Luang Namtha : un trek mémorable au Laos

Quelques kilomètres d’une route montagneuse où la brume tente encore de s’accrocher aux sommets et voici le premier ¨Sabadee¨ qui retentit. Là aussi, un bâtiment tout récent, solitaire et des douaniers qui une fois le visa délivré nous souhaitent bonne chance au Laos. Dire que cette frontière ouverte depuis deux ans aux étrangers ne l’est toujours pas pour le Routard…

Entre deux moments de semi conscience, j’admire un paysage de montagnes recouvert d’une épaisse jungle. La piste de terre traverse quelques villages dont les maisons toutes en bois témoignent de la pauvreté de la région. Le bus passe sur des ponts brinquebalants mais le plus souvent il traverse avec aplomb le lit même des rivières !

Apres quelques heures de route, nous arrivons à destination, un gros village le long de la rivière. Personne ne parle anglais ici hormis l’employé du Bureau du Tourisme dans sa cabane défraichie qui accepte de m’échanger mes Dongs à un taux criminel. Impression de bout du monde, de nature sauvage et omniprésente, bienvenue au Laos !

voyage luang Namtha

Les phares du pick-up Toyota laissent entrevoir une volée de nids de poule que notre chauffeur évite habilement. Ici et là, aux abords de la chaussée, des enfants chassent les grenouilles avec leur lampe de poche.

En compagnie d’un jeune couple de Canadiens et d’une Suissesse version française, je partage ce pick-up qui nous amène ainsi d’une traite sur la Zone Naturelle Protégée de Luang Nam Tha à l’extrême nord-ouest du pays.

Nous y arrivons à 23h après plus de quinze heures de transport. Au Laos, il y a dans toute gare routière une inscription vous souhaitant non pas “bon voyage” mais bonne chance ! Ce qui n’est pas une gageure vu l’état des routes et le relief du pays. Moi cela me fait sourire !

trek Luang Namtha

La faune locale

Le Laos, petit Etat ‘communiste’ de 6 millions d’habitants est un paradis pour les activités nature et notamment le trek à travers ses zones protégées et la découverte de ses nombreuses minorités ethniques. Je suis venu ici afin de faire un trek du style trois jours avec pas mal d’heures de marche et surtout logement chez l’habitant. D’où ma recherche active de partenaires pouralléger les frais. Ce n’est pas gagné. Illustration à la terrasse de cette gargote où je me suis réfugié le temps d’une averse.

– Salut ! Tu comptes faire un trek ? Car je cherche des coéquipiers !

Le grand blond frisé et large d’épaules attablé derrière moi décolle la tête de ses nouilles.

– Ha coool ! Oui mec ça me dit bien ! Tu as un plan c’est quoi ? Me répond-il enjoué. Rassuré je déballe le programme avec conviction.

– Heu cool mais tu veux vraiment loger chez l’habitant dans un village ?

– Oui bien sûr, c’est plus sympa !

– Bo cela me dit pas trop, il y a beaucoup de bruit, on va être réveillés tôt tu vois ?

–  ….non en fait

– Ben les coqs chantent très tôt, les cochons, c’est sale, tu dors par terre mal, beaucoup de bruit très tôt, c’est hyper fatigant me dit-il avec une moue.

– Ha….

– Je préfère un truc plus tranquille tu vois mec. Mais merci d’avoir proposé, c’est cooool conclut-il en ouvrant une seconde bière.

Je ne cherche pas à en savoir plus. Déjà une personne qui s’obstine à garder ses lunettes de soleil pour discuter alors que nous sommes sous un toit et qu’il pleut à torrents, et bien j’ai déjà un a priori.  Il fait peut-être partie de ces gens qui les gardent même en boîte.

J’ai remarqué que les Australiens empilent souvent des « cools » à longueur de phrase, les Américains eux c’est plutôt des « fucks ». Bon, je ne sais pas s’il est Australien mais il fait partie de ces travellers, jeunes, chemise ouverte, lunettes de soleil collées au visage, tatouages exhibés qui traverse l’Asie dans de grands éclats de rire, vidant des hectolitres de bière, fumant pétard et autre happy chose devant des soirées DVD à la Guest house.

Beaucoup d’Australiens mais aussi des Américains, (ceux qui ont pris conscience que le monde ne se limitait pas seulement aux USA, en général des Californiens ou des cultivés de la cote Est), des Israéliens et pas mal de voyageurs d’Europe du Nord. Je caricature mais à peine. Ils sont souvent accompagnés de jeunes blondes filiformes ou bâties comme des déménageuses et qui  dans les deux cas ont l’air aussi douces qu’un dolmen breton.

Ils se déplacent en groupe et leur sujet de conversation lorsqu’ils se rencontrent tourne souvent au débat sur les meilleurs endroits en Asie où faire la fête, fumer et consommer des champignons et autres substituts au réel. Ils donnent l’impression d’être tous interchangeables.

trek nord laos

Il est en fait difficile de trouver un trek sans dormir dans un lodge. Renseignement pris auprès des agences de Luang Namtha, cela se faisait avant mais il y a eu des problèmes entres touristes et familles. Des touristes se seraient plaints d’être réveillé tôt par les gens du village et de la maison !

Je suis scié par le culot de certains qui osent se plaindre alors qu’ils sont accueillis dans une famille. Les villageois se réveillent au plus tard à 6 heures pour préparer le déjeuner. J’imagine avec effroi mon Australien se lever de sa paillasse en colère….

village nord laos

village nord laos

Trois jours de trek à Luang Namtha

Luang Namtha est une petite ville qui semble toute endormie sur son plateau entouré de sommets. On est loin de l’ambiance de Sapa. L’approche du tourisme est aussi différente et sans doute mieux pensée. Ici à Luang Namtha, comme d’autres endroits au Laos, le tourisme durable est une notion réelle.

Ainsi les guides gardent bien souvent leur métier en ne conduisant des treks que quelques fois par mois. Ce qui permet une moindre dépendance au tourisme et de conserver ainsi les structures de la société rurale. L’argent est ensuite distribué entre la communauté villageoise, l’agence, le financement de projets etc…

Luang Namtha village

Ces trois jours furent mémorables. Pas facile sur le moment mais comme bien souvent c’est une fois passés les durs moments qu’on les apprécie. Des heures de marche dans une jungle épaisse et humide. Et peuplée de sangsues rampant sur le sol, s’accrochant à vos chaussures. Sur le sol un épais tapis de feuilles mortes. Nous sommes finalement six à crapahuter dans ces montagnes du nord du Laos.

Pour ce coup là, un guide est obligatoire. Nous traversons des cours d’eau et subissons quelques averses rudes mais courtes. Tout de suite après, un soleil éclatant est là pour vous sécher. De l’enfer vert décrit par les premiers explorateurs, je comprends mieux cette expression désormais !  

Les repas sont toujours à base de riz gluant que l’on trempe avec les doigts dans une délicieuse sauce de légumes. Du poulet et d’autres légumes servent d’accompagnement. Même chose au petit déjeuner ! Le repas de chacun est empaqueté dans des feuilles et nous dégustons cela sur une table végétale faite de feuilles de bananiers.

treking nord laos

Sur la crête d’une colline les restes d’un poste de DCA au dessus duquel passaient les B52 américains venant de Thaïlande lors de ce qu’on appelle ici la « guerre américaine ». Des cartouches usagées trainent encore dans le coin. Notre guide nous montre les selles d’un…tigre ! Il n’est peut-être pas très loin mais bizarrement personne n’a envie d’appeler avec moi Gros Minet.

randonnée nord laos

Ici et là, des arbres de 300 ou 400 ans  empêchent parfois toute pénétration de la lumière. Ce que je préfère ce sont les forêts de bambous que nous rencontrons parfois sur notre chemin. Leurs longues tiges fusent dans tout les sens, barrant parfois le sentier et obligeant à user de la machette.

randonnee Luang Namtha

Cela me fait penser à une forêt de bouquets de mikados lâchés au hasard. Nous passons la première nuit dans une maison du village dédiée aux étrangers.

Comme d’habitude les enfants nous font la fête. Je leur donne un coup de main afin de faire tomber des pommes haut perchées à l’aide d’une longue tige de bambou. Au bord de la rivière, les femmes font la lessive et se lavent revêtues d’un sarong afin de cacher leur corps.

Le repas est encore une fois délicieux. Repus, nous faisons tourner une bouteille de Lao-lao, le whisky laotien (moins cher que la bière !). Le village lui est complètement plongé dans le noir.

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Moins de sangsues le deuxième jour. Tant mieux, c’est pas très agréable de trouver le soir une de ces bêtes qui s’est glissé dans votre chaussette jusqu’à votre orteil ! Saskia galère avec son sac à dos qu’elle a acheté deux jours auparavant. Toutes les heures, une bretelle casse, cela devient compliqué….Mon imperméable est déjà en lambeaux après un jour d’utilisation….Et tout cela c’est made in China….

Nuit au village

Peu avant l’arrivée dans le village où nous allons passer la nuit, nous faisons une halte à une chute d’eau. C’est le chef du village qui nous accueille la deuxième nuit. Sa maison est aussi simple que celles des 80 autres familles de ce deuxième village. Le chef du village est choisi pour trois ans par les hommes et femmes du village. C’est souvent celui qui maitrise le mieux l’écrit et le parlé Lao.

Les pages des cahiers scolaires du cadet, avide d’apprendre l’anglais avec nous, tapissent les murs de la grande et unique pièce principale. Assis en tailleur autour du repas, notre guide faisant office d’interprète, nous répondons aux questions inévitables qu’ils posent à chacun de nous : âge, profession, état civil.

A 21h, les feux sont éteints et je tombe de sommeil sur ma natte, protégé par une indispensable moustiquaire. Des l’aube, les coqs rivalisent de leur chants donnant ainsi le signal d’un nouveau jour aux villageois. Nul besoin de réveil, la nature s’en charge.

village autour de Luang Namtha

La dernière journée sera la plus ardue. Nous ne sommes qu’à quelques cols de la Birmanie et de la Chine. Une averse a rendu le terrain extrêmement glissant, je pars valser dans le décor plusieurs fois. Enfin, nous arrivons à la rivièremarquant la fin de notre aventure. Mais voici un imprévu de taille : le bateau qui devait nous faire passer de l’autre cote git par le fond ! Et impossible de traverser à pied, le courant est clairement trop fort. Nous voila donc obligés de remonter la rive en nous ouvrant un chemin à coup de machettes à travers l’épaisse végétation.

La progression est difficile voire dangereuse, bref c’est nettement moins drôle là. Inutile de préciser que mon Australien de l’autre jour aurait depuis longtemps fait appel à Mondial Assistance ! La chance nous sourit : nous apercevons une barque en bambou sur l’autre rive.

Nos cris réveillent le batelier assoupi à l’ombre d’un arbre. Néanmoins, celui-ci refuse de traverser en raison du courant. Notre guide lui est décidé a traverser à la nage, nous l’aidons à confectionner une bouée de fortune à l’aide de nos bouteilles vides enroulées dans un imperméable.

Il n’aura pas à se mouiller en fin de compte, dans un sursaut de courage, le batelier tente et réussit à nous rejoindre. Nous allons ensuite traverser un par un.

L’embarcation n’est franchement pas rassurante. En plus d’être instable, l’eau s’infiltre entre les rondins de bambous, je stresse non pour moi mais pour mon matériel. C’est avec joie que je foule l’autre rive où nous attends un tuk-tuk marquant ainsi la fin du trek. Le Laos c’est l’aventure !

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Une très belle route de montagne nous emmène vers le sud. Sous le soleil, cols, vallées encaissées, rivières et jungle se succèdent. Puissance Nature que le Laos. Apres huit heures de bus, nous arrivons à Luang Prabang, l’ancienne cité royale aux 32 temples.

Comme vous l’avez deviné, j’ai adoré mon séjour à Luang Namtha, une des régions phares du Laos selon moi.

IVCAST 24 : Photo de voyage, les conseils de Fred, photojournaliste

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    Envie de progresser en photo de voyage ? Dans cet épisode, Fred vous donne ses conseils de pro pour enfin prendre de meilleurs photos de voyage. Objectif, appareil, sac… Les réponses d’un expert photojournaliste. 

     pod24

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    Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

    Tout est expliqué ici !

    A propos de cet épisode :

    Fred Marie est photojournaliste depuis quelques années. Il travail pour la presse, et il est notamment spécialisé sur la photo de sports extrêmes.

    Dans ce podcast, il répond à quelques questions que ce posent beaucoup de débutants et de voyageurs souhaitent progresser en photo. Un regard d’expert donc pour vous aider.

    C’est avec Fred que je termine cette saison 1 du podcast. 

    Je vous retrouve en avril pour la saison 2 !

    Le temps pour moi de faire une petite pause et de vous dénicher des interview de derrière les fagots !

    photo de voyage

    Mots clefs du podcast:

    Photo de voyage

    Ce que vous allez découvrir dans cet épisode :

    – Le ou les objectifs idéals pour la photo de voyage.

    – Quel sac photo idéal ?

    – Quel type d’appareils pour un débutant souhaitant apprendre ? Compact, hybride…

    – Je veux progresser, je suis intermédiaire: quel appareil pour passer à l’étape supérieur ?.

    – Carte mémoire , disque dur externe, cloud : sauvegarder et sécuriser ses photos en voyage.

    – Un trépied ou non ?

    – Et bien d’autres conseils…

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    Un des derniers reportages de Fred avec les troupes françaises au Sahel.



    Liens en rapport avec l’épisode :

    La formation de Fred : « le Pack du Photographe Voyageur « .Cette formation vidéo est composée de plusieurs modules pour vous apprendre à progresser en photo.Les points forts de la formation :– du pratique sur le terrain. Suivez Fred en reportage en extérieur.- un module sur le post traitement.- vous pouvez lui poser vos questions pour progresser.J’ai appris moi-même des choses sur la photo, pourtant, je ne suis pas un débutant.

    Surtout, la valeur ajoutée de cette formation, ce sont les Photo Tuto.Deux fois par semaine, Fred vous présentera une photo décortiquée, analysée et expliquée. 

    Super intéressant !

    photo de voyage

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    Une formation vidéo pour enfin

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    Complet et efficace.

    Par un photojournaliste passionné.

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    Zika : faut-il reporter votre voyage ?

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      Et voilà, encore une maladie de plus véhiculée par un moustique. Alors, quelles sont les zones concernées et les risques ? Faut-il reporter son voyage ?

      Le Teide (1)

      Les moustiques véhiculent de graves maladies. Et pour le voyageur, c’est l’ennemi numéro 1, j’en ai déjà parlé maintes fois sur le blog.

      Les maladies concernées par le voyageur sont : le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya, pour ne citer que les plus courantes. C’est déjà trop…

      Depuis quelques mois, une autre maladie vient de s’ajouter à la liste : Zika.

      Comme si cela ne suffisait pas.

      Origine

      Le virus Zika est de la même famille que celui de la fièvre jaune et de la dengue. Il s’est fait connaître par le passé par des cas en Afrique et en Asie.

      En 2015, c’est une véritable épidémie qui a gagné l’Amérique Latine, et notamment le Brésil. Plus d’un million et demi de cas dans ce pays tout de même.

      Le virus serait arrivé en Amérique du Sud à cause de la coupe du monde au Brésil en 2014 qui a vu l’arrivée de nombreux touristes d’Asie et d’Afrique.

      L’OMS prévoit plusieurs millions de cas cette année.

      Zika : les symptômes

      Les symptômes de Zika sont assez proches du chikungunya, d’où la difficulté de distinguer les deux.

      Ils apparaissent entre 3 et 12 jours après la piqure. Attention, parfois, il n’y a pas de symptômes.

      Les symptômes sont : la fièvre, les douleurs articulaires, des céphalées, une éruption cutanée. Ils disparaissent en général entre 2 et 7 jours plus tard.

      L’infection est immunisante, ce qui signifie qu’on ne peut pas le contracter deux fois.

      Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est l’autre motif de préoccupation. Dû à une atteinte des racines nerveuses, ce syndrome associe douleurs et paralysie d’intensité variable. Les cas sont rares, pourtant, il semblerait que quelques cas soient associés au virus Zika.

      zika

      https://www.flickr.com/photos/mdscomunicacao/24504256473

      Transmission du virus Zika

      Le virus se propage par la piqure d’un moustique infecté, qui s’infecte lui-même lors d’un repas sanguin sur un homme ou un animal.

      C’est le moustique tigre qui est à l’origine de la plupart des transmissions.

      Il semblerait que ce virus puisse se transmettre par voix sexuelle. Un cas a été détecté il y a peu au Texas.

      Traitement

      Il n’existe aucun traitement à ce jour, ni vaccin.

      L’essentiel du traitement repose sur du paracétamol contre les fièvres et la douleur. C’est tout… Il n’y aura sans doute pas de vaccin et de traitement efficace avant plusieurs années. En fait, cela va dépendre du nombre de cas, à savoir si cela est rentable pour les labos. Oui, c’est toujours la même histoire.

      La prévention repose sur les moyens de lutte contre les moustiques : répulsif, moustiquaires, etc. Je vous conseille de regarder ici cet article du blog dans lequel je vous présente les moyens pour lutter contre les moustiques en voyage.

      Vous pouvez regarder la vidéo ici :

      Les destinations concernées

      Pour l’heure, le virus touche surtout deux zones :

      –   Les Caraïbes avec la République Dominicaine, Porto Rico et les Antilles françaises.- L’Amérique Latine : Mexique, Honduras, Guatemala, Nicaragua, Guyane Française, Colombie, Venezuela, Equateur et Brésil.

      A noter aussi à l’heure où j’écris des cas en Thaïlande et au Cap-Vert.

      En Europe aussi, des cas ont été notés.

      Présence de Zika dans le monde début 2016.

      Présence de Zika dans le monde début 2016.

      Que faire ? Reporter son voyage ? Non !

      Vous avez prévu de voyager dans un de ces pays, notamment en Amérique Latine ? Faut-il que vous reportiez votre voyage ?

      Je serais tenté de vous répondre que non, il n’est pas nécessaire de reporter votre voyage.

      Pourquoi ?

      – En dehors de Zika, d’autres virus sont actifs sur place depuis des lustres : paludisme, dengue, chikungunya…–  Zika est moins dangereux que le paludisme ou la dengue.

      Beaucoup de bruit pour rien ?

      Par contre, une exception peut être faite pour les femmes enceintes. Car en effet, là, il y a un risque. Zika peut en effet provoquer des malformations chez le nourrisson. L’OMS invite ainsi les femmes enceintes à reporter leurs voyages dans les zones infectés.

      Cela dit, il semblerait que ces malformations soient liées à l’emploi d’un pesticide de Monsanto chargé de lutter contre…la dengue. Des scientifiques argentins ont mis cela en lumière. Comme vous vous en doutez, Monsanto va tout faire pour étouffer l’affaire et payer d’autres études en sa faveur. Si vous vous renseignez sur les effets des pesticides, ces malformations font en effet partie des problèmes.

      Plus problématique, il semblerait que des cas du syndrome de Guillain-Barré (SGB) soient liés à Zika. Ce syndrome, rare, peut dans certains cas extrêmes entrainer la mort par la paralysie des muscles respiratoires.

      Enfin, l’Institut Pasteur de Lille a mis au point un outil pratique sur son site internet. En fonction des pays où vous allez et d’autres facteurs, le site vous donne les précautions et recommandations à suivre.

      Voir la page sur Zika.

      zika voyage

      Que faire si j’ai déjà programmé mon voyage ?

      Des compagnies aériennes proposent de reporter votre billet d’avion gratuitement si vous êtes concernés.

      Sachez que vous pouvez invoquer le cas de force majeure pour annuler un voyage. En effet, le ministère des Affaires étrangères dissuade les touristes de se rendre dans ce pays. Dans ce cas, l’agence doit vous rembourser les sommes avancées et ne peut exiger de pénalités.

      En conclusion

      En fait, le bruit fait autour du virus Zika tourne surtout autour de cette histoire de malformation et du risque pour les femmes enceintes.

      Pour les autres, il n’y a pas lieu d’annuler votre voyage, il suffit de se protéger avec les moyens traditionnels de lutte contre les moustiques.

      En ce moment, l’épidémie est à son plus haut niveau, cela se calmera sans doute par la suite. A la limite, vous pouvez repousser votre voyage, mais l’annuler pour cette raison me semble too much.

      J’ai ami, Joël, qui doit toujours venir me voir en Colombie depuis des lustres. Là, il vient de prendre comme prétexte le virus Zika. Je lui ai bien expliqué que cela ne tient pas, mais, il s’accroche à son prétexte !

      Un prétexte de plus. Bon, qu’est ce que vous lui diriez pour qu’il se bouge ?

      Et vous, avez-vous prévu un voyage dans une zone infectée ? Qu’avez-vous décidé ?

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      D’Imotski à Omiš : en route vers la côte Dalmate

      La Dalmatie centrale offre une grande diversité de paysages, entre mer et montagnes. 

      Dans ce troisième article de mon séjour en Croatie, je vous emmène encore un peu plus au sud.

      D’Imotski, dans les terres croates à la frontière bosnienne à Omiš en bord de mer, en passant par Baška Voda dans la région du Biokovo, la Croatie offre une diversité incroyable de paysages, de saveurs et d’activités plus palpitantes les unes que les autres.

      Avoir les yeux rivés sur la mer Adriatique et dans le dos, les montagnes, ce n’est pas un paysage que l’on retrouve souvent. Mais en Dalmatie Centrale, si. Retour sur un séjour de découvertes inattendues.

      Welcome to #croatia ! In the #dalmatie @Instag_app #africa #african #travel #traveling #gapyear #holiday #vacation #travelling #sun #hot #love #ilove #instatravel #tourist #traveler #instalive #instalife #tourism #volunteer #volunteering #african_portraits #amazing #beautiful #afrique by @viovadrouille

      Une photo publiée par Fabrice Dubesset (@instinct_voyageur) le 31 Oct. 2015 à 11h40 PDT

      Imotski, lacs et panorama

      A Imotski, les passants sont rares. Les terrasses des cafés sont vides, les gens ont déserté la région pour tenter leur chance sur la côte, là où le tourisme est un peu plus présent. Pourtant ici, nous sommes dans les terres croates, à l’écart du bord de la mer, à la frontière entre la Dalmatie et le pays de Bosnie et Herzégovine et les montagnes sont sauvages.

      Au village, il suffit de monter sur les hauteurs et d’attraper le petit chemin en face de l’office de tourisme. Il mène à la forteresse de Topana, construite à l’époque ottomane et l’une des forteresses médiévales les plus importantes de l’arrière-pays dalmate.

      Depuis la forteresse en ruine, le panorama sur la région est plutôt sympathique. Imotski compte de nombreuses maisons de vin également, ce qui mérite un arrêt pour une dégustation! Je vous recommande la vinerie Glavota Vinarija et leur vin blanc, un vrai régal.

      Au-dessous de la forteresse, on peut  admirer le lac bleu, situé à l’intérieur d’une doline. Le lac est tel un gouffre et très bas en hiver, cependant vous pourrez l’admirer haut et d’un bleu profond en été. Non loin, vous trouverez également le lac rouge, que l’on surnomme ainsi à cause de la forte présence d’oxyde de fer sur ses parois.

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      Baška Voda, station balnéaire

      Bienvenue sur le bord de mer croate, celui qui est un peu moins bondé que les alentours de Split. Ici, nous sommes à la sortie du parc régional de Biokovo. Face à la mer, ce sont les montagnes que vous avez dans le dos et je dois dire que ce panorama fait rêver.

      Baška Voda est une petite station balnéaire, l’idéal pour quelques jours au calme. Plusieurs hôtels sont disponibles et tous offrent des spas. La plage est jolie, les bateaux tanguent dans le port. Il y a ici comme un air de vacances. Les restaurants de bord de mer sont présents, tout comme les boutiques souvenirs.

      Depuis Baška Voda, plusieurs excursions sont disponibles pour partir faire de la randonnée dans le parc de Biokovo, il vous suffit de vous renseigner à l’office de tourisme pour les départs et les réservations. 

       4Couverture

      Omis, on the Adriatic coast. #adriatic #adriaticsea #croatia #croatie #omis @Instag_app #travel #traveling #gapyear #holiday #vacation #travelling #sun #hot #love #ilove #instatravel #tourist #traveler #instalive #instalife #tourism #volunteer #volunteering #amazing #beautiful by @viovadrouille @lovecroatiaUne photo publiée par Fabrice Dubesset (@instinct_voyageur) le 2 Nov. 2015 à 14h35 PST

      Omiš, adrénaline garantie

      Sur la route pour Omiš, j’ai déjà ce sentiment que je vais m’y plaire. Nous roulons sur les routes sinueuses qui descendent les montagnes du Biokovo, tout droit vers la mer. Les paysages sont incroyables. Omiš est comme emmurée entre deux montagnes et son port à la fin de la rivière Cétina.

      Ce fut autrefois une ville de pirates, localisation idéale oblige, l’une des villes les plus dangereuses de la Méditerranée.  Mais aujourd’hui, la ville regorge de trésors, d’églises et est d’une beauté exceptionnelle, située au cœur de l’Adriatique et le centre du actif en Croatie.

      Plusieurs options vous sont proposées à Omiš, tout d’abord une joie balade dans le centre ville et au port pour admirer l’architecture et les couchers de soleil incroyables, mais aussi des activités plus dynamiques telles que du kayak ou canoë sur la Cétina ou bien encore des activités de zipline.

      J’ai pour ma part essayer le zipline pour la première fois de ma vie et c’est, terrorisé, que je me suis jeté dans le vide, attaché à cette corde qui me fit glisser d’une montagne à l’autre. Les paysages sont à couper le souffle et croyez-moi, on y prend vite goût! Je recommanderai l’expérience sans hésiter.

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      • Activité de Zip-line avec Zipline Croatia.
      • Où dormir à Omiš? Hôtel Vila Dvor
      • Où manger à Omiš? Restaurant Kaštil Slanica
      moremore

      Pour en savoir plus :

      Je suis Violaine, expatriée française basée à Belfast en Irlande du nord, où je vis depuis 3 ans. Je blog sur Vio’ Vadrouille, mon blog voyage où je partage mes photos, anecdotes et bonnes adresses trouvées sur mon chemin. Je voyage depuis 2009, j’ai attrapé le virus de l’expatriation lors d’une première installation sur l’île de la Réunion!

      Retrouvez ses articles sur la Croatie :

      – Vrlika, entre nature et tradition

      – La vallée de Vrgorac : trésors de la Dalmatie

      batch0001-630x421

      Mon blog : www.vio-vadrouille.com / Facebook : www.facebook.com/viovadrouille

       

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      Confidences sur plus de 15 ans de voyage 1/3

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      J’ai puisé dans mes souvenirs pour cette série d’anecdotes très personnelles. Vous allez voir, il y a de tout au menu !

      THECELLARDOOR (12)

      Quand je pense à tous ces voyages, il y a quelques grands moments qui me reviennent tout de suite à l’esprit.

      En voici quelques-uns !

      Romantic beach et la tortue

      Je suis sur une plage d’Asie avec une voyageuse allemande rencontrée il y a quelques jours. Nous avons échoué sur cette plage si bien nommée. La plage est belle, (la femme aussi) et nous nous laissons aller. Quelques minutes plus tard, j’entends un bruit derrière moi. Je me retourne et je vois à quelques mètres une grosse tortue en train de creuser le sable pour pondre !

      Une chose rare à voir ! J’aperçois les traces qu’elle a laissé en sortant de la mer. En fait, elle est passée juste à coté de nous ! Incroyable, je ne l’ai pas entendue. Il est vrai que nous étions occupés, mais tout de même. Du coup, nous avons fait une pause pour regarder ce spectacle exceptionnel.

      Bref, un moment intense et beau pour plusieurs raisons !

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      A la frontière

      Lors de mon voyage à travers l’Afrique de l’Ouest, je suis parfois passé par des postes frontières reculés. Et certains ne ressemblaient pas du tout à des postes frontières.

      Je me souviens particulièrement de l’un deux. En effet, le douanier a du me rattraper en scooter car je venais de passer sans m’arrêter…

      Ce poste frontière situé entre le Togo et le Ghana était vraiment discret. Il faut dire qu’il n’y avait qu’un bout de ficelle en travers de la piste faisant office de barrière. Dans un coin, une petite cabane et un douanier assoupi. Sur ma moto depuis plusieurs heures, concentré et fatigué, je n’ai pas du tout saisi que je rentrais là dans un nouveau pays.

      Heureusement, le douanier ne m’en a pas tenu rigueur, peut-être était-il habitué à ce genre de fautes.

      Nous en avons même plaisanté ensuite !

      Retrouver quelqu’un en Birmanie par hasard

      Le monde est petit, ce dicton n’a jamais été aussi vrai.

      Cet été 2007, je me fais un trip en solo en Birmanie. Un voyage qui me marquera à jamais.

      Sur les rives du magnifique lac Inle, je me connecte à ma messagerie dans un petit cyber café. Sur la page d’accueil, que vois-je ? Le mail d’un ami ! Vous savez, certaines pages gardent le mail du précédent utilisateur dans les champs de connexion.

      Je lui envoie alors un mail dans la seconde avec une question du genre « grand fou, tu es où ? C’est incroyable ! ».

      Je rentre à l’hôtel, et là, voici que j’aperçois mon ami qui sort de sa chambre. Je suis bluffé !

      Je peux vous dire que ce soir là, on a fêté cela comme il se doit !

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      Mon père, sa première fois en avion

      En 2013, j’ai organisé un week-end à Rome avec ma sœur pour mes parents. C’était l’occasion pour mon père de prendre l’avion pour la première fois, à 73 ans.

      C’était chouette de le voir découvrir ce nouveau monde. Il a posé plusieurs questions au personnel de bord sur le fonctionnement de l’avion (vitesse, altitude etc.).

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      Au cœur des manifestations de Dahramsala

      En 2008, le Tibet a connu une violente répression. Les Tibétains en exil à Dahramsala ont manifesté jour et nuit contre ses violences. C’est aussi dans cette localité du nord de l’Inde que vit le dalaï-lama.

      Pendant quelques jours, la localité a vu passer beaucoup de journalistes, et même des membres du congrès américain. Bref, j’étais au cœur de l’actu. Les manifestations étaient touchantes, pendant plusieurs jours, c’était du non-stop. J’ai aussi pu rencontrer des Tibétains ayant fui la répression et les tortures. Un souvenir marquant.

      blog voyage

      Adieu ma belle

      Dakar, Sénégal. Voilà, le marché est conclu. Je lui ai trouvé un autre foyer, elle va me manquer après toute cette route ensemble.

      Le gars me donne une liasse de billets que je saisis après une hésitation. Je la regarde une dernière fois, je prends mon temps. Je la caresse une dernière fois.

      Elle va me manquer après 7000 kilomètres à travers l’Afrique de l’Ouest. Avec cette 125cm3, j’ai vécu de sacrés moments lors de ce voyage.

      Mais il est temps de me séparer d’elle. Je vais prendre un vol pour revenir en France. Ma vie en Afrique est terminée pour le moment.

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      Ile de Chiloé

      Cette superbe île du Chili reste associée pour moi à la plus belle expérience que j’ai fait en couchsurfing. Nous sommes en 2013.

      Une jeune femme nous a accueillie dans sa maison en bois à quelques mètres de la plage. En fait, nous nous sommes retrouvés à 6 ou 7 l’espace de quelques jours. Elle nous a même laissé la maison pour une semaine car elle devait s’absenter. Quelle confiance.

      Croyez-vous que beaucoup de personnes auraient fait cela ?

      Un super séjour que je ne suis pas près d’oublier.

      blog de voyage

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      Ma première plongée

      Tout le monde se rappelle ses premières fois. La plongée n’échappe pas à la règle, surtout quand vous en devenez accroc par la suite.

      Ma première véritable plongéea eu lieu au large de Ko Chang en Thaïlande. Nous étions en 2009. J’étais alors venu sur cette île dans le seul but de passer mon PADI.

      Après les exercices en piscine, nous avons pris le large pour la première plongée en milieu naturel. Ce fut un festival de couleurs et d’émerveillement. La visibilité était au top (au moins 30 mètres) et des

      Je me souviendrais toujours de mon instructeur, un sympathique Québécois, dont la phrase favorite était « cool mon pote ».

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      La frontière Nigeria-Bénin

      Lorsque j’étais expatrié à Lagos, je me rendais souvent en week-end à Cotonou, la capitale économique du Bénin située à quelques heures de route. Le Bénin et le Nigéria sont deux pays très différents. Pour tout vous dire, dès que j’étais au Bénin, j’étais beaucoup plus détendu.

      Pour atteindre la frontière, il fallait passer par plusieurs check point. Ces derniers étaient tenus par différents services : armée, police fédérale, police de l’Etat, douane, vétérinaires et j’en passe. Cela fait un peu sketch, mais pourtant, c’était la réalité.

      Chacun essayait de gratter de l’argent. Juste avant la frontière, vous aviez des gars qui tendaient une corde ou un bâton en travers de la route pour demander de l’argent. Moi qui étais blanc, je n’avais pas trop de problèmes en général, surtout avec un passeport de service.

      Je n’ai jamais donné de l’argent, c’est la règle, sinon après, vous ne vous en sortez plus.

      Parfois, j’utilisais plusieurs stratagèmes en disant que j’avais un passeport diplomatique (ce qui était presque vrai) ou en flattant les agents de police. Cela marche toujours, c’est basique pourtant.

      Là, j’en rigole encore, mais il est vrai que sur le coup, c’était un peu stressant à chaque fois.

      Beaucoup de trafic d'essence à la frontière également.

      Beaucoup de trafic d’essence à la frontière également.

       

      Mes premières retrouvailles

      A l’époque, j’avais commencé une relation à distance avec une Roumaine rencontrée en France. Après un été mémorable dans son pays, j’ai repris le bus Eurolines pour la France.

      Les premières séparations. Je me souviendrais toujours de ces larmes alors que le bus s’éloignait et que Shakira chantait « Underneath Your Clothes ».

      J’ai décidé de la rejoindre à nouveau pour deux semaines l’automne suivant. C’était nos premières vraies retrouvailles, j’étais impatient.

      Après 34H en bus à travers l’Europe, j’arrive à Cluj-Napocca en Transylvanie. Je suis vanné, il est 7 heures du mat, j’ai à peine fermé l’œil dans le bus.

      Je demande à un taxi de m’amener devant sa résidence étudiante. Je l’appelle alors sur son portable. Je suis là, j’attends impatiemment, fatigué, mais heureux. Une voix, je me retourne et là, du pure bonheur.

      Transylvanie. Elle date cette photo !

      Transylvanie. Elle date cette photo !

      Le coup de foudre

      En 2007, je suis parti pour un voyage solo en Birmanie. C’était magique.

      Dans le nord du pays, j’ai fait un trek de plusieurs jours avec une Française. Tout de suite, un truc étrange s’est passé.

      Je me suis dit « c’est Elle ». C’était un coup de foudre quoi. Une étrange sensation.

      Malgré tout ce que j’ai entrepris, il n’y a pas eu de suite. J’ai pris l’avion, seul, pour rentrer à Bangkok. Je me souviens avoir versé quelques larmes quand l’avion a décollé. A mes côtés, un gradé de l’armée birmane devait disserter sur la faiblesse de ces occidentaux.

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      La mâchoire bloquée

      En 2000, je travaillais à Londres comme sandwichman. En gros, je livrais et vendais des déjeuners aux employés d’entreprises dans la banlieue de Londres. Chaque matin, j’étais au volant d’un van pour une tournée des entreprises de mon secteur. Un travail plutôt sympa qui me laissait tous les après-midi libres.

      Ce jour-là, je viens de terminer ma journée et j’attends le bus avec un ami. A un moment, je me mets à ouvrir la bouche pour émettre un long bâillement. Problème, je n’arrive pas à refermer ma bouche, ma mâchoire s’est coincée !

      Au début, je trouve cela assez drôle. J’essaye de faire bouger les choses avec mes mains, je me mets même des petits coups de poing mais rien n’y fait. Mon ami, lui, est mort de rire.

      Le bus arrive, je demande au chauffeur où se trouve l’hôpital le plus proche. J’arrive à peine à me faire comprendre, de la bave coule de ma bouche. Horrible. Le chauffeur a du mal à cacher un sourire. Mon ami traduit pour moi. Il est toujours mort de rire.

      La douleur commence à se faire sentir, je commence à trouver cela moins drôle.

      A l’hôpital, je me retrouve assis sur une chaise aux urgences entouré par des étudiants en blouse blanche. Le médecin veut montrer mon cas à tout le monde. J’ai l’impression de me retrouver dans un épisode d’Urgences.

      Le médecin me débloque en 10 secondes ma mâchoire, je revis.

      Quand je lui demande pourquoi c’est arrivé, elle me répond avec un demi sourire « vous n’avez pas eu de chance ». Pas terrible comme réponse de la part d’un médecin non ?

      Je soupçonne d’avoir alimenté les pauses du personnel médicale pendant quelques jours…

      Désolé, pas de photo ici, je sais, vous êtes déçu :-)

      Voici pour cette première partie. La suite bientôt, enfin, si vous avez aimé. Si c’est le cas, montrez-moi le, partagez !

      Et vous, quelques souvenirs à partager ici ?

      Faites tourner sur les réseaux !


      Aller plus loin…

      Envie de voyager plus ?

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      Vous avez envie de partir pour la première fois à l’étranger?

      Vous souhaitez voyager plus souvent, plus longtemps, plus loin?

      Je vous présente ma synthèse tirée de mon expérience sur le terrain.

      Lire la suite !

      IVCAST 23 : Aurélien, professeur d’université en Colombie

      Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

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      Enseigner à l’étranger est une des principales pistes pour gagner de l’argent à l’étranger et en voyage. Aurélien, professeur dans une université de Colombie nous raconte son parcours et son quotidien d’enseignant. 

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      Ecouter cet épisode :

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      4. Ou télécharger le podcast en mp3 (clic droit-enregistrer sous ) 

       

      Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

      Tout est expliqué ici !

      A propos de cet épisode :

      Je connais Aurélien depuis quelques années, je l’avais rencontré quelques temps après mon arrivée en Colombie. A l’époque, il venait juste de trouver un premier poste d’enseignant.

      Aurélien s’est très bien intégré à la vie locale. Entre deux cours, je suis arrivé à le coincer pour lui poser quelques questions sur son métier de prof à la fac.

      Outre son quotidien d’enseignant, Aurélien nous livre quelques tranches de la vie en Colombie. Cela vaut son pesant de cacahuètes.

      Mots clefs du podcast:

      Expatriation – Travailler à l’étranger – Enseigner à l’étranger – Colombie

      La UIS à Bucaramanga

      La UIS à Bucaramanga

      Ce que vous allez découvrir dans cet épisode :

      – Comment Aurélien est arrivé ici.

      – Comment il a réussi à obtenir son premier poste dans une des plus vieilles universités du pays

      – Le recrutement pour les enseignants à l’université

      – Le statut des enseignants à l’université : salaire, position sociale…

      – Les conseils d’Aurélien pour trouver du travail en Colombie.

      – Le problème de visa auquel Aurélien a dû faire face.

      – Pourquoi il a dû changer de poste

      – Enseigner dans une alliance française

      – Comment il complète ses revenus en donnant des cours particuliers.

      – Son budget au quotidien

      – Son quotidien de prof : la management, les rapports avec les collégues…

      – La proximité entre profs et élèves

      – Le système colombien : copinage, arrangements et charmes…

      – Pourquoi les rapports hommes-femmes en Colombie, c’est compliqué…


      Liens en rapport avec l’épisode :

      Le site de l’Université Industrielle de Santander.1959899_10152253637570132_1766273257_n

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      Les autres épisodes du podcast voyage ici.

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      Posez-moi une question de vive voix pour un prochain IVCAST !

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      Transcription :

      Fabrice :

      Bonjour à tous et bienvenus pour ce nouvel épisode du podcast « Instinct Voyageur ». Le thème d’aujourd’hui de ce nouvel épisode, c’est « Vis ma vie » de professeur d’université à l’étranger. Et bien, pour cet épisode, c’est Aurélien qui va répondre à mes questions. Aurélien qui est professeur à l’Université Industrielle de Santander, l’université publique colombienne des plus réputées puisque d’après un classement c’est la 6ème université de Colombie. Et Aurélien est professeur d’économie internationale. Il enseigne aussi l’espagnol aux colombiens. Il enseigne également le FLE (Français Langue Étrangère) et il est également enseignant de traduction. Alors, bonjour Aurélien.

      Aurélien :

      Bonjour Fabrice. Comment vas-tu ?

      Fabrice :

      Très bien très bien. Il fait un peu chaud aujourd’hui mais ça va. Alors, la première question c’est comment es-tu arrivé en Colombie et à Bucaramanga parce que je suis sûr que même les colombiens, ils doivent te poser la question ?

      Aurélien :

      Alors, ça, c’est la première question qu’on nous pose en tant qu’étrangers ici en Colombie. Et bien, effectivement, ce n’est pas une destination très UP, surtout auprès des européens même si aujourd’hui, ça commence quand même à être reconnu comme un pays qui n’est plus ce que tout le monde pense. Pour ma part, moi en fait, je suis arrivé en Colombie car j’ai étudié en fait donc  Lettres, Langues Civilisation étrangère. Donc, ce qu’on appelle LLCE espagnol. Par la suite, j’ai fait un master 1 commerce international et j’ai terminé par un master 2 à l’université Paris 4, à la Sorbonne Paris-Sorbonne un master d’études ibériques et latino américaines appliquées aux échanges internationaux et aux entreprises. Quand j’ai terminé en fait mon master 2, je devais effectuer un mémoire et un stage. Donc, pour moi, c’était déjà tout vu : si j’ai étudié les études latino américaines, ce n’est pas pour rester en France, c’est pour – justement – le vivre et pratiquer la théorique que j’ai commencée sur le terrain.

      Fabrice :

      Pourquoi la Colombie alors ? Tu aurais pu rester en Espagne.

      Aurélien :

      Oui, c’est vrai mais l’Espagne je connais du fait que je suis issu d’une famille réfugiée politique, mes grands parents sont espagnols. Donc, je parle couramment espagnol et ça, ça m’a énormément aidé dans mon choix bien évidemment, c’était un facteur également, même si j’ai quand même un peu hésité entre le Brésil et la Colombie car au Brésil, on a plus d’opportunités de travail qu’en Colombie. Par contre, la Colombie, je parlais beaucoup mieux espagnol et puis j’avais beaucoup plus envie.

      C’était un peu comme un coup de cœur, à vrai dire j’ai eu un coup de cœur pour la Colombie depuis quelques années et en fait, j’ai réussi à concrétiser ce voyage.

      Fabrice :

      D’accord. Donc, quand t’es arrivé, t’avais déjà des contacts sur place pour un boulot. T’es arrivé comme ça ?

      Aurélien :

      Non, franchement, oui c’est un peu bizarre. D’ailleurs, quand j’ai raconté à mes parents et à mes amis que je partais en Colombie ils m’ont pris pour un fou concrètement. Ils m’ont dit : « Ça y’est mon fils est devenu fou, il veut mourir ». Mais, pas du tout, j’avais justement la connaissance du pays. Je savais où j’allais, je savais où je mettais les pieds. Bien évidemment, la plupart des gens en France – comme on le sait- la plupart des informations qui arrivent de Colombie, ce n’est même plus de l’information celle-là parce que c’est tout le temps les mauvaises informations.

      Donc, pour revenir à ta question, concrètement, je suis venu pour faire mon stage et mon mémoire. Donc, j’ai décidé, je travaillais à ce moment là je travaillais à Paris. Je travaillais à Axa-assistance dans le département international. Et puis, j’ai arrêté de travailler, j’ai décidé de partir en Colombie avec mon baluchon sans rien du tout, je suis arrivé chez une amie en fait que j’avais rencontrée avant de partir à Paris, complètement par hasard et qui m’a dit « tu peux venir à la maison ». Donc, elle m’a accueilli.

      Fabrice :

      Alors là c’était à Bogota.

      Aurélien :

      C’était à Bogota. Je suis arrivé d’abord à Bogota, j’ai vécu pendant 4 mois à Bogota. En fait, je voulais faire un stage. Donc, dans mon cursus je pouvais faire passer une expérience professionnelle comme stage et c’est ce que j’ai fait en fait ou c’est ce que j’ai recherché. Donc, j’ai cherché pendant 4 mois du travail à Bogota, je n’ai pas réussi à trouver, j’ai trouvé un emploi mais en fait en tant qu’étranger, on doit trouver une entreprise qui nous fournit les papiers pour le visa, ça n’a pas été le cas pour la première entreprise pour laquelle j’ai travaillé. Et donc, en fait, j’avais une amie sur Bucaramanga qui m’a dit « passe-moi ton CV, je vais le faire passer ». Et c’est à ce moment là qu’il est arrivé à l’université Saint-Thomas de Bucaramanga. Et ils m’ont appelé, le directeur de la faculté de Ingénérie industrielle m’a appelé. Il m’a dit « Est-ce que ça t’intéresse de travailler avec nous, avec divers points à développer ? » Et j’ai dit « Oui ».

      Fabrice :

      D’accord. Donc, ça c’était en 2011 ?

      Aurélien :

      C’était en 2011 oui, janvier 2011 exactement. Donc, en fait, il m’a dit qu’il était intéressé par mon profil. Donc, j’ai passé le concours, j’ai été admis et je suis arrivé à Bucaramanga. C’est la raison pour laquelle, j’ai atterri à Bucaramanga. En fait, je suis arrivé à Bucaramanga par hasard, purement par hasard, puisque je n’ai pas décidé, c’est le fait du destin.

      Fabrice :

      D’accord. Et quand tu parles de concours, c’est un entretien ?

      Aurélien :

      Non, en fait, ils te demandent de faire comme un essai d’une dizaine de pages sur le thème qu’ils te donnent. . Tu vas faire comme une dissertation un petit peu si tu veux. Et tu dois soutenir ton ….

      Fabrice :

      Tu n’étais pas le seul alors ?

      Aurélien :

      Non, je n’étais pas le seul bien sûr.

      Fabrice :

      D’accord. Et tu as enseigné quoi alors à l’université de Saint-Thomas qui est une université privée ?

      Aurélien :

      Oui. A l’université de Saint-Thomas oui si on traduit, Santo Tomas en espagnol. C’est une université privée. C’est la première université qui a été créée sur le sol colombien je crois en 1500 et quelques.

      Fabrice :

      Ah oui !

      Aurélien :

      Donc, ils appellent ça le… C’est une des universités très reconnues par… C’est une université bien sûr religieuse, tenue par des moines mais par des prêtres. C’est un peu bizarre d’ailleurs puisque tous les hauts placés, on ne peut pas être haut placé dans cette université sans être prêtre.

      Fabrice :

      C’est un peu un acronyque parce qu’en France, je crois que ça n’existe plus ce genre de ….

      Aurélien :

      Écoute, à ma connaissance, je crois que ça n’existe presque plus et je crois que ça doit encore exister dans quelques recoins. Mais, oui, c’est vraiment négligeable.

      Ben oui ici en Colombie, c’est une culture très religieuse. Donc, effectivement, mais c’est très bizarre parce que justement ces prêtres sont très pragmatiques d’ailleurs puisqu’ils aiment bien l’argent. Donc, c’est un peu bizarre, ce n’est pas du tout les mêmes convictions qu’on a.

      Fabrice :

      Bon, dans l’église catholique, ça va souvent avec la foi de certains. Mais bon passons !

      Aurélien :

      Il y a quand même un écart entre l’église catholique française et l’église ici parce qu’ici j’ai l’impression que c’est plus un business d’ailleurs les prêtres ont vraiment un statut social ici qu’ils n’ont pas du tout en France. En France, on sent que les pères, les prêtres font leur boulot par conviction. Ici, je me pose la question à savoir si c’est par conviction ou pour avoir un bon statut social.

      Fabrice :

      Oui, je vois ce que tu veux dire. C’est vrai. Il y a sans doute de ça, je pense. Donc, là tu as trouvé assez rapidement un boulot finalement au bout de 4 mois et en plus, un boulot plutôt sympa : professeur à l’université, ce n’est pas mal.

      Aurélien :

      Ah oui, ce n’est pas mal. J’étais fier de moi. Au début, j’ai cru que je n’étais pas à la hauteur, j’ai dit franchement je suis arrivé et je dis c’est tordu quand même professeur de fac, il faut…

      Fabrice :

      Tu n’avais pas enseigné avant. C’était ta première expérience ?

      Aurélien :

      Non, j’ai enseigné plusieurs années auparavant mais jamais à l’université. L’université, c’est quand même quelque chose de beaucoup plus prestigieux, c’est beaucoup plus reconnu. J’ai travaillé dans différentes écoles à Madrid, différentes écoles, entreprises. J’ai enseigné, j’ai travaillé à Acadomia et puis des jobs d’étudiants ! Donc, j’ai toujours enseigné. En fait, j’ai toujours enseigné. D’ailleurs, je me rappelle une anecdote : un ami très intelligent mais qui avait beaucoup de problèmes en espagnol. Moi, je parle couramment espagnol depuis tout petit. Mes grands parents m’ont enseigné et en fait, ils me demandaient tout le temps de lui faire ces travaux en fait de l’UIT. Il avait des bonnes notes, il était content et moi j’étais fier de moi en fait.

      Fabrice :

      Et donc, le fait que tu sois français, ça ne posait pas de problèmes à l’université pour les papiers – je ne sais pas. Ils n’en avaient rien à faire ou ?

      Aurélien :

      Alors, concernant ce qui est la partie légale on va dire. Donc, moi je suis arrivé en fait avec mon baluchon sans penser si je pouvais ou je ne pouvais pas trouver du travail.

      Fabrice :

      Donc, avec un visa touriste.

      Aurélien :

      Avec un visa touriste. Un visa d’ailleurs de 60 jours et non de 90.

      Fabrice :

      Ah bon, j’ai encore eu 90.

      Aurélien :

      Oui, mais en fait au début, c’était au bon vouloir du douanier. Il te mettait 60 ou 90.

      Fabrice :

      Moi, je suis arrivé, je me rappelle il m’a mis 60 jours. Donc, il a fallu que je paie un mois de plus. Enfin, il a fallu que je paie au bout du 2ème mois.

      Aurelien:

      En fait, le visa c’est un peu compliqué quand on est français de comprendre un peu le système et si on peut dire, on peut appeler la logique parce que concrètement, en Colombie au début, j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire parce que je cherchais toujours la logique des choses, le pourquoi et en fait, je me suis rendu compte que je me faisais trop mal à la tête.

      Fabrice :

      Non ici, parfois, il n’y a rien de logique c’est clair.

      Aurélien :

      Donc, je me faisais un peu de mal à la tête. Mon cerveau faisait de la fumée comme un moteur. Et en fait, je me suis rendu compte que non en fait, il ne faut pas chercher à comprendre, c’est comme ça et puis voilà. Il n y a pas vraiment de logique.

      Fabrice :

      D’accord. Mais ici concrètement, il faut d’abord trouver un travail et ensuite c’est le visa ou le contraire ?

      Aurélien :

      Alors, en fait, premièrement, il faut trouver un travail. Donc, je conseille aux personnes qui souhaitent avoir une expérience en Colombie s’ils peuvent trouver un emploi avant d’arriver sur le territoire colombien, c’est mieux. C’est plus sûr. Mais, ils peuvent arriver ici et trouver du travail, je l’ai fait, donc, ce n’est pas impossible.

      Fabrice :

      D’accord, sauf que t’as une durée limitée dans le temps à cause du visa touriste.

      Aurélien :

      Tout à fait. En fait, si vous souhaitez arriver en Colombie en tant que touriste comme je l’ai fait, vous devez savoir que vous avez normalement. Bon, maintenant c’est 90 jours et vous avez 90 jours de plus maximum pour trouver un boulot. En gros, c’est six mois. Vous avez six mois et au bout de six mois, vous êtes obligé de sortir du territoire. Alors, concernant vraiment le visa. Donc, en fait, c’est très compliqué parce que ici les gens, la plupart des gens ne savent pas en fait quelle est la procédure à suivre. Ça était très difficile des fois je leur expliquais comment c’était, ils ne me croyaient pas parce qu’ici il y a un grand manque de confiance en Colombie, la culture est comme ceci. Les gens ne font confiance en personne et bon, c’est compréhensible quand on connait un peu la culture.

      Et donc, en fait, j’ai trouvé un travail et cet employeur m’a rempli des papiers et moi je me suis présenté. En fait, on peut aller soit au ministère des relations extérieures. C’est-à-dire, la première fois, on ne peut pas y aller, il faut aller dans un consulat colombien à l’étranger, où vous voulez, pas obligatoirement en France d’ailleurs. Donc, moi ce que j’ai fait, je suis allé au Venezuela comme c’est à 5 heures de Bucaramanga. D’ailleurs, je me suis trompé, je suis allé à San Cristobal au lieu de San Antonio qui est à une heure et demie. J’ai fait une heure et demie de plus quand il y avait un consulat colombien avant et je ne le savais pas en fait la première fois. Donc, je suis allé là bas et j’ai fait la présentation de visa et voilà. C’est vite fait. C’est dans la journée.

      Fabrice :

      D’accord, donc, là t’as un visa travail. Et donc, une carte de séjour qui est valable pendant un an.

      Aurélien :

      En fait, le visa actuellement il s’appelle le visa TP4.

        Techniquement, ils appellent ça comme ça. En fait, après, t’as 15 jours pour te présenter à l’organisme qui s’appelle « Migración Colombia ». C’est anciennement le DAS qui s’occupe de nous. Et en fait, on doit aller là-bas, on doit payer un certain prix, un certain montant. Il me semble que c’est 180000 pésos. Mais, le problème c’est que comme c’est en dollars, en fait, il faut regarder le change, il faut regarder le taux de change.

      Et donc, on paie et on reçoit la carte de résident temporaire qui s’appelle « « cédula de extranjería ». Et en fait, ça dure le temps de notre contrat.

      Fabrice :

        D’accord. Donc, c’est en 90000 pésos.

      Aurélien :

      Approximativement, le problème c’est que …

      Fabrice :

      Donc, cela fait 50 euros en gros.

      Aurélien :

      Voilà c’est quelque chose comme ça, mais le problème c’est que je ne sais pas vraiment parce qu’avec le change qui fluctue tant, et comme eux, ils ne parlent qu’en dollars, donc, c’est en fonction du cours de dollars et en fonction du cours de pésos.

      Fabrice :

      Donc, une fois que cela est fait, t’es tranquille après ?

      Aurélien :

      Oui, voilà, t’es tranquille jusqu’au prochain contrat, jusqu’à la fin du contrat s’ils vont continuer, renouveler et puis après sinon, tu gères sur autre chose. Mais par contre, il faut faire très attention parce que tu ne peux pas dépasser la date de validité du visa, parce que sinon t’es en situation irrégulière.

      Fabrice :

      Et tu paies ensuite par jour des pénalités par jour en trop ?

      Aurélien :

      Tu paies une amande en fait, voilà, tu paies une amande qui est la moitié, la première amande c’est la moitié du salaire minimum de colombiens. Et la deuxième fois c’est le double.

      Fabrice :

      D’accord, mais tu peux quand même revenir. Enfin, je veux dire, ils ne sont pas trop méchants.

      Aurélien :

      Non non, ça va, tu paies l’amende et tout va bien.

      Fabrice :

      Les douaniers ne sont pas hyper méchants quand même en Colombie.

      Aurélien :

      C’est vrai oui. Non depuis que l’institution qui s’appelait le DAS, le département qui en fait était mélangé. Toute la partie service d’immigration et la partie service secret, c’était la même entité. Ils l’ont explosée en fait, ils l’ont complètement imposée pour séparer en fait, le service d’immigration et le service secret.

      Fabrice :

      Ok, voilà pour le petit point sur le visa. Alors, depuis quelques semaines, là vous savez la Colombie qui a signé un accord de PVT, pour un Permis Vacances Travail. C’est le working holiday qu’on peut trouver au Canada ou en Australie.

      Donc, là, c’est actif, c’est le deuxième pays en Amérique latine, après l’Argentine et bientôt il y a le Chili alors je ne sais pas ça vous donne le droit de travailler pendant un an. Par contre, je ne sais pas si l’université – j’imagine peut être c’est assez restreint- je ne sais pas si l’université pourra recruter sur un PVT quelqu’un avec un PVT à priori oui mais bon. Enfin, voilà c’est une petite parenthèse que j’ouvre là avec l’actualité. Qu’est ce que je voulais dire ? Oui, alors, t’étais prof à l’université Saint-Thomas et après depuis quelques années là t’as fait plusieurs universités t’as changé souvent de poste ?

      Aurelien:

      C’est exact. En fait, j’ai travaillé deux ans comme je l’ai indiqué, j’ai passé 2 ans à travailler. En fait j’ai travaillé donc dans différentes facultés : la faculté d’économie, la faculté de commerce international, la faculté de management des entreprises agricoles et de génie industrielle où je m’occupais un peu de l’internationalisation de la faculté. Concernant les matières que j’ai enseignées, j’ai enseigné le marketing international en grande partie et j’ai enseigné également tout ce qui est écrit scientifique. Et voilà.

      Fabrice :

      D’accord. Et là, donc, à chaque fois c’est ce qu’on peut appeler des CDD ?

      Aurélien :

      Ce sont en fait des contrats fixes comme ils appellent ça ici. C’est des CDD. C’est ce qui correspond au CDD, ils appellent ça « contrato fijo ».

      Fabrice :

      D’accord, et c’est difficile d’avoir un CDI ?

      Aurélien :

      En fait, les entreprises privées ne font pas de CDI ici, ça n’existe pas.

      Fabrice :                        Ah bon ?

      Aurélien :                      Ouais.

      Fabrice :                        D’accord.

      Aurélien :

      Ou sinon, peut être les multinationales mais les entreprises de ce style ne font pas de CDD ou du moins dans les universités privées, il n’y a pas de CDI en Colombie.

      Fabrice :

      Donc, à chaque fois c’est renouvelable d’une année à l’autre ?

      Aurélien :

      Oui, voilà. Tous les ans, on reçoit une carte d’ailleurs parce qu’ils sont obligés de nous envoyer une carte pour nous prévenir que le contrat ne va pas être renouvelé parce que sinon, s’ils ne le font pas, c’est obligatoirement, ça se renouvelle d’un an sans qu’ils veuillent. Donc, légalement, ils sont obligés de le faire.

      Fabrice :

      D’accord et dans les facs publiques ?

      Aurélien :

      Alors, actuellement, je travaille à l’université publique comme tu l’indiquais. Donc, moi j’ai travaillé à l’université… Pour l’anecdote, j’ai arrêté de travailler à l’université Saint-Thomas tout simplement parce que le deuxième contrat, j’ai eu un inconvénient, ils m’ont carrément dit au bout de deux mois qu’ils s’étaient trompés sur mon salaire et donc, je leur ai dit : « Comment ça ce n’est pas possible ? C’est une blague ! » Il me fait « Si si si » et je fais « ben alors, qu’est ce qui se passe ? » « et bien, on va vous baisser votre salaire », je fais « Mais, vous ne pouvez pas faire ça ? » et ils m’ont dit « Si si on fait ce qu’on veut ». Donc, j’étais un peu au trait. Franchement, vraiment, je ne savais pas quoi faire. Donc, j’ai appelé une amie qui travaille à Bogota et qui est avocate et qui m’a dit concrètement, ils ne pouvaient pas le faire. Mais, ils l’ont fait, ils se sont permis. Donc, c’est pour ça que… En fait, je n’ai pas continué à travailler là-bas parce qu’en fait, ils n’ont pas été correctes avec moi.

      Fabrice :

      Oui, bon, c’est assez folklorique des fois. Enfin, voilà. D’accord, donc, ça fait 3 ou 4 ans que t’es prof à l’université ?

      Aurélien :

      ça fait 5 ans.

      Fabrice :

      Bon, alors professeur à l’université à l’étranger Colombie ou ailleurs, ce n’est pas forcément accessible à tout le monde. Quand quelqu’un arrive comme ça…. Et la plupart des gens quand ils pensent enseignement à l’étranger, ils pensent d’abord à enseigner le français en fait ou le FLE, voilà le français plutôt dans une alliance française par exemple. Alors, en Amérique latine, il y a beaucoup d’alliances françaises et en Colombie, par exemple, c’est notamment une des plus gros réseaux d’Amérique Latine, ou peut être le deuxième ou le premier, je ne sais pas plus ce que disait l’ambassadeur l’autre jour : c’était le premier ou le deuxième d’Amérique Latine, même un des réseaux les plus denses au monde et est-ce que toi tu penses que par rapport à ce que tu as vu autour de toi, c’est facile de trouver un poste de professeur de français dans une alliance que ce soit en Colombie ou en Amérique Latine en général.

      Aurélien :

      En fait, juste pour la remarque par rapport à l’ambassadeur, je me rappelle qu’il avait dit en fait que le premier c’était le Brésil mais que le Brésil, c’était incomparable avec la Colombie.

      Fabrice :

      D’accord.

      Aurélien :

      Donc, là en fait, que la Colombie est bien le premier.

      Fabrice :

      Oui au niveau de la population, ça n’a rien à voir.

      Aurélien :

      Voilà tout à fait et puis la superficie du pays également. En fait, pour répondre à ta question, qu’est ce que je pourrais te dire ? Tu peux me redire ….

      Fabrice :

      Oui, est-ce que tu penses que c’est assez facile de trouver, d’enseigner le français dans une alliance française ? Sauf à Bucaramanga…

      Aurélien :

      Oui excepté Bucaramanga pour diverses raisons que nous connaissons. Mais, ce n’est pas le sujet. Oui, je pense que ça doit être assez simple à partir du moment où vous avez un master FLE, vous pouvez envoyer votre candidature spontanée ou regarder d’ailleurs si vous voulez de l’information sur la fondation « Français Langue Étrangère ».

      Fabrice :

      Puisque maintenant, on nous demande de plus en plus quand même un diplôme FLE, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années ou c’était beaucoup plus ouvert si vous voulez enseigner le français à l’étranger. Maintenant je pense, enfin d’après ce que j’ai entendu dire – c’est de plus en plus courant qu’on nous demande une maîtrise ou une licence FLE.

      Aurélien :

      Oui, il n y a pas de licence, ça n’existe pas les licences FLE.

      Fabrice :

      Un master maintenant plutôt ?

      Aurélien :

      Un master 1 ou 2 de FLE, il y a des endroits, où c’est requis complètement, d’autres endroits, il faut être français, si vous êtes français déjà ça aide beaucoup. Si vous avez un master en lettres quelques soient les lettres, si c’est lettres modernes, si c’est lettres en espagnol ou tout ce qui concerne en fait le langage, la linguistique ou la didactique de la langue. Là, c’est une porte ouverte, bien entendu. Bien sûr, je ne parle pas des docteurs parce que c’est une évidence que pour eux, c’est beaucoup plus simple.

      Fabrice :

      Donc, il faut aller enseigner le français dans une alliance française en Amérique Latine ou même ailleurs, c’est une possibilité. C’est une possibilité. Ensuite, vous avez une autre possibilité qui est par contre moins payée, c’est les cours particuliers. Donc, justement t’en donnes toi et moi j’en connaissais pas mal qui ont donné.

      Il y a une vraie demande ici au niveau du français, enfin, en Colombie en général au niveau du français des cours particuliers parce que la première langue à enseigner c’est l’anglais j’imagine et la deuxième c’est le français ?

      Aurélien :

      En fait, il faut savoir qu’en Colombie, la première langue avant c’était le français. Tous les parents en fait de mes amis, on leur a enseigné le français avant l’anglais. C’était le français. Mais, avec l’influence des américains, ça a changé maintenant, c’est l’anglais en premier. Donc, le français a perdu un peu de sa … disons – de sa notoriété en Colombie par obligation. C’est vraiment malheureusement, ça était imposé par le ministère de l’éducation. En fait, moi j’enseigne les cours particuliers quand j’en ai. Je ne vis pas de ça concrètement, je ne vis pas de ça.

      Fabrice :

      Oui, il y a beaucoup de profs qui complètent par des cours particuliers à côté.

      Aurélien :

      Je complémente mes revenus grâce à cela. Mais, si une personne est assez active, elle pourrait vivre de ça, c’est vrai. Mais, il faut être bien actif quand même. Il faut trouver des personnes qui ont vraiment un pouvoir d’achat aussi pour payer un natif parce que le problème c’est que ici, il y a beaucoup de gens qui veulent apprendre. Mais, ils veulent les cours gratuits quasiment, ce n’est pas intéressant pour le travailleur.

      Fabrice :

      C’est quoi bien payé ici pour un cours particulier de l’heure en euros ?

      Aurélien :

      Écoute, pour moi, là actuellement, je demande 8.50 euros au cours d’aujourd’hui qui est à 3600 pésos, [1euro 3600 pésos ?]

      Fabrice :

      Donc, là le cours de l’euro est assez haut donc. Comment dire, ça ne veut pas forcément dire grand-chose parce que si vous vivez ici et si c’est 30000 c’est pas mal, donc, c’est un peu – si vous convertissez en ce moment – c’est un peu relatif, il faut penser en pésos plutôt.

      Aurélien :

      C’est vrai que c’est un peu folklo, mais en fait, il faut compenser en pésos oui. Donc, nous on vit en pésos. Ici, normalement un colombien peut donner des cours à 12000, 15000 l’heure. Donc, c’est le double en quelque sorte. Donc, c’est ce que je fais, je complémente mes revenus quand c’est possible. Des gens qui veulent partir au Canada pour aller s’installer là-bas ou sinon des gens qui veulent partir en échange interuniversitaires.

      Fabrice :

      Justement, pour donner peut être un ordre d’idées par rapport au budget, combien ça coûte d’être dans une coloc juste pour comparer ? une chambre dans une coloc…

      Aurélien :

      Une chambre dans une coloc ? Et bien écoute, moi quand je suis arrivé, j’ai pris des chambres parce que c’est très compliqué en fait de prendre un appart à son nom en Colombie parce qu’il faut que vous ayez besoin de garant. Et qui va vous garantir ? Ce n’est pas les colombiens que vous ne connaissez pas. Donc, c’est un peu compliqué. Donc, en fait, moi la première chambre que j’ai prise, j’ai payé $350.000.

      Fabrice :

      D’accord, donc, $350.000 et quand même…

      Aurélien :

      Et dans un beau quartier. Mais, il faut calculer si vous voulez vraiment un quartier UP à $500.000, vous avez quelque chose de bien. Mais, après, tout dépend de la ville, tout dépend, le quartier. Donc, il faut être relatif.

      Fabrice :

      Donc, ce n’est pas mal $30.000, si on compare à $500.000 le loyer, ce n’est pas mal.

      Aurélien :

      350 oui, c’est 10% c’est un peu moins de 10%.

      Fabrice :

      Vous enlevez 10 et vous avez payé votre loyer.

      Aurélien :

      Voilà, c’est ça.

      Fabrice :

      Okay, très bien. Voilà, pour ce petit point que je voulais faire sur l’enseignement du français dans les alliances françaises ou par des particuliers. Là on va revenir au professeur de fac : Quel est le salaire d’un prof de fac en gros, enfin en moyenne pour un débutant, enfin, quelqu’un qui arrive comme ça, qu’est ce qu’il peut espérer ?

      Aurélien :

      Bon, alors là ça dépend des diplômes qu’il a, ça dépend s’il sait négocier et ça dépend s’il parle bien espagnol parce que c’est vraiment important. C’est important d’avoir du charisme ici. C’est un pays avec des caractères assez forts et encore plus à Santander comme tu le sais, dans notre région. Donc, il faut savoir s’imposer sans s’imposer. Il ne faut pas non plus faire sentir que la personne en face de toi est inférieure, bien évidemment, bien au contraire.

      Donc, moi en fait, je vais parler de ma première expérience. C’est la Saint-Thomas, quand je suis arrivé, j’ai passé les concours et tout. Je suis rentré à Bogota. Ils m’ont appelé et m’ont dit « Oui, c’est okay. » Donc, j’ai dit « Okay, mais en fait, quel est le salaire ?» Ils me font « 2 millions ». Je fais « Pour 2 millions, moi je ne pars pas de Bogota, je reste à Bogota. »

      Fabrice :

      2 millions, combien ça fait aujourd’hui ?

      Aurélien :

      En termes aujourd’hui, je ne sais pas. Mais, si on calcule sur le terme le taux de change de l’époque, c’était 2500 pésos, 1 euros était égal à 2500 pésos, c’est-à-dire que 2.5 millions, ça faisait 1000 euros. Donc, ça faisait 800 euros à peu près. D’accord ? À l’époque ! Donc, j’ai dit « non ». Et donc, après, il m’a dit « bon je vais parler avec les prêtres pour voir s’il y a possibilité d’augmenter ». Et donc, il a parlé avec eux et en fait, ils m’ont proposé « 1/3 de plus, c’est-à-dire 3 millions » et là j’ai accepté parce que j’ai senti qu’il y avait eu un effort quand même fait.

      Fabrice :

      Oui, en plus, ce n’est pas mal…

      Aurélien :

      Conséquent, donc, j’ai accepté ici et je suis arrivé ici. Donc, en fait, je gagnais 3 millions de pésos, ce qui était équivalent à 1200 euros.

      Fabrice :

      D’accord. Oui, ce n’est pas mal parce qu’il y a parfois des profs qui sont payés 2 millions, 2 millions 500.

      Aurélien :

      Oui, il y a des profs qui gagnent beaucoup moins, ça dépend après. Alors, il faut dire le contrat, ici c’est 40 heures. Mais, ce n’est pas 40 heures de cours, vous avez maximum 22 heures ou 24 heurs de cours et le reste ce sont des tâches administratives : on vous demande de faire des traductions ou des travaux que…

      Fabrice :

      Des tâches administratives que tu dois faire à la fac ou tu peux faire chez toi ?

      Aurélien :

      Je peux les faire n’importe où mais par contre ici, ça dépend des universités mais les universités Saint-Thomas, il y avait quelqu’un qui passait pour savoir si on était là. On avait obligation d’être là, même en dehors des heures de cours. En fait, on a des heures qui sont mises et on doit être quelque part obligatoirement.

      Fabrice :

      Ah l’enseignement catholique, ça ne rigole pas.

      Aurélien :

      Non, mais ce n’est pas seulement les catholiques qui font ça. Même les universités privées laïques le font, ça dépend après le niveau de l’université. Je pense que les universités type « Universidad de los Andes » ou « del Rosario » qui sont les meilleures de Colombie ne le font pas, j’imagine. Parce que c’est une question de management, c’est un management à l’ancienne, très archaïque ici.

      Fabrice :

      Et tu penses – enfin, qu’est ce qui est le plus facile pour postuler ? Enfin, où on a le plus de chance de trouver un poste dans une université publique ou privée dans lesquelles ils sont plus open, à ton avis par rapport à un étranger.

      Aurélien :

      Alors, l’université privée c’est beaucoup plus simple de trouver un emploi parce que en fait ici il faut dire que si vous connaissez quelqu’un, c’est la porte ouverte à un emploi. Il faut voir. Ici, que ce n’est pas comme en France, comme on dit, il faut avoir un piston. Ici, le piston, c’est plus important que notre CV. Si vous êtes le fils de ou l’ami de, ça sera beaucoup plus simple pour rentrer. Par contre, moi je ne connaissais personne. Mais, je connaissais une amie qui a passé mon CV. Donc, et eux quand ils ont vu mon CV, université Paris 4 la Sorbonne, ils ont été très intéressés par mon profil. Donc, ils m’ont appelé. Mais, ce n’est pas dû au piston, sinon, quand la personne a lu mon CV, a été séduit. Concernant l’université publique, non, ça ne marche pas pareil. En fait, déjà dans un premier temps, il faut qu’il y ait un concours qui s’ouvre. S’il n y a pas de concours qui s’ouvre, vous pouvez aller toquer toute votre vie, il faudra attendre le prochain semestre ou l’année suivante.

      Donc, qu’est ce j’ai fait pour rentrer à l’université industrielle de Santander, là où je suis actuellement, qui est une université publique. C’est la 6ème université de Colombie, quand même, donc, ce n’est pas rien. Et c’est la meilleure université de la région. Et elle est très prestigieuse surtout dans tout ce qui est ingénierie. Donc, en fait, pour entrer là-bas, j’ai passé le concours et donc, là c’est des concours assez difficiles. Ce n’était pas le concours que j’avais passé à Saint-Thomas. Là, en fait, c’est vraiment un système beaucoup plus méritocrate.

      Fabrice :

      D’accord. Donc, voilà.

      Aurélien :

      …et qui travaillait pour l’état.

      Fabrice :

      Donc, il y a plus de possibilités en gros pour résumer si on s’adresse à des facs privées. D’ailleurs, il y en a plus que les facs publiques.

      Aurélien :

      Oui, il y a beaucoup plus d’universités privées que publiques.

      Fabrice :

      Donc, il y a plus de possibilités.

      Aurélien :

      Parce qu’ici la Colombie n’a pas vraiment les moyens d’appuyer l’université comme nous en France. Il n y a pas le même budget. Quand on regarde le PIB de la Colombie et le PIB de la France, le PIB de la France, c’est 2.5 et le PIB de la Colombie, c’est 0.04. Donc, ce n’est pas le même.

      Fabrice :

      Oui, c’est clair. Okay. Dernier point que j’aimerais qu’on aborde un peu, c’est les conditions de travail. Comment ça se passe professeur à l’université je veux dire par rapport au niveau pédagogique, au niveau des rapports avec les élèves ou des collègues, enfin, surtout au niveau du rapport avec des élèves. Bon, il paraît que ce n’est pas… enfin, pour avoir discuter avec d’autres profs, ce n’est pas facile, les élèves sont assez … ils sont moins disciplinés qu’en France. C’est un peu plus… Enfin, vas-y. Tu vas nous raconter ça.

      Aurélien :

      D’accord. Non, en fait, si on compare le système d’éducation supérieur, l’enseignement supérieur entre la France et la Colombie, oui, c’est drastiquement différent. Bien évidemment parce que déjà la culture est différente, la société est différente, etc. Alors, ce qui – vraiment – est peut être choquant, c’est la distance qu’on a nous en France avec le professeur. Donc, vous pouvez aller en cours d’un prof et ne jamais parler avec le prof. Et vous pouvez avoir de bonnes notes ou une mauvaise. Mais, ce n’est pas parce que vous aurez parlé avec le professeur que vous allez avoir de bonnes ou de mauvaises notes. Donc, ça c’est la première chose que je pourrais dire.

      En France, il y a un grand respect envers l’enseignant de l’université au sein de l’université. Mais, en dehors de l’université, il y a moins de respect dans la société civile. Il y’en a moins qu’au sein de l’université. En Colombie, c’est l’inverse, les étudiants respectent moins les professeurs et dans la société civile, le professeur est beaucoup plus respecté. Donc, ça, c’est le premier paradoxe si on veut comparer. Pourquoi je le dis ? Bon déjà, dans un premier temps, il faut savoir que les étudiants colombiens et la culture colombienne, c’est une culture de proximité. Les gens parlent comme si ils se connaissaient depuis toujours. Vous pouvez prendre un taxi et il peut vous raconter sa vie, ce qui ne se passera jamais en France par exemple. Donc, ici les étudiants viennent, ils peuvent vous faire la bise, ils vous serrent la main.

      Fabrice :

      Mais, d’accord, il y a une proximité mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de respect.

      Aurélien :

      Non, le respect il se perd à un autre instant. C’est quand justement en fait les notes arrivent parce qu’ici c’est très copinage. On est dans un pays où la culture est en fait très lèche-cul. En fait, ici les lèche-culs gagnent beaucoup. Ici, il faut être lèche-cul en Colombie.

      Malheureusement, ce n’est pas mon cas, donc, c’est pour ça que je ne travaille plus dans les universités privées d’ailleurs parce que moi je n’y arrive pas malgré … Et je crois que je m’ennuie aussi. Franchement, je préfère qu’on m’emploie pour mes qualités, pour mes compétences que pour cela, pour être faux jeton quoi, non, non merci. Je pense que déjà, ça c’est une première chose. Alors, justement, les étudiants viennent essayer de vous séduire et je ne vous raconte pas avec les nanas comment c’est. J’ai eu des propositions indécentes comme je n’aurais jamais pu penser de ma vie. Franchement…

      Fabrice :

      Juste pour avoir une meilleure note.

      Aurélien :

      Oui, bien sûr pour qu’elle puisse passer la matière.

      Fabrice :

      Proposer de coucher pour une meilleure note.

      Aurélien :

      Oui tout à fait et on peut le dire carrément par message whatsApp, j’ai reçu des messages fantastiques.

      Fabrice :

      Oui, il y a des profs…

      Aurélien :

      Complètement fantasmagoriques. Je vous jure, c’est impressionnant. Ah oui, c’est impressionnant. D’ailleurs, ça m’a tellement choqué que je me suis dit, c’est un piège, ce n’est pas possible quoi. Franchement.

      Fabrice :

      Ah oui j’aurais pensé pareil, je pense.

      Aurélien :

      Et donc, en fait, à ces messages là, je n’ai jamais répondu. Mais, j’aurais pu créer beaucoup de problèmes à ces étudiantes. Mais d’autres…

      Fabrice :

      À toi aussi parce que j’imagine qu’il y a des profs d’ailleurs qui doivent craquer des fois, je ne te dis pas. Ça doit être… ça peut être triste des fois.

      Aurélien :

      Oui effectivement oui. Mais, en fait, entre colombiens, ils se comprennent ils ont la même culture, ils ont les même codes sociaux. Donc, ce n’est pas la même chose. Par contre, nous en tant qu’étrangers on ne sait pas sur quel pied danser. Donc, c’est plus compliqué pour nous. Ben j’ai eu aussi d’autres cas où il y avait un politicien, un Consejal, ici les conseillers municipaux sont élus. Donc, en fait, ils ont du pouvoir. Ils sont très bien payés et en fait, il est venu et il m’a dit « oui je te donne tant comment on s’arrange ? Je ne peux pas venir en cours comment on s’arrange ? » Carrément ! Oui, impressionnant !

      Fabrice :

      D’accord. Et j’imagine aussi que t’as une pression des parents des fois, parce que c’est eux qui paient surtout dans les facs privées.

      Aurélien :

      Non, je n’ai jamais eu affaire à une personne qui m’a envoyé ses parents non. Par contre, oui c’est vrai que les étudiants…

      Fabrice :

      Une belle fille, c’est plus efficace que les parents ?

      Aurélien :

      Oui, ça c’est certain. Il ne faut pas être farouche. Non, franchement,

      Fabrice :

      Oui, un beau décolleté ça marche mieux.

      Aurélien :

      Oui, non c’est impressionnant comme on peut vous rentrer dedans, essayer de vous séduire, enfin, on essaie de vous la faire dans tous les sens, parce qu’il faut savoir que le « vice » qu’on dit « oui, cette personne tape le vice » en France vulgairement, ici c’est différent.

      Donc, on ne voit pas arriver de la même manière, on pense que c’est plus sincère, et cetera. Mais, c’est vrai que la culture colombienne, c’est un peu la culture de qui gagnera à savoir s’il va réussir à convaincre la personne malgré les mensonges. Donc, c’est un peu ça. Mais, pour revenir à la question qu’originalement tu me posais…

      Fabrice :

      … sur les rapports.

      Aurélien :                      Donc, le rapport c’est un rapport très proche. Il faut être ami et ne pas être ami en fait à la fois. C’est un peu bizarre. Il faut être proche mais garder une distance mais beaucoup plus fine qu’en France. En France, il y a aucun copinage avec les professeurs. Normalement, hein !

      Ici, en fait, les profs sortent avec leurs élèves, ça se voit, ça existe ça ! C’est vrai que aussi, il y a un autre facteur culturel qui rentre en jeu dans les relations homme-femme, c’est que ici un homme de 30 ans. En fait, les femmes de 20 ans regardent les hommes de 30 ans et les femmes de 30 ans regardent les hommes de 40 ans.

      Donc, en fait, il n’y a pas ce problème qu’on a nous en France quand on voit une fille de 20 ans avec un mec de 30 ans, ça nous parait aberrant. Ici, c’est normal.

      En fait, c’est pour ça qu’il y a une relation beaucoup plus serrée. Mais, concernant homme-homme, après c’est pareil, on m’a proposé d’aller boire des canons, on m’a proposé une soirée. Enfin, on m’a proposé de tout hein franchement. Ici, on a essayé de me corrompre par tous les moyens.

      Fabrice :

      Oh c’est normal ! [rire] Mais, ouais, moi, ça me dérangerait si j’ était prof d’aller boire des verres. Enfin oui faire la fête avec des élèves. Oui, ça serait un peu, je serai mal à l’aise. Ça serait un peu bizarre. Enfin, surtout avec l’autre sexe, peut être encore plus parce qu’il y a toujours quand même de la séduction, il y a toujours une histoire de séduction donc ouais, j’imagine que ça doit être un peu spécial. Mais, voilà comme tu le disais : c’est la culture colombienne. Et puis, la culture colombienne, c’est aussi ne pas trop respecter les limites, les règles je veux dire, c’est toujours essayer de ne pas respecter même les règles !

      Aurélien :

      En fait, oui, la culture colombienne c’est il faut toujours être sur le fil quoi !

      Fabrice :

      Voilà, donc, tout ce qui est triche ?

      Aurélien :

      Ah oui non, mais j’ai trouvé énormément de personnes qui trichaient.

      Fabrice :

      Genre ils ne voyaient pas trop où est le problème.

      Aurélien :

      Je connais beaucoup de professeurs qui voyaient les étudiants tricher et les laissent faire.

      Fabrice :

      Ah oui carrément.

      Aurélien :

      Quelques uns parce qu’ils manquent de charisme. Certains professeurs manquent de charisme. Donc, ils n’osent pas en fait. Moi, j’ose et moi on ne me l’a fait pas et je le fais bien montrer parce que je ne supporte pas ça.

      Fabrice :                        J

      ustement, là dans le rapport avec les élèves. Donc, au niveau de la sévérité avec la culture colombienne, je trouve que c’est tout un…il faut arrondir les angles ! C’est rare. Enfin, moi j’ai rarement vu un colombien élever la voix vraiment. Enfin, tu vois ce que je veux dire ? C’est quand même pas mal arrondir les angles j’imagine que dans l’enseignement c’est pareil non ?

      Aurélien :

      Non, non, c’est pour ça que je te disais en fait que j’ai eu plusieurs accrochages.

      Fabrice :

      Ah oui toi, t’es français, donc, t’as plus tes…

      Aurélien :

      Non, justement, pas seulement moi ! Parce qu’ici, ils ont – ce n’est pas qu’ils n’ont pas de respect – c’est que leur éducation en fait, s’ils ont beaucoup d’argent, s’ils sont de familles aisées, ils se croient tout permis parce qu’ils ont de l’argent. Donc, en fait, ils vont le faire sentir. Et ils vont le faire sentir de manière assez insolente, arrogante et vont mal vous parler.

      Une fois, il m’arrivait qu’une personne venait se plaindre du partiel. Donc, elle a été refusée donc à la matière, non admise, et elle est venue et elle m’a apporté sa copie, et elle me fait : « Regarde ça c’est vraiment, c’est ce que j’ai trouvé. J’ai regardé et j’ai trouvé sur Internet. »

      En fait, le truc, c’était une notion de marketing international. Et c’était le piggy bag. Donc, le piggy Bag en fait c’est une technique d’exportation. Et elle, elle a regardé le piggy backing et en fait, c’était en réseaux de télécommunications. Donc, en termes de communication ça veut dire autre chose et en termes de marketing, ça veut dire autre chose. Donc, j’ai essayé de lui expliquer et elle ne comprenait pas. Pour elle c’était comme ça ! Et alors qu’elle avait complètement tort. Et donc, elle m’a dit : « Je vais faire une révision de ma copie et tout. Je vais faire une demande de… » et en fait, elle a eu moins après.

      Fabrice :

      Ah oui ? Bien fait pour elle !

      Aurélien :

      Franchement, donc, il y a beaucoup de choses comme ça. Il y a des gens qui peuvent vous manquer de respect. D’ailleurs, l’autre jour, vous pouvez écouter des manques de respect par certains étudiants qu’on ne trouverait jamais en France. Franchement, c’est compliqué. Donc, oui, et ça, c’est un problème plus de tempérament aussi ici à Santander parce que les gens de cette région ont énormément de caractère et ils sont assez fermés. Donc, ils acceptent très peu la différence.

      Fabrice :

      Ouais, je pense à Bogota Medellin, c’est un peu plus ouvert peut être.

      Aurélien :

      Il y a un peu plus de respect parce qu’il y a plus de culture et il y a plus d’éducation.

      Fabrice :

      Très bien alors, pour finir ce podcast parce que là on a parlé, ça fait une petite accumulation des points négatifs, des inconvénients d’être prof. Mais, il y a des avantages aussi. Je veux dire par rapport au fait que dans l’exercice quotidien, alors ton métier, qu’est ce que t’apprécies le plus ?

      Aurélien :

      Personnellement, déjà, si j’enseigne pour moi c’est le plus beau job du monde. J’aime transmettre, je suis très généreux. J’aime beaucoup je suis également venu non seulement pour faire mon stage et terminer mon master. Mais, également aussi pour essayer d’appuyer le développement des colombiens, parce que c’est un pays qui vraiment mérite beaucoup plus que ce qu’il a. Donc, j’essaie d’ouvrir et de donner d’autres perspectives différentes aux étudiants, qu’ils aient des outils qui leur permettent de comprendre qu’est ce qui se passe et comment est la vie et comment est la culture chez nous, comment on pense. Voilà, c’est ce que j’essaie de faire.

      Après, bien évidemment, ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que par exemple, l’année dernière, cette année, c’était un peu plus difficile à cause des manifs. Mais, l’année dernière, je travaillais en trois universités. J’arrivais à me faire 5 millions et demi par mois. 5 millions et demi par mois, c’est à dire, le salaire minimum ici c’est 600000 pésos. 5.5 Millions donc en fait, c’est….

      Moi, j’ai calculé à l’époque qu’en fait, 10000 pésos c’est en pouvoir d’achat, c’est comme si vous aviez dit 10 euros, en quelque sorte. Donc, en fait, c’est comme si je gagnais 5000 euros presque. Bien évidemment au change pas du tout. Mais avec 1500 pésos vous vivez mais comme un roi en Colombie. Donc, je vivais très bien et puis, les étudiants qui respectent et qui veulent vraiment apprendre, qui sont là et qui prennent tout pour argent comptant, eux en fait, vous le renvoient.

      Et ça c’est un grand soulagement, et une grande fierté en tant que prof. Après, l’avantage c’est que dans la société civile, on est vraiment très respecté en tant que professeur. Et quand par exemple, je dis je suis professeur de la UIS (Université Industrielle de Santander), ici tout de suite, les gens disent « waw », ça fait waw c’est impressionnant. Donc, je gagne un certain statut. Donc, c’est un avantage quand même. Je suis bien vu.

      Fabrice :

      D’accord. Là, tu vas continuer à faire ça. T’as pas d’autres projets pour changer. Enfin voilà, t’es bien là ?

      Aurélien :

      Pour l’instant, oui je suis bien. Avec ma nana, un peu moins bien. Ah non c’est assez compliqué les relations amoureuses ici en Colombie qu’en étranger. Malgré tout cela, j’ai quand même intériorisé les normes et les valeurs colombiennes, et je me suis très bien intégré comme t’as pu le constater à cette société là mais malgré cela, ce n’est pas simple. Les femmes sont très compliquées ici en Colombie, elles sont très belles, elles peuvent paraître très accessibles également, mais par contre, pour poser les jalons, c’est un peu compliqué dans une relation.

      Cependant, écoute ma foi je suis entrain de faire un projet d’une page web d’un business ici. Je suis entrain de chercher les investisseurs. D’ailleurs, si des gens sont intéressés, n’hésitez pas à nous faire signe. Je pense c’est quelque chose qui existe déjà en Europe mais qui n’existe pas ici et je pense que c’est une très bonne idée. Donc, je suis dans cette optique là.

      Je souhaite également continuer à enseigner parce que c’est une passion également. Et puis, qui vivra verra, je laisse aussi place, je laisse mon destin entre les mains de ce qui se passera. Et puis, des opportunités qui se présenteront.

      Fabrice :

      D’accord. Très bien. Merci Aurélien d’avoir pris le temps, parce que là on est proche d’une heure carrément de podcast mais bon c’était intéressant. C’est vrai qu’on s’est un peu écarté du prof fac en Colombie parce que je pense que tu ne peux pas couper. Enfin, t’es obligé de prendre en compte tout ce qui est autour. Voilà tout ça, c’est obligé quoi. Et puis, voilà parce que ça fait partie du vivre à l’étranger tout court. Donc, merci à toi bonne chance pour tes projets. Et puis voilà, merci beaucoup.

      Aurélien :

      Merci beaucoup, et bien, je souhaite saluer tous tes auditeurs et puis, n’hésitez pas à visiter la Colombie, c’est un pays fantastique. Salut. A bientôt.

      Fabrice :

      A bientôt. Ciao.

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      7 blogs de voyage à suivre en 2016

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      Voici 7 blogs de voyage à découvrir en 2016. 7 blogs de voyage que j’aime suivre. Allez, c’est parti !

      En 2011, j’avais publié le même type d’article sur des blogs de voyageque j’appréciais.

      Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et les blogs de voyage se sont multipliés.

      Je ne passe pas beaucoup de temps à lire d’autres blogs de voyage. Cela dit, grâce aux réseaux sociaux, j’en suis un certain nombre de loin.

      En voici 7 que j’aime particulièrement.

      One chai

      Cela fait longtemps que je suis le blog de Laurent. Voici un blog de voyage simple centré surles récits de voyage de son auteur. La photo y occupe une grande place.

      Capture d'écran 2016-01-18 17.41.38

      De plus, Laurent aime voyager dans des destinations un peu hors des sentiers battus. En ce moment, à lire : son voyage en cargo jusqu’au Bénin.

      Flo&Yo

      Florence et Yohan sont un couple de soignants qui voyagent en van autour du monde. Flo&Yo n’est pas seulement un blog de voyage, c’est aussi un vrai projet : Care Conception. Les deux voyageurs ont créé une association, «  Care Conception Through the World » qui a pour but de partager les différentes manières de soigner à travers le monde.

      Et dans peu de temps, ils seront trois dans cette aventure !

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      Traverser la frontière

      Changer de vie, vivre à l’étranger, aller voir ailleurs, ce sont les thèmes dont Michael parle sur son blog. Michael avec qui j’ai bu quelques bières de par le monde est aussi un collègue podcasteur.

      Un blog et un podcast motivant et inspirant !

      Capture d'écran 2016-01-18 17.42.24

      La terre sur son 31

      J’aime beaucoup le blog de Nathalie, mélange de récits, conseils et réflexions. C’est frais, c’est agréable à lire et on y revient avec plaisir.

      Capture d'écran 2016-01-18 18.05.11

      Le braquet de la liberté

      Bertrand a réalisé un tour du monde à vélo il y a quelques années. Alors bien sûr, son blog est une mine d’infos pour le voyageur à vélo, mais pas seulement. Vous y trouverez aussi des articles réflexions très intéressants sur le voyage et la vie.

      Capture d'écran 2016-02-08 17.47.23

      Capitaine Rémi

      « j’ai décidé d’être le capitaine de ma vie. J’ai écrit une liste de rêves, une bucket list comme on dit au pays des hamburgers, et me voilà aux quatre coins du monde en train de vivre des expériences extraordinaires et de réaliser des défis. »

      Tout est dit ! Remi vous entraîne dans ses voyages grâce à ces articles et à ses vidéos. Capture d'écran 2016-01-18 18.28.38

      Miles&Love

      Ce couple de voyageurs a une attirance particulière pour les road trip en Amérique du Nord. Comme je les comprends. De belles photos.Capture d'écran 2016-01-18 18.34.05

      J’aurais pu en citer beaucoup d’autres. Mais allez, si vous ne connaissez pas ceux-là, vous aurez déjà de quoi faire en ce début d’année !

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      Le jour où je me suis demandé ce que je faisais là

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      Oui, lors d’un voyage, je me suis posé cette question pour la première fois de ma vie. Pourquoi ? Je vous raconte tout.

      jour

      Un coup de téléphone.

      A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes début juillet et je suis en Australie. Je me suis posé sur Magnetic Island, un petit paradis sur la côte du Queensland.

      Depuis le début, le voyage se passe super bien. Ou du moins il se passait bien.

      La veille, ma mère m’a appelé pour me dire que mon père était à l’hôpital. Les médecins ne savent pas quand il va sortir. Mon père souffre depuis longtemps de divers maux. Mais là, clairement, la chose est devenue plus grave.

      Vous savez quoi, je me suis demandé ce que je faisais là, tout paradis qu’est l’île.

      Et c’est bien la première fois que je me suis dit cela lors d’un voyage. Vraiment.

      Vous pouvez imaginer ? Je voyage depuis tellement longtemps et là, c’est la première fois où je me suis demandé ce que je faisais là. Oui, je me répète, mais, vraiment, cela m’a fait bizarre.

      Imaginez un peu un guitariste passionné jouant sur scène et qui se demande ce qu’il fait là en plein milieu d’un concert.

      J’ai beaucoup réfléchi à la situation, mais clairement, oui, je me suis dit que ma place n’était pas ici en Australie.

      Le fait que je voyage seul n’a pas arrangé la situation. Forcément, vous cogitez plus.

      img_0264

      Mon père

      La communication avec mon père a toujours été plus que moyenne.

      C’est ainsi. A qui la faute ? Sans doute aux deux.

      Je me souviens notamment de la veille de mon départ au Nigéria. Je me posais des questions quant à la justesse de mon choix. Malgré l’envie qui me tenait d’y aller, les doutes et les peurs me tenaillaient. Un jour, dans la voiture, nous avons parlé comme un père à un fils. Vous savez, genre un peu comme on peu le voir dans les séries à la télé. J’ai connu trop peu ce genre de moment avec mon père.

      Je m’en rappellerais toujours. J’avais déjà 27 ans.

      Cela fait longtemps que je n’en veux plus à mon père. Cela fait partie de l’âge adulte, on laisse tomber les reproches envers ses parents. On prend du recul et on comprend les causes. Et on pardonne.

      En 2013, j’étais parti avec mes parents et ma sœur à Rome. Pour mon père, c’était son premier voyage en avion. Et l’un de ses plus longs voyages. Il était limite émerveillé de prendre l’avion pour la première fois. C’était chouette à voir.

      C’est juste dommage que nous ayons pas fait ce genre de voyage plus tôt.

      voyage-famille

      voyage-famille

      Priorités

      Suite à cet appel, j’ai décidé de rentrer plus tôt en France. J’avais prévu de faire une halte de 4 jours à Singapour lors du vol retour. J’ai zappé.

      Au final, quelle différence, est-ce si important ? Non, bien sûr.

      Au début, mes premiers voyages seul étaient incroyables d’intensités. Voyage initiatique pour certains, ils m’ont construit, ils m’ont changé.

      En cela, je recommande vraiment à tout le monde de faire au moins une fois dans sa vie un long voyage solo. Mais cela, vous le savez si vous traînez vos guêtres ici.

      Depuis, j’ai fait d’autres voyages solo plus ou moins longs. Même si j’en garde de bons souvenirs, ils n’ont jamais eu la saveur des premiers voyages solo. Pourquoi ? Hé bien, je vois deux raisons.

      – déjà, en tant que digital nomade, j’ai un rythme qui m’est propre le plus souvent.

      – et surtout je pense, le voyage solo m’a apporté l’essentiel de ce qu’il devait m’apporter au début. Question d’expérience. Vous savez, tout est toujours plus fort les premières fois.

      Voyez-vous, désormais, j’ai plus envie de partager cela avec d’autres : mon amie, mes amis, des enfants. Le temps passe vite, je ne suis pas souvent en France, aussi, j’essaye de partir davantage en voyage avec des amis comme ce fut le cas en Islande l’été dernier. Ce n’est jamais facile de se coordonner, surtout que beaucoup ont des enfants.

      Idem envers mes parents, j’ai plus envie de passer du temps avec eux qu’il y a 10 ans par exemple. Or, depuis 5 ans, je passe 80% de mon temps hors de France.

      Expérience ou âge ?

      Il y a peu, j’ai retrouvé sur la Gold Coast du Queensland, Tarik, une vieille connaissance australienne. Cela faisait 14 ans, je crois, que l’on ne s’était pas revu.

      A l’époque, il était venu passer un an en France à Grenoble pour des études. De mon côté, je faisais ma dernière année à la fac. Nous habitions le Rabot, une résidence universitaire mythique de Grenoble perchée sur une montagne du massif de la Chartreuse.

      Lorsque je l’ai revu, il n’avait pas tant changé que cela au final, rassurant :). Autour d’une bière, nous avons parlé de la vie et je lui ai posé cette question « depuis cette époque, en quoi tu as changé ? ».

      « J’aime toujours voyager, mais différemment. Je préfère retourner dans des lieux que j’aime et voyager plus lentement. Cela fait longtemps que je ne suis plus dans la course au « tout voir ». C’est impossible de tout voir, autant se faire une raison ! ».

      Et d’ajouter « plus jeune, on pense qu’on le temps de faire tout ce que l’on veut, d’être tout ce que l’on veut. On pense qu’on est éternel. Il n’y a rien de plus faux. Quand tu approches des 40 ans, tu réalises qu’il ne te reste pas tant que cela de temps devant toi, du moins du temps en bonne santé. Tu ne peux pas tout faire, il faut faire des choix. »

      « Et puis, je suis plus famille, je passe plus de temps avec mes parents. »

      Je dois dire que je partage en grande partie ses réflexions.

      S’il a un peu changé sa vision des choses, on reste sur des fondamentaux : cette envie de s’éloigner du chemin tout tracé et de s’écouter. Là, il faisait le tour d’Australie avec sa copine, à l’oeil ou presque.

      En effet, ils voyageaient (et cela continue) en faisant du house-sitting. En gros, ils doivent juste garder de belles maisons pendant l’absence du propriétaire. Et entre deux « postes », ils voyagent dans leur van. J’aime ça !

      IMG_0327

      Par rapport au voyage (et pour d’autres choses), on peut légitimement se demander s’il y a changement en raison du fait des années qui passent ou de l’expérience.

      Je pense tout de même que c’est surtout une histoire d’expérience. Lorsque l’on a beaucoup pratiqué (quoi que ce soit), notre façon de voir les choses évolue toujours à un moment ou à un autre. Ce n’est pas une généralité, mais tout de même.

      Peut-être l’âge, ou plutôt l’énergie, joue un rôle, mais je pense qu’elle est minoritaire. Je rencontre parfois des gars de 20 ans ou de 60 ans qui ont toujours des étoiles plein la tête après leur tour du monde. Est à l’inverse, vous avez des gens de 25 ans qui en paraissent 20 de plus dans leur façon de penser.

      Equilibre

      Vous savez, être voyageur perpétuel, c’est-à-dire celui qui est sur les routes pendant des années et des années, voire la plus grande partie de sa vie, c’est rare.

      En vérité, j’ai du mal à croire que le voyageur perpétuel est heureux au fond de lui. Quand vous le rencontrez, sans doute, il va avoir tendance à donner l’illusion que oui.

      Depuis toutes ces années, j’ai croisé beaucoup de voyageurs au long cours. Beaucoup avait une certaine tristesse en eux. Quand le voyage est une fuite et devient une errance, ce n’est pas forcément une bonne chose.

      Mais à tout cela, il y a sans doute des exceptions, comme toujours.

      Voyager transforme, voyager ralentit le temps, voyager ouvre l’esprit et le maintient flexible, voyager….etc. J’en ai beaucoup parlé ici.

      Alors oui voyager souvent et longtemps ! Partez pour un long voyage au moins une fois dans votre vie, cela peut changer votre vie. Ce fut mon cas.

      Voyagez, faites-en pourquoi pas un mode de vie comme je l’ai fait.

      Pour autant, être continuellement sur les routes de nombreuses années, je ne sais pas. Je suis plus réservé.

      La communauté

      Le voyageur perpétuel rompt un équilibre important : la proximité avec une communauté, sa communauté, ses racines. Je veux parler ici de la famille et des amis.

      J’ai grandi dans un village d’Ardèche que j’ai quitté vraiment pour aller à la fac. Je suis attaché à mes racines, d’ailleurs, les premières années à la fac, je rentrais très souvent. Je me souviens d’un prof de fac taquin qui déclarait toujours « ah ces ardéchois, ils faut toujours qu’ils rentrent dans leur village le week-end ».

      Aussi, quand je rencontre quelqu’un qui a toujours bougé et qui n’a jamais eu de racines, cela m’interroge. En général, cette absence de racines ne leur manque pas. Ce qui est plutôt normal, ce que nous n’avons pas connu ne peut nous manquer.

      Alors, peut-être que pour ces personnes, voyager perpétuellement est plus facile. Sans doute. Qu’en pensez-vous ?

      C’est une question que je trouve passionnante et que j’ai déjà évoqué sur le blog.

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      Priorités

      Je crois qu’il est temps de faire bouger mes priorités. Cela arrive souvent dans la vie, tout change, les priorités changent. Il y a parfois des signaux qui deviennent plus fort, plus insistants.

      Non, je ne vais pas arrêter de voyager :). Je vais peut-être le faire moins, mais, surtout, je vais le faire différemment. Depuis quelques années, je me considère comme un semi nomade dans le sens où j’ai une base, enfin deux, une en Colombie et l’autre en France, même si j’y passe peu de temps.

      J’aime toujours autant partager ma vision des choses et mon message sur le voyage.

      Mais d’un côté, je crois que j’ai envie de construire davantage dans un sens.

      Voilà pour cet article, un des plus personnel que j’ai pu écrire sur ce blog.

      J’ai écrit cet article en août dernier.Depuis, mon père a la maladie de Parkinson. En plus d’un début de leucémie. Cela ne faisait que 5 mois que je ne l’avais pas revu. Je l’ai retrouvé changé, déjà.

      J’espère que vous ne prendrez pas cet article d’une façon trop « sombre ». Cela ne l’est pas, je suis super positif là, encore plein de belles pages à écrire (et de beaux voyages). C’est l’histoire de la vie, c’est tout.

      Juste, là, tout de suite, profitez en pour réfléchir à vos priorités.

      Ont-elles besoin d’être redéfinies ? Le temps passe vite, choisissez vos priorités, faites-les à fond, profitez !

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      La vallée de Vrgorac : trésors de la Dalmatie

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      Dans le premier volet des articles sur la Croatie, je vous parlais de Vrlika et de ses traditions de longues dates. Cette fois-ci, je emmène un peu plus au sud de la Dalmatie Centrale à 2 heures de route.

      En chemin, nous abordons le Biokovo, vallées boisées et routes en corniche, Vrgorac sera le dernier village avant de redescendre dans la plaine. Les paysages deviennent plus montagneux, et au creux, des vallées vertes regorgeant de fruits. A Vrgorac, on est à la frontière de la Bosnie, dans l’arrière-pays.Retour sur quelques bonnes adresses et activités qui m’ont marquées.

      A view of the Dalmatia countryside.#dalmatia #dalmatie #croatia #croatie @viovadrouille @lovecroatia

      Une photo publiée par Fabrice Dubesset (@instinct_voyageur) le 3 Nov. 2015 à 12h47 PST

      Borovac, maison familiale

      La maison Borovac, c’est une jolie maison familiale en pierre restaurée qui a grandement contribué au tourisme rural de la région. Située au pied de l’ancienne forteresse de Tin, la maison souligne la beauté et la pureté de l’environnement qui règne autour: richesse naturelle, culturelle, et la diversité et l’odeur des herbes méditerranéennes qui flottent dans les airs… C’est officiel, cet endroit est parfait pour des vacances réussies.

      A mon arrivée, je descend le chemin de pierre, passe à côté des oies le long des oliviers. Le soleil chauffe ce jour là et donne de jolis reflets à la vallée que l’on aperçoit en bas. J’ai ce sentiment que je vais me plaire ici. Dragica et son mari Zeljko, ancien militaire de l’armée croate, tiennent ce gite à Vrgorac où ils élèvent poules, oies, cochons… Avec leurs trois enfants !

      Vrgorac

      Dragica fait ses confitures, ses tartes, ses jus de fruits, son jambon, son fromage. Ici, tout est fait maison et avec des produits du jardin. Une cuisine dalmate goûteuse avec des produits locaux gorgés de soleil, et le charme d’une ancienne bâtisse croate font de cet endroit un espace de séjour absolument divin pour la région. Plusieurs vins sont également produits dans la vallée en contrebas de la maison.

      Ce qui attire beaucoup les visiteurs à Borovac, c’est aussi la collection ethnographique riche de la famille. Une sorte de petit ethno-musée avec de nombreuses expositions telles que de vieux outils agricoles et de l’artisanat régional d’autrefois. Sans oublier l’accueil chaleureux de Dragica et Zeljko.

      Vrgorac vallee

      Borovac

      L’ethno-village de Kokorići

      Nous voilà dans un village typique Dalmate se situant dans la municipalité de Vrgorac, au-dessous du Mont Relić. A l’entrée du village, on se sent comme élevé dans les airs, quelque part entre les vallées et montagnes croates. Ici, c’est un peu comme être ailleurs. Une troupe de danseurs folkloriques m’attend et exécute une démonstration de leur danse culturelle locale, où les couples s’assemblent, se ressemblent et dansent ensemble sur un air de musique joviale et entraînante.

      Les maisons sont toutes en pierres, certaines encore en ruines. Le propriétaire rénove ces maisons une à une afin d’en faire de petits gîtes typiques. Le village possède un héritage culturel riche et est devenu un village ethnographique il y a quelques années.

      La gastronomie locale, le musée et la vieille cave à vin que l’on trouve à Kokorići nous donnent une parfaite représentation de ce qu’était la vie ici auparavant. Le village fut autrefois le lieu de naissance d’Antun Prže Prvan, un duc célèbre du 15ème siècle. Aujourd’hui, vous pourrez encore y déguster charcuterie, fromage et vin « grappa » ou bien encore « prošek » locaux, tout en admirant les armes, costumes et la librairie (librairie ? ou bibliothèque ?) du duc Antun.

      Kokorići

      dalmatie

      Kokorići visite

      La barque de Neretva, une coutume ancienne

      Ce n’est pas sur la Neretva, mais sur la rivière Matica que j’ai pu expérimenter la barque de rivière traditionnelle croate. On l’appelle la barque de Neretva car c’est sur cette rivière que le marathon s’effectue chaque année. La barque, en général en pin ou en chêne, est longue de 7 mètres avec des places assises sur les cotés.

      Photo 7

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      Le tout, c’est de garder le bon équilibre pour ne pas chavirer. Plusieurs sportifs prennent leurs places et pagaient sur 22,5 kilomètres, ce qui représente un peu plus de 7000 coups de pagaies pour finir la course. L’évènement attire des milliers de visiteurs chaque années. Cette barque était le seul moyen de transport que les Croates utilisaient pendant des années pour transporter les récoltes et le bétail. Grâce à cette course annuelle, la tradition fut sauvée et perdure depuis maintenant 18 ans.

      Pour ma part, pas de visiteurs, juste quelques hommes pour pagayer à mes côtés et me voilà assis dans cette jolie barque bleue, me laissant aller au fil de l’eau sur la rivière Matica. J’admire le paysage, nous sommes au cœur de la vallée de pêchers, le soleil brille et les rayons transpercent l’eau bleue de la rivière. L’expérience est unique, authentique.

      • Renseignements auprès de l’Office de Tourisme de Vrgorac: www.vrgorac.hr
      • Ethno musée :Seljacko domacinstvo « Borovac » vl. Dragica Borovac Pod Matokitom 9, 21276 Vrgorac – Hrvatska
      • Ethno-village de Kokorići : page Facebook.
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      Pour en savoir plus :

      Je suis Violaine, expatriée française basée à Belfast en Irlande du nord, où je vis depuis 3 ans. Je blog sur Vio’ Vadrouille, mon blog voyage où je partage mes photos, anecdotes et bonnes adresses trouvées sur mon chemin. Je voyage depuis 2009, j’ai attrapé le virus de l’expatriation lors d’une première installation sur l’île de la Réunion! batch0001-630x421

      Mon blog : www.vio-vadrouille.com / Facebook : www.facebook.com/viovadrouille

       

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