Conférence de Stockholm sur le bonheur

Je dois être honnête. Lorsque je me rends en séminaire d’entreprise, c’est davantage pour profiter d’une escapade loin du quotidien que pour suivre les réunions. Une fois n’est pas coutume, cependant, lors d’un récent séminaire à Stockholm (la semaine dernière), je me suis laissé prendre par le sujet et la manière dont il était traité : l’optimisme en entreprise. Si je n’étais pas toujours d’accord avec certaines des idées développées, d’autres ont retenu mon attention et me reviennent souvent à l’esprit lorsque je regarde le journal télévisé. Pour faire simple, ces idées suggèrent que notre monde ne va pas si mal que ça. Et dans une société où domine le pessimisme (à mon avis), l’idée est plutôt surprenante. Aujourd’hui, beaucoup pensent que les 7 milliards d’individus qui composent notre monde, et qui veulent tous bénéficier d’un mode de vie occidental, vont nous conduire vers un cataclysme écologique. Et les économistes d’ajouter de l’eau au moulin, en soulignant que les ressources terrestres ne peuvent supporter la croissance économique et démographique. Pourtant, qu’en est-il, réellement ? Ces déclarations alarmistes ne sont pas nouvelles. Au XIXe siècle, Thomas Malthus annonçait déjà une catastrophe qui n’est jamais venue. Et les malthusiens qui ont suivi ont égaelement sans cesse été contredits par la réalité. Ces défaitistes oublient l’ingéniosité des hommes et leur remarquable capacité d’innovation. Le problème de la croissance démographique et des besoins humains est apparent, indubitable, et apparemment insoluble. Il donne lieu à des images choquantes. Des enfants africains affamés, des adolescents américains suralimentés, une nature saccagée par les industries et les besoins toujours plus pressants. Toutes ces images conduisent à nous faire craindre le pire : notre incapacité à faire face. Mais, dans le même temps, la pléthore de scientifiques qui façonnent les innovations de l’avenir sont beaucoup moins signalés. Et de fait, l’inquiétude prédomine sur l’optimisme, mais ce n’est au fond qu’un problème de temps : le problème est trop visible car dans le présent, et la solution dans un avenir proche, moins certain. Les illuminés prophétisent notre fin pour demain. Mais force est de constater qu’ils le font depuis des millénaires. Certains diront que notre monde a empiré. Vraiment ? Durant ces deux derniers siècles, l’espérance de vie et le revenu moyen ont augmenté, pendant que la mortalité infantile et la misère ont descendu de manière spectaculaire. Aujourd’hui comme hier, l’habileté de l’être humain à s’adapter à son contexte semble être plus importante que les catastrophistes ne le présument. Ce séminaire à Stockholm a eu un effet boeuf sur mes collègues et moi. Avant d’y assister, je crois qu’aucun de nous n’avait conscience du pessimisme dans lequel nous baignions. Ce séminaire nous a en quelque sorte remis les idées en place. Pour plus d’infos sur le thème, retrouvez les prochaines conférences sur le site de l’organisateur de ce séminaire à Stockholm.

11195819_106552199676061_1659509992_n