L’eau et les eaux usées en Afrique subsaharienne

L’Afrique héberge 15 % de la population mondiale, mais ne dispose que de 9 % des ressources en eau renouvelables, réparties de manière inégale dans l’ensemble de la région. L’écart entre la disponibilité et la demande en eau se creuse rapidement, surtout dans les villes, où la population urbaine devrait quasiment quadrupler d’ici 2037. L’amélioration des conditions de vie et l’évolution des modes de consommation participent de cette croissance de la demande en eau. D’autre part, les disponibilités en eau diminuent, en raison des besoins concurrents des secteurs agricole, minier et industriel et de la détérioration de la qualité de l’eau. Les eaux souterraines représentent pour de nombreuses personnes la source d’approvisionnement principale ou une source alternative, mais la pollution et la surexploitation menacent ces ressources. En Afrique subsaharienne, sur plus d’un milliard de personnes, 319 millions n’ont toujours pas accès à des sources d’eau potable améliorées. Pour ce qui est de l’assainissement, la situation est encore moins réjouissante puisque 695 millions de personnes ne disposent pas d’installations sanitaires de base, et que pas un seul pays subsaharien n’a atteint la cible des OMD concernant l’assainissement. L’extraction minière, l’industrie du pétrole et du gaz, l’exploitation forestière et le secteur manufacturier constituent les industries principales dans la région. Elles génèrent toutes des eaux usées qui sont souvent rejetées dans l’environnement avec un traitement minimal, ou aucun traitement. Au Nigéria, par exemple, on estime que moins de 10 % des industries traitent leurs effluents avant de les rejeter dans les eaux de surface. Par ailleurs, là où l’on trouve des bassins de stabilisation, les concentrations de polluants relevées dans les effluents sont parfois cinq fois plus élevées qu’en Europe. Les eaux de ruissellement agricole, qui contiennent des produits agrochimiques ainsi que des déchets végétaux et des résidus d’élevage, représentent une des sources de pollution des masses d’eau. Un lien a, par exemple, été établi entre l’eutrophisation régulière du réservoir d’Oyun à Offa, dans l’État de Kwara (Nigéria), et les ruissellements d’engrais phosphatés provenant des fermes avoisinantes et de déjections bovines se déversant du bassin versant dans le réservoir. Dans la plupart des villes africaines, les eaux de pluie entraînent les ordures ménagères à l’état solide et d’autres substances polluantes dans des systèmes d’évacuation rudimentaires, puis dans les rivières avoisinantes et les nappes souterraines. Cette situation est encore aggravée par l’application insuffisante et le non-respect des règlementations et principes d’urbanisme. Bien que les eaux usées d’origine industrielle et agricole soient des sources de pollution avérées dans la région, le présent chapitre porte plus particulièrement sur les eaux usées urbaines, car cette question est essentielle au regard des nouvelles possibilités qu’une meilleure gestion pourrait offrir, dans un contexte d’urbanisation de plus en plus rapide.

En apesanteur

Voler est sans doute le plus vieux rêve de l’homme, et un rêve d’autant plus fort que bien peu peuvent le réaliser. Et je ne parle pas ici de voler à bord d’un avion de ligne, d’un biplace, ou même d’un deltaplane : je parle de voler sans entraves, sans aide, sans plus être relié à rien. Seuls les astronautes et Superman peuvent a priori faire cela. Et pourtant, il y a quelques semaines, j’ai pu voler comme eux. J’ai pu apprécier les charmes de l’apesanteur pendant un vol parabolique à Miami. Bien sûr, l’escapade était loin d’être donnée, surtout si l’on considère sa durée. A presque 5000 euros la promenade, la seconde d’apesanteur revenait globalement à une quinzaine d’euros. Pourtant, si c’était à refaire, je ferais exactement pareil. Ce n’est pas tous les jours qu’on accomplit le plus vieux rêve de l’homme ! Ma belle-mère a tiqué à l’idée que je puisse gaspiller une telle fortune pour quelque chose d’aussi fugace. Et en effet, si l’on veut quantifier les choses comme elle, 5000 boules pour 330 secondes d’existence, ça peut paraître extravagant. Mais c’est selon moi un raisonnement biaisé, qui occulte une réalité importante : il s’agit ici d’un moment d’exception qu’on ne peut comparer à un objet de consommation. Parce que ça vous hante. Profondément. Durablement. A vrai dire, je crois que je me souviendrai toujours de ce moment : je n’ai qu’à repenser à ce jour pour ressentir pleinement les sensations que j’ai ressenties là-haut. Et à moins d’avoir un accident grave, je ne pourrai sans doute jamais oublier. C’est absolument magique, dans tous les sens du terme. Tous ceux qui ont vécu avant nous n’ont pas fait l’expérience de cette sensation. Même Icare, avec ses ailes, n’a pas volé comme moi. Et même à notre époque, très peu de gens ont eu l’occasion de goûter à ce fruit défendu ! Cela reste donc fondamentalement un moment de grâce, et un pur moment de bonheur qui n’a pas de prix. Ma femme me dit souvent que j’ai un côté prosélytiste. Alors, au cas où j’aurais rallumé en vous un rêve d’enfant, voilà le prestataire qui m’a fait faire ce vol parabolique! :) Je vous invite à suivre le lien pour en savoir plus sur ce vol en apesanteur.

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