Comment mon expatriation au Québec m’a transformé

Changez de vie, optez pour une expatriation au Québec ! La Belle Province risque bien de vous changer comme elle l’a fait pour Julien, installé à Montréal depuis quelques années. 

Julien vit depuis plusieurs années au Québec. Il vient même d’obtenir la citoyenneté québécoise. Autant vous dire qu’il est bien partie pour y rester un bout de temps !

Il nous avait déjà parlé des raisons pour poser ses valises au Québec ici.

J’ai voulu le questionner sur ce que son expatriation au Québec a changé pour lui.

 

Qu’est-ce que tu as trouvé au Québec que tu ne pourras plus jamais abandonner ?

La poutine évidemment ! Ce plat typique fait de frites, de sauce brune et de fromage cheddar en grains… Qui pourrait vouloir abandonner ça ?

Plus sérieusement, je pense que ce qui me serait le plus difficile à abandonner, c’est l’ouverture d’esprit des Québécois. Surtout à Montréal, dans la vie quotidienne, il y a cette ouverture sur les autres qui est omniprésente.

Bien sûr ce n’est jamais parfait, il y a toujours des exceptions, mais la majorité de Québécois sont sincèrement ouverts aux autres, aux différentes cultures… Ils sont ouverts aux différences. Ou plutôt « indifférents face aux différences » serait l’expression la plus juste.

Personne ne va se retourner sur le gars qui porte un pantalon orange, sur la fille qui a les cheveux roses, sur la femme qui est voilée ou sur le couple de gars qui se tient par la main… Puis ça, je t’assure, ça nous permet d’être beaucoup plus zen !

Julien

En quoi es-tu différent maintenant, depuis ton départ de France ?

En France, on nous autorise à rêver.

Au Québec, on nous encourage à tout entreprendre pour réaliser nos rêves.

C’est en ça que je suis différent après plusieurs années ici : j’ai réalisé certains de mes rêves, j’en ai encore bien d’autres, et je sais aujourd’hui que je peux me donner les moyens de les atteindre.

Le Québec, par son côté « à l’américaine » surtout au niveau professionnel, te pousse à avancer toujours plus, à donner le meilleur de toi-même. Alors c’est ça, je dirais que depuis mon départ de France, j’ai moins peur de tout et j’ose me donner les moyens d’y arriver, même si parfois cela veut dire qu’il faut que je me lance dans l’inconnu !

On parle souvent du “terrible” hiver Canadien. Alors, comment tu as survécu toutes ces années ?

En refusant d’utiliser le mot « survivre » justement ! Si tu raisonnes en te disant qu’il te faut « survivre » à l’hiver, ça va être compliqué à supporter dès le début.

Si tu te dis que tu vas l’apprivoiser, bien t’y préparer et profiter de ce qu’il t’offre, alors ce sera plus facile ! Lutter contre l’hiver québécois ne sert à rien, les -30°C seront toujours là, alors autant l’accepter et profiter des beautés qu’il offre, que ce soit les balades, les activités, les festivals…

Bon OK, il faut quand même un très bon manteau et tout ce qui va avec, je ne suis pas du genre à courir nu dans la neige !

Alors, tu as pris le fameux accent québécois ? Tes amis français sourient lorsqu’ils t’entendent ?

À chaque fois je les vois sourire et ils me disent « Putain, t’as pris l’accent ! ». Mais franchement, demande à un Québécois si j’ai pris l’accent et il te répondra que j’ai toujours cet « Esti d’accent français » !

En fait, ce que j’ai pris ce sont des expressions, des tournures de phrases. Évidemment en vivant avec des Québécois quotidiennement, je me suis adapté, comme lorsqu’on apprend une nouvelle langue. Puis ces expressions, bien sûr je les ai apprises inconsciemment avec les intonations québécoises.

Donc j’imagine que c’est ça que mes amis prennent pour un « accent québécois ». Mais en vrai j’ai toujours mon accent pointu de Français… Et peut-être même un peu l’accent du Sud quand je parle avec ma famille !

Tu te vois revenir en France ?

Pour faire du tourisme ou alors me reposer deux mois d’été dans la maison familiale, certainement oui.

Pour y vivre et y travailler non, puis pour l’instant c’est catégorique. J’ai bien envie de me balader à travers le monde, un tour de France pouvant en faire partie, mais maintenant je suis Canadien, je suis Québécois et ma maison, c’est Montréal.

Si tu me demandes où est-ce que je me vois dans 3 mois, je ne saurais pas te répondre, mais si tu me demandes où est-ce que je me vois dans 30 ans, je te répondrais Montréal. Pour l’instant c’est ici que je veux vieillir, dans cette atmosphère là. Mais évidemment, tout peut changer !

Au final, quelle est la chose la plus précieuse que t’a apporté ton expatriation au Québec ?

Mon expatriation m’a apporté tellement de choses… Mais une des plus précieuses serait certainement de désormais m’accepter tel que je suis, avec mes différences.

Je pense que l’expatriation, et plus exactement l’intégration dans une nouvelle culture, que ce soit au Québec ou ailleurs, t’oblige à faire un travail sur toi et à te remettre en question profondément.

Au cours de cette remise en question, je dirais que le Québec m’a appris à avoir confiance en moi, à m’accepter et à vivre pleinement. Je ne sais pas si c’est ressenti de la même façon pour tous les immigrés, mais ceux que je connais et qui se sont intégrés ont à peu près le même discours.

DGJ_8688 - Taken from Mont Saint-Anne

Si c’était à refaire, que ferais-tu différemment ?

Il est clair qu’il y a une chose que je ferais différemment dans la préparation à l’immigration et dans la première année au Québec aussi : j’oserais demander des conseils à ceux qui sont déjà passés par là. Comme je fais aujourd’hui dans le sens inverse finalement !

Parce qu’il ne faut pas se mentir, toute la préparation à l’immigration et l’arrivée à Montréal, c’est une énorme source de stress lorsqu’on est seul. Heureusement que j’avais de la motivation et beaucoup d’organisation, car je me demande encore comment j’ai fait pour ne pas craquer dans cette période-là.

Je nageais clairement à l’aveuglette pendant les procédures d’immigration, et en arrivant finalement au Québec, je ne savais même pas ce que c’était que de construire « son réseau » par exemple.

Par fierté mal placée ou par gêne j’imagine, je voulais me débrouiller seul, sans voir comment les autres avaient fait. J’ai eu de la chance de bien m’intégrer au final, parce que même si j’avais la motivation, ce côté « trop indépendant » aurait pu mal tourner.

« En France, on nous autorise à rêver.Au Québec, on nous encourage à tout entreprendre pour réaliser nos rêves. »

 

Julien a écrit un guide pratique pour réussir son expatriation au Québec :

– Un véritable mode d’emploi pour éviter les erreurs, gagner du temps et réussir votre changement de vie. 

– Des exemples de CV et Lettre de Motivation, les bonnes adresses, un lexique québécois…

– L’accès à un groupe privé pour échanger et s’entraider ! Déjà une centaine de membres.

Une aide personnalisée de la part de Julien.