L’automne en mode Pays Basque : 7 raisons d’en profiter !

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Le Pays Basque est pour moi l’une des plus belles régions de France. Avec une véritable identité culturelle. Pourquoi ne pas y aller en ce moment ? Voici pourquoi les belles couleurs de l’automne se marient aussi bien avec le Pays basque.

J’ai découvert cette région il y a quelques années en rendant visite à un ami qui habitait alors Bayonne. J’étais alors resté quelques jours à arpenter le pays.

Je me souviens notamment de Saint-Jean-Pied-de-Port. Un nom atypique pour un beau village des Pyrénées. Cette localité est mondialement connue car c’est de là que partent les pèlerins du chemin de Saint-Jaques-de Compostelle.

Saint-Jean-de-Luz m’avait aussi marqué. Une petite ville adorable avec son port et son église dédiée aux pêcheurs. A l’intérieur, près de la nef, la reproduction d’un navire est suspendue au plafond.

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Le Pays Basque n’est pas seulement une destination estivale. C’est aussi un bon plan pour un séjour automnal.

Voici quelques raisons d’y aller, là, maintenant, tout de suite !

1. Moins de monde en automne !

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Beaucoup de touristes choisissent l’été pour se rendre dans le Pays basque, notamment pour profiter des plages.

Cela dit, l’automne est aussi une belle saison pour s’y rendre.

Vous êtes surfeur ? J’imagine que vous surfez en toute saison. Comme me le disait un ami australien sur la Gold Coast cet été « un vrai surfeur, il pratique quelle que soit la température de l’eau ! ». C’est dit !

2. C’est moins cher !

Comme vous le savez, voyager hors saison est toujours un bon moyen pour voyager moins cher !

3. Randonner au milieu des belles couleurs de l’automne

pays basque

pays basque

L’automne est une de mes saisons préférées. La campagne et la nature se partent de belles couleurs. C’est encore plus beau lorsque le paysage est vallonné et montagneux comme dans le Pays Basque.

De plus, il y a encore de belles journées en automne. Il peut même faire encore chaud grâce au fameux été indien.

De toute manière, vous êtes ici au Sud-Ouest de la France, les températures sont encore clémentes en cette saison !

A cette période, quand je ne suis pas à l’étranger, j’aime beaucoup me rendre dans le sud de la France. Il y fait plus chaud, la différence au niveau de la météo est parfois énorme. C’est une manière pour moi de prolonger l’été !

visite pays basque

visite pays basque

La région est réputée pour ses randonnées. Le Pays Basque a beaucoup à offrir sur ce point. Je sais de quoi je parle ayant fait quelques balades mémorables dans cette région.

Le GR10 est ce que le GR20 est à la Corse : un chemin mythique longeant les Pyrénées, de l’océan Atlantique à la Méditerranée.

Quelques autres balades renommées :

  • le sentier des contrebandiers
  • les Gorges de Kakuetta (Indiana Jones)
  • la Passerelle d’Holzarte
  • le Mont Baïgura
  • les crêtes d’Iparla

 4. Récoltes et spécialités locales

marche

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Qui dit automne dit vendanges ! En septembre, vous verrez la récolte de raisins sur les domaines de la région.

C’est aussi la saison de récolte des piments, une spécialité locale. Les fermes de la région vont alors les encorder et les suspendre aux façades afin de les sécher au soleil.

N’oubliez pas non plus la cueillette des cèpes, c’est la saison ! Un prétexte pour de belles balades en forêts. Vous trouverez cela bien sûr sur les marchés locaux de la région.

5. Le rugby !

En cette période coupe du monde de Rugby, je ne pouvais faire l’économie d’un paragraphe sur ce sport que j’apprécie.

Le Sud-Ouest EST la terre du rugby en France. Le Pays Basque fait partie de l’ovalie avec des clubs historiques comme L’Aviron Bayonnais (les bleus) et Le Biarritz Olympique (les rouges). Ici, vous devez choisir votre camp : les Bleus ou les Rouges !

Profitez-en pour aller voir un match un week-end afin de savourez l’ambiance.

6. La pelote basque

cesta punta

cesta punta

Le sport emblématique du Pays Basque.

Je sais, c’est particulier. J’ai essayé, ce n’est pas facile…

Fin octobre, BIARRITZ accueil le festival des traditions basques. Vous pourrez essayer ce sport ainsi que la cesta-punta.

7. Les festivals

Le Pays Basque est une région très dynamique, les festivals ne se limitent pas à l’été !

Voici une sélection de festivals, vous allez voir, il y en a pour tous les gouts !

En octobre :

Saint Jean de Luz : Festival international du film de Saint Jean de Luz

Du 5 au 10.

Une des plus belles villes du pays basque à mon avis.

ANGLET, Festival de tango argentin

3 jours dédiés au tango, concerts, spectacles, maestros, cours et initiations, milongas, conférences, expositions.

Du 23 au 25.

ESPELETTE, Fête du piment

Le piment est une des principales spécialités locales. A Espelette, les piments sont attachés aux façades des maisons pour sécher. Il existe même une confrérie du piment qui organise une fête à la fin du mois d’octobre.

Les 24 et 25.

pays basque automnepays basque automne 

En novembre :

BIARRITZ, Lurrama : la Ferme Basque

Un salon de l’agriculture locale en somme : des animaux, un marché fermier et plein d’animations.

Du 6 au 8.

 

BIARRITZ, Fêtes de La Saint Martin

Un rendez-vous populaire avec concours gastronomique, spectacles de danse, pelote basque, déjeuner spectacle…

Du 17 au 15.

                 

BIARRITZ, Biarritz en Lumières, 10ème édition

Une fête qui n’est pas sans rappeler la Fête des Lumières à Lyon en décembre.

Du 19 décembre au 4 janvier 2016.        

  

Il y a de quoi faire n’est-ce pas ?

 

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Pour en savoir plus :

Pour d’autres idées et faire le plein d’infos, voici le site du comité Départemental du Tourisme Béarn Pays Basque. 

 

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IVCAST 15 : La vraie vie ? Parlons-en ! En direct du Royal Livingstone Express

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« Ce n’est pas la vraie vie ! » J’ai souvent entendu cette expression, notamment par rapport à mon mode de vie. Vous aussi peut-être ? Voici ce que je répond d’habitude à cela. Je vous parlerai aussi d’autres sujets à bord d’un train unique. 

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Ecouter cet épisode :

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Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

Tout est expliqué ici !

A propos de cet épisode :

Il y a encore quelques jours, j’étais en Zambie. Un extraordinaire voyage à la découverte de la faune sauvage et des parcs nationaux du pays.

Du côté de Livingstone, je suis monté à bord du Royal Livingstone Express. Ce vieux train des années 20 a été remis en service pour les touristes de passage.

Il vous emmène jusqu’aux chutes Victoria afin d’y admirer le coucher de soleil.

J’en ai profité pour enregistrer cet épisode du podcast assez éclectique dans les sujets abordés.

Mots clefs du podcast:

Indépendance – Voyager en train – Choix de vie – Zambie – Voyager moins cher

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Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– « Ce n’est pas la vraie vie ! » Pourquoi cette expression n’est pas juste.

– Ce que je réponds lorsque l’on me l’adresse.

– Pourquoi je kiffe ce voyage en Zambie

– L’outil qui vous permet de savoir si c’est le bon moment pour voyager dans tel ou tel pays.


Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– Currency Advisor. IMG_1282

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Merci d’avoir écouté !

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Aller plus loin…

Envie de voyager plus ?

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Vous avez envie de partir pour la première fois à l’étranger?

Vous souhaitez voyager plus souvent, plus longtemps, plus loin?

Je vous présente ma synthèse tirée de mon expérience sur le terrain.

Lire la suite !

Châteaux de la Loire : week-end royal autour de Blois !

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Je suis parti à la découverte du top 3 des châteaux de la Loire dans la vallée des Rois autour de Blois. Chambord, Chenonceau et Cheverny étaient au programme, ainsi qu’une belle adresse pour se loger.

J’ai beaucoup voyagé en France durant mes jeunes années, mais je ne connaissais pas les châteaux de la Loire. Aussi, j’ai eu l’occasion de me rattraper il y a quelques semaines.

« Faire les châteaux de la Loire » est illusoire vu leur grand nombre : près de 100 édifices entre Nantes et Orléans.

La plupart des visiteurs prennent 2, 3 jours pour en visiter quelques-uns. C’est ce que j’ai fait.

 J’ai décidé de me centrer sur la région de Blois et sa vallée des Rois.

 Je voulais visiter ce qui est pour moi le top 3 des châteaux de la Loire, c’est à dire :

 

Chambord : le plus imposant

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Un des plus imposants et des plus marquants. Il fut le premier château de la Renaissance en France.

Il possède plusieurs particularités :

  • son escalier à double révolution, une innovation pour l’époque. Il permet d’emprunter deux escaliers sans se croiser. Si vous le visitez à deux, empruntez chacun un des escaliers. Vous verrez que vous pourrez vous voir grâce à de petites fenêtres. Le donjon du château a été entièrement pensé par rapport à cet escalier qui est le pivot central de l’architecture de Chambord.
  • il fut très peu habité : seulement une dizaine d’années sur plusieurs siècles !
  • à l’époque, la royauté était nomade, les Rois se déplaçaient avec leur mobilier. C’est pour cela que les salles du château étaient assez dépouillées.

 week-end blois

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Ce qu’il faut comprendre, c’est que Chambord fut pensé par François 1er comme un outil de communication.

Il avait pour but de montrer la puissance du Roi de France aux souverains étranger. Il n’était pas habité ? Ce n’est pas grave, l’important était le message : construire un édifice de cette ampleur dans un lieu éloigné et dans une zone marécageuse à l’époque.

En cela, le château fut une réussite. Il surprit tout le monde. Et c’est encore le cas de nos jours.

Certains prêtent l’origine de l’escalier et de certains plans à Léonard de Vinci. Ami de François 1er, il résida non loin de là. Cependant, il mourut avant le début des travaux.

Les plans furent peut-être aussi inspirés par François 1er lui-même qui était féru d’architecture.

Bref, sur ce point, c’est un mystère car les archives et dessins originaux n’ont jamais été retrouvés.

 visite chambord

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Je vous conseille de choisir la visite guidée insolite du château. Vous pourrez ainsi passer par les escaliers de services empruntés par les serviteurs et fermés au public. Vous découvrirez aussi la charpente du château, impressionnant !

Comptez au moins trois heures pour la visite.

Voir le site du château.

 

Chenonceau : le plus beau

chateau

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C’est l’un des châteaux emblématique de la Loire, et pour cause, sa galerie enjambant un affluent de la Loire est unique.

Edifié par Katherine Briçonnet en 1513, c’est Catherine de Médicis qui lui donna tout son ampleur. C’est elle qui rajouta la galerie sur l’eau.

La reine-mère dépensa des fortunes pour embellir le château et y donner des fêtes grandioses.

La visite des salles est passionnante, un vrai pan d’histoire de France !

La salle qui m’a le plus impressionné ?

La chambre de Louise de Lorraine. A la mort de son époux Henri III, elle ne quitta plus le château et en fit un lieu de recueillement. Les murs de sa chambre sont peints en noir, avec comme décoration des ossements et des larmes. Hum, plutôt lugubre non ? 

 chateaux blois

chateaux blois

Durant l’Occupation, chose étonnante, la galerie était entre la zone occupée et la zone libre. Des clandestins l’utilisaient pour rejoindre la France libre. Le château fut plusieurs fois menacé de destruction par une batterie allemande.

Pas de visites guidées ici. Par contre, vous pouvez louer un audio-guide, indispensable pour profiter vraiment de ce lieu magique.

Comptez trois heures pour la visite.

Plus d’infos sur le site du château.

 

Cheverny: l’intérieur le plus intéressant

visite chevenry

visite chevenry

Ce château ne paye pas de mine comparé aux précédents. Clairement, nous ne sommes pas dans la même catégorie que Chambord. Pourtant, c’est le deuxième château le plus visité de la région.

Cheverny vaut cependant le détour par son intérieur très riche. Les différentes salles du château ont été restaurées et meublées de belles manières. Beaucoup de détails sur la vie des châtelains jadis.

Une foule de détails. De plus, le château de Cheverny est habité par ses occupants, le marquis et la marquise de Vibraye.

Construit au XVIIème siècle dans un style classique, ses façades sont blanches en raison de l’utilisation de la pierre de Bourré, une pierre locale. Des statues d’empereurs romains ornent sa façade.

 chateaux de la loire

chateaux de la loire

Comme vous le savez peut-être, Hergé s’est inspiré de ce château pour son célèbre château de Moulinsart, lieu de résidence du capitaine Haddock. D’ailleurs, une exposition sur Tintin a élu domicile dans une des annexes du château.

Plus d’infos sur le site du château.

Nous avons passé deux jours très agréables à visiter ces châteaux. Au début, je pensais en voir davantage, mais c’était sans compter la magie des lieux qui m’a retardé.

Visiter trois châteaux dans la journée me paraît beaucoup. Surtout qu’en septembre, les horaires sont en général les suivants : 9h15-9h30 jusqu’à 18h le soir.

Il faudra donc en choisir plusieurs à proximité.

Seule ombre au tableau, le temps. Nous n’avons pas eu de chance, la pluie a été assez présente.

Une adresse royale pour un week end à deux.

le logis

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Question logement, par contre, c’était royal.

Nous avons séjourné dans un hôtel de la chaîne Logis. A vrai dire, je ne connaissais pas cette chaîne. Et pourtant, ils possèdent un grand nombre d’hôtels en France. Où que vous alliez, il y en a un à proximité.

Pour ce week-end, j’avais choisi le Logis Le Fleuray. Il est situé à 30 mn à l’ouest de Blois. Il se situe en pleine campagne ce qui est particulièrement agréable. Vous êtes idéalement placé entre Blois et Chambord d’un côté et Chenonceau.

Un bel édifice non ?

 le fleuray logis

le fleuray logis

L’hôtel possède un succulent restaurant : Le Colonial. Décoration très africaine ; regardez :

Ayant choisi l’hôtel un peu par hasard, j’ai vu cela comme un clin d’œil ! En effet, une semaine après, je partais pour la Zambie d’où j’écris ces lignes !

 

Nous nous sommes régalés. Je crois que j’ai mangé ici l’un des meilleurs desserts de ma vie : le dôme au chocolat. A l’intérieur : un fondue de mangue et de fruits de la passion. Terrible !

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Enfin, cet hôtel possède une piscine, un court de tennis et surtout un jacuzzi que j’ai particulièrement apprécié. Idéal après une journée de visite.

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Pour en savoir plus :

Pour retrouvez cet hôtel, consultez le site des Logis. Bref, si vous souhaitez passer un week-end romantique, c’est l’adresse qu’il vous faut.

 

100 euros de chèque cadeau pour vous

Les Logis m’ont proposé d’offrir un chèque cadeau de 100 euros à l’un des lecteurs du blog. Il sera valable dans tous les hôtels du groupe en Europe.

Comment participer ?

C’est simple, il suffit pour cela de :

  • partager la photo du Logis où j’ai séjourné sur vos réseaux sociaux : Twitter, Instagram ou Facebook. (les 2 photos ci-dessus)
  • Indiquer dans votre partage les deux hastags : « #PlaisiroLogis » et « #LesEnviesLogis ».
  • Partager en mode public bien sûr.

Exemple avec cette photo :

{Retour sur mon voyage autour de Blois} Le château de Cheverny dont Hergé s’est inspiré pour son château de Moulinsart….Posted by Instinct Voyageur on vendredi 25 septembre 2015

Vous avez jusqu’au 8 octobre minuit !

Le gagnant sera désigné le jour suivant.

Bon, je ne devrais pas forcément le dire, mais à mon avis, il n’y aura pas forcément beaucoup de participants, donc, vous avez toutes vos chances !

Règlement du concours disponible ici. 

J’essaie de passer tous les étés en France. C’est l’occasion à chaque fois de partir à la découverte de régions que je ne connais pas encore. Les châteaux de la Loire étaient une de ces régions. Je n’ai vu qu’une partie de ces châteaux, l’occasion de revenir l’été prochain ?

Avez-vous visité ces châteaux ? Qu’en avez-vous pensé ? Lequel préférez-vous ?

Et quels châteaux me conseillez-vous de visiter ?

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Colloque de Malte

Mardi dernier, j’ai participé à un colloque à Malte où, au détour d’une discussion, un participant a remis en question le besoin de croissance économique pour les pays développés. Son argument principal pouvait se résumer à ce slogan : « il faut se satisfaire du nécessaire ». Une idée qui a le don de m’excéder, d’autant que je l’entends sans cesse (cette idée, pas la chanson). Le problème n’est pas nouveau : plus un pays est prospère, plus sa croissance économique est estimée comme inutile. Ainsi, le fait que l’Occident projette de maintenir son essor économique est estimé par beaucoup comme de la cupidité. Néanmoins, c’est loin d’être le cas : les pays développés ont également besoin de se développer pour que leur société grandisse. Le progrès social est tout autant essentiel pour un pays développé que pour les PMA. Pourquoi ? Parce qu’en l’absence de croissance, un problème tout simple se pose : la répartition du capital demeure la même. Le développement de l’un est alors forcément accompli au grand dam de l’autre. La bataille contre la misère génère par exemple une restriction des dépenses dans le nettoyage des rues ; une meilleure couverture sociale doit quelquefois contraindre à un allégement du budget culturel ; la construction d’une nouvelle éolienne conduit paradoxalement à une baisse de subventions dans la protection de l’environnement… En clair, en l’absence de croissance, une société est vite confrontée au tempérament éphémère de la prospérité. Une société qui vit sans croissance est une société où les citoyens, les entrepreneurs et les classes sociales se partagent tous le même os, ce qui donne évidemment lieu à de nombreuses dissensions. Quand un pays connaît la croissance, il lui est plus loisible de répartir les richesses. Les plus nantis de la société sont davantage enclins à redistribuer les richesses s’ils savent qu’ils continueront eux-mêmes à prospérer. Dans le même temps, une société sans croissance tendra à devenir plus fermée, voire à écarter l’idée de la répartition et à s’écarter des fondements de la démocratie. Les sociétés connaissant une croissance économique sont, à l’inverse, plus clémentes et font preuve de plus grandes ambitions. J’ai été stupéfait de constater lors de ce colloque à Malte que plusieurs français assistant à cette conversation ne croyaient pas en cet impératif de croissance. Ce qui contribue peut-être à expliquer le manque de détermination qu’on perçoit dans notre économie. Pour en savoir plus, allez sur le site de l’agence incentive à Malte, organisatrice de l’événement.

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IVCAST 14 : Créer une start up dans le voyage : l’exemple d’Anne-Laure !

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Vous êtes passionnés de voyages ? Vous souhaitez vous lancer à votre compte ? Anne-Laure a allié les deux afin de développer un projet au service des voyageurs. Le tout en lui permettant de devenir libre géographiquement !

créer une start up

créer une start up

Ecouter cet épisode :

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Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

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start up voyage

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A propos de cet épisode :

J’ai découvert Make it Travel il y a quelques mois en faisant des recherches pour l’un de mes guides pour voyager plus.

Je me suis dit, « voilà une bonne idée pour économiser en voyage ! ».

Par la suite, j’ai rencontré Anne-Laure en France. Fan de voyages, elle souhaite que ce projet lui permette d’être géographiquement indépendante. Elle souhaite devenir digital nomade.

Une fan de voyage qui lance une start up dans le voyage, je me suis dit qu’une interview serait intéressante !

Comme vous le savez, le podcast est publié un vendredi sur deux. Cet épisode a donc du retard, mes excuses. Je suis en Zambie, et les connexions sont difficiles…

Regardez la page Facebook pour des photos et infos !

 Mots clefs du podcast:

Digital nomade – Indépendance – Suivre sa voie – Start up – Entrepreneuriat.

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– Pourquoi Make it Travel peut vous intéresser pourvoyager moins cher.- Comment et pourquoi Anne-Laure s’est lancée dans ce projet.

– Comment Anne- Laure a débuté dans l’entrepreneuriat.

– Le monde des start up.- Les débuts lorsqu’elle a crée sa boîte.

– Ses conseils pour se lancer

– Son projet de vie : travailler à distance

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Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– Le site : Make it Travel.- The Family. Nomad ListDnxglobal– Les articles du blog sur les digital nomade.

Merci d’avoir écouté !

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Si sous avez aimé ce podcast, je vous serais vraiment reconnaissant si vous pouviez laisser un commentaire sur iTunes. 

Les avis sur iTunes sont très importants pour avoir de la visibilité et donc, que ce projet de podcast continue dans la durée. Merci !

Les autres épisodes du podcast voyage ici.

Vous avez une question ?

Posez-moi une question de vive voix pour un prochain IVCAST !

Transcription :

Fabrice :

Bonjour à tous. Bienvenus pour ce nouvelle épisode du podcast ‘Instinct Voyageur’. Aujourd’hui, je suis avec Anne-Laure Chorro. Bonjour Anne-Laure.

Anne-Laure :

Bonjour Fabrice.

Fabrice:

Aujourd’hui, tu es la co-fondatrice de makeittravel.com, c’est ça?

Anne-Laure :

Tout à fait.

Fabrice :

J’ai voulu t’interviewer, parce que tu es une passionnée de voyage, tu as pas mal voyagé. Et tu t’es lancée dans la création d’une startup dans le domaine du voyage. Donc, je trouvais que c’était intéressant de te questionner sur la transition. Comment on passe du voyage, comment tu vis ta passion finalement parce que c’est un peu le but. C’est vivre quelque part de ta passion du voyage à travers une startup. Comment tu en es venue là?

La première question que je te poserais c’est d’abord de présenter Make It Travel.

Anne-Laure :

Alors, Make It Travel, c’est un site pour louer ses affaires de voyage entre particuliers. Par exemple tout ce qui est tente, surf, affaires de camping, affaires de randonnée, etc. En gros, tout ce dont vous avez besoin pour voyager et partir en vacances. Et, donc on a lancé le site fin juin, et depuis il y a facilement 150 personnes qui sont inscrites, quasiment 200 objets en ligne, et ça continue à augmenter. Donc vous pouvez sûrement trouver votre bonheur ou mettre en location vos affaires dessus pour gagner un petit peu d’argent.

Fabrice :

D’accord. Et donc l’’inscription est gratuite, il suffit d’ouvrir un compte etc.

Anne-Laure :

Oui, tout à fait. L’inscription est gratuite, et en fait, pour mettre en ligne ses objets, c’est pareil c’est gratuit. Et en fait, nous, la manière dont on se rémunère c’est tout simplement une commission sur les transactions, donc une fois que quelqu’un loue un objet à une autre personne, on va prendre un pourcentage dessus pour faire vivre le site et la boîte derrière.

Fabrice :

En tout cas, je trouve que c’est une bonne idée. Je trouve que c’est particulièrement intéressant si tu veux, en effet faire un voyage.

Par exemple moi, je suis allé en Islande l’été passé, je suis parti deux semaines et en fait, je n’avais quasiment aucun équipement. Surtout l’Islande, tu vois, c’est un pays nordique. Il faut un certain matériel quand même si tu veux faire de la randonnée en autonomie. Il faut du bon matos: une bonne tente, des bonnes chaussures, etc. Et je n’avais rien de tout ça en fait. Et donc, il a fallu tout acheter, et c’est vrai que j’avais tapé comme ça sur google, location tente, je crois que j’avais trouvé des choses, je ne me rappelle plus où. Je ne sais plus.

Mais je n’avais pas trop vu Make It Travel, à l’époque ça n’existait pas. Je serais passé par ton site, alors je pense que ça t’économise pas mal en fait. Je ne sais pas si je referai des randonnées. Mais pour un voyage un peu spécial comme ça, c’est un peu du windshot et c’est un peu budget en fait de tout acheter. Donc, je trouve vraiment que c’est une bonne idée. Alors là, tu nous as présenté Make It Travel, donc, c’est une startup qui vise à aider les voyageurs, servir d’intermédiaire. C’est finalement ce qu’on appelle l’économie collaborative. Vous faites ça?

Anne-Laure :

Tout à fait. C’est un mix entre voyage, économie collaborative et aussi un petit côté environnemental puisqu’en réutilisant les objets, et les affaires, on évite d’en acheter, de produire plus de déchets et de puiser dans les ressources.

Fabrice :

Tout à fait. Alors comment tu es venue à Make It Travel. Tu m’as dit avant, tu as voyagé, tu étais partie plusieurs mois en Amérique Centrale, c’est ça? Comment t’est venue l’idée? Raconte-nous un peu le cheminement.

Anne-Laure :

Alors au tout départ, déjà j’avais toujours voulu créer ma boîte, ça c’était il y a très longtemps. Mais j’avais laissé ça de côté, donc j’ai fait des études standards etc.

Fabrice :

C’était un rêve d’enfant un peu.

Anne-Laure :

D’adolescent on va dire. Plus que d’enfant, mais oui c’est ça. Et après, j’ai fait mes études, j’ai un petit peu travaillé et puis je suis partie en voyages. Parce que j’ai commencé à adorer le voyage, j’avais envie d’explorer la planète parce que je trouve ça super beau.

Je suis partie en sac à dos 3 mois et demie du Mexique, Belize, États-Unis; et en revenant de ce voyage, je me suis dit, je n’ai pas de boulot, je n’ai pas acheté d’appartement donc je n’ai pas de contraintes financières, je pouvais revenir temporairement chez mes parents. Je me suis dit, c’est le moment de lancer ma boîte. Donc j’ai commencé à prendre quelques leçons d’entreprenariat, puisque je n’y connaissais absolument rien. Au départ j’avais une autre idée, qui n’était pas du tout dans le secteur du voyage et puis au fur et à mesure, cette autre idée s’est un peu effritée et me plaisait moins qu’avant.

Et quelqu’un m’a conseillé et la personne m’a dit : puisque tu adores le voyage, pourquoi tu ne créerais pas une boîte là-dedans? Et je me suis dit, c’est vrai, j’adore le voyage, j’ai envie d’apporter de la valeur à ce monde. Et j’ai commencé à réfléchir à ça. Puis un jour, j’étais en train de penser à mes affaires que j’avais achetés avant de partir puisque j’ai dû tout acheter neuf : mon sac à dos, mes guides touristiques etc.

Et je me suis dit, mais toutes ces affaires là, que j’avais achetées, qui m’ont coûtées une blinde, et qui maintenant dorment dans mon placard, je pourrais très bien les rentabiliser en les louant à d’autres personnes. Et là je me suis dit : Là, ça y est, je l’ai mon idée de boîte. Et donc, j’ai commencé à travailler sur cette idée pendant plusieurs mois, et après j’ai rencontré Clément. Clément Esso, du blog ‘Out of Borders’ pour ceux qui connaissent.

C’est mon associé co-fondateur maintenant. Et donc, il a adoré l’idée et moi je recherchais quelqu’un avec ses compétences, c’est à dire un développeur qui voyage et qui adore le voyage pour garder cet esprit ‘voyage’ chez Make It Travel. On s’est lancé tous les deux dans l’aventure, c’était en janvier dernier. Et depuis plusieurs mois, on est à temps plein dessus. Et donc voilà, on est à fond, et on essaie de faire grandir Make It Travel tous les jours.

Fabrice :

C’est ce qu’on appelle une startup. Et donc, tu es passée, tu m’as dit, par un incubateur. Raconte un peu qu’est ce que ça t’a apporté cet incubateur?

Anne-Laure :

En fait l’incubateur où je suis passée, en fait, je travaillais, je n’ai pas été incubée. J’ai travaillé là-bas. Mais ça m’avait permis quand même d’être en contact avec des startups et de voir un peu les erreurs et les bonnes idées qu’elles mettaient en place pour apprendre des choses pour Make It Travel. Donc, même si je n’ai pas été incubée, c’était quand même une bonne expérience pour voir un peu les choses à faire et à ne pas faire même si évidemment je ne connais pas tout et que on continue de l’expérimenter et voir ce qui marche pour nous mais c’était quand même une bonne expérience.

Fabrice :

Tu viens un peu de ce domaine-là. Tu as fait une École de Commerce avant? Ou enfin pas du tout.

Anne-Laure :

Non, j’ai fait une École d’Ingénieurs en gestion de production industrielle, ça n’a rien à voir. Mais en fait quand j’avais pris les cours d’Entrepreneuriat, j’ai fait ‘The Family’ pour ceux qui connaissent, qui est un programme pour apprendre à créer une startup, avoir tout cet état d’esprit, savoir ce qu’il faut faire ou pas faire, même si ce n’est pas une liste. Mais c’est un peu tout ce ‘mindset’ comme on appelle. Et donc quand je suis revenue de mon voyage, j’ai vraiment commencé à me plonger dans l’entrepreneuriat, et à côtoyer ce monde entrepreneurial aussi et à créer ma boîte.

Fabrice :

Parce que tu n’avais pas du tout cette culture de l’entreprenariat vraiment avant, ta famille, tes amis.

Anne-Laure :

Non, absolument, tous les gens qui étaient autour de moi, soit famille, amis, ils avaient des jobs.

Fabrice :

Ils sont tous fonctionnaires?

Anne-Laure :

Presque, non! Mais ils avaient tous des jobs standards, des salariés. Personne n’avait créé sa boîte, ou n’avait tenté de créer un petit business que ce soit sur internet ou autre. J’étais vraiment un peu perdue et c’est pour ça que je n’ai pas commencé avant d’ailleurs parce que je ne savais absolument pas comment faire.

Fabrice :

Et ils t’ont soutenue quand tu leurs as parlé de ton projet? Est-ce que tu as eu leur soutien?

Anne-Laure :

Mes parents, oui. Parce que ça faisait déjà un moment que je leurs disais que je veux créer ma boîte. Donc, ils étaient déjà préparés.

Après, tout ce qui est amis, grands parents, et les liens « un peu plus loins ». Eux au début, ils étaient surpris, parce que forcément, comme ils ne sont pas du tout dans cet état d’esprit et cette vision de la vie, pour eux, c’était risqué de créer sa boîte. Ils étaient beaucoup plus dans le schéma normal : il faut faire des études, il faut avoir un job, et puis après t’acheter une maison, et puis tu te maries, et puis tu as des enfants. Ce qui n’était pas du tout mon cas. Forcément, cela les a un peu surpris.

Mais de toute façon, moi j’étais convaincue de ce que je voulais faire, et je sais que c’est ça qui me plait. Donc, même si eux, ne me supportaient pas, forcément, ce n’était pas grave. Au moins, j’avais mes parents, qui eux, m’aidaient. Ils me supportaient dans cette voix-là.

Fabrice :

Tu es la preuve qu’on peut se lancer dans l’entrepreneuriat sans avoir forcément un background derrière. Parce que, on a un peu l’image – ça fait un peu cliché – que beaucoup de fondateurs de startup viennent d’une École de Commerce etc. Ils enchainent tout de suite après, il y en a beaucoup j’imagine qui sont dans ce cas là. Il y a aussi des personnes qui ne viennent pas du tout de ce domaine là.

Anne-Laure :

Tout à fait. D’ailleurs, même si c’est vrai que quand on fait une École de Commerce, en général on se dit : c’est pour créer sa boîte. Mais si on regarde des personnes qui ont réussi comme Richard Branson ou d’autres grands personnages, il y en a très peu qui ont fait une École de Commerce. Ils se sont lancés comme ça. Parce qu’en fait, en École de Commerce, on apprend la théorie. Certes, ça va être utile pour certains aspects, mais la réalité, c’est le terrain. C’est lié directement avec les utilisateurs avec comment tu vas créer ta boîte et tout. Donc, pour moi, la meilleure école c’est comme on dit l’école de la vie, c’est tester directement le produit et ton business sur le marché.

Fabrice :

Et si on a une idée en tête d’entreprise, toi, tu recommandes d’abord de suivre les cours peut-être que tu as suivis. Qu’est ce que tu conseillerais pour se lancer un peu, quand on ne connaît pas du tout ce monde là?

Anne-Laure :

C’est vrai que moi, le fait d’avoir pris ces cours à The Family, ça m’a beaucoup aidée parce que en trois mois, rapidement, j’ai appris énormément de choses. Après, ce n’est pas une obligation.

On peut très bien se lancer comme ça à l’aveuglette, mais ça risque d’être un peu plus dur, un peu long. Et on risque de se casser rapidement la figure. Je dirai qu’après c’est un choix, parce que ces cours, je les ai payés. On n’a pas forcément les ressources financières au départ pour ça. Mais forcément, je conseille d’apprendre un minimum. Et au moins d’être déjà dans un écosystème en relation avec d’autres entrepreneurs. Et de toute façon, maintenant sur internet, on trouve énormément de ressources. Et d’ailleurs, The Family fait pas mal de vidéos. Donc déjà, ça va être pas mal pour apprendre certaines choses. Après je dirais que c’est plus un choix suivant aussi la personnalité, parce qu’il y en a, ils adorent le risque et tout de suite ils veulent « foncer » et d’autres vont plus faire attention et préfèrent d’abord avoir des bases solides avant de se lancer dans la création d’une boîte.

Fabrice :

Et en tous les cas, il faut quand même de l’argent de côté, le temps de se lancer etc. Toi par exemple, comment tu as fait concrètement au niveau financement?

Anne-Laure :

Pour venir au début de la question, il faut un minimum. Alors, il ne faut pas non plus 10.000 euros, ça dépend de ce que vous faites. Si c’est quelque chose de physique comme un magasin où vous aves besoin d’avoir des stocks, forcément, il faut plus d’argent. Après, si c’est un business en ligne, ce qu’il faut, ça va être pour déposer le nom de domaine, des petits frais comme ça. Donc, ce n’est pas non plus énorme.

Pour ma part, déjà on est deux, donc, on a un apport plus conséquent, ça, ça aide. J’avais un tout petit peu d’argent de côté, donc au début on fait ça sur fonds propres. Avec l’argent que j’avais gagné et que j’avais mis de côté, j’ai la chance que mes parents m’ont prêté un tout petit peu d’argent pour notamment le dépôt de capital de la boite, et forcément à deux, on peut avoir un peu plus de dépenses, on peut se permettre plus de choses. Après, forcément, il faut avoir un peu d’argent de côté, mais il ne faut pas croire qu’il faut être riche pour créer une boîte; parce que les choses se font au fur et à mesure de toute façon. Le business, on commence à le faire, on commence à avoir des rentrées d’argent qu’on réinvestit et c’est un cercle vertueux comme ça.

Fabrice :

Pour revenir un peu plus au voyage, comment tu vois l’avenir, la suite des choses? Là j’imagine que tu es dans une optique où tu vas bosser à fond pour développer Make It Travel parce qu’il faut – j’imagine – atteindre une certaine taille critique, du moins pour lancer la chose. Donc là j’imagine que pendant un temps, plus de voyage, terminé, tu as rentré un peu ton sac. Comment tu vois les choses?

Anne-Laure :

C’est vrai que pour l’instant, je suis revenue de mon voyage il y a un peu plus d’un an. Et depuis, j’ai fait quand même deux ou trois week-ends en Europe, mais c’est tout. Forcément, comme tout mon argent va dans ma boîte, pour l’instant je me dis que « c’est un mal pour un bien ».

C’est à dire que pour l’instant, je travaille à fond sur ma boîte pour la développer pour qu’on puisse gagner de l’argent et après je pourrais me faire plaisir au maximum, parce que mon but aussi, c’est d’être digital-nomade. C’est à dire de voyager et de travailler en même temps. Donc une fois que Make It Travel ça roulera bien, qu’on pourra se payer un salaire, là il n’y aura pas de problème, je pourrais voyager dans le monde en mode digital-nomade. Ce sera un peu plus du slow-travel que tous les jours changer de ville. Mais au moins là je sais que je pourrais me faire plaisir davantage.

Fabrice :

Tu n’as pas du tout peur ensuite de travailler à distance avec ton associé sur la boîte ?

Anne-Laure :

Non, pas du tout.

Fabrice :

C’est le but.

Anne-Laure :

Oui, exactement. C’est comme ça qu’on voulait gérer la boîte dès le départ. On s’est dit : on veut vraiment créer une boîte en mode ‘remote’ comme ça s’appelle, comme il y a déjà des boîtes américaines qui le font. Déjà pour l’instant, moi je suis sur Paris; Clément, lui, est à Marseille. Donc, déjà on fonctionne un peu comme ça même si on est dans le même pays et même fuseau horaire. Mais c’est pour moi logique. J’adore le voyage et je ne voulais pas me mettre une chaîne aux pieds et devoir rester à un endroit juste parce que j’avais créé ma boîte.

Fabrice :

D’accord. Là, tu dis encore un ou deux ans, peut-être de travail. Tu vas rester essentiellement en France? Et ensuite comment tu verrais les choses? Tu partirais plusieurs mois autour du monde, revenir en France souvent? T’expatrier ?

Anne-Laure :

Déjà, j’espère que ça prendra moins de deux ans avant de partir. En ce moment. J’ai réfléchi un peu à tout ça. Et je me dis, peut-être qu’avoir un genre de pied à terre en France. Pas Paris parce que moi je suis plus nature, on partirait plutôt en province. Avoir un pied à terre, en gros rester quelques mois en France, et le reste de l’année, voyager un peu à droite à gauche. Mais vraiment en mode ‘un mois ou deux à tel endroit’ et puis après je bouge de là etc. Donc voilà un peu comment faire les choses pour l’instant. Mais je sais que ça se fait au fur et à mesure, et je verrai comment les choses avancent, et comment je le sens.

Fabrice :

En parlant de digital nomade, comment as-tu connu cette communauté où tu es tombé. Est-ce que tu as des sites qui t’ont inspirée?

Anne-Laure :

Alors, comment je suis arrivée dedans, je ne m’en rappelle plus, surement en me promenant sur internet. J’ai dû commencer à tomber là dessus. Il y a souvent des articles où les gens disaient : Je voyage et je travaille en même temps. Forcément je me suis dit, c’est comme ça que je veux vivre. Après au niveau des sites référents, il y a Peter Levels qui est assez connu, qui a créé nomadlist.com, il a créé tout ce qui est ‘nomad forum’, ‘hashtag nomads’, et après il y a dnxglobal. Ce sont des digital nomads qui organisent des conférences une ou deux fois par an. Justement, si on dit digital nomade, il y a des conférences, rencontres avec d’autres personnes etc, très intéressant.

Fabrice :

Chez les anglo-saxons, c’est quand même plus développée, cette communauté-là.

Anne-Laure :

Oui, tout à fait. Lors des dernières conférences, j’ai rencontré des français, mais c’était énormément des étrangers de partout dans le monde. Que ce soit l’Amérique du Sud, Amérique du Nord, Asie, Afrique un peu moins forcément mais Europe un peu partout. Et c’est vrai que quand on va là-bas, on parle en anglais. Toutes les conférences sont en anglais. Donc, oui, c’est très développé notamment à l’étranger mais ça commence un peu à se développer en France. Et notamment, grâce aux bloggeurs de voyage, ceux qui peuvent vivre de leurs blogs, qui montrent qu’ils peuvent voyager et travailler en même temps. Donc je pense que ça aussi, ça aide à faire connaître ce mode de vie.

Fabrice :

Tu en as rencontré pas mal des gens qui avaient une startup dans le voyage ou pas forcément dans le voyage en fait? Mais tu en as rencontré pas mal, ce qu’on appelle l’entreprise plus classique.

Anne-Laure :

Oui, il y en a qui avaient des entreprises plus classiques. Ou c’est un site internet, ou c’est des choses comme ça. Il y avait quelques bloggeurs de voyage, même moi. Et il y avait aussi des startups en mode remote comme Buffer, il y avait aussi FastBill, et d’autres sites pas forcément très connus en France, mais connus à l’international.

Fabrice :

D’accord. Comment ça se passe? Tu as beaucoup d’interactions avec ceux qui travaillent dans le domaine internet, les indépendants? Quand tu es sur Paris, ça c’est un réseau actif, solidaire?

Anne-Laure :

Ça dépend. Grâce aux sites comme MeetUp, même les groupes facebook, ça permet un peu de connaître justement tous ces évènements. Mais après, personnellement, je ne suis pas forcément dans ce genre de groupes, je n’ai pas remarqué forcément qu’il y avait des groupes là dedans, c’est plus un peu : j’y vais si le sujet m’intéresse, si j’ai envie de rencontrer des gens dans ce monde-là. Mais c’est un peu du ‘one shot’ de temps en temps.

Fabrice :

D’accord. Donc, pour l’instant, pas de regret. Depuis le début, tout se passe comme tu veux?

Anne-Laure :

Oui, enfin, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, que ce soit pour Make It Travel ou la vie digitale-nomade etc. Je ne dirai pas que je vis au jour le jour, mais les choses avancent et je vois comment ça se passe. Et pour l’instant, oui, tout se passe bien et c’est parfait.

Fabrice :

D’accord. Écoute, merci Anne-Laure d’avoir répondu à ces petites questions. J’invite les lecteurs. Si vous avez un besoin de matériels, vous savez sur quel site aller. Vous ferez des économies. Vous aurez plus d’argent pour voyager plus longtemps. C’est un peu le principe de ce genre de site comme beaucoup d’autres dans l’économie collaborative axée sur le voyage. Dieu sait qu’ils fleurissent pas mal ces derniers temps et il y en a vraiment sur pleins de choses. Je suis sûr qu’il y a encore d’autres possibilités dans ce domaine. Et quand à moi, je te souhaite bon courage pour développer Make It Travel. Et surtout qu’en fait, ça se développe rapidement, pour que tu puisses voyager rapidement.

Anne-Laure :

Merci Fabrice. J’espère que tu utiliseras très souvent le site. Et les lecteurs aussi évidemment. Et n’hésitez pas si vous passez sur le site, peut-être que vous pouvez ne pas trouver ce que vous cherchez parce qu’il n’y a pas pour l’instant. Envoyez-nous un petit mail pour dire « voilà je cherche ça ». Et puis, on essaiera de voir s’il y a des gens autour de nous qui n’ont pas encore mis ce matériel, et qui pourraient justement leur faire gagner un peu d’argent et puis vous, ils vous rendent service.

Fabrice :

Très bien! Merci bien et puis à bientôt.

Anne-Laure :

Merci Fabrice, à toi aussi.

Faites tourner sur les réseaux !

Variations bavaroises — carnet de voyage

Carnet de (bonnes) adresses en Bavière

Hôtels

Hotel Orphée

Très bien placé dans la vieille ville de Ratisbonne. Les chambres sous les toits ont un charme fou…

Untere Bachgasse 8

93047 Ratisbonne

Hotel Goldene Sonne

Beau bâtiment traditionnel au cœur de Landshut. Chic, grand escalier en parquet, chambres impeccables.

Neustadt 520

84028 Landshut

Restaurants & bars

Diner à l’imposant Heuport (Domplatz 7, 93047 Ratisbonne) en face de la cathédrale

Dîner au Weißbräuhaus (Schwarze Bären Straße 6, 93047 Ratisbonne)

Déjeuner en terrasse à la micro-brasserie Spital de Ratisbonne (Spitalbeergarden)

Dîner au traditional beer garden Bayerischer Löwe (Hans-Kapfinger-Straße 3, 94032 Passau)

Bon plan pour le midi : le resto U de Passau

Déjeunez en terrasse en haut du château de Landshut : Burgschänke / Trausnitz Castle (Burg Trausnitz 168, 84036 Landshut)

Déjeuner au vert dans le resto tout en bois (St Englmar)

À Passau, ne pas manquer Das Oberhaus pour avoir une vue incomparable sur la ville, et même apercevoir un bout d’Autriche…

À faire

Goûter la moutarde sucrée à la boutique Händlmaier à Ratisbonne (et en ramener).

Excursion d’une demi-journée à Walhalla depuis Ratisbonne. Louer des vélos (Zweirad Ehrl, Am Protzenweiher 5, 93059 Ratisbonne). Faire l’aller en bateau : Crystal Ship à Donaumarkt (45 min), visiter le temple et rentrer en vélo (1 heure environ).

Assiter au concert d’un des plus grands orgues du monde à la cathédrale Saint-Étienne de Passau (de mai à octobre).

Goûter les chocolats et les pralines de la confiserie Simon à Passau (Confiserie & Café Simon am Rindermarkt Am Rindermarkt 10 94032 Passau).

Visiter le Rokoko-hallway in the Neue Residenz Passau, Town Hall, Quick visit of the Museum Moderne Kunst – Passau

Un mini-croisière pour voir Passau depuis ses rivières (45 min).

Fouiller dans les antiquités des boutiques de Passau.

À Landshut, visiter l’hôtel de ville. Se faire raconter l’histoire du grand mariage princier de 1475. Tous les 4 ans, il est commémoré à travers une immeeeense reconstitution. Pour un bain de Moyen-Âge et un plein de troubadours, le prochain se déroule du 30 juin au 23 juillet 2017 !

Aller dans un grand magasin essayer une (ou plusieurs…) robe/tenue traditionnelle (par exemple le C&A de Landshut). Rigolade garantie.

Comment y aller ?

En train de Paris à Munich, avec la Deutsche Bahn. Puis, location de voiture avec par exemple Sixt.

Road trip : 3 mois aux USA ! (interview)

Cet été, Road Trip Magazine nous a consacré un bel article de 6 pages dans leur hors-série « All American Roads » ! Un numéro qui recense les plus belles routes des USA, fiches itinéraires, city guides de New York, Los Angeles…

À leur demande, j’ai extrait le meilleur de ce road trip de 3 mois aux États-Unis ! Difficile, vu la richesse et la durée du voyage ! Il y a tant de choses que j’ai adoré, tant de coups de cœurs… On the road again!

Interview Stéphanie Merzet pour Road Trip Magazine • Photos Renaud Bonnet

Road trip USA - Greetings from Austin, Texas

Greetings from Austin, Texas !

Combien de temps a duré votre trip et comment vous êtes-vous organisés ?

Nous sommes partis le 11 août de Boston et sommes revenus 3 mois après, le 10 novembre, de Los Angeles (3 mois c’est le maximum avec un visa touriste).

On n’avait rien planifié de particulier, nous voulions juste aller de l’Est vers l’Ouest… Nous avions juste réservé l’hôtel pour nos premières nuits aux États-Unis, à Boston donc, et nous avions loué notre véhicule depuis la France chez National (via RentalCars) car ce sont les seuls qui nous ont bien voulu nous laisser la même voiture pendant 3 mois sans que nous ayons à leur dire où nous serions à telle ou telle date. Avant de se lancer dans ce voyage, nous étions incapables de dire où nous serions le 5 septembre ou le 10 octobre… Nous voulions voyager spontanément, au gré de nos envies (la base du road trip…). Une telle liberté a été facile car on était plutôt en basse saison. En juin-juillet, il vaut mieux réserver les logements au fil des étapes en amont (sauf en Floride, où la haute-saison c’est l’hiver !).

Pour aller plus loin dans l’aspect pratique, je vous renvoie vers mon guide road trip aux États-Unis !

Road trip USA - Silverton, Colorado

Silverton, Colorado

Road trip USA - Louisiane

Quelque part en Louisiane

Vous avez traversé plusieurs villes, mais vous n’y êtes jamais restés bien longtemps…

Non, car notre but c’était plutôt de rouler, profiter des belles routes que peuvent offrir les États-Unis. Nous sommes tout de même restés trois jours à Boston, une très jolie ville marquée par ses constructions en briques rouges et son très charmant quartier italien. Nous avons également visité Washington DC pour voir la Maison Blanche et son Capitole. Miami et ses grandes plages. Classic!

J’ai beaucoup aimé la Nouvelle- Orléans avec son quartier français et sa très célèbre Bourbon Street. On a l’impression d’arriver dans un festival de musique (mais c’est tout le temps comme ça). Et les concerts sont bons ! Les musiciens sont très familiers avec les gens, l’un deux m’a fait monter sur scène pour jouer de la planche à laver (avec 2 cuillères ! Je crois que j’ai été nulle). Et puis cette rue est pleine de surprises. Il y a de tout : des gens en mode carnaval, des motards, des évangélistes, des vendeurs de hot-dogs, des boutiques où l’on vend des poupées vaudou, des touristes… un grand bordel !

Un road trip pour profiter des belles routes que peuvent offrir les USA.

J’ai aussi été impressionnée par la ville de Houston, ses gratte-ciels et ses dizaines de bretelles d’autoroutes ! (Heureusement que j’avais un GPS…) Du coup, nous n’avons pas trop traîné dans les parages et nous sommes vite partis du côté d’Austin avec son Capitole, ses foodtrucks, son street art avec de belles fresques sur les murs. On s’est incrusté dans un atelier de fabrication de bottes texanes. Très cool. Il faut attendre un an pour une paire de bottes sur-mesure !

Et San Francisco bien sûr, classe, immanquable.

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Road trip USA - San Francisco

Road trip USA - San Francisco

Les rues de San Francisco

Vous n’avez pas été emballée par Los Angeles ?

En fait, je n’ai dû voir qu’un centième de cette ville tellement c’est grand. J’ai apprécié Venice Beach, Beverly Hills et toutes ses belles villas, la plage de Santa Monica, les musées, la sublime vue du Griffith Observatory… (Hollywood Boulevard, c’est nul, un vrai « truc à touristes », pas grand-chose à voir).

Pas très loin, la ville de Palm Springs m’a beaucoup plue, avec ses montagnes désertiques autour. On a dormi dans un super hôtel branché, vintage, dans le genre motel des années 50 (le ACE hotel).

Une autre ville qui est à voir c’est Las Vegas. On aime ou on n’aime pas, mais il faut y aller. Je garde un souvenir ébloui de notre corner suite (les suites « d’angle », qui ont d’immenses baies vitrées et des vues folles sur la ville), haut-perchée et illuminée par les néons du « strip » (l’hôtel Aria) !

Road trip USA - Los Angeles, Santa Monica

Beach houses, Santa Monica (Los Angeles)

Road trip USA - Où dormir à Vegas

La vue hypnotique de notre chambre à l’Aria…

Road trip USA - ACE hotel à Palm Springs

La piscine du ACE hotel à Palm Springs

Quelles sont les routes qui vous ont marquée ?

Il y en a deux qui me viennent à l’esprit immédiatement: un tronçon de la route US-550 et de la San Juan Skyway, qu’on appelle aussi la « Million Dollar Highway ». Cette superbe route panoramique et sinueuse d’une quarantaine de kilomètres entre Durango et Ouray dans le Colorado passe par trois cols de haute montagne. Les motards doivent prendre beaucoup de plaisir à rouler sur ce parcours ! Nous y étions durant l’automne avec une végétation à moitié jaune et verte, et déjà un peu de neige par endroits. On traverse le village de Silverton avec ses maisons en bois et les montagnes en toile de fond. Splendide…

La Million Dollar Highway et la Scenic Drive 12 sont parmi les plus belles routes des États-unis.

L’autre route est la Scenic Drive 12 dans l’Utah. C’est certainement l’une des plus belles routes de l’Ouest américain. Elle relie l’US89, près de Panguitch à l’UT24, près de Torrey. On y voit de somptueux paysages entre Brice Canyon et Capitol Reef. Personnellement, je préfère ce genre de route que la fameuse « One » en Californie, même si elle reste une très belle route qu’il ne faut pas se priver d’emprunter.

Road trip USA - Million Dollar Highway

Road trip USA - Million Dollar Highway

La « Million Dollar Highway » dans le Colorado (en octobre)

Road trip USA - Scenic Drive 12

La « Scenic Drive 12 » dans l’Utah (si, si, y’a une route quelque part)

Quels sont les lieux peu connus que vous conseillerez aux lecteurs ?

Je pense tout d’abord à Jekyll Island en Géorgie, entourée de marécages et remplie de grands chênes drapés de mousse espagnole. C’est une très belle île où nous avons trouvé une excellente adresse pour manger des crabes à la bonne franquette. Tips : trop cool de louer une voiturette électrique pour sillonner l’île.

En Louisiane, beaucoup de gens vont visiter la Oak Alley Plantation. C’est intéressant, mais ils ne mettent pas en avant le triste sort des esclaves. À Laura Plantation, on est plus sensibilisé par cette douloureuse période de l’histoire. Visiter les deux est bien complémentaire.

Reno dans le Nevada est sympa, c’est la petite sœur de Las Vegas, pas très loin du lac Tahoe. C’est l’un des lacs les plus profonds du monde, la couleur de l’eau est superbe. On peut faire le tour en voiture, c’est super joli, puis dormir dans une cabane au bord du lac…

Les États-Unis, c’est une grande diversité de paysages, de végétations, de culture, de cuisine, de grands espaces…

Au Nouveau-Mexique, nous sommes passés par Socorro où il y a le “Very Large Array”. C’est une immense installation d’une trentaine de grandes antennes paraboliques dans le désert, formant un radiotéléscope. Ils étudient là-bas les sons de l’espace, très spécial comme endroit (vous avez vu le film « Contact » avec Jodie Foster ?). Il faut y aller au lever du soleil… Magique. Si c’était à refaire j’irai aussi voir le rocher sacré des Navajos, Shiprock, plus au nord.

J’ai adoré Antelope Island State Park situé dans l’Utah, près de Salt Lake City. C’est la plus grande des 10 îles du Grand Lac Salé. Il y a des antilopes et des bisons en semi-liberté, les paysages sont magnifiques ! On peine à délimiter le ciel, le lac, les plaines, l’horizon…

J’ai aussi aimé le Big Bend National Park dans le Texas. On est dans le décor de Lucky Luke avec les ranchs, les messas, les cactus… et les serpents à sonnette. Et derrière le Rio Grande, le Mexique…

Road trip USA - Jekyll island

Le charme de la côte Est sur Jekyll Island (le Rah Bar)

Road trip USA - motel Arizona

Et aussi… se perdre aux confins de l’Arizona

Avez-vous fait des rencontres attachantes ?

Justement, quand nous étions au Big Bend National Park, nous avions opté pour un hébergement Airbnb. Nous avions dormi chez une hippie très sympa qui a construit sa jolie maison elle-même des copains mexicains. Il y avait une grande terrasse. Le matin, on a eu la chance d’y assister à un somptueux lever de soleil sur le désert…

Nous avons aussi passé trois jours dans un ranch à Blue Ridge Mountain dans les Appalaches. On a vécu dans une véritable ambiance familiale américaine, les propriétaires (et les hôtes) étaient vraiment adorables et super accueillants. Quand nous sommes partis, ils nous ont donné plein de petits cadeaux, une carte et des conseils pour la suite de notre voyage… On a échangé nos adresses. Ils ont fait ça pendant 40 ans. Aujourd’hui, le ranch a été repris, mais l’esprit est resté le même.

Villa Terlingua Ghost Town

Chez Cynta, la hippie du Texas

Road trip USA - Ranch Appalaches

Le maréchal ferrand du Clear Creek ranch (et son accent à couper au couteau !!!)

Que retenez-vous de ce voyage aux USA ?

C’est un voyage unique que je fantasmais depuis longtemps. C’est traverser tous ses paysages qui nous ont bercés, qui nous paraissent étrangement familiers car on les a vus au cinéma, à la télé, dans les livres… La côte Est, le Grand Canyon, Monument Valley, les Rocheuses, la Californie… C’est un peu votre propre film qui défile. Il y a une diversité incroyable de paysages, de végétations, de cultures, de cuisines, de gens… Et puis, bien sûr, les (très) grands espaces. On en prend véritablement plein les yeux tout du long.

Road trip USA - Death Valley

Road trip USA - Death Valley

Road trip USA - Death Valley

Dans la Death Valley – Mesquite Flat Sand Dunes et Zabriskie Point

Comptez-vous retourner aux États-Unis prochainement ?

Oh oui ! J’aimerais voir le Nord, le Montana, le Wyoming, l’Oregon… Nous avons en projet de réaliser un road dans cette région.

Comme d’habitude, on va préparer un semblant de trajet, mais on ne va pas s’y tenir :)

Road Trip Magazine

Merci à Stéphanie et à toute l’équipe de Road Trip Magazine pour ce bel article !

Guide pratique du road trip aux États-Unis

Pour tout savoir au niveau organisation, pratique, location de voiture, code de la route, billets d’avion, etc., je vous invite à lire mon article Road trip aux USA, mode d’emploi !

Et sinon, tous les récits américains sont ici ! Bon voyage :)

Friedrichshain : visiter le quartier le plus cool de Berlin !

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

Mes 10 solutions pour réaliser tes rêves de voyage + des ressources, des réductions et le Manifeste du Voyageur (mon livre gratuit) ! » Télécharge le tout en cliquant ici.

Un week-end à Berlin de prévu ? Ne ratez pas Friedrichshain, un quartier moins connu, mais qui possède de nombreux atouts… 

Emmanuel habite Berlin depuis plusieurs mois à Friedrichshain. Amoureux de son quartier, il nous expose ici les 10 raisons pour lesquelles vous devez visiter Friedrichshain. 

Guide des aéroportsde Paris (10)

Guide des aéroportsde Paris (10)

À défaut d’avoir un nom facile à épeler, le quartier Friedrichshain est un must à Berlin qu’il fait bon habiter !

La gentrification l’a peu à peu gagné, mais il a gardé ce qui a fait son succès : une ouverture d’esprit à toute épreuve et une activité culturelle alternative intense. Tour d’horizon des raisons qui lui permettent de rester dans le gotha des quartiers les plus cools du monde.

1. Le Mur de Berlin

C’est probablement l’un des endroits les plus touristiques du monde, mais il me rappelle tous les matins que les habitants n’étaient pas libre d’aller où bon leur semblait il n’y a pas si longtemps. Pour les berlinois, il est le symbole de la fracture profonde qui a scindé la ville pendant 28 longues années.

Il permet de mesurer la chance que l’on a d’être aujourd’hui libres. Il est aussi appelé East Side Gallery, car il est couvert d’oeuvres de street art qui augmentent encore un peu plus sa symbolique libertaire.

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Crédits photo : ​Cristian Iohan Ştefănescu​, licence CC standard.

2. Les rues pavées

Dans le coeur du quartier, les rues sont pavées. Au delà de la seule considération esthétique, les pavés donnent du caractère au paysage. Ils sont aussi témoin de la prédominance du piéton dans cette zone centrale, chose toujours positive pour le climat, la bonne humeur et la tranquillité du quartier.

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3. Volkspark

L’un des tous meilleurs parcs de la ville. Vous pouvez y amener de quoi faire le barbecue en été, vous pouvez y regarder un vrai beau coucher de soleil et même faire du beach volley ! Un endroit où il fait bon flâner, en détente et gratuitement…

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Crédits photo : Thomas Angermann, licence CC standard.

4. Des cuisines variées et abordables en abondance

Le centre du quartier est rempli de petits restaurants largement abordables et de cuisines très différentes : turk, japonais, chinois, mexicain, russes, italiens, vietnamiens…et même allemands !

La liste est longue et je n’ai pas encore tout testé. Il y en a pour toutes les faims et tous les budgets (beaucoup de bons plans), ouverts jusque tard pour la grande majorité, ils permettent de regarder son frigo vide avec la plus grande sérénité.

Certains jours, le marché de Boxhagener Platz est alimentaire, c’est définitivement le meilleur plan du quartier ! Il y a aussi très régulièrement des foodtrucks de qualité dans les évènements organisés vers le Neueheimat.

Le quartier regorge de cafés et bars, de tous types et plutôt qualitatifs.

4 - Cuisines 720

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5. Les marchés aux puces

Il y en a deux dans le coeur de Friedriechshain, le premier sur Boxhagener Platz et le second derrière Revaler Straße.

Vous pouvez y trouver tout et surtout n’importe quoi, de la Barbie chauve au vinyle de variété allemande (frisson garanti). Ils animent le quartier et aiguisent la curiosité, en plus de véhiculer cette culture profondément alternative, où le moche devient sexy.

berlin voyageberlin voyage

Crédits photo : La Citta Vita, licence CC standard.

6. Boutiques cools

Entre les marchands de vinyles, les galeries, les boutiques de vêtements à consonance scandinave, celles dédiées au vélo ou encore aux livres, vous n’aurez que l’embarras du choix. Beaucoup de choses à découvrir, pour des prix souvent très abordables. Cool.

6 - Boutiques cools 720

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7. L’affichage papier pour la promo des évènements

L’un des rares pans de murs encore dédié à l’affichage commercial. Il permet de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, c’était dans la rue que nous trouvions les infos sur les concerts, les soirées ou autres évènements. Cet affichage donne des couleurs au quartier et permet de se tenir au courant de ce qu’il se passe, à l’ancienne.

vivre à FRIEDRICHSHAIN

vivre à FRIEDRICHSHAIN

8. Transport et logement

Il y a le métro, l’équivalent du RER parisien (le S-Bahn), le bus et même le tramway. Le quartier est donc parfaitement connecté, ce qui est bien pratique lorsque la flemme vous empêche de prendre le vélo. FRIEDRICHSHAIN

FRIEDRICHSHAIN

Pour le logement, Berlin est plus abordable que Paris. Pour un séjour, rien ne vaut la location d’un appartement, surtout si vous venez entre amis. Certains ont vraiment du style comme mon premier appartement lorsque je suis arrivé.

 

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Pour en savoir plus :

Vous trouverez cet appartement sur le site Nestpick.fr. Ce site propose la location d’appartements longues durée dans la plupart des villes d’Europe. 

Appartement-Fhain

Appartement-Fhain

9. Les soirées

C’est l’une des places fortes de la fête à Berlin et le quartier a son lot de bars et clubs cools. Le plus connu d’entre eux : Berghain. Vous atteindrez donc la queue en un rien de temps… Pour ce qui est de rentrer par contre, c’est une autre affaire.

voyager à berlinvoyager à berlin

Crédits photo : Nacho Pintos, licence CC standard.

10. Poussettes et punks

Une ambiance paisible, une pluralité des styles, les jeunes parents rangés et bobos cohabitent paisiblement avec les tatoués et autres styles, même les plus bizarres. On est ouverts d’esprits, on respecte les communautés et on est un excellent exemple du vivre ensemble qui marche.

visiter berlinvisiter berlin

Crédits photo : Jcrakow, licence CC standard.

Connaissiez-vous le quartier de Friedrichshain ? 

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Visa Australie : l’essentiel à savoir !

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Un visa pour l’Australie à faire ? J’en reviens justement. Voici ce qu’il faut savoir si vous projetez de partir en Australie ! Les différents visas pour l’Australie, comment appliquer…

visa australien

visa australien

Saviez-vous que d’après un récent sondage (voir l’article) , l’Australie est la destination rêvée des Français ?

Je m’y suis rendu plusieurs semaines en juin et juillet dernier. Franchement, je comprends tout à fait ! J’ai adoré mon séjour.

Il faut dire que l’Australie possède beaucoup d’atouts. Pour les jeunes actifs, c’est un pays dynamique qui ne connaît pas la crise. Le pays possède de très bonnes universités et c’est une destination de premier choix pour apprendre l’anglais.

Surtout, avec sa nature généreuse, ses paysages incroyables et ses animaux étonnants, c’est un terrain de jeux immense pour des road trips.

Un vaste pays très riche. Durant mes 5 semaines de voyage, je ne suis resté que dans le Queensland, ainsi que quelques jours à Sydney.

Vous souhaitez faire une demande de visa pour l’Australie ?

Cela peut être un peu compliqué et stressant, car il existe de nombreux types de visas et il est extrêmement important pour vous de choisir le type de visa correcte dès le début.

Voici les principaux visas dont vous pouvez avoir besoin :

visa australie

visa australie

Le visa de tourisme pour l’Australie

Le visa de tourisme est valable un an.

C’est un visa à entrées multiples. Pour chaque entrée, vous pouvez rester jusqu’à 3 mois. Cela signifie qu’à partir de la date d’émission, vous pouvez entrer en Australie autant de fois que vous en avez besoin, et ce pendant 1 an. Vous pouvez rester jusqu’à 3 mois consécutifs.

Si vous souhaitez prendre des cours en Australie, par exemple, pour améliorer votre anglais, pour une période de 3 mois, un visa de touriste est suffisant donc.

Le visa étudiant

Si votre but principal est d’étudier en Australie, et que vous allez rester plus de 3 mois, il faut demander un visa d’étudiant.

Certains travaux bénévoles sont autorisés avec ce type de visa, mais vous ne pouvez gagner de l’argent avec une activité salariée.

Par contre, cela marche si vous obtenez l’hébergement et la nourriture gratuitement, ainsi que de l’argent de poche.

 

Le célèbre Working Holiday ou PVT

Il est conçu pour les jeunes âgés de 18 à 30 ans. Si vous avez passé la date d’anniversaire de vos 31 ans, il est impossible pour vous d’appliquer.

Le but de ce type de visa est d’encourager les jeunes à découvrir l’Australie autrement que par le tourisme.

Avec ce type de visa, vous êtes autorisé à travailler et à gagner de l’argent afin de financer votre séjour en Australie.

Ce type de visa est très attrayant parce que vous pouvez travailler, et vous pouvez travailler autant que vous le voulez, mais avec le même employeur, vous ne pouvez travailler qu’un maximum de 6 mois.

Ce visa a un gros succès, et pas seulement en France. J’ai croisé un grand nombre de jeunes européens qui étaient en PVT. Des pays asiatiques peuvent aussi appliquer pour ce visa.

Le PVT est valable 1 an à compter de la date d’émission. Dès le premier jour de l’entrée, vous pouvez rester 1 an. Il permet des entrées multiples.

Attention, il faut que vous soyez sûr de vous avant de faire une demande de PVT. Vous ne pouvez avoir ce visa qu’une fois dans votre vie. Après avoir obtenu le visa, vous ne pouvez pas le retirer ou l’annuler.

J’en connais certains qui ont obtenu ce visa, puis qui ont changé d’avis ensuite. Cela signifie qu’ils ne pourront plus obtenir ce visa à nouveau dans le futur.

visa pour l'australie

visa pour l'australie

Le visa long séjour 

Que faire si vous voulez rester en Australie plus de 3 mois et que vous n’êtes pas admissible à Programme Vacances Travail?

L’Australie, c’est immense. Pour découvrir le pays en profondeur, 3 mois c’est court.

La solution : la sous-classe 600 qui désigne le visa long séjour.

Ce visa a deux fonctions principales :

permettre aux voyageurs de rester plus de 3 mois dans le pays. Il est généralement délivré avec 3, 6 et 12 mois de validité. Afin d’obtenir ce visa, vous devez convaincre l’immigration: votre but est un séjour temporaire et vous pouvez financer votre séjour en Australie.

L’Immigration va se demander quel est votre but réel et notamment comment vous allez financer votre séjour. La demande sera rejetée si l’immigration croit que vous ne pouvez pas soutenir votre séjour en Australie et que vous allez travailler illégalement.

– L’autre fonction de ce type de visa est de prolonger votre visa en cours pendant que vous êtes à l’intérieur de l’Australie. Par exemple, après l’expiration de votre visa d’étudiant, vous prévoyez de voyager en Australie. La grande différence entre ce type de visa et un autre type de visa (visa de touriste et Programme Vacances Travail) est que vous pouvez le demander quand vous êtes en Australie.

Vous devez faire la demande avant l’expiration de votre visa. Un visa d’attente sera alors délivré jusqu’à ce que l’immigration rende sa décision.

Il existe aussi un visa pour ceux qui souhaitent rendre visite à un membre de leur famille résidant en Australie. La durée du visa est de 12 mois.

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Faire une demande de visa

En général, l’immigration australienne fourni de nombreux types de visa pour répondre à vos besoins. Vous avez également des visas pour les déplacements professionnels ou pour travailler temporairement en Australie.

L’immigration australienne est également très strict, vous devez avoir le visa adéquat et suivre les règles, sinon l’entrée peut vous être refusée, ou vous pouvez être expulsé du pays.

A l’aéroport de Brisbane, j’ai eu droit à pas mal de questions, peut-être car j’allais rester 5 semaines et que je voyageais seul, allez savoir.

Les demandes de visa se font en ligne.

Attention : pour le visa tourisme, prenez-vous y à l’avance car vous pouvez attendre plusieurs jours avant d’avoir la réponse.

J’ai bien failli ne pas partir pour l’Australie à cause de cela. Je pensais en effet que, comme l’ESTA pour les Etats-Unis, votre demande était acceptée dans l’heure. Et bien non.

J’ai fait ma demande le jeudi de Colombie (donc vendredi pour l’Australie avec le décalage horaire) pour un départ le mercredi. Mais le lundi était jour férié en Australie…Je ne l’ai eu que le mardi, pas mal de stress !Aussi, anticipez tout de même un peu :-). style= »text-align: justify; »>

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Pour en savoir plus :

Merci à Emma White du site Auvisa.org pour le complément d’informations. Vous pouvez aussi postuler pour tous les types de visas sur ce site.Si vous souhaitez postuler directement sur le site Web australien de l’Immigration, s’il vous plaît cliquez ici.

Si vous avez d’autres conseils et remarques, hésitez pas !

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Aller plus loin…

Envie d’y aller ?

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Assurance voyage, hôtels,

trucs et astuces pour dépenser moins…

Sur cette page, vous trouverez tout

pour préparer ce voyage !

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Ici, je vous démontre l’intérêt de choisir sa destination en fonction de la variation du cours des devises. Voyagez malin et surtout voyagez moins cher ! Pour vous aider, j’ai crée un outil unique : un comparateur de devises !

taux de change

taux de change

Depuis la fin 2013, les choses vont mieux dans la zone euro. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que cela impact directement votre vie de voyageur, et votre budget en voyage.

Un peu d’économie tout d’abord

En 2011, la zone euro était en pleine crise économique. Elle l’est d’ailleurs toujours, du moins en partie.

A cette époque, nous avons assisté à une crise de confiance envers la zone euro et les institutions financières. Les marchés ont plongé et pendant un temps les idées les plus noires ont circulé à propos de la survie de l’euro.

Certains parlaient même d’une faillite des institutions bancaires dans les pays de la zone euro, rien que ça.

Savez-vous quelle fut la conséquence de cette crise en Europe ? Hé bien, une partie des investisseurs se sont tournés vers d’autres cieux. Un flux financier s’est dirigé vers les pays dits émergents, en Asie et en Amérique Latine notamment.

Ces pays n’ont pas été touchés par la crise, ou très peu. Ceci et l’afflux d’investissements ont entraîné une hausse de la valeur des devises des pays concernés face au dollar et à l’euro.

 

Un exemple flagrant avec la Colombie

En Colombie, ce fut très net, j’ai pu le constater en live. Le cours du peso a beaucoup varié entre 2011 et 2015 !

Entre 2011 et début 2013 :

L’euro est passé en gros de 2800 pesos à 2200, soit une baisse de plus de 20% ! Je peux vous dire que j’ai senti le truc passer ! Et mon porte-monnaie aussi !

Pour être plus clair, il me fallait 20% d’euros en plus pour la même somme en pesos !

Forcément, que vous soyez en voyage dans ce pays ou que vous y viviez, cela fait une grosse différence sur plusieurs mois.

Vos revenus sont en euros et non en pesos. Donc à chaque fois que vous retirez de l’argent, la somme que vous obtenez est fonction du taux de change du moment.

Faisons un rapide calcul. En pleine crise, vous auriez donc dépensé 200 euros de plus sur votre budget de 1000 euros pour un mois de voyage. Pour trois mois, la somme aurait été de 600 euros. Pas mal non ?

La même chose aurait pu être observée à peu de choses près dans d’autres pays du monde : en Inde ou en Thaïlande, par exemple. Dans ce dernier pays, le cours de l’euro par rapport au bath avait également bien baissé.

destinations taux de change eurodestinations taux de change euro

Le cours du peso par rapport à l’euro, de 2010 à mai 2015.

Ces derniers mois, l’euro au plus haut !

Depuis fin 2013, les choses ont bien changé. La zone euro allant mieux, les investisseurs sont revenus vers l’Europe. Corollaire de la chose : un peu moins d’argent vers les pays émergents. Et donc, les monnaies locales ont subi une baisse, parfois très sévère.

Fin 2013, le peso était passé à 2900 pesos pour un euro. C’est à ce moment là que j’ai co-acheté un café-bar en Colombie. Je l’ai acheté 20% de moins par rapport à 2011. Le bon plan !

Le peso est ensuite un peu retombé avant de repartir vers des sommets cette année.

Ces derniers jours, 1 euro valait 3480 pesos !

Soit + 54% par rapport à son niveau le plus bas en 2011 !

Un voyage en Colombie vous coûte en ce moment 50% de moins par rapport à 2011, c’est énorme ! Foncez !

 

attentionattention

Attention :

Je ne parle ici que de l’évolution du taux de change. Il est bien clair que c’est plus compliqué. Il faudrait ainsi tenir compte de l’inflation locale.

Néanmoins, depuis 2 ans, beaucoup de monnaies se sont dépréciées fortement par rapport à l’euro. Même en tenant compte de l’inflation, vous êtes largement gagnant ! D’ailleurs, pour reprendre l’exemple de la Colombie, l’inflation est de 3,4 % par an. Vous le voyez, cela reste avantageux.

Si vous entreprenez un voyage en Colombie en ce moment, vous dépenserez moins qu’il y a deux ans. Et c’est le cas dans bien des pays du monde.

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Pour le Japon ci-dessus, ces derniers temps, c’est plutôt interessant d’y aller par rapport à 2013 et 2012.

A l’inverse, un voyage aux USA n’est pas l’idéal vu le cours dollar/euro…

Comment en profiter pour voyager moins cher

Idéalement, il faudrait voyager en priorité là où le cours du change est dans une période favorable.

Bien sûr, dans la réalité, c’est plus complexe car il faut aussi tenir compte de vos envies, de ceux de votre compagne ou compagnon, du temps, si c’est la haute saison ou non et de divers autres facteurs.

Mais comme je le disais dans un ancien article, il faut savoir profiter des opportunités, il faut être flexible !

C’est comme pour un billet d’avion. Si vous tombez sur un billet pas cher pour l’Indonésie alors que vous souhaitez aller à New York, il faut savoir tirer profit de ce genre de choses.

Malheureusement, il n’existe pas d’outils ou de services qui vous préviennent en vous disant « ok, là c’est le moment d’aller dans ce pays ! ». Il est compliqué d’avoir l’information à moins de passer beaucoup de temps sur les sites de changes de devises.

Pour espérer rester informé, il faudrait :

  • Lire de temps à temps la presse économique, même de loin.
  • Aller dans google actualités et programmer des alertes sur votre boite mail.
  • Jeter un œil sur l’évolution du taux de change par rapport au dollar sur un site financier. Pour cela, il faut que le site propose une évolution sur au moins 3 ans. Pas facile à trouver.

Bref, pas facile et cela demande du temps.

Il faudrait un outil qui vous indique les meilleures destinations du moment par rapport aux taux de change devise locale/euro.

Un outil gratuit simple et clair indiquant cela sur une seule page. Le tout en temps réel.

Cet outil existe : je viens de le créer pour vous !

Cela fait un bon moment que j’ai écris le fond de cet article. Or, je ne l’avais pas encore publié car je réfléchissais à un outil sur ce thème.

Un outil qui pourrait rendre vraiment service au voyageur.

Or, je n’ai pas réussi à trouver un outil comme cela sur le net. Aussi, j’ai décidé de le créer.

Le voici :

taux de changetaux de change

Currency Advisor compare la variation des devises par rapport à l’euro.

Pour chaque continent, l’outil affiche la variation de toutes les devises locales. Ceci vous permet de comparer et de voir tout de suite les destinations du moment ou votre pouvoir d’achat est en hausse.

C’est simple, rapide et vous avez une vision globale d’un simple coup d’œil sur une page !

Currency Advisor
 

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Pour en savoir plus :

Mon outil Currency Advisor indique ainsi la variation de la monnaie locale par rapport à l’euro.

Exemple : en ce moment, la monnaie du Brésil s’est dépréciée de plus de 50% par rapport à l’euro. Ce qui signifie que votre pouvoir d’achat a considérablement augmenté si vous vous rendez au Brésil avec des euros ! C’est le moment d’y aller !

Il y a parfois de grosses variations, il faut savoir en profiter !

Bref, vous voyez je pense l’intérêt de cet outil dynamique qui calcule cela en temps réel !

Quelles sont les destinations du moment où partir pour profiter d’un taux de change favorable ?

Lorsque l’on réfléchit au choix d’une destination, il est rare que l’on se pose cette question. Car, il n’est pas aisé d’avoir une lecture claire des choses.

Désormais, j’espère bien que cet outil va changer un peu le mode de fonctionnement de certains d’entre vous.

taux de changetaux de change

Testez mon outil !

Qu’en pensez-vous ? Est-ce quelque chose à quoi vous avez déjà pensé ?  

Comment pourrais-je encore améliorer Currency Advisor ?

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