarié en fait ?

Amélie :

Oui, mais je travaillais souvent de chez moi. J’étais très indépendante et ça m’a donné goût de vie, de continuer à ce rythme de vie, de faire mon emploi du temps à ma sauce, de travailler le weekend s’il le fallait, mais de ne pas travailler le lundi matin parce que j’avais un rendez-vous ou je voulais aller à la salle de sport par exemple. Et cette indépendance m’a permis de me lancer et de me mettre à mon compte maintenant. Donc, c’était un gros tourment dans ma vie cette année en Argentine.

Fabrice :

Ah oui, carrément parce que ça t’as permis de changer ton mode de vie quoi.

Amélie :

Oui, j’ai changé de vie complètement. Maintenant, quand je suis partie en Argentine, je voulais changer quelque chose, retrouver quelque chose qui me manquait. Mais, je n’avais pas de but précis et j’avais donc l’idée de rentrer en France peut être. Mais, ce n’était pas sûr. Mais, là, je sais que je n’ai plus envie de vivre en France et que je veux vivre, que je veux voyager, que je veux faire quelque chose d’utile, que je vais retourner en Argentine, voir tous mes amis. Non, c’était une expérience plus qu’enrichissante.

Fabrice :

Puisqu’après l’Argentine, si je me rappelle bien, t’es revenue en France, pendant quelques mois j’imagine, mais pas pour y travailler.

Amélie :

Si.

Fabrice :

Si pour y travailler. Cela a dû être dur le retour ?

Amélie :

Oui. J’étais redevenue une enfant qui ne voulait pas aller à l’école, la déprime du dimanche soir. Je n’avais jamais connu ça et j’ai tenu bon. J’avais besoin de travailler financièrement, de savoir où j’en étais réellement et une fois que j’ai réussi à mettre un peu de ce côté, je suis repartie. Et là, je n’ai plus envie de travailler ici.

Fabrice :

T’es repartie ?

Amélie :

En Australie. Oui.

Fabrice :

Depuis, on peut dire que t’es basée là-bas.

Amélie :

Oui. Mais, j’attends le PVT Colombie. Il faudrait qu’ils se dépêchent parce que normalement, je peux postuler jusqu’au dernier jour de mes 30 ans. Je viens de fêter 30 ans.

Fabrice :

Donc, t’as peut être une possibilité, mais ça va être tendu je pense, parce que quand ils décident quelque chose, le temps que cela se mettre en place…

Amélie :

Après, il y a aussi le PVT Chili et le PVT Brésil qui m’ont été ratifiés avant mais ça dure. Le Brésil, je pense que ça fait presque deux ans maintenant. Et Chili aussi c’était avant la Colombie. Donc, c’est en cours.

Fabrice :

Ah oui. Je ne le savais pas. Il y en a de plus en plus de pays ?

Amélie :

Oui.

Et tu seras attirée par un peu le Canada, le Japon, la Corée du Sud ?

Amélie :

Moi, je suis attirée par les pays où il fait chaud en fait. Donc, pour des vacances, ça m’attire beaucoup mais pour y vivre non. Par contre, oui, j’ai envie de revivre en Amérique du Sud.

Fabrice :

Tu serais vraiment remotivée si tu pouvais refaire une expérience. Mais, bon, c’est vrai que la plupart des PVT, puisque le PVT Canada, c’est jusqu’à 35 ans, mais tous les autres bizarrement – enfin bizarrement ou c’est le Canada qui est bizarre, je ne sais pas. Non, c’est les autres plutôt. C’est vrai ça s’arrête à 30 ans.

Amélie :

Oui. Et ça y’est, la sentence est tombée : j’ai 30 ans. Donc, s’il vous plait, dépêchez-vous la Colombie. Laissez-moi partir là-bas !

Fabrice :

C’est clair que c’est un pays très chouette surtout pour faire un PVT. Je pense c’est une super expérience. Donc, là pour terminer maintenant t’es devenue finalement digital nomade.

Amélie :

Tout à fait oui. Je me suis lancée, il y a un peu moins d’un an et je travaille depuis mon ordinateur où j’habite. Donc, que ce soit en France, en Australie, en Asie. Et je fais des sites web maintenant. Et ça me plait. Tout se passe très bien.

Fabrice :

Voilà, si vous avez- on ne sait jamais -un besoin, vous pouvez contacter Amélie. Elle sera à Bali la chanceuse. Mais, bon, elle sera disponible.

Amélie :

Je vous ferai un site web en regardant la piscine.[rire]

Fabrice :

Ce n’est pas mal. En effet, ça a eu un gros impact sur ta vie ce PVT en Argentine. Finalement, ça ne tient pas à grand-chose parfois les tourments dans la vie parce que… Qu’est ce qui t’a fait finalement. C’était avant tout une rencontre. Finalement, c’était parce que tu connaissais des gens en Argentine qui t’ont invitée en vacances ?

Amélie :

Oui. Alors, je suis une fille en fait. Donc, c’était un peu moins sympa que ça. C’était une rencontre qui s’est terminée, c’était un chagrin d’amour en fait qui me perturbait. Donc, moi quand c’est comme ça. Je quitte tout et j’essaie ailleurs et ce qui s’est passé et c’est grâce aux rencontres que j’ai faites là-bas que ça s’est très bien passé.

Fabrice :

En fait, tu devrais remercier ton ex.

Amélie :

Je pense que je devrais lui envoyer des fleurs. [Rire]

Fabrice :

Oui carrément.

Amélie :

Non. Mais, c’est vrai que ça tient à peu de choses tout ça. Et voilà et maintenant, j’ai découvert l’Amérique du sud. J’ai rencontré des personnes extraordinaires. Je suis enfin épanouie et je fais quelque chose qui me plait. Je ne me suis pas lassée par le travail. J’ai l’impression de contribuer à quelque chose. Et je suis super heureuse. Voilà.

Fabrice :

En tous cas, ça s’entend je pense. Écoute, merci Amélie pour avoir répondu à ces questions. On peut te retrouver sur ton blog qui s’appelle…

Amélie :

« mamaisonsurledos.com ».

Fabrice :

Voilà, je mettrai le lien dans l’article. Je vais te laisser. Tu vas reprendre ton sac rejoindre une amie. Moi, j’étais un peu parano avec mon portable parce que tout à l’heure, on était assis et il y a quelqu’un qui s’est fait volé son portable comme ça dans la rue. Il y a eu une course poursuite. Donc, là je suis entrain de tendre mon portable je regarde toujours à droite et à gauche, je ne suis pas très rassuré. Je pense que le mec de toute manière est loin maintenant. Et bien merci d’avoir écouté ce podcast et puis, Amélie, je te souhaite tout le meilleur pour la suite et puis bonne route.

Amélie :

Merci beaucoup Fabrice. A toi aussi.

Fabrice :

A bientôt. Ciao.

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Voyager en Amérique centrale : 7 clichés démontés !

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Voyager en Amérique Centrale, vous y avez déjà pensé ? Je suis sûr que vous avez certains clichés et peut-être des fausses conceptions sur cette région. On parie ? Voici 7 clichés, et cet article va leur tordre le cou !

cliché amérique centrale

cliché amérique centrale

Je laisse la parole à Laura qui a voyagé dans cette région pendant cinq mois.

Le Nicaragua, c’est où ? Le Bélize, c’est quoi ? L’Amérique centrale, en trois semaines c’est plié, et puis c’est hyper dangereux. Au moins en Asie du sud-est, c’est safe et c’est moins cher. De toute façon ils sont américanisés à fond et c’est partout pareil. Salsa, playa, il n’a pas de quoi fouetter un chat.

C’est un peu le genre de phrases que nous avons entendues ou lues avant de partir pour 5 mois de voyage à travers l’Amérique centrale.

Pourtant, ce n’est pas du tout ce que nous avons vécu. Alors, nous avons eu envie de partager nos impressions, de tordre le cou à certains clichés ou les nuancer pour au final vous donner une irrépressible envie d’y aller.

1.C’est méga dangereux là-bas, non ?

La première pensée associée à l’Amérique centrale est celle de l’insécurité et de la violence. Nous n’allons pas faire d’angélisme en démentant les statistiques de criminalité qui reflètent bel et bien une réalité.

Cependant, les voyageurs ne sont pas les plus concernés par ces risques de violence.

Les pays ou villes qui connaissent les plus fort taux d’insécurité sont ceux où la présence de gangs est importante. C’est particulièrement le cas au Honduras connu pour abriter la ville dite la plus dangereuse du monde, San Pedro Sula. Pour l’histoire, nous n’y sommes restés que 30 minutes. Ce fût assez pour faire une belle rencontre qui nous offrit un porte clé en souvenir. Comme quoi même dans la ville la plus dangereuse du monde, il peut aussi se passer de jolies choses.

La question de l’insécurité évoluent et le quotidien du voyageur qui adopte les règles de base de sécurité (je vous oriente vers le guide de Fabrice sur le sujet, la méthode a.t.i.p.i.c.) ne devrait pas être inquiété.

A titre d’exemple, le Guatemala qui autrefois était réputé très dangereux, notamment pour les vols à mains armés auprès des touristes, a mis beaucoup de moyens pour sécuriser les sites touristiques.

Pour l’anecdote, on s’est fait voler de la crème solaire et des capotes dans une poche accessible de notre sac à dos mis sur le toit d’un bus collectif (erreur de débutant, on n’avait pas fermé à clé cette poche). Au moins, on aura contribué à la prévention sexuelle et solaire du chapardeur.

 

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Pour en savoir plus :

Note de Fabrice. En effet, les vols dans les sacs situés sur les toits des bus sont un grand classique. Idem si vous laissez votre sac au-dessus de vous dans le bus. Dans certains coins, il faut même être vigilant si vous laissez votre sac entre vos jambes…J’avais écris un article sur la sécurité en Amérique Centrale.  

 

securite amérique centrale

securite amérique centrale

Ce qui peut beaucoup dérouté en Amérique centrale, c’est la présence de gardes armés devant des lieux culturels, des banques et parfois même des boulangeries. Pour certains cela donne un sentiment d’insécurité pour d’autres cela rassurent.

2.Ce n’est pas un peu trop américanisé ?

L’Amérique centrale dans sa proximité avec les Etats Unis peut-elle échapper à une américanisation galopante ? La question mérite en effet d’être posée. S’il est vrai que des pays comme le Costa Ricaet le Panama qui connaissent un fort développement, empruntent des éléments culturels nord américain (comme nous autres par ailleurs), il serait exagéré de dire (comme j’ai pu le lire) que les states et le Costa Rica (par exemple) c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Quand Juan, ancien combattant sandiniste vous raconte la révolution et le modèle coopératif au Nicaragua, nulle doute que vous n’avez pas affaire à un chantre du libéralisme.

murales

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Quand la cosmovision maya au Guatemala vient réveiller votre curiosité pour les cultures ancestrales, vous vous sentez réellement très loin de New York et ses poncifs.

3. C’est tout petit, en 3 semaines c’est gérable ?

Les distances en Amérique centrale ne sont pas les mêmes qu’en Amérique du Sud, c’est indéniable. Pour autant, il serait dommage de considérer que quelques semaines suffisent à parcourir cette région.

Lors de notre voyage, le jeu du moment, pour certains, consistait à visiter un maximum de pays le plus rapidement possible. Visiter un pays se résumait d’ailleurs parfois en la découverte unique de sa capitale ou d’un lieu en particulier.

Cette tendance me laisse penser que les voyageurs sous estiment les potentialités de chacun de ces pays. Si vous avez peu de temps, nous ne pouvons que vous conseiller de vous limiter à un ou deux pays (limitrophes) plutôt que de vouloir tout sillonner et perdre votre temps dans les transports et le passage de frontières.

Nous avons passé 5 mois en Amérique centrale et franchement on aurait pu y passer le double sans s’ennuyer.

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Pour en savoir plus :

Note de Fabrice : tout à fait d’accord ! En 2011, j’avais voyagé 3 mois, du Nicaragua au Yucatan. 

4. Pour la nature, il n’y a que le Costa Rica ?

Le Costa Rica est sans conteste le plus pays le plus connu de la région et notamment pour son développement en faveur de l’écotourisme. Ses parcs permettent en effet d’observer facilement une faune abondante. Mais la biodiversité ne s’arrête pas à la frontière costaricaine.

Les environs de Tikal au Guatemala vous permettront d’observer certains animaux emblématiques de l’Amérique centrale comme des toucans, des coatis, des agoutis et des singes.

clichés amérique centrale

clichés amérique centrale

Si vous aimé le snorkeling, les eaux turquoises de Caye Caulker et la richesse des îles du Honduras vous réservent des rencontres inoubliables avec des lamantins, requins, raies et murènes. Vous pourrez aussi participer à la libération de tortues marines au Nicaragua qui abritent différents spots de ponte de la tortue Carey qui fait l’objet de projets de conservation.

Enfin,le Panama, véritable corridor écologique pour les oiseaux vous en mettra plein la vue à Pipeline Road où on a recensé pas moins de 500 espèces d’oiseaux en une matinée !

Autant de lieux (et ce n’est pas exhaustif) où vous pourrez admirer la nature dans tous ses états et peut être de manière moins artificielle que certains parcs très fréquentés du Costa Rica.

5. Et les ruines Incas, on les trouvent où ?

Malgré les ambitions expansionnistes des Incas, ces derniers ne sont jamais arrivés jusqu’en Amérique centrale. Mais rassurez-vous, il existe tout de même des sites archéologiques d’importance. La civilisation concernée est juste différente, il s’agit des Mayas.

Voici par pays, les principaux sites archéologiques :

Au Guatemala, il y a bien sûr l’extraordinaire site de Tikal qui n’a d’ailleurs rien à envier à son rival.

tikal-voyage

tikal-voyage

Chitchen Itza au Mexique. Au-delà de la beauté des bâtiments restaurés, il est fascinant de voir tout l’étendu de la cité qu’il resterait encore à déterrer et qui aujourd’hui est recouverte par une nature luxuriante que l’on peut admirer. Le département du Péten contient aussi de nombreux autres sites secondaires.

Les autres pays recèlent aussi des sites historiques d’importance. Au Honduras, on peut citerles ruines de Copán et la Statue du singe hurleur de Coman, au Belize il y a les ruines de Lamanai et de San Ignacio. Enfin au Salvador, le site de Tazumal.

sanignacio

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6. Il existe vraiment des différences culturelles entre les pays ?

Un très grand oui pour répondre à cette question. Même si la superficie de cette région n’est pas importante, chacun des pays qui la compose conserve une culture singulière, une histoire et des ambiances uniques.

Même lorsque l’on prend des pays voisins (Bélize-Guatémala ou Nicaragua-Costa Rica), on est étonné des différences d’ambiance.

D’un côté, le Belize anglophone baigne dans un métissage culturel influencé par les caraïbes où cohabitent à la fois de fortes communautés mennonites et les garifunas venus d’Afrique ayant évité de justesse l’esclavage.

De l’autre, le Guatemala où on recense pas moins de 21 dialectes mayas et où il est possible d’admirer des danses indigènes aux costumes insolites lors des différentes fêtes populaires.

guatemala

guatemala

Au Nicaragua, vous serez baigné par la trace qu’à laissé le sandinisme dans les esprits et dans l’importance donné au collectif et à la vie communautaire.

Alors qu’au Costa Rica, vous serez surpris aussi par des choix audacieux de société qui misent sur l’environnement et la paix (ce pays est le seul à ne pas avoir d’armée).

voyage amérique centrale

voyage amérique centrale

Au sein même d’un pays, les histoires et les cultures se croisent. Par exemple, au Panama s’entrelacent encore aujourd’hui le vécu de populations indiennes à celle des travailleurs européens venus construire le canal de panama au 19ème siècle.

7. On écoute de la salsa partout non ?

La salsa est la musique emblématique de Cuba mais détrompez vous elle n’est pas si répandu que ça en Amérique centrale.

Elle doit se partager avec ses rivales que sont le reggaeton, la cumbia, le merengue, la trova. Mais ces musiques modernes côtoient aussi tout un ensemble de musique traditionnelle et folklorique dont l’instrument emblématique est bien souvent le marimba (sorte de xylophone) qui donne à la musique de cette région une signature particulière.

Nous avons par exemple eu la chance de tomber sur un concert de musique garifuna sur une plage d’hopkins au Belize.

Le mélange des tambours d’Afrique, des maracas, de la conque marine diffusaient des rythmes facilitant un corps à corps endiablés. Tandis qu’au Guatemala, le marimba invitaient les danseurs à exécuter la danse « de los venados » parés de costumes colorés aux masques d’animaux.

guatemala

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Enfin, un père et sa fille dans la réserve de Miraflores au Nicaragua nous ont fait une superbe démonstration à capella de chanson nicaraguayenne.

Nous aurions pu évoqué d’autres clichés mais le mieux est sans nulle doute que vous alliez vous faire votre propre idée par vous même. Ne reste plus qu’à choisir un des pays de cette jolie région ou la sillonner toute entière.

portraitseblaura

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Laura et Sebastien, alias les globeblogueurs, compagnons dans la vie comme en voyage vous embarquent dans leurs découvertes naturelles et culturelles à travers le monde et particulièrement en Amérique centrale et du Sud. Des carnets de voyage truffés de bons plans le tout saupoudré d’une pointe d’humour.

Ici: Retrouvez leur blog et leur page Facebook. 

Merci à eux pour cet article.

Il est vrai que je retrouve certains de ces clichés quand je discute de l’Amérique Centrale autour de moi. Ce qui revient surtout, c’est la question de l’insécurité (qui est une réalité) et le fait que visiter ces pays demandent peu de temps. Beaucoup de voyageurs font zappent ces régions ou alors, ils passent très vite. C’est dommage. 

Mes trois mois à travers l’Amérique Centrale restent pour moi un de mes plus beaux voyages. 

Et vous, connaissez-vous cette région ? Avez-vous, ou aviez-vous ces clichés en tête ? 

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Comment voyager vous aide à rester jeune !

Le voyage permet de rester jeune plus longtemps, à la fois dans la tête et physiquement. Démonstration.

Guide des aéroportsde Paris (14)Guide des aéroportsde Paris (14) 

On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. C’est vrai.

Mais voyager permet aussi de rester jeune plus longtemps.

  

Un esprit plus flexible

En prenant de l’âge, notre esprit devient moins flexible, moins tolérant et ouvert. L’individu est moins aventureux et on réfléchit plus avant de sortir de sa zone de confort.

D’une manière générale, les rencontres se font moins nombreuses également.

Bref, nous avons tendance à nous recentrer sur nous-mêmes de plus en plus.

C’est une vérité qu’il est aisé d’observer autour de soi. Peut-être que vous l’avez déjà observée à votre encontre.

Les grands voyageurs sont moins concernés par cela. Ils gardent un esprit plus ouvert et flexible. Et moins franchouillard.

En voyage, notre cerveau est constamment sollicité. Il doit traiter de nombreuses nouvelles informations : une langue, des rencontres, un environnement différent. Bref, il ne chôme pas ! Tout cela contribue à maintenir un esprit ouvert et flexible, j’en suis convaincu.

Si vous avez des amis qui n’ont jamais voyagé, ou qui ont arrêté depuis un moment, vous pouvez l’observer, j’en suis sûr.

C’est ce que j’explique souvent à un ami quand il me fait des réflexions franchouillardes ou digne du journal de Pernaut sur TF1. Du genre « ah la France, il y a pas mieux, pourquoi aller voir ailleurs ? ».

Tiens, cela me rappelle cet article du Gorafi qui m’avait bien fait rire.

Il s’amuse en se disant qu’il vient de voyager en Afrique dans la journée après avoir regardé un reportage animalier sur France 5. Certes, il est à moitié sérieux, mais tout de même, on sent qu’il y a un fond de vérité.

Son esprit a perdu de sa flexibilité. C’est comme un muscle, si vous ne l’entraînez pas régulièrement, il devient moins efficace.

La routine, c’est un poison. Elle accélère le temps qui passe. Elle nous enlise dans notre zone de confort et nos certitudes. La lutte contre la routine devrait être déclaré grande Cause nationale.

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Plus jeune physiquement

Corps et esprit sont liés. Ainsi, en général, une personne qui reste jeune dans sa tête fait souvent moins que son âge. Cela ne tient pas seulement à son apparence physique, mais à l’impression qu’elle dégage à travers son attitude, sa façon de s’habiller ou de parler.

La plupart des passionnés de voyage que je connais font moins que leur âge, clairement. Vous n’avez pas constaté cela autour de vous ?

Parfois, la différence est minime. Parfois, elle est plus visible.

Un esprit plus jeune entraîne le corps vers de nouveaux territoires et vers plus de mouvements et de mobilité. Tout cela évite la sclérose.

Plus on avance dans l’âge, plus nous allons vers l’immobilisme. Le dernier stade, c’est la mort, l’immobilisme éternel entre quatre planches.

En conclusion, voici une raison de plus pour voyager plus : rester jeune plus longtemps !

Qui n’est pas sensible à cet argument ?

Voyager permet aussi de ralentir le temps, lire mon article à ce sujet. 

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous ressentie cela ? Merci de laisser votre témoignage ci-dessous afin d’apporter plus

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J’ai testé le LARC à 1770 !

A 1770, découvrez la baie où débarqua James Cook à bord d’un véhicule surprenant. J’ai même pu prendre les commandes du LARC. Mais au fait, c’est quoi cet engin ? 

1770, c’est le nom d’une ville du Queensland. Une belle côte face au Pacifique à découvrir grâce au LARC, un étonnant véhicule !

1770 et James Cook

Hein, quoi, une ville qui s’appelle 1770 ? Oui, je sais, c’est un nom bizarre et peu commun.

Mais il y a une explication historique. Cette ville porte tout simplement le nom de l’année où fut découverte l’Australie. Car c’est sur ce bout de côte du Queensland que débarqua James Cook en 1770.

1770, ou Seventeen Seventhy, est un petit village touristique situé dans la zone sud de la Grande barrière de Corail.

1770 en australie1770 en australie 

LARC ou Lighter Amphibious Resupply Cargo

C’est à 1770 que vous pourrez explorer la Baie de Bustard à bord d’un engin peu commun : un LARC, ou Lighter Amphibious Resupply Cargo. Cet engin militaire datant des année 1960 fut récupéré par cette entreprise familiale afin de proposer des tours de la baie.

Deux LARC permettent d’amener 70 personnes, sur mer, comme sur terre !

Techniquement, le LARC est un bateau. Mais avec ses grosses roues, il peut rouler sur la plage et les dunes facilement, sans temps mort.

1770 larc

1770 larc

visiter 1770

visiter 1770

Le tour à la journée propose un long voyage à travers Bustard Bay. Vous pourrez admirer les mêmes paysages sauvages que James Cook lorsqu’il débarqua ici. Le LARC traverse 4 criques, tantôt sur l’eau, tantôt sur le sable, avant de grimper une colline pour rejoindre le phare de Bustard Headland.

Quelques chiffres sur ces étranges machines :

  • Elles peuvent grimper une côte avec une inclinaison de 60%. C’est énorme.
  • Un LARC est entièrement fait en aluminium.
  • Des machines peintes en rose, ce qui détonne avec le bleu du ciel et la couleur du sable.
  • Elles furent construites en 1965 et 1966.

Le phare de Bustard Headland

Celui-ci fut le premier phare construit dans le Queensland, en 1886. C’est aussi le seul qui est ouvert au public. Du haut de ses 16 mètres, le phare offre une vue imprenable sur la baie et l’océan.

Vous pourrez monter tout en haut du phare et visiter le pavillon originel rénové. Non loin, un petit cimetière raconte les drames que vécurent certains de ses occupants.

Les occupants du lieu furent les victimes de plusieurs drames, on parla même d’une malédiction…

Bustard Headland

Bustard Headland

larc à 1770

larc à 1770

Un lieu vraiment superbe avec un panorama d’enfer.

Après le déjeuner, vous pourrez vous essayer au sand boarding sur les dunes de la baie.

Si vous passez dans la région, il faut absolument vous réserver une journée pour visiter la baie de 1770 avec un LARC. De plus, David et Neil, aux commandes, ont un enthousiasme communicatif !

Plus d’articles sur l’Australie ici. 

  • Infos sur leur site. Réservez à l’avance.
  • Pour le tour à la journée, comptez 130 dollars, de 9h à 16h.
  • Possibilité de prendre le petit déjeuner sur place, un café se situe juste à côté.

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L’automne en mode Pays Basque : 7 raisons d’en profiter !

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Le Pays Basque est pour moi l’une des plus belles régions de France. Avec une véritable identité culturelle. Pourquoi ne pas y aller en ce moment ? Voici pourquoi les belles couleurs de l’automne se marient aussi bien avec le Pays basque.

J’ai découvert cette région il y a quelques années en rendant visite à un ami qui habitait alors Bayonne. J’étais alors resté quelques jours à arpenter le pays.

Je me souviens notamment de Saint-Jean-Pied-de-Port. Un nom atypique pour un beau village des Pyrénées. Cette localité est mondialement connue car c’est de là que partent les pèlerins du chemin de Saint-Jaques-de Compostelle.

Saint-Jean-de-Luz m’avait aussi marqué. Une petite ville adorable avec son port et son église dédiée aux pêcheurs. A l’intérieur, près de la nef, la reproduction d’un navire est suspendue au plafond.

eglise-saint-jean-de-luz

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Le Pays Basque n’est pas seulement une destination estivale. C’est aussi un bon plan pour un séjour automnal.

Voici quelques raisons d’y aller, là, maintenant, tout de suite !

1. Moins de monde en automne !

pays-basque-actiites

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Beaucoup de touristes choisissent l’été pour se rendre dans le Pays basque, notamment pour profiter des plages.

Cela dit, l’automne est aussi une belle saison pour s’y rendre.

Vous êtes surfeur ? J’imagine que vous surfez en toute saison. Comme me le disait un ami australien sur la Gold Coast cet été « un vrai surfeur, il pratique quelle que soit la température de l’eau ! ». C’est dit !

2. C’est moins cher !

Comme vous le savez, voyager hors saison est toujours un bon moyen pour voyager moins cher !

3. Randonner au milieu des belles couleurs de l’automne

pays basque

pays basque

L’automne est une de mes saisons préférées. La campagne et la nature se partent de belles couleurs. C’est encore plus beau lorsque le paysage est vallonné et montagneux comme dans le Pays Basque.

De plus, il y a encore de belles journées en automne. Il peut même faire encore chaud grâce au fameux été indien.

De toute manière, vous êtes ici au Sud-Ouest de la France, les températures sont encore clémentes en cette saison !

A cette période, quand je ne suis pas à l’étranger, j’aime beaucoup me rendre dans le sud de la France. Il y fait plus chaud, la différence au niveau de la météo est parfois énorme. C’est une manière pour moi de prolonger l’été !

visite pays basque

visite pays basque

La région est réputée pour ses randonnées. Le Pays Basque a beaucoup à offrir sur ce point. Je sais de quoi je parle ayant fait quelques balades mémorables dans cette région.

Le GR10 est ce que le GR20 est à la Corse : un chemin mythique longeant les Pyrénées, de l’océan Atlantique à la Méditerranée.

Quelques autres balades renommées :

  • le sentier des contrebandiers
  • les Gorges de Kakuetta (Indiana Jones)
  • la Passerelle d’Holzarte
  • le Mont Baïgura
  • les crêtes d’Iparla

 4. Récoltes et spécialités locales

marche

marche

Qui dit automne dit vendanges ! En septembre, vous verrez la récolte de raisins sur les domaines de la région.

C’est aussi la saison de récolte des piments, une spécialité locale. Les fermes de la région vont alors les encorder et les suspendre aux façades afin de les sécher au soleil.

N’oubliez pas non plus la cueillette des cèpes, c’est la saison ! Un prétexte pour de belles balades en forêts. Vous trouverez cela bien sûr sur les marchés locaux de la région.

5. Le rugby !

En cette période coupe du monde de Rugby, je ne pouvais faire l’économie d’un paragraphe sur ce sport que j’apprécie.

Le Sud-Ouest EST la terre du rugby en France. Le Pays Basque fait partie de l’ovalie avec des clubs historiques comme L’Aviron Bayonnais (les bleus) et Le Biarritz Olympique (les rouges). Ici, vous devez choisir votre camp : les Bleus ou les Rouges !

Profitez-en pour aller voir un match un week-end afin de savourez l’ambiance.

6. La pelote basque

cesta punta

cesta punta

Le sport emblématique du Pays Basque.

Je sais, c’est particulier. J’ai essayé, ce n’est pas facile…

Fin octobre, BIARRITZ accueil le festival des traditions basques. Vous pourrez essayer ce sport ainsi que la cesta-punta.

7. Les festivals

Le Pays Basque est une région très dynamique, les festivals ne se limitent pas à l’été !

Voici une sélection de festivals, vous allez voir, il y en a pour tous les gouts !

En octobre :

Saint Jean de Luz : Festival international du film de Saint Jean de Luz

Du 5 au 10.

Une des plus belles villes du pays basque à mon avis.

ANGLET, Festival de tango argentin

3 jours dédiés au tango, concerts, spectacles, maestros, cours et initiations, milongas, conférences, expositions.

Du 23 au 25.

ESPELETTE, Fête du piment

Le piment est une des principales spécialités locales. A Espelette, les piments sont attachés aux façades des maisons pour sécher. Il existe même une confrérie du piment qui organise une fête à la fin du mois d’octobre.

Les 24 et 25.

pays basque automnepays basque automne 

En novembre :

BIARRITZ, Lurrama : la Ferme Basque

Un salon de l’agriculture locale en somme : des animaux, un marché fermier et plein d’animations.

Du 6 au 8.

 

BIARRITZ, Fêtes de La Saint Martin

Un rendez-vous populaire avec concours gastronomique, spectacles de danse, pelote basque, déjeuner spectacle…

Du 17 au 15.

                 

BIARRITZ, Biarritz en Lumières, 10ème édition

Une fête qui n’est pas sans rappeler la Fête des Lumières à Lyon en décembre.

Du 19 décembre au 4 janvier 2016.        

  

Il y a de quoi faire n’est-ce pas ?

 

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Pour en savoir plus :

Pour d’autres idées et faire le plein d’infos, voici le site du comité Départemental du Tourisme Béarn Pays Basque. 

 

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IVCAST 15 : La vraie vie ? Parlons-en ! En direct du Royal Livingstone Express

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« Ce n’est pas la vraie vie ! » J’ai souvent entendu cette expression, notamment par rapport à mon mode de vie. Vous aussi peut-être ? Voici ce que je répond d’habitude à cela. Je vous parlerai aussi d’autres sujets à bord d’un train unique. 

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Ecouter cet épisode :

1.Tout de suite sur le blog avec le lecteur ci-dessous :

2. Ecouter cet épisode et les prochains sur la plateforme iTunes en t’abonnant au podcast sur iTunes.

Pour une écoute sur les smartphones et les tablettes Apple, utilises une application comme Stitcher ou Podcasts.

3. Ecouter cet épisode et les prochains sur les smartphones et tablettes Android grâce à une application comme Stitcher ou Podcast Addict. Ajoute le flux du podcast dans ta play list. Ou cherche Instinct Voyageur !

4. Ou télécharger le podcast en mp3 (clic droit-enregistrer sous ) 

– S’abonner au flux RSS du podcast.

 

Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

Tout est expliqué ici !

A propos de cet épisode :

Il y a encore quelques jours, j’étais en Zambie. Un extraordinaire voyage à la découverte de la faune sauvage et des parcs nationaux du pays.

Du côté de Livingstone, je suis monté à bord du Royal Livingstone Express. Ce vieux train des années 20 a été remis en service pour les touristes de passage.

Il vous emmène jusqu’aux chutes Victoria afin d’y admirer le coucher de soleil.

J’en ai profité pour enregistrer cet épisode du podcast assez éclectique dans les sujets abordés.

Mots clefs du podcast:

Indépendance – Voyager en train – Choix de vie – Zambie – Voyager moins cher

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Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– « Ce n’est pas la vraie vie ! » Pourquoi cette expression n’est pas juste.

– Ce que je réponds lorsque l’on me l’adresse.

– Pourquoi je kiffe ce voyage en Zambie

– L’outil qui vous permet de savoir si c’est le bon moment pour voyager dans tel ou tel pays.


Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– Currency Advisor. IMG_1282

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Merci d’avoir écouté !

Vous souhaitez écouter les prochains podcasts du blog ?

Pour cela, il suffit de souscrire au podcast sur Itunes.

Si sous avez aimé ce podcast, je vous serais vraiment reconnaissant si vous pouviez laisser un commentaire sur iTunes. 

Les avis sur iTunes sont très importants pour avoir de la visibilité et donc, que ce projet de podcast continue dans la durée. Merci !

Les autres épisodes du podcast voyage ici.

Vous avez une question ?

Posez-moi une question de vive voix pour un prochain IVCAST !

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Aller plus loin…

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Châteaux de la Loire : week-end royal autour de Blois !

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Je suis parti à la découverte du top 3 des châteaux de la Loire dans la vallée des Rois autour de Blois. Chambord, Chenonceau et Cheverny étaient au programme, ainsi qu’une belle adresse pour se loger.

J’ai beaucoup voyagé en France durant mes jeunes années, mais je ne connaissais pas les châteaux de la Loire. Aussi, j’ai eu l’occasion de me rattraper il y a quelques semaines.

« Faire les châteaux de la Loire » est illusoire vu leur grand nombre : près de 100 édifices entre Nantes et Orléans.

La plupart des visiteurs prennent 2, 3 jours pour en visiter quelques-uns. C’est ce que j’ai fait.

 J’ai décidé de me centrer sur la région de Blois et sa vallée des Rois.

 Je voulais visiter ce qui est pour moi le top 3 des châteaux de la Loire, c’est à dire :

 

Chambord : le plus imposant

 chateaux de la loirechateaux de la loire

Un des plus imposants et des plus marquants. Il fut le premier château de la Renaissance en France.

Il possède plusieurs particularités :

  • son escalier à double révolution, une innovation pour l’époque. Il permet d’emprunter deux escaliers sans se croiser. Si vous le visitez à deux, empruntez chacun un des escaliers. Vous verrez que vous pourrez vous voir grâce à de petites fenêtres. Le donjon du château a été entièrement pensé par rapport à cet escalier qui est le pivot central de l’architecture de Chambord.
  • il fut très peu habité : seulement une dizaine d’années sur plusieurs siècles !
  • à l’époque, la royauté était nomade, les Rois se déplaçaient avec leur mobilier. C’est pour cela que les salles du château étaient assez dépouillées.

 week-end blois

week-end blois

Ce qu’il faut comprendre, c’est que Chambord fut pensé par François 1er comme un outil de communication.

Il avait pour but de montrer la puissance du Roi de France aux souverains étranger. Il n’était pas habité ? Ce n’est pas grave, l’important était le message : construire un édifice de cette ampleur dans un lieu éloigné et dans une zone marécageuse à l’époque.

En cela, le château fut une réussite. Il surprit tout le monde. Et c’est encore le cas de nos jours.

Certains prêtent l’origine de l’escalier et de certains plans à Léonard de Vinci. Ami de François 1er, il résida non loin de là. Cependant, il mourut avant le début des travaux.

Les plans furent peut-être aussi inspirés par François 1er lui-même qui était féru d’architecture.

Bref, sur ce point, c’est un mystère car les archives et dessins originaux n’ont jamais été retrouvés.

 visite chambord

visite chambord

Je vous conseille de choisir la visite guidée insolite du château. Vous pourrez ainsi passer par les escaliers de services empruntés par les serviteurs et fermés au public. Vous découvrirez aussi la charpente du château, impressionnant !

Comptez au moins trois heures pour la visite.

Voir le site du château.

 

Chenonceau : le plus beau

chateau

chateau

C’est l’un des châteaux emblématique de la Loire, et pour cause, sa galerie enjambant un affluent de la Loire est unique.

Edifié par Katherine Briçonnet en 1513, c’est Catherine de Médicis qui lui donna tout son ampleur. C’est elle qui rajouta la galerie sur l’eau.

La reine-mère dépensa des fortunes pour embellir le château et y donner des fêtes grandioses.

La visite des salles est passionnante, un vrai pan d’histoire de France !

La salle qui m’a le plus impressionné ?

La chambre de Louise de Lorraine. A la mort de son époux Henri III, elle ne quitta plus le château et en fit un lieu de recueillement. Les murs de sa chambre sont peints en noir, avec comme décoration des ossements et des larmes. Hum, plutôt lugubre non ? 

 chateaux blois

chateaux blois

Durant l’Occupation, chose étonnante, la galerie était entre la zone occupée et la zone libre. Des clandestins l’utilisaient pour rejoindre la France libre. Le château fut plusieurs fois menacé de destruction par une batterie allemande.

Pas de visites guidées ici. Par contre, vous pouvez louer un audio-guide, indispensable pour profiter vraiment de ce lieu magique.

Comptez trois heures pour la visite.

Plus d’infos sur le site du château.

 

Cheverny: l’intérieur le plus intéressant

visite chevenry

visite chevenry

Ce château ne paye pas de mine comparé aux précédents. Clairement, nous ne sommes pas dans la même catégorie que Chambord. Pourtant, c’est le deuxième château le plus visité de la région.

Cheverny vaut cependant le détour par son intérieur très riche. Les différentes salles du château ont été restaurées et meublées de belles manières. Beaucoup de détails sur la vie des châtelains jadis.

Une foule de détails. De plus, le château de Cheverny est habité par ses occupants, le marquis et la marquise de Vibraye.

Construit au XVIIème siècle dans un style classique, ses façades sont blanches en raison de l’utilisation de la pierre de Bourré, une pierre locale. Des statues d’empereurs romains ornent sa façade.

 chateaux de la loire

chateaux de la loire

Comme vous le savez peut-être, Hergé s’est inspiré de ce château pour son célèbre château de Moulinsart, lieu de résidence du capitaine Haddock. D’ailleurs, une exposition sur Tintin a élu domicile dans une des annexes du château.

Plus d’infos sur le site du château.

Nous avons passé deux jours très agréables à visiter ces châteaux. Au début, je pensais en voir davantage, mais c’était sans compter la magie des lieux qui m’a retardé.

Visiter trois châteaux dans la journée me paraît beaucoup. Surtout qu’en septembre, les horaires sont en général les suivants : 9h15-9h30 jusqu’à 18h le soir.

Il faudra donc en choisir plusieurs à proximité.

Seule ombre au tableau, le temps. Nous n’avons pas eu de chance, la pluie a été assez présente.

Une adresse royale pour un week end à deux.

le logis

le logis

Question logement, par contre, c’était royal.

Nous avons séjourné dans un hôtel de la chaîne Logis. A vrai dire, je ne connaissais pas cette chaîne. Et pourtant, ils possèdent un grand nombre d’hôtels en France. Où que vous alliez, il y en a un à proximité.

Pour ce week-end, j’avais choisi le Logis Le Fleuray. Il est situé à 30 mn à l’ouest de Blois. Il se situe en pleine campagne ce qui est particulièrement agréable. Vous êtes idéalement placé entre Blois et Chambord d’un côté et Chenonceau.

Un bel édifice non ?

 le fleuray logis

le fleuray logis

L’hôtel possède un succulent restaurant : Le Colonial. Décoration très africaine ; regardez :

Ayant choisi l’hôtel un peu par hasard, j’ai vu cela comme un clin d’œil ! En effet, une semaine après, je partais pour la Zambie d’où j’écris ces lignes !

 

Nous nous sommes régalés. Je crois que j’ai mangé ici l’un des meilleurs desserts de ma vie : le dôme au chocolat. A l’intérieur : un fondue de mangue et de fruits de la passion. Terrible !

logis-fleuray

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Enfin, cet hôtel possède une piscine, un court de tennis et surtout un jacuzzi que j’ai particulièrement apprécié. Idéal après une journée de visite.

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Pour en savoir plus :

Pour retrouvez cet hôtel, consultez le site des Logis. Bref, si vous souhaitez passer un week-end romantique, c’est l’adresse qu’il vous faut.

 

100 euros de chèque cadeau pour vous

Les Logis m’ont proposé d’offrir un chèque cadeau de 100 euros à l’un des lecteurs du blog. Il sera valable dans tous les hôtels du groupe en Europe.

Comment participer ?

C’est simple, il suffit pour cela de :

  • partager la photo du Logis où j’ai séjourné sur vos réseaux sociaux : Twitter, Instagram ou Facebook. (les 2 photos ci-dessus)
  • Indiquer dans votre partage les deux hastags : « #PlaisiroLogis » et « #LesEnviesLogis ».
  • Partager en mode public bien sûr.

Exemple avec cette photo :

{Retour sur mon voyage autour de Blois} Le château de Cheverny dont Hergé s’est inspiré pour son château de Moulinsart….Posted by Instinct Voyageur on vendredi 25 septembre 2015

Vous avez jusqu’au 8 octobre minuit !

Le gagnant sera désigné le jour suivant.

Bon, je ne devrais pas forcément le dire, mais à mon avis, il n’y aura pas forcément beaucoup de participants, donc, vous avez toutes vos chances !

Règlement du concours disponible ici. 

J’essaie de passer tous les étés en France. C’est l’occasion à chaque fois de partir à la découverte de régions que je ne connais pas encore. Les châteaux de la Loire étaient une de ces régions. Je n’ai vu qu’une partie de ces châteaux, l’occasion de revenir l’été prochain ?

Avez-vous visité ces châteaux ? Qu’en avez-vous pensé ? Lequel préférez-vous ?

Et quels châteaux me conseillez-vous de visiter ?

Faites tourner sur les réseaux !

Colloque de Malte

Mardi dernier, j’ai participé à un colloque à Malte où, au détour d’une discussion, un participant a remis en question le besoin de croissance économique pour les pays développés. Son argument principal pouvait se résumer à ce slogan : « il faut se satisfaire du nécessaire ». Une idée qui a le don de m’excéder, d’autant que je l’entends sans cesse (cette idée, pas la chanson). Le problème n’est pas nouveau : plus un pays est prospère, plus sa croissance économique est estimée comme inutile. Ainsi, le fait que l’Occident projette de maintenir son essor économique est estimé par beaucoup comme de la cupidité. Néanmoins, c’est loin d’être le cas : les pays développés ont également besoin de se développer pour que leur société grandisse. Le progrès social est tout autant essentiel pour un pays développé que pour les PMA. Pourquoi ? Parce qu’en l’absence de croissance, un problème tout simple se pose : la répartition du capital demeure la même. Le développement de l’un est alors forcément accompli au grand dam de l’autre. La bataille contre la misère génère par exemple une restriction des dépenses dans le nettoyage des rues ; une meilleure couverture sociale doit quelquefois contraindre à un allégement du budget culturel ; la construction d’une nouvelle éolienne conduit paradoxalement à une baisse de subventions dans la protection de l’environnement… En clair, en l’absence de croissance, une société est vite confrontée au tempérament éphémère de la prospérité. Une société qui vit sans croissance est une société où les citoyens, les entrepreneurs et les classes sociales se partagent tous le même os, ce qui donne évidemment lieu à de nombreuses dissensions. Quand un pays connaît la croissance, il lui est plus loisible de répartir les richesses. Les plus nantis de la société sont davantage enclins à redistribuer les richesses s’ils savent qu’ils continueront eux-mêmes à prospérer. Dans le même temps, une société sans croissance tendra à devenir plus fermée, voire à écarter l’idée de la répartition et à s’écarter des fondements de la démocratie. Les sociétés connaissant une croissance économique sont, à l’inverse, plus clémentes et font preuve de plus grandes ambitions. J’ai été stupéfait de constater lors de ce colloque à Malte que plusieurs français assistant à cette conversation ne croyaient pas en cet impératif de croissance. Ce qui contribue peut-être à expliquer le manque de détermination qu’on perçoit dans notre économie. Pour en savoir plus, allez sur le site de l’agence incentive à Malte, organisatrice de l’événement.

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