Justice de transition au Guatemala

Au Guatemala l’anéne dernière, et malgré des avancées dans les poursuites pénales relatives à certains crimes contre l’humanité commis pendant le conflit armé interne (1960-1996), les mesures visant à obtenir la vérité, la justice et des réparations étaient toujours au point mort. Par ailleurs, la grande majorité des affaires continuaient de subir des contretemps ou d’être retardées de manière injustifiée. Cinq anciens membres de l’armée, dont l’ancien chef du Haut Commandement de l’armée guatémaltèque, ont comparu devant la justice. Ils étaient inculpés de crimes contre l’humanité et de viol à l’encontre d’Emma Guadalupe Molina Theissen, et de la disparition forcée de son frère cadet, Marco Antonio Molina Theissen. Les procédures pénales engagées contre d’anciens militaires pour des accusations liées à plusieurs affaires de disparitions forcées et d’homicides illégaux commis dans une base militaire aujourd’hui connue sous le nom de Creompaz, dans le département d’Alta Verapaz (nord du pays), étaient toujours au point mort. Des recours formés contre des décisions intéressant les droits des victimes étaient en instance et plusieurs militaires étaient toujours en fuite. Dans les deux cas, des victimes et des défenseurs des droits humains ont été intimidés et harcelés à l’intérieur comme à l’extérieur du tribunal et aussi en ligne. Après plusieurs vaines tentatives depuis 2015, les procès de José Efraín Ríos Montt, ancien président et commandant en chef des armées, et de Rodríguez Sánchez, ancien chef du renseignement militaire, ont repris en octobre.