Ecosse: la lutte des hôtels contre AirBnB

Les propriétaires d’Airbnb auront besoin du feu vert de la majorité des voisins de la capitale écossaise pour offrir leurs maisons à court terme en vertu des plans d’octroi de licences mis de l’avant par une société civile influente. La Cockburn Association, organisme de surveillance du patrimoine d’Édimbourg, a déclaré que des mesures urgentes sont nécessaires pour maintenir en échec l’industrie naissante des propriétaires de maisons de vacances, car l’ampleur et la vitesse de la croissance dépassent la législation actuelle sur le logement. Le professeur Cliff Hague, président de l’association, a appelé la société à examiner la montée du «phénomène Airbnb» – la hausse de la plate-forme de location à court terme qui a attiré près de 640 000 visiteurs à Edimbourg l’année dernière. louer leur maison 41 jours par année. Airbnb insiste sur le fait qu’elle a répondu aux préoccupations et soutient de nouvelles réglementations sectorielles qui, selon elle, contribueront à fournir une “clarté et une sécurité juridique” et réprimer les opérateurs non autorisés, tandis qu’un opérateur d’Edimbourg a déclaré qu’un système d’enregistrement empêcherait les comportements antisociaux. Cependant, le professeur Hague a déclaré qu’un système de licence contraignant est nécessaire pour assurer le maintien de l’ordre adéquat du système de location. Il a dit que, dans les immeubles d’habitation, le consentement de la majorité des propriétaires – à l’exclusion du proposant – devrait être exigé avant qu’une licence ne soit accordée. Un service de licence complet avec les propriétaires ayant besoin d’un permis est une option ou un autre est un processus d’octroi de licences négatif en vertu duquel toutes les propriétés seraient enregistrées et éligibles pour offrir des locations à court terme, mais le conseil aurait le pouvoir retirer du registre “les propriétés si une propriété était mal gérée ou jugée inadéquate. Prof Hague a dit qu’il y a des préoccupations sur la façon dont l’industrie de la location à court terme affecte la disponibilité du logement. Il a déclaré: “il est clair que la location à court terme est importante et nécessaire à la fois pour le tourisme mais aussi pour le soutien aux entreprises” mais aussi “dans certains quartiers d’Édimbourg, la prolifération d’Airbnb a un impact significatif sur la commodité des résidents. Source : Les plus beaux hotels du monde.

Usages et pratiques numériques des adolescent-e-s

Les usages numériques des jeunes (messagerie instantanée, jeux vidéo, réseaux sociaux numérique ou RSN, recherche d’information par Internet) auxquels on se réfère communément comme étant des digital natives (natifs de l’ère numérique) (Spangler, 2015) font l’objet d’une attention croissante depuis la fin des années 1990. On estime que leur fréquentation du cyberespace et l’aisance avec laquelle ils et elles semblent s’en approprier les outils vont de pair avec une culture et une expérience de socialisation spécifiques. Les données dont nous disposons confirment une utilisation d’Internet s’intensifiant au fil des années et avec l’âge des individus. En France, selon l’enquête SOFRES de 2011, 86% des lycéen-ne-s, 57% des collégien-ne-s et 11% des élèves du primaire utilisent Internet. La tendance à l’hyper-connexion des jeunes irait en s’intensifiant : l’enquête IPSOS (2014) rapporte que les 13-19 ans se connectent en moyenne 13h30 par semaine (soit 1h10 de plus qu’en 2012), alors que ce chiffre est de 5h30 pour les 7-12 ans. La possession croissante de smartphones, permettant à leurs usagers et usagères d’accéder à Internet à partir de leur téléphone mobile pour peu qu’une connexion soit disponible, irait de pair avec une plus grande in – tensité et une fréquence d’utilisation accrue. Ainsi, tou – jours selon cette dernière étude, 68% des jeunes de 13 à 19 ans sont équipés de smartphones, qu’ils et elles utilisent pour écouter de la musique, jouer à des jeux et fréquenter les réseaux sociaux. Les principaux ré – seaux sociaux utilisés par les adolescent-e-s sont Face – book (78% d’entre eux et elles rapportent y détenir une page), Twitter (25%) et Instagram (14%). Au niveau de la messagerie instantanée, environ le quart des 13 à 19 ans déclare utiliser Skype (26%) et Snapchat (23%). Ce que l’on peut retenir de la description qu’ils et elles font de leurs usages, c’est que les adolescent-e-s développent des activités sur Internet : le sondage révèle que 20% écrivent des commentaires sur des articles, et 25% pu – blient des avis sur des produits ou des marques. Ces mo – des de communication permettent donc le partage et les échanges avec autrui, le maintien (ou la construction) d’un lien social avec des ami-e-s, des connaissances, voire des inconnu-e-s. La fréquentation des réseaux sociaux va également dans le sens d’une expression de soi, de l’occupation de l’espace virtuel pour une mise en scène de soi autonome, indépendante et créative. Cette mise en scène a nécessairement pour corolaire la mobi – lisation des autres, ami-e-s plus ou moins proches des cercles de connaissances, à la recherche d’interactions, d’une forme de publicité, de popularité à l’instar des ve – dettes du showbiz sur le mode « rumeurs et potins » dont la visée est bien la renommée ou la popularité. « Les réseaux sociaux participent du renforcement du capital social, permet – tant de connaître, d’être connu et reconnu » (Lin, 1999). Ils peuvent aussi jouer un rôle de renforcement des liens amicaux ou collaboratifs dans l’espace scolaire. Le cyberespace constitue une ressource infinie d’occa – sions d’interactions à caractère social. Bien entendu, comme toute relation sociale, ces occasions peuvent prendre une tournure positive ou négative. Il n’est cependant pas pensable de ne retenir que ce dernier aspect puisqu’Internet procure, pour nombre d’ado – lescent-e-s, un espace significatif de création, de valo – risation et de développement de soi. L’inquiétude des adultes à l’égard du cyberespace provient sans doute de l’invisibilité des pratiques et de la difficulté à pouvoir y exercer un quelconque contrôle (hormis le temps devant écran). Il était antérieurement plus facile aux adultes de garantir la sécurité des jeunes en leur interdisant la fré – quentation de lieux ou d’individus jugés inadaptés ou risqués que de contrôler aujourd’hui des lieux ou des individus invisibles, dématérialisés, virtuels et pourtant bien réels. Cette nouvelle configuration du contrôle social que les adultes exercent sur les générations plus jeunes implique de repenser cette question du contrôle et de l’autonomie, du risque potentiel et de la sécuri – té, de la responsabilité. La relation jeunes-adultes s’en trouve nécessairement redéfinie, reposant sur une indis – pensable confiance mutuelle et une relation de coopé – ration et d’autonomisation.