Confidences sur plus de 15 ans de voyage 2/3

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    J’ai puisé dans mes souvenirs de voyage pour cette série d’anecdotes. Vous allez voir, il y a un peu de tout…

     Le Teide (5)

     

    Voici la suite du premier article.

    Au commissariat pour une photo

    La gare de Kayes

    La gare de Kayes

    Nous voici tout à l’ouest du Mali. Je viens d’arriver la veille en train de Bamako. Ayant récupéré ma moto, je fais une halte près de la gare. Là, je sors alors mon appareil photo pour quelques clichés d’un entrepôt et d’un vieux wagon.

    Quelques secondes plus tard, un homme se dirige vers moi en colère. Il ne veut pas être sur ma photo. Je lui dis qu’on ne le voit que de très loin, impossible de le reconnaître.

    Mais rien n’y fait, il s’entête. Il fait signe à un policier passant par là et me voilà obligé de suivre tout ce beau monde au commissariat.

    Mon appareil était un argentique, donc impossible d’écarter le malentendu tout de suite, il fallait développer la pellicule. C’est le plaignant qui paye.

    Entre temps, je me lie d’amitié avec le commissaire du poste, fan de photos. Je passe du temps avec les agents regardant TV5.

    Finalement, sur la photo développée, on distingue à peine le plaignant assoupi sur une chaise longue à l’ombre d’un wagon. Il en a eu pour ses frais. Et moi, je repars avec une belle anecdote.

    Escorté par des centaines d’okada

    Sur le point de partir avec mon "escorte"

    Sur le point de partir avec mon « escorte »

    En cette année 2006, je termine mon VIA au Centre Culturel Français de Lagos au Nigéria. J’aurais passé un an et demi ici, une année extraordinaire.

    J’ai décidé de terminer ma période en Afrique par un voyage en solo à travers l’Afrique de l’Ouest à bord d’une 125 cm3 achetée sur place.

    En fait, j’ai monté tout un projet avec les médias locaux. Okada, c’est le terme désignant les motos taxis au Nigéria. J’ai donc « vendu » le voyage comme la traversée de l’Afrique à bord d’une okada, ce qui fait sourire les gens ici.

    La télé est venue me filmer, la radio et tout. Pour le grand départ, je suis escorté par des dizaines et des dizaines d’okada jusqu’à la sortie de la ville. Sacré souvenir !

    Le coup de Sébastopol

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    Avec Joël, un ami, nous avons échoué à Sébastopol en Criméelors d’un roadtrip en Europe de l’Est. Lors d’une soirée en boîte, nous faisons la connaissance d’une jeune Russe qui nous invite le lendemain chez ses parents.

    Ces derniers sont ce qu’on appelle des nouveaux riches venus de Sibérie. Ils passent tous les étés en Crimée, à l’image de beaucoup de leurs compatriotes. Ils nous logent quelques temps dans leur belle maison sur la côte.

    Riche et vraiment sympathique. Le séjour fut assez alcoolisé. Je me souviens que nous buvions même du champagne sur la plage. L’ambiance était un peu spéciale, car Boris, le père savait que sa femme sortait avec le majordome qui vivait avec eux…La fille était agréable, mais seulement après quelques verres.

    Pour autant, nous sommes restés en contact depuis.

    Frontière de la Transnistrie

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    La Transnistrie est un Etat fantôme est situé entre la Moldavie et l’Ukraine. Avec un ami, nous avions décidé d’explorer cet étonnant pays.

    A la frontière, des gardes armés de kalachnikov nous dévisagent et commencent une fouille de la voiture. Ils n’ont pas l’air très motivés pour nous laisser passer.

    Nous sortons alors une bouteille de vin français. Et nous leur offrons la bouteille de bon cœur en leur disant que c’était une très bonne bouteille. En vérité, nous avions prévu le coup pour ce voyage et nous avions acheté plusieurs bouteilles de rouge bon marché chez Lidl. Des bouteilles à 2 euros je crois.

    Un bon moyen pour désarmer les tensions dans ce genre de situation. Nos deux compères étaient très fiers de leur prise, grand sourire, ils nous ont fait signe de passer, sans autre procès.

    Tombouctou

    La ville du désert fut un des meilleurs souvenirs de ma traversée de l’Afrique en moto. A l’époque, en 2006, il n’y avait aucun problème de sécurité. Tout était simple.

    L’arrivée dans la ville fut déjà une aventure. En effet, pour ce trajet, j’avais laissé ma moto chez un couple de Français à Mopti. J’avais opté pour le voyage en 4×4, la piste n’étant pas facile pour ma pauvre 125cm3.

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    Sur la camion d’agrumes

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    Entassés dans un vieux Toyota, nous étions a mi chemin quand celui-ci tomba en panne en pleine nuit. Nous avons été obligés de dormir à même le sol au bord de la piste. Le lendemain matin, la chaleur était déjà écrasante et pas l’ombre d’un véhicule à l’horizon. L’eau commence à manquer.

    Heureusement, quelques véhicules passent tout de même. Je grimpe sur un camion chargé d’agrumes qui fait route sur Tombouctou. Me voilà soulagé.

    A Tombouctou, je fais la connaissance d’un guide et de fil en aiguille, il m’invite à loger chez lui. Je vais rester une semaine chez lui à prendre le thé avec ses amis et à découvrir la ville.

    Quand je pense aux récents événements qui s’y sont passés, j’ai toujours un pincement au cœur.

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    Dans un train en route pour l’Ecosse

    A cette époque, je bossais à Londres. Au printemps, j’ai décidé de partir seul pour une semaine en Ecosse.

    En fait, c’était mon premier voyage solo véritablement.

    J’ai pris le train pour la ligne Londres-Edimbourg, un classique du voyage en train en Grande Bretagne. Dans le wagon archi comble, pas de places assises. Je suis obligé de rester debout près de la porte.

    Là, je fais connaissance avec une charmante Française. Nous discutons tout le trajet jusqu’à Edimbourg. Le temps est passé très (trop) vite.

    Mais pour répondre à la question que vous devez vous poser, non, il ne s’est rien passé, elle avait un copain malheureusement.

    Ce ne fut qu’un instant dans ma vie, pourtant, je n’ai jamais oublié cette fille. Je n’ai jamais pu la revoir, j’ai stupidement oublié de lui demander ou perdu son contact.

    Ma première épave

    Un plongeur se rappelle toujours sa première épave. La mienne fut leSugar ship aux larges des îles Pérenthianes en Malaisie. Rien de très excitant quand à l’histoire de ce navire. Le Sugar ship ne fut qu’un navire de commerce qui sombra lors d’une violente tempête.

    Mais qu’importe, les sensations sont bien là.

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    Une fois dans l’eau, je vide mon air, j’expire et je commence à descendre. Je regarde le fond. Peu à peu, une silhouette imposante apparaît. Au début, ce n’est qu’une ombre. Peu à peu, celle-ci se rapproche et des détails apparaissent.

    Nous palmons dans sa direction, en quelques minutes, nous sommes juste au-dessus de l’épave. Magique.

    Voici pour ce deuxième épisode. Ce qu’il y a de chouette dans cette série, c’est tous les souvenirs et images qui affluent d’un coup.

    On réalise, encore davantage, ce que le voyage apporte dans sa vie. Vous voyez ce que je veux dire ? 

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