Comme une moule à un rocher

Je trouve tous les politiques un peu fous, à leur façon. Mais François Fillon, il est pour moi carrément dément. Marteau. Frappadingue. Bon à enfermer.
On parle tout de même d’un ex-premier ministre s’obstine à maintenir sa candidature, malgré le fait que tout le monde lui dise d’arrêter les frais. On le soupçonne d’avoir donné un emploi fictif à sa femme et ses enfants ? Il ne renonce pas. Il ne peut faire campagne sans qu’il soit accueilli par des manifestants ? Il insiste. Sa femme n’avait même pas de badge d’assistante parlementaire ? Il maintient sa candidature. Les ténors du parti le lâchent ? Il insiste ! Plus on lui tape dessus, et plus il rentre la tête et avance avec obstination. Il suggère que c’est du courage, et donne une image de révolté. Mais comment peut-il prétendre qu’il sert le pays ? Quand il poursuit sa campagne sans tenir compte des accusations, il ridiculise la France, et nous fait passer pour une nation de charlots corrompus. Dans beaucoup d’autres pays, un politicien aurait été dans l’obligation de se retirer dès le début du scandale. Quand il bafoue la déclaration qu’il avait donnée devant des millions d’auditeurs, il sape la confiance envers tous les élus. Cette confiance était déjà faible, mais est-ce une raison pour franchir un nouveau pallier ? Lorsqu’il dénonce un assassinat politique, il sort carrément du rationnel : c’est tout le système judiciaire qu’il remet en question. Et lorsqu’il affirme qu’il n’a pas besoin des élus, il est bien pire, à certains égards, qu’un Donald Trump ! Alors la question se pose : pourquoi Fillon continue-t-il ? Souhaite-t-il tenir jusqu’au 17 où plus aucun républicain ne pourra lui succéder ? Est-il convaincu de servir le pays avec ses idées ? Croit-il franchement qu’un député qui bafoue le droit, ment devant la France entière et crache aussi facilement sur la magistrature peut être un président convenable ? Une chose est sûre, à mon sens : cet homme est le pire désastre qu’aient connue les LR.

Toujours plus de migrants

La vague de migrants déferlant sur l’Europe a changé de route, le passage entre la Turquie et la Grèce est quasiment fermé, mais des foules de plus en plus nombreuses cherchent à traverser la Méditerranée entre la Libye et l’Italie, au péril de leur vie. Toute une industrie criminelle a fleuri, poussant l’Europe à renforcer Frontex, son agence de surveillance des frontières. Celle-ci joue à la fois le bon et le méchant flic, celui qui sauve les naufragés et celui qui les dépose dans des centres d’accueil d’où ils risquent d’être renvoyés dans leur pays.   Le directeur de Frontex Fabrice Leggeri a résumé la situation dans une interview à l’AFP.   – Qui sont les migrants ?  Sur les côtes grecques, on voit maintenant “quatre-vingt ou cent personnes qui arrivent par jour, alors que nous en avions 2.500 par jour” avant l’accord avec la Turquie en mars 2016, indique le patron de Frontex. Mais sur l’autre route, le nombre de ceux qui viennent d’Afrique par la Méditerranée centrale et par la Libye, est en augmentation de plus de 40%. La plupart viennent d’Afrique de l’Ouest: Sénégalais, Guinéens, Nigérians… Sur l’ensemble de 2016, ils étaient 180.000. Ce sont essentiellement des migrants économiques, pris en charge par des trafiquants d’êtres humains. Il y a parmi eux beaucoup d’hommes jeunes, mais il y a aussi des familles et des jeunes femmes. Des Nigérianes sont exploitées comme prostituées en Europe. Cependant, “ce ne sont pas les plus pauvres qui partent. Parce qu’il faut payer les passeurs”, remarque Leggeri.  Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus d’un million de personnes sont arrivées dans l’UE en 2015, dont plus de 850.000 via les côtes grecques, en majorité de Syrie (56%), d’Afghanistan (24%) et d’Irak (10%).  Avec la conclusion en mars de l’année suivante d’un accord avec Ankara, toujours selon l’OIM, le total d’arrivées par la mer a chuté en 2016 à plus de 363.000.  En 2017, à la mi-avril, selon le décompte de Frontex, “quelque 36000 migrants étaient arrivés en Italie depuis le début de l’année, soit une augmentation de 43% par rapport à la même période de l’année dernière”.   – Qui sont les trafiquants ?  Au début de la partie dangereuse du voyage, dans le désert du Sahara, les migrants sont transportés par les Touaregs ou Toubous.  “Ces tribus sont souvent nomades et avaient l’habitude de transporter les touristes, maintenant elles les ont remplacés par le transport de migrants” et ils n’ont pas forcément “la conscience de faire quelque chose de criminel”, dit Leggeri. En revanche, pour la traversée de la Méditerranée, ce sont des réseaux criminels, grands et petits. Au bas de l’échelle on trouve des petites frappes, parfois migrants eux-mêmes, qui deviennent skippers de petits bateaux surchargés pour gagner leur passage, selon le patron de Frontex. Ensuite viennent des intermédiaires qui collectent l’argent et organisent le voyage mais ne s’embarquent pas, et, au dessus d’eux, les chefs de réseau, parmi lesquels on trouve “vraisemblablement des gens qui ont eu par le passé des fonctions dans la police” libyenne, relève-t-il.   – Combien d’argent brassent-ils ?  L’estimation n’est pas facile, mais selon un rapport récent d’Europol, les réseaux auraient empoché entre 4,7 et 5,7 milliards d’euros en 2015 (ce montant a chuté de près de deux milliards en 2016). Avec ce pactole, les grands trafiquants se lancent souvent dans d’autres activités criminelles pour lesquelles une mise de fonds initiale est nécessaire, “que ce soit du trafic de drogue, que ce soit du trafic d’armes, parfois même, il ne faut pas l’exclure, le financement du terrorisme”, toujours selon le patron de Frontex.   – Par où passent les migrants ?  Ceux qui viennent d’Afrique de l’Ouest commencent par prendre le bus, raconte Fabrice Leggeri. Le territoire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ressemble à la zone Schengen, on y voyage librement pour une somme modique, autour de vingt euros. Une fois arrivés à Niamey, la capitale du Niger, on entre dans l’illégalité et il faut débourser jusqu’à cent cinquante euros pour gagner la frontière libyenne. Puis vient la traversée, le prix peut monter jusqu’à mille euros, en fonction du bateau, mais on peut trouver aussi des bateaux pneumatiques où l’on voyage dans l’insécurité totale, pour trois cents euros.   La route de l’Afrique de l’Est, qui vient de la Corne de l’Afrique, est empruntée par les Erythréens, les Somaliens et les Ethiopiens. Elle est plus chère, dit Leggeri. Le voyage est organisé par des groupes criminels nationaux qui coopèrent entre eux: ainsi, un réseau soudanais remet ses clients à la frontière à un réseau libyen, par exemple. “Et là, le tarif peut monter à trois mille euros, de la Corne de l’Afrique jusqu’en Italie”, calcule-t-il.

Robert Bourgi, homme de l’ombre, de nouveau en pleine lumière

Son nom vient d’être ajouté dans «l’affaire Fillon». Robert Bourgi, avocat et ancien conseiller occulte pour l’Afrique à l’Elysée, a confirmé vendredi être l’ami qui a offert deux costumes Arnys d’un montant de 13.000 euros à François Fillon. «C’était un cadeau amical fait sans rien attendre en retour. Il n’y a ni conflit d’intérêts ni trafic d’influence», a-t-il précisé sur BFMTV. Lundi dans Les Echos, François Fillon avait interjeté: «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?»   Inscrit au barreau de Paris, l’homme, d’origine libanaise et né à Dakar, a été jusqu’en 2005 un discret «Monsieur Afrique» officieux de Jacques Chirac à l’Élysée. Avant de rallier Nicolas Sarkozy, qui lui a remis la Légion d’honneur, fin 2007. Il a noué des liens étroits avec plusieurs dirigeants du continent africain comme Omar Bongo puis son fils Ali, qui lui a succédé à la présidence du Gabon, Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Abdoulaye Wade (Sénégal).  «Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français», déclarait-il en 2009 pour expliquer ses fonctions. «Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici». Une sorte de représentant spécial du chef de l’État auprès des chefs d’Etat africains. «Il y a toujours eu des diplomaties parallèles. Il y a plusieurs portes dans la maison du père», précisait celui qui parle couramment français, arabe et wolof et qui dans le Who’s Who assure s’intéresser à «de Gaulle, André Malraux et Napoléon».    Son nom vient d’être ajouté dans «l’affaire Fillon». Robert Bourgi, avocat et ancien conseiller occulte pour l’Afrique à l’Elysée, a confirmé vendredi être l’ami qui a offert deux costumes Arnys d’un montant de 13.000 euros à François Fillon. «C’était un cadeau amical fait sans rien attendre en retour. Il n’y a ni conflit d’intérêts ni trafic d’influence», a-t-il précisé sur BFMTV. Lundi dans Les Echos, François Fillon avait interjeté: «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?»   Inscrit au barreau de Paris, l’homme, d’origine libanaise et né à Dakar, a été jusqu’en 2005 un discret «Monsieur Afrique» officieux de Jacques Chirac à l’Élysée. Avant de rallier Nicolas Sarkozy, qui lui a remis la Légion d’honneur, fin 2007. Il a noué des liens étroits avec plusieurs dirigeants du continent africain comme Omar Bongo puis son fils Ali, qui lui a succédé à la présidence du Gabon, Denis Sassou-Nguesso (Congo) et Abdoulaye Wade (Sénégal).  «Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français», déclarait-il en 2009 pour expliquer ses fonctions. «Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici». Une sorte de représentant spécial du chef de l’État auprès des chefs d’Etat africains. «Il y a toujours eu des diplomaties parallèles. Il y a plusieurs portes dans la maison du père», précisait celui qui parle couramment français, arabe et wolof et qui dans le Who’s Who assure s’intéresser à «de Gaulle, André Malraux et Napoléon».

Brexit: et Gibraltar ?

Une semaine après le déclenchement de l’article 50 du traité de Lisbonne par la première ministre britannique, Theresa May, les premières conséquences du Brexit à venir se sentent déjà. Bruxelles a publié dès le 31 mars sa feuille de route des négociations pour les deux années à venir. Surprise pour Londres, elle stipule que l’Espagne devra donner son feu vert pour que tout accord intervenant entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni puisse s’appliquer à Gibraltar, cette enclave britannique située au sud de l’Espagne. 32 000 habitants vivent actuellement sur ce minuscule territoire de sept kilomètres carrés, cédé au Royaume-Uni en 1713 et régulièrement revendiqué par l’Espagne. Alors que vont débuter d’âpres négociations entre Européens et Britanniques, Madrid a su négocier habilement ce droit de veto sur l’enclave. Une situation comparable à celle des îles Malouines À Londres, la pilule passe très mal. « Gibraltar n’est pas à vendre, ne sera pas soldé », a fait savoir Boris Johnson, le chef de la diplomatie britannique. Une réaction fougueuse, mais qui n’est rien comparée à celle, plus belliqueuse, de Michael Howard. Dimanche 2 avril, l’ancien leader du Parti conservateur a comparé la situation de Gibraltar à celle des îles Malouines, dans l’Atlantique, théâtre il y a trente-cinq ans d’une guerre entre Britanniques et Argentins. L’Espagne, par la voix de son propre ministre des affaires étrangères, Alfonso Dastis, s’est étonnée de ce manque de « flegme », et il aura fallu toute la dérision de Theresa May pour écarter l’idée d’un conflit armé et faire baisser d’un cran la tension. Mais indubitablement, le ton a changé à Madrid depuis qu’Alfonso Dastis, fin connaisseur des rouages de Bruxelles, a succédé à José Manuel García Margallo à la tête de la diplomatie. « Le ministre Margallo était préoccupant. Il traitait toujours le dossier de Gibraltar de manière dogmatique et nationaliste, alors qu’Alfonso Dastis semble plus flexible, plus ouvert, acceptant des positions plus nuancées », estime Jesus Verdu, chercheur à l’université de Cadix. A Gibraltar, 96 % des habitants contre le Brexit Le cas Gibraltar est complexe. La proposition de co-souveraineté, prônée par l’ancien ministre Margallo, semble sans avenir, tant les habitants de l’enclave se sentent profondément britanniques. Lors d’un référendum en 2002, ils avaient eux-mêmes rejeté à 99 % la formule d’une souveraineté partagée. « Cette co-souveraineté n’a de sens ni politiquement ni juridiquement », juge Jesus Verdu. Selon lui, « l’une des solutions consisterait en un nouveau statut permettant une forme d’appartenance à l’UE afin de garantir le principe de la liberté de circulation, de sorte que les travailleurs espagnols puissent se rendre à Gibraltar dans des conditions optimales ». Car toute britannique qu’elle est, l’enclave de Gibraltar n’a aucunement la volonté de quitter l’UE. le 23 juin 2016, lors du référendum sur la sortie de l’UE, ses habitants avaient voté à 96 % contre le Brexit. « Gibraltar est essentiel pour l’Otan » En outre, Madrid aurait aussi beaucoup à perdre si les relations s’envenimaient, tant la province andalouse de Cadix, qui enregistre l’un des taux de chômage les plus élevés d’Espagne, profite du dynamisme économique du Rocher. Pour Jesus Verdu, « la question du Rocher est traitée de manière confuse par l’Espagne, qui n’a pas de politique d’État bien définie en la matière. La démocratie n’a pas assimilé Gibraltar avec maturité. Dans une grande partie de la classe politique espagnole, il existe le sentiment que Gibraltar est un ennemi et que d’une certaine manière, il faut récupérer ce territoire. Ce qui est une grave erreur ». Source: séminaire Londres.

Se battre contre l’homophobie

Je me battrai toute ma vie s’il le faut pour que les jeunes gays lesbiennes et transgenres puissent avoir des référents médicaux respectueux et bienveillants vers lesquels se tourner. Un médecin, appelons-le Docteur X, 30 ans, a tenu, sur un groupe PUBLIC regroupant 30.000 membres, dont beaucoup de soignant.e.s ET de soigné.e.s, des propos dégradants envers les homosexuels. Qualifier un homo de “fofolle” (quand il existe d’autres termes, non offensants, pour exprimer la même idée), expliquer qu’on les reconnaît à la position de la théière, à leurs expressions faciales exagérées, à leur “marche sur une ligne en balançant les hanches”, à leurs manières surjouées (comme si appartenir à une orientation sexuelle minoritaire était un jeu), etc, est homophobe. Et n’allez pas me dire “j’ai un copain homo qui dit que ce n’est pas homophobe!” On s’en beurre le coquillage de votre pote homo. L’homophobie internalisée est de l’homophobie quand même. Et si cela ne suffit pas, remplacez le terme “fofolle” par “négro” ou “youpin” ou tout autre terme servant à dénigrer une minorité quelle qu’elle soit. Vous verrez très vite en quoi cette vision comportementalo-biologisante est problématique. Sur un forum, (donc un lieu PUBLIC par essence), le même médecin a écrit des textes interminables sur les homosexuels. Morceaux choisis dans les commentaires (je vous demande de VRAIMENT lire ces captures d’écran). Sur ce forum, X. revendiquait son doctorat en médecine (apposant donc une justification à ses élucubrations). Il y sous-tendait en permanence l’idée que “Je suis médecin donc JE SAIS SCIENTIFIQUEMENT ce qu’il en est”. Rien à voir avec le pilier de bar du café du commerce en bas de la rue, donc. Ce même médecin citait Hitler, “Mein Kampf”, en évoquant LA “problématique homosexuelle”. On peut lire ce genre de phrase, ahurissante: “le jour où les homos récolteront ce qu’ils ont semé, faudra pas venir se plaindre”. Sur son Facebook, on trouve également un long post sur “Une France sans Juifs”. (…) De telles prises position n’avaient rien d’une maladresse. Je vous l’assure. J’ai alors tenté de débattre gentiment, puis férocement, avec lui en privé (QUATRE jours!!!) pour lui faire entendre raison. Il n’a rien voulu entendre. Rien J’ai appelé le conseil de l’Ordre À TITRE PRIVÉ (car internet n’est pas et ne doit pas être à mon sens, un tribunal) et j’ai récolté une réponse – beaucoup trop tiède à mon goût – où il était question de la difficulté de réguler les prises de paroles sur les réseaux sociaux (ce que j’entends parfaitement, soyons clairs, et la suite donnée par le conseil de l’Ordre à cette affaire devait s’avérer à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre d’une telle institution).En désespoir de cause, je fis, ainsi que beaucoup d’autres internautes, des captures d’écran. Je veillais cependant, PERSONNELLEMENT, à flouter le nom du praticien. Étais-je obligé? Non, c’étaient des propos PUBLICS. Néanmoins, je crois au droit à l’oubli.

Un film de protection

C’est une excellente nouvelle que je viens d’apprendre : depuis peu, les policiers et gendarmes, lorsqu’ils procèdent à des contrôles d’identité doivent activer leurs caméras-piétons, dans quelques 23 zones de l’Hexagone déterminées par le ministère de l’Intérieur. Ces zones contiennent des ZSP du Paris intra muros, tout comme des départements comme les Alpes-Maritimes.
Ce n’est pour l’heure qu’un ballon d’essai, dont la durée maximale est limitée à un an. Mais c’est tout de même une mesure qui évitera sans doute bien des problèmes à l’avenir. Ce procédé est généralisé depuis des années dans certains pays, et a carrément démontré son importance. L’objectif de ce système est de calmer la relation des deux côtés de la barrière : les policiers peuvent ainsi montrer qu’ils ont agi dans les règles, et les citoyens ne peuvent être ignorés si un abus est commis. C’est clairement un système où tout le monde est gagnant. Last but not least, cette procédure pourrait permettre d’éviter de longs rapports écrits, ce qui réduit drastiquement la lourdeur administrative.A la fin de cette année d’expérimentation, les DG de la Police et de la Gendarmerie Nationales offriront un rapport pour évaluer l’effet de ces caméras sur le bon fonctionnement des contrôles d’identité. Si cette procédure est déployée à l’échelle nationale, des scandales tels que celui de Théo début février appartiennent ainsi peut-être au passé. Ce projet devrait apaiser pas mal les tensions entre les policiers et les habitants des quartiers sensibles ! Cela dit, le dispositif d’enregistrement n’étant pas automatique, le fonctionnaire peut oublier de le lancer avant une intervention. Mais ce serait vraiment tendre le bâton pour se faire battre.

En savoir plus sur les dauphins

Les dauphins possèdent un cerveau très volumineux constitué de deux hémisphères et d’une complexité similaire à celle du cerveau humain. Il comprend notamment une aire de Broca et une aire de Wernicke, tous deux responsables du traitement du langage chez l’homme. De fait, les dauphins possèdent une très bonne mémoire et sont capables comme les grands singes d’user de catégories mais aussi d’apprendre des langages artificiels à partir de symboles comme le démontrent plusieurs recherches en éthologie cognitive. En milieu sauvage, les dauphins, et de manière générale tous les cétacés, possèdent un système de communication extrêmement complexe, reflet de leurs capacités cognitives particulièrement exacerbées. Les dauphins sont les seuls cétacés sauvages connus pour user d’outils. Les femelles de la communauté de grands dauphins de Shark Bay, en Australie, chassent en s’aidant d’une éponge naturelle qu’ils placent au bout de leur rostre. Tel un gant protecteur, cet outil leur permet de fouiller le fond marin à la recherche de proies sans se blesser. Les chercheurs ont constaté au travers d’une étude génétique que cette innovation comportementale s’était transmise de mère en fille et ce, sur plusieurs générations. Il convient dès lors de parler de tradition ou de comportement culturel pour cette utilisation d’outils, de la même manière que pour les chimpanzés ou les orangs-outans. Parce que les mâles favorisent la chasse coopérative de bancs de poissons au détriment de la fouille solitaire des fonds marins, beaucoup plus chronophage, ils ont rarement été observés en train de manipuler cet outil. Des expériences ont démontré que les dauphins savent utiliser un miroir, comme les grands singes, afin d’inspecter des parties de leur corps qui leur sont invisibles de prime abord. Cette capacité à reconnaître son image dans un miroir est intimement liée à la conscience de soi. Diverses études en cours s’attachent à démontrer que les dauphins en plus de posséder une conscience de soi sont également capables d’attribuer des états mentaux aux autres et donc sujets à l’empathie. Source: Nager avec les dauphins.

dauphins

En finir avec le FN

Jean-Marie et Marine Le Pen, lors d’un congrès des jeunesses du FN, le 7 septembre 2014 à Fréjus. Alors que la rupture est consommée entre Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine, quels sont les clivages idéologiques qui traversent aujourd’hui le FN? S’agit-il d’une divergence stratégique ou politique?
– Le parti frontiste est handicapé par sa ligne économique, par Nicolas Lebourg, spécialiste des extrêmes droites à l’université de Perpignan et membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès. Alors que le courant droitier domine la base du parti et que la sortie de l’euro effraye la droite classique, Marine Le Pen fait le pari risqué de « tuer le père ».
– Entre le père et la fille, des désaccords plus tactiques que politiques, par Cécile Alduy, professeure à l’université Stanford (Californie). Les cris d’orfraie des cadres frontistes sont hypocrites, car les propos du patriarche sont connus et constants. Alors qu’une scission est possible, c’est aujourd’hui Marion Maréchal-Le Pen qui représente le mieux ce qu’est le « nouveau » FN.