Comment voyager vous aide à rester jeune !

Le voyage permet de rester jeune plus longtemps, à la fois dans la tête et physiquement. Démonstration.

Guide des aéroportsde Paris (14)Guide des aéroportsde Paris (14) 

On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. C’est vrai.

Mais voyager permet aussi de rester jeune plus longtemps.

  

Un esprit plus flexible

En prenant de l’âge, notre esprit devient moins flexible, moins tolérant et ouvert. L’individu est moins aventureux et on réfléchit plus avant de sortir de sa zone de confort.

D’une manière générale, les rencontres se font moins nombreuses également.

Bref, nous avons tendance à nous recentrer sur nous-mêmes de plus en plus.

C’est une vérité qu’il est aisé d’observer autour de soi. Peut-être que vous l’avez déjà observée à votre encontre.

Les grands voyageurs sont moins concernés par cela. Ils gardent un esprit plus ouvert et flexible. Et moins franchouillard.

En voyage, notre cerveau est constamment sollicité. Il doit traiter de nombreuses nouvelles informations : une langue, des rencontres, un environnement différent. Bref, il ne chôme pas ! Tout cela contribue à maintenir un esprit ouvert et flexible, j’en suis convaincu.

Si vous avez des amis qui n’ont jamais voyagé, ou qui ont arrêté depuis un moment, vous pouvez l’observer, j’en suis sûr.

C’est ce que j’explique souvent à un ami quand il me fait des réflexions franchouillardes ou digne du journal de Pernaut sur TF1. Du genre « ah la France, il y a pas mieux, pourquoi aller voir ailleurs ? ».

Tiens, cela me rappelle cet article du Gorafi qui m’avait bien fait rire.

Il s’amuse en se disant qu’il vient de voyager en Afrique dans la journée après avoir regardé un reportage animalier sur France 5. Certes, il est à moitié sérieux, mais tout de même, on sent qu’il y a un fond de vérité.

Son esprit a perdu de sa flexibilité. C’est comme un muscle, si vous ne l’entraînez pas régulièrement, il devient moins efficace.

La routine, c’est un poison. Elle accélère le temps qui passe. Elle nous enlise dans notre zone de confort et nos certitudes. La lutte contre la routine devrait être déclaré grande Cause nationale.

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Plus jeune physiquement

Corps et esprit sont liés. Ainsi, en général, une personne qui reste jeune dans sa tête fait souvent moins que son âge. Cela ne tient pas seulement à son apparence physique, mais à l’impression qu’elle dégage à travers son attitude, sa façon de s’habiller ou de parler.

La plupart des passionnés de voyage que je connais font moins que leur âge, clairement. Vous n’avez pas constaté cela autour de vous ?

Parfois, la différence est minime. Parfois, elle est plus visible.

Un esprit plus jeune entraîne le corps vers de nouveaux territoires et vers plus de mouvements et de mobilité. Tout cela évite la sclérose.

Plus on avance dans l’âge, plus nous allons vers l’immobilisme. Le dernier stade, c’est la mort, l’immobilisme éternel entre quatre planches.

En conclusion, voici une raison de plus pour voyager plus : rester jeune plus longtemps !

Qui n’est pas sensible à cet argument ?

Voyager permet aussi de ralentir le temps, lire mon article à ce sujet. 

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous ressentie cela ? Merci de laisser votre témoignage ci-dessous afin d’apporter plus

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J’ai testé le LARC à 1770 !

A 1770, découvrez la baie où débarqua James Cook à bord d’un véhicule surprenant. J’ai même pu prendre les commandes du LARC. Mais au fait, c’est quoi cet engin ? 

1770, c’est le nom d’une ville du Queensland. Une belle côte face au Pacifique à découvrir grâce au LARC, un étonnant véhicule !

1770 et James Cook

Hein, quoi, une ville qui s’appelle 1770 ? Oui, je sais, c’est un nom bizarre et peu commun.

Mais il y a une explication historique. Cette ville porte tout simplement le nom de l’année où fut découverte l’Australie. Car c’est sur ce bout de côte du Queensland que débarqua James Cook en 1770.

1770, ou Seventeen Seventhy, est un petit village touristique situé dans la zone sud de la Grande barrière de Corail.

1770 en australie1770 en australie 

LARC ou Lighter Amphibious Resupply Cargo

C’est à 1770 que vous pourrez explorer la Baie de Bustard à bord d’un engin peu commun : un LARC, ou Lighter Amphibious Resupply Cargo. Cet engin militaire datant des année 1960 fut récupéré par cette entreprise familiale afin de proposer des tours de la baie.

Deux LARC permettent d’amener 70 personnes, sur mer, comme sur terre !

Techniquement, le LARC est un bateau. Mais avec ses grosses roues, il peut rouler sur la plage et les dunes facilement, sans temps mort.

1770 larc

1770 larc

visiter 1770

visiter 1770

Le tour à la journée propose un long voyage à travers Bustard Bay. Vous pourrez admirer les mêmes paysages sauvages que James Cook lorsqu’il débarqua ici. Le LARC traverse 4 criques, tantôt sur l’eau, tantôt sur le sable, avant de grimper une colline pour rejoindre le phare de Bustard Headland.

Quelques chiffres sur ces étranges machines :

  • Elles peuvent grimper une côte avec une inclinaison de 60%. C’est énorme.
  • Un LARC est entièrement fait en aluminium.
  • Des machines peintes en rose, ce qui détonne avec le bleu du ciel et la couleur du sable.
  • Elles furent construites en 1965 et 1966.

Le phare de Bustard Headland

Celui-ci fut le premier phare construit dans le Queensland, en 1886. C’est aussi le seul qui est ouvert au public. Du haut de ses 16 mètres, le phare offre une vue imprenable sur la baie et l’océan.

Vous pourrez monter tout en haut du phare et visiter le pavillon originel rénové. Non loin, un petit cimetière raconte les drames que vécurent certains de ses occupants.

Les occupants du lieu furent les victimes de plusieurs drames, on parla même d’une malédiction…

Bustard Headland

Bustard Headland

larc à 1770

larc à 1770

Un lieu vraiment superbe avec un panorama d’enfer.

Après le déjeuner, vous pourrez vous essayer au sand boarding sur les dunes de la baie.

Si vous passez dans la région, il faut absolument vous réserver une journée pour visiter la baie de 1770 avec un LARC. De plus, David et Neil, aux commandes, ont un enthousiasme communicatif !

Plus d’articles sur l’Australie ici. 

  • Infos sur leur site. Réservez à l’avance.
  • Pour le tour à la journée, comptez 130 dollars, de 9h à 16h.
  • Possibilité de prendre le petit déjeuner sur place, un café se situe juste à côté.

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L’automne en mode Pays Basque : 7 raisons d’en profiter !

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Le Pays Basque est pour moi l’une des plus belles régions de France. Avec une véritable identité culturelle. Pourquoi ne pas y aller en ce moment ? Voici pourquoi les belles couleurs de l’automne se marient aussi bien avec le Pays basque.

J’ai découvert cette région il y a quelques années en rendant visite à un ami qui habitait alors Bayonne. J’étais alors resté quelques jours à arpenter le pays.

Je me souviens notamment de Saint-Jean-Pied-de-Port. Un nom atypique pour un beau village des Pyrénées. Cette localité est mondialement connue car c’est de là que partent les pèlerins du chemin de Saint-Jaques-de Compostelle.

Saint-Jean-de-Luz m’avait aussi marqué. Une petite ville adorable avec son port et son église dédiée aux pêcheurs. A l’intérieur, près de la nef, la reproduction d’un navire est suspendue au plafond.

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Le Pays Basque n’est pas seulement une destination estivale. C’est aussi un bon plan pour un séjour automnal.

Voici quelques raisons d’y aller, là, maintenant, tout de suite !

1. Moins de monde en automne !

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Beaucoup de touristes choisissent l’été pour se rendre dans le Pays basque, notamment pour profiter des plages.

Cela dit, l’automne est aussi une belle saison pour s’y rendre.

Vous êtes surfeur ? J’imagine que vous surfez en toute saison. Comme me le disait un ami australien sur la Gold Coast cet été « un vrai surfeur, il pratique quelle que soit la température de l’eau ! ». C’est dit !

2. C’est moins cher !

Comme vous le savez, voyager hors saison est toujours un bon moyen pour voyager moins cher !

3. Randonner au milieu des belles couleurs de l’automne

pays basque

pays basque

L’automne est une de mes saisons préférées. La campagne et la nature se partent de belles couleurs. C’est encore plus beau lorsque le paysage est vallonné et montagneux comme dans le Pays Basque.

De plus, il y a encore de belles journées en automne. Il peut même faire encore chaud grâce au fameux été indien.

De toute manière, vous êtes ici au Sud-Ouest de la France, les températures sont encore clémentes en cette saison !

A cette période, quand je ne suis pas à l’étranger, j’aime beaucoup me rendre dans le sud de la France. Il y fait plus chaud, la différence au niveau de la météo est parfois énorme. C’est une manière pour moi de prolonger l’été !

visite pays basque

visite pays basque

La région est réputée pour ses randonnées. Le Pays Basque a beaucoup à offrir sur ce point. Je sais de quoi je parle ayant fait quelques balades mémorables dans cette région.

Le GR10 est ce que le GR20 est à la Corse : un chemin mythique longeant les Pyrénées, de l’océan Atlantique à la Méditerranée.

Quelques autres balades renommées :

  • le sentier des contrebandiers
  • les Gorges de Kakuetta (Indiana Jones)
  • la Passerelle d’Holzarte
  • le Mont Baïgura
  • les crêtes d’Iparla

 4. Récoltes et spécialités locales

marche

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Qui dit automne dit vendanges ! En septembre, vous verrez la récolte de raisins sur les domaines de la région.

C’est aussi la saison de récolte des piments, une spécialité locale. Les fermes de la région vont alors les encorder et les suspendre aux façades afin de les sécher au soleil.

N’oubliez pas non plus la cueillette des cèpes, c’est la saison ! Un prétexte pour de belles balades en forêts. Vous trouverez cela bien sûr sur les marchés locaux de la région.

5. Le rugby !

En cette période coupe du monde de Rugby, je ne pouvais faire l’économie d’un paragraphe sur ce sport que j’apprécie.

Le Sud-Ouest EST la terre du rugby en France. Le Pays Basque fait partie de l’ovalie avec des clubs historiques comme L’Aviron Bayonnais (les bleus) et Le Biarritz Olympique (les rouges). Ici, vous devez choisir votre camp : les Bleus ou les Rouges !

Profitez-en pour aller voir un match un week-end afin de savourez l’ambiance.

6. La pelote basque

cesta punta

cesta punta

Le sport emblématique du Pays Basque.

Je sais, c’est particulier. J’ai essayé, ce n’est pas facile…

Fin octobre, BIARRITZ accueil le festival des traditions basques. Vous pourrez essayer ce sport ainsi que la cesta-punta.

7. Les festivals

Le Pays Basque est une région très dynamique, les festivals ne se limitent pas à l’été !

Voici une sélection de festivals, vous allez voir, il y en a pour tous les gouts !

En octobre :

Saint Jean de Luz : Festival international du film de Saint Jean de Luz

Du 5 au 10.

Une des plus belles villes du pays basque à mon avis.

ANGLET, Festival de tango argentin

3 jours dédiés au tango, concerts, spectacles, maestros, cours et initiations, milongas, conférences, expositions.

Du 23 au 25.

ESPELETTE, Fête du piment

Le piment est une des principales spécialités locales. A Espelette, les piments sont attachés aux façades des maisons pour sécher. Il existe même une confrérie du piment qui organise une fête à la fin du mois d’octobre.

Les 24 et 25.

pays basque automnepays basque automne 

En novembre :

BIARRITZ, Lurrama : la Ferme Basque

Un salon de l’agriculture locale en somme : des animaux, un marché fermier et plein d’animations.

Du 6 au 8.

 

BIARRITZ, Fêtes de La Saint Martin

Un rendez-vous populaire avec concours gastronomique, spectacles de danse, pelote basque, déjeuner spectacle…

Du 17 au 15.

                 

BIARRITZ, Biarritz en Lumières, 10ème édition

Une fête qui n’est pas sans rappeler la Fête des Lumières à Lyon en décembre.

Du 19 décembre au 4 janvier 2016.        

  

Il y a de quoi faire n’est-ce pas ?

 

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Pour en savoir plus :

Pour d’autres idées et faire le plein d’infos, voici le site du comité Départemental du Tourisme Béarn Pays Basque. 

 

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IVCAST 15 : La vraie vie ? Parlons-en ! En direct du Royal Livingstone Express

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« Ce n’est pas la vraie vie ! » J’ai souvent entendu cette expression, notamment par rapport à mon mode de vie. Vous aussi peut-être ? Voici ce que je répond d’habitude à cela. Je vous parlerai aussi d’autres sujets à bord d’un train unique. 

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Ecouter cet épisode :

1.Tout de suite sur le blog avec le lecteur ci-dessous :

2. Ecouter cet épisode et les prochains sur la plateforme iTunes en t’abonnant au podcast sur iTunes.

Pour une écoute sur les smartphones et les tablettes Apple, utilises une application comme Stitcher ou Podcasts.

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4. Ou télécharger le podcast en mp3 (clic droit-enregistrer sous ) 

– S’abonner au flux RSS du podcast.

 

Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

Tout est expliqué ici !

A propos de cet épisode :

Il y a encore quelques jours, j’étais en Zambie. Un extraordinaire voyage à la découverte de la faune sauvage et des parcs nationaux du pays.

Du côté de Livingstone, je suis monté à bord du Royal Livingstone Express. Ce vieux train des années 20 a été remis en service pour les touristes de passage.

Il vous emmène jusqu’aux chutes Victoria afin d’y admirer le coucher de soleil.

J’en ai profité pour enregistrer cet épisode du podcast assez éclectique dans les sujets abordés.

Mots clefs du podcast:

Indépendance – Voyager en train – Choix de vie – Zambie – Voyager moins cher

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Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– « Ce n’est pas la vraie vie ! » Pourquoi cette expression n’est pas juste.

– Ce que je réponds lorsque l’on me l’adresse.

– Pourquoi je kiffe ce voyage en Zambie

– L’outil qui vous permet de savoir si c’est le bon moment pour voyager dans tel ou tel pays.


Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– Currency Advisor. IMG_1282

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Merci d’avoir écouté !

Vous souhaitez écouter les prochains podcasts du blog ?

Pour cela, il suffit de souscrire au podcast sur Itunes.

Si sous avez aimé ce podcast, je vous serais vraiment reconnaissant si vous pouviez laisser un commentaire sur iTunes. 

Les avis sur iTunes sont très importants pour avoir de la visibilité et donc, que ce projet de podcast continue dans la durée. Merci !

Les autres épisodes du podcast voyage ici.

Vous avez une question ?

Posez-moi une question de vive voix pour un prochain IVCAST !

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Aller plus loin…

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Châteaux de la Loire : week-end royal autour de Blois !

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Je suis parti à la découverte du top 3 des châteaux de la Loire dans la vallée des Rois autour de Blois. Chambord, Chenonceau et Cheverny étaient au programme, ainsi qu’une belle adresse pour se loger.

J’ai beaucoup voyagé en France durant mes jeunes années, mais je ne connaissais pas les châteaux de la Loire. Aussi, j’ai eu l’occasion de me rattraper il y a quelques semaines.

« Faire les châteaux de la Loire » est illusoire vu leur grand nombre : près de 100 édifices entre Nantes et Orléans.

La plupart des visiteurs prennent 2, 3 jours pour en visiter quelques-uns. C’est ce que j’ai fait.

 J’ai décidé de me centrer sur la région de Blois et sa vallée des Rois.

 Je voulais visiter ce qui est pour moi le top 3 des châteaux de la Loire, c’est à dire :

 

Chambord : le plus imposant

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Un des plus imposants et des plus marquants. Il fut le premier château de la Renaissance en France.

Il possède plusieurs particularités :

  • son escalier à double révolution, une innovation pour l’époque. Il permet d’emprunter deux escaliers sans se croiser. Si vous le visitez à deux, empruntez chacun un des escaliers. Vous verrez que vous pourrez vous voir grâce à de petites fenêtres. Le donjon du château a été entièrement pensé par rapport à cet escalier qui est le pivot central de l’architecture de Chambord.
  • il fut très peu habité : seulement une dizaine d’années sur plusieurs siècles !
  • à l’époque, la royauté était nomade, les Rois se déplaçaient avec leur mobilier. C’est pour cela que les salles du château étaient assez dépouillées.

 week-end blois

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Ce qu’il faut comprendre, c’est que Chambord fut pensé par François 1er comme un outil de communication.

Il avait pour but de montrer la puissance du Roi de France aux souverains étranger. Il n’était pas habité ? Ce n’est pas grave, l’important était le message : construire un édifice de cette ampleur dans un lieu éloigné et dans une zone marécageuse à l’époque.

En cela, le château fut une réussite. Il surprit tout le monde. Et c’est encore le cas de nos jours.

Certains prêtent l’origine de l’escalier et de certains plans à Léonard de Vinci. Ami de François 1er, il résida non loin de là. Cependant, il mourut avant le début des travaux.

Les plans furent peut-être aussi inspirés par François 1er lui-même qui était féru d’architecture.

Bref, sur ce point, c’est un mystère car les archives et dessins originaux n’ont jamais été retrouvés.

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Je vous conseille de choisir la visite guidée insolite du château. Vous pourrez ainsi passer par les escaliers de services empruntés par les serviteurs et fermés au public. Vous découvrirez aussi la charpente du château, impressionnant !

Comptez au moins trois heures pour la visite.

Voir le site du château.

 

Chenonceau : le plus beau

chateau

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C’est l’un des châteaux emblématique de la Loire, et pour cause, sa galerie enjambant un affluent de la Loire est unique.

Edifié par Katherine Briçonnet en 1513, c’est Catherine de Médicis qui lui donna tout son ampleur. C’est elle qui rajouta la galerie sur l’eau.

La reine-mère dépensa des fortunes pour embellir le château et y donner des fêtes grandioses.

La visite des salles est passionnante, un vrai pan d’histoire de France !

La salle qui m’a le plus impressionné ?

La chambre de Louise de Lorraine. A la mort de son époux Henri III, elle ne quitta plus le château et en fit un lieu de recueillement. Les murs de sa chambre sont peints en noir, avec comme décoration des ossements et des larmes. Hum, plutôt lugubre non ? 

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Durant l’Occupation, chose étonnante, la galerie était entre la zone occupée et la zone libre. Des clandestins l’utilisaient pour rejoindre la France libre. Le château fut plusieurs fois menacé de destruction par une batterie allemande.

Pas de visites guidées ici. Par contre, vous pouvez louer un audio-guide, indispensable pour profiter vraiment de ce lieu magique.

Comptez trois heures pour la visite.

Plus d’infos sur le site du château.

 

Cheverny: l’intérieur le plus intéressant

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visite chevenry

Ce château ne paye pas de mine comparé aux précédents. Clairement, nous ne sommes pas dans la même catégorie que Chambord. Pourtant, c’est le deuxième château le plus visité de la région.

Cheverny vaut cependant le détour par son intérieur très riche. Les différentes salles du château ont été restaurées et meublées de belles manières. Beaucoup de détails sur la vie des châtelains jadis.

Une foule de détails. De plus, le château de Cheverny est habité par ses occupants, le marquis et la marquise de Vibraye.

Construit au XVIIème siècle dans un style classique, ses façades sont blanches en raison de l’utilisation de la pierre de Bourré, une pierre locale. Des statues d’empereurs romains ornent sa façade.

 chateaux de la loire

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Comme vous le savez peut-être, Hergé s’est inspiré de ce château pour son célèbre château de Moulinsart, lieu de résidence du capitaine Haddock. D’ailleurs, une exposition sur Tintin a élu domicile dans une des annexes du château.

Plus d’infos sur le site du château.

Nous avons passé deux jours très agréables à visiter ces châteaux. Au début, je pensais en voir davantage, mais c’était sans compter la magie des lieux qui m’a retardé.

Visiter trois châteaux dans la journée me paraît beaucoup. Surtout qu’en septembre, les horaires sont en général les suivants : 9h15-9h30 jusqu’à 18h le soir.

Il faudra donc en choisir plusieurs à proximité.

Seule ombre au tableau, le temps. Nous n’avons pas eu de chance, la pluie a été assez présente.

Une adresse royale pour un week end à deux.

le logis

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Question logement, par contre, c’était royal.

Nous avons séjourné dans un hôtel de la chaîne Logis. A vrai dire, je ne connaissais pas cette chaîne. Et pourtant, ils possèdent un grand nombre d’hôtels en France. Où que vous alliez, il y en a un à proximité.

Pour ce week-end, j’avais choisi le Logis Le Fleuray. Il est situé à 30 mn à l’ouest de Blois. Il se situe en pleine campagne ce qui est particulièrement agréable. Vous êtes idéalement placé entre Blois et Chambord d’un côté et Chenonceau.

Un bel édifice non ?

 le fleuray logis

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L’hôtel possède un succulent restaurant : Le Colonial. Décoration très africaine ; regardez :

Ayant choisi l’hôtel un peu par hasard, j’ai vu cela comme un clin d’œil ! En effet, une semaine après, je partais pour la Zambie d’où j’écris ces lignes !

 

Nous nous sommes régalés. Je crois que j’ai mangé ici l’un des meilleurs desserts de ma vie : le dôme au chocolat. A l’intérieur : un fondue de mangue et de fruits de la passion. Terrible !

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Enfin, cet hôtel possède une piscine, un court de tennis et surtout un jacuzzi que j’ai particulièrement apprécié. Idéal après une journée de visite.

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Pour en savoir plus :

Pour retrouvez cet hôtel, consultez le site des Logis. Bref, si vous souhaitez passer un week-end romantique, c’est l’adresse qu’il vous faut.

 

100 euros de chèque cadeau pour vous

Les Logis m’ont proposé d’offrir un chèque cadeau de 100 euros à l’un des lecteurs du blog. Il sera valable dans tous les hôtels du groupe en Europe.

Comment participer ?

C’est simple, il suffit pour cela de :

  • partager la photo du Logis où j’ai séjourné sur vos réseaux sociaux : Twitter, Instagram ou Facebook. (les 2 photos ci-dessus)
  • Indiquer dans votre partage les deux hastags : « #PlaisiroLogis » et « #LesEnviesLogis ».
  • Partager en mode public bien sûr.

Exemple avec cette photo :

{Retour sur mon voyage autour de Blois} Le château de Cheverny dont Hergé s’est inspiré pour son château de Moulinsart….Posted by Instinct Voyageur on vendredi 25 septembre 2015

Vous avez jusqu’au 8 octobre minuit !

Le gagnant sera désigné le jour suivant.

Bon, je ne devrais pas forcément le dire, mais à mon avis, il n’y aura pas forcément beaucoup de participants, donc, vous avez toutes vos chances !

Règlement du concours disponible ici. 

J’essaie de passer tous les étés en France. C’est l’occasion à chaque fois de partir à la découverte de régions que je ne connais pas encore. Les châteaux de la Loire étaient une de ces régions. Je n’ai vu qu’une partie de ces châteaux, l’occasion de revenir l’été prochain ?

Avez-vous visité ces châteaux ? Qu’en avez-vous pensé ? Lequel préférez-vous ?

Et quels châteaux me conseillez-vous de visiter ?

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Colloque de Malte

Mardi dernier, j’ai participé à un colloque à Malte où, au détour d’une discussion, un participant a remis en question le besoin de croissance économique pour les pays développés. Son argument principal pouvait se résumer à ce slogan : « il faut se satisfaire du nécessaire ». Une idée qui a le don de m’excéder, d’autant que je l’entends sans cesse (cette idée, pas la chanson). Le problème n’est pas nouveau : plus un pays est prospère, plus sa croissance économique est estimée comme inutile. Ainsi, le fait que l’Occident projette de maintenir son essor économique est estimé par beaucoup comme de la cupidité. Néanmoins, c’est loin d’être le cas : les pays développés ont également besoin de se développer pour que leur société grandisse. Le progrès social est tout autant essentiel pour un pays développé que pour les PMA. Pourquoi ? Parce qu’en l’absence de croissance, un problème tout simple se pose : la répartition du capital demeure la même. Le développement de l’un est alors forcément accompli au grand dam de l’autre. La bataille contre la misère génère par exemple une restriction des dépenses dans le nettoyage des rues ; une meilleure couverture sociale doit quelquefois contraindre à un allégement du budget culturel ; la construction d’une nouvelle éolienne conduit paradoxalement à une baisse de subventions dans la protection de l’environnement… En clair, en l’absence de croissance, une société est vite confrontée au tempérament éphémère de la prospérité. Une société qui vit sans croissance est une société où les citoyens, les entrepreneurs et les classes sociales se partagent tous le même os, ce qui donne évidemment lieu à de nombreuses dissensions. Quand un pays connaît la croissance, il lui est plus loisible de répartir les richesses. Les plus nantis de la société sont davantage enclins à redistribuer les richesses s’ils savent qu’ils continueront eux-mêmes à prospérer. Dans le même temps, une société sans croissance tendra à devenir plus fermée, voire à écarter l’idée de la répartition et à s’écarter des fondements de la démocratie. Les sociétés connaissant une croissance économique sont, à l’inverse, plus clémentes et font preuve de plus grandes ambitions. J’ai été stupéfait de constater lors de ce colloque à Malte que plusieurs français assistant à cette conversation ne croyaient pas en cet impératif de croissance. Ce qui contribue peut-être à expliquer le manque de détermination qu’on perçoit dans notre économie. Pour en savoir plus, allez sur le site de l’agence incentive à Malte, organisatrice de l’événement.

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IVCAST 14 : Créer une start up dans le voyage : l’exemple d’Anne-Laure !

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Vous êtes passionnés de voyages ? Vous souhaitez vous lancer à votre compte ? Anne-Laure a allié les deux afin de développer un projet au service des voyageurs. Le tout en lui permettant de devenir libre géographiquement !

créer une start up

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Ecouter cet épisode :

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Un podcast c’est quoi ? Comment écouter l’écouter ?

Tout est expliqué ici !

start up voyage

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A propos de cet épisode :

J’ai découvert Make it Travel il y a quelques mois en faisant des recherches pour l’un de mes guides pour voyager plus.

Je me suis dit, « voilà une bonne idée pour économiser en voyage ! ».

Par la suite, j’ai rencontré Anne-Laure en France. Fan de voyages, elle souhaite que ce projet lui permette d’être géographiquement indépendante. Elle souhaite devenir digital nomade.

Une fan de voyage qui lance une start up dans le voyage, je me suis dit qu’une interview serait intéressante !

Comme vous le savez, le podcast est publié un vendredi sur deux. Cet épisode a donc du retard, mes excuses. Je suis en Zambie, et les connexions sont difficiles…

Regardez la page Facebook pour des photos et infos !

 Mots clefs du podcast:

Digital nomade – Indépendance – Suivre sa voie – Start up – Entrepreneuriat.

Ce que vous allez découvrir dans cet épisode 

– Pourquoi Make it Travel peut vous intéresser pourvoyager moins cher.- Comment et pourquoi Anne-Laure s’est lancée dans ce projet.

– Comment Anne- Laure a débuté dans l’entrepreneuriat.

– Le monde des start up.- Les débuts lorsqu’elle a crée sa boîte.

– Ses conseils pour se lancer

– Son projet de vie : travailler à distance

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Liens et ressources mentionnées dans l’épisode :

– Le site : Make it Travel.- The Family. Nomad ListDnxglobal– Les articles du blog sur les digital nomade.

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Transcription :

Fabrice :

Bonjour à tous. Bienvenus pour ce nouvelle épisode du podcast ‘Instinct Voyageur’. Aujourd’hui, je suis avec Anne-Laure Chorro. Bonjour Anne-Laure.

Anne-Laure :

Bonjour Fabrice.

Fabrice:

Aujourd’hui, tu es la co-fondatrice de makeittravel.com, c’est ça?

Anne-Laure :

Tout à fait.

Fabrice :

J’ai voulu t’interviewer, parce que tu es une passionnée de voyage, tu as pas mal voyagé. Et tu t’es lancée dans la création d’une startup dans le domaine du voyage. Donc, je trouvais que c’était intéressant de te questionner sur la transition. Comment on passe du voyage, comment tu vis ta passion finalement parce que c’est un peu le but. C’est vivre quelque part de ta passion du voyage à travers une startup. Comment tu en es venue là?

La première question que je te poserais c’est d’abord de présenter Make It Travel.

Anne-Laure :

Alors, Make It Travel, c’est un site pour louer ses affaires de voyage entre particuliers. Par exemple tout ce qui est tente, surf, affaires de camping, affaires de randonnée, etc. En gros, tout ce dont vous avez besoin pour voyager et partir en vacances. Et, donc on a lancé le site fin juin, et depuis il y a facilement 150 personnes qui sont inscrites, quasiment 200 objets en ligne, et ça continue à augmenter. Donc vous pouvez sûrement trouver votre bonheur ou mettre en location vos affaires dessus pour gagner un petit peu d’argent.

Fabrice :

D’accord. Et donc l’’inscription est gratuite, il suffit d’ouvrir un compte etc.

Anne-Laure :

Oui, tout à fait. L’inscription est gratuite, et en fait, pour mettre en ligne ses objets, c’est pareil c’est gratuit. Et en fait, nous, la manière dont on se rémunère c’est tout simplement une commission sur les transactions, donc une fois que quelqu’un loue un objet à une autre personne, on va prendre un pourcentage dessus pour faire vivre le site et la boîte derrière.

Fabrice :

En tout cas, je trouve que c’est une bonne idée. Je trouve que c’est particulièrement intéressant si tu veux, en effet faire un voyage.

Par exemple moi, je suis allé en Islande l’été passé, je suis parti deux semaines et en fait, je n’avais quasiment aucun équipement. Surtout l’Islande, tu vois, c’est un pays nordique. Il faut un certain matériel quand même si tu veux faire de la randonnée en autonomie. Il faut du bon matos: une bonne tente, des bonnes chaussures, etc. Et je n’avais rien de tout ça en fait. Et donc, il a fallu tout acheter, et c’est vrai que j’avais tapé comme ça sur google, location tente, je crois que j’avais trouvé des choses, je ne me rappelle plus où. Je ne sais plus.

Mais je n’avais pas trop vu Make It Travel, à l’époque ça n’existait pas. Je serais passé par ton site, alors je pense que ça t’économise pas mal en fait. Je ne sais pas si je referai des randonnées. Mais pour un voyage un peu spécial comme ça, c’est un peu du windshot et c’est un peu budget en fait de tout acheter. Donc, je trouve vraiment que c’est une bonne idée. Alors là, tu nous as présenté Make It Travel, donc, c’est une startup qui vise à aider les voyageurs, servir d’intermédiaire. C’est finalement ce qu’on appelle l’économie collaborative. Vous faites ça?

Anne-Laure :

Tout à fait. C’est un mix entre voyage, économie collaborative et aussi un petit côté environnemental puisqu’en réutilisant les objets, et les affaires, on évite d’en acheter, de produire plus de déchets et de puiser dans les ressources.

Fabrice :

Tout à fait. Alors comment tu es venue à Make It Travel. Tu m’as dit avant, tu as voyagé, tu étais partie plusieurs mois en Amérique Centrale, c’est ça? Comment t’est venue l’idée? Raconte-nous un peu le cheminement.

Anne-Laure :

Alors au tout départ, déjà j’avais toujours voulu créer ma boîte, ça c’était il y a très longtemps. Mais j’avais laissé ça de côté, donc j’ai fait des études standards etc.

Fabrice :

C’était un rêve d’enfant un peu.

Anne-Laure :

D’adolescent on va dire. Plus que d’enfant, mais oui c’est ça. Et après, j’ai fait mes études, j’ai un petit peu travaillé et puis je suis partie en voyages. Parce que j’ai commencé à adorer le voyage, j’avais envie d’explorer la planète parce que je trouve ça super beau.

Je suis partie en sac à dos 3 mois et demie du Mexique, Belize, États-Unis; et en revenant de ce voyage, je me suis dit, je n’ai pas de boulot, je n’ai pas acheté d’appartement donc je n’ai pas de contraintes financières, je pouvais revenir temporairement chez mes parents. Je me suis dit, c’est le moment de lancer ma boîte. Donc j’ai commencé à prendre quelques leçons d’entreprenariat, puisque je n’y connaissais absolument rien. Au départ j’avais une autre idée, qui n’était pas du tout dans le secteur du voyage et puis au fur et à mesure, cette autre idée s’est un peu effritée et me plaisait moins qu’avant.

Et quelqu’un m’a conseillé et la personne m’a dit : puisque tu adores le voyage, pourquoi tu ne créerais pas une boîte là-dedans? Et je me suis dit, c’est vrai, j’adore le voyage, j’ai envie d’apporter de la valeur à ce monde. Et j’ai commencé à réfléchir à ça. Puis un jour, j’étais en train de penser à mes affaires que j’avais achetés avant de partir puisque j’ai dû tout acheter neuf : mon sac à dos, mes guides touristiques etc.

Et je me suis dit, mais toutes ces affaires là, que j’avais achetées, qui m’ont coûtées une blinde, et qui maintenant dorment dans mon placard, je pourrais très bien les rentabiliser en les louant à d’autres personnes. Et là je me suis dit : Là, ça y est, je l’ai mon idée de boîte. Et donc, j’ai commencé à travailler sur cette idée pendant plusieurs mois, et après j’ai rencontré Clément. Clément Esso, du blog ‘Out of Borders’ pour ceux qui connaissent.

C’est mon associé co-fondateur maintenant. Et donc, il a adoré l’idée et moi je recherchais quelqu’un avec ses compétences, c’est à dire un développeur qui voyage et qui adore le voyage pour garder cet esprit ‘voyage’ chez Make It Travel. On s’est lancé tous les deux dans l’aventure, c’était en janvier dernier. Et depuis plusieurs mois, on est à temps plein dessus. Et donc voilà, on est à fond, et on essaie de faire grandir Make It Travel tous les jours.

Fabrice :

C’est ce qu’on appelle une startup. Et donc, tu es passée, tu m’as dit, par un incubateur. Raconte un peu qu’est ce que ça t’a apporté cet incubateur?

Anne-Laure :

En fait l’incubateur où je suis passée, en fait, je travaillais, je n’ai pas été incubée. J’ai travaillé là-bas. Mais ça m’avait permis quand même d’être en contact avec des startups et de voir un peu les erreurs et les bonnes idées qu’elles mettaient en place pour apprendre des choses pour Make It Travel. Donc, même si je n’ai pas été incubée, c’était quand même une bonne expérience pour voir un peu les choses à faire et à ne pas faire même si évidemment je ne connais pas tout et que on continue de l’expérimenter et voir ce qui marche pour nous mais c’était quand même une bonne expérience.

Fabrice :

Tu viens un peu de ce domaine-là. Tu as fait une École de Commerce avant? Ou enfin pas du tout.

Anne-Laure :

Non, j’ai fait une École d’Ingénieurs en gestion de production industrielle, ça n’a rien à voir. Mais en fait quand j’avais pris les cours d’Entrepreneuriat, j’ai fait ‘The Family’ pour ceux qui connaissent, qui est un programme pour apprendre à créer une startup, avoir tout cet état d’esprit, savoir ce qu’il faut faire ou pas faire, même si ce n’est pas une liste. Mais c’est un peu tout ce ‘mindset’ comme on appelle. Et donc quand je suis revenue de mon voyage, j’ai vraiment commencé à me plonger dans l’entrepreneuriat, et à côtoyer ce monde entrepreneurial aussi et à créer ma boîte.

Fabrice :

Parce que tu n’avais pas du tout cette culture de l’entreprenariat vraiment avant, ta famille, tes amis.

Anne-Laure :

Non, absolument, tous les gens qui étaient autour de moi, soit famille, amis, ils avaient des jobs.

Fabrice :

Ils sont tous fonctionnaires?

Anne-Laure :

Presque, non! Mais ils avaient tous des jobs standards, des salariés. Personne n’avait créé sa boîte, ou n’avait tenté de créer un petit business que ce soit sur internet ou autre. J’étais vraiment un peu perdue et c’est pour ça que je n’ai pas commencé avant d’ailleurs parce que je ne savais absolument pas comment faire.

Fabrice :

Et ils t’ont soutenue quand tu leurs as parlé de ton projet? Est-ce que tu as eu leur soutien?

Anne-Laure :

Mes parents, oui. Parce que ça faisait déjà un moment que je leurs disais que je veux créer ma boîte. Donc, ils étaient déjà préparés.

Après, tout ce qui est amis, grands parents, et les liens « un peu plus loins ». Eux au début, ils étaient surpris, parce que forcément, comme ils ne sont pas du tout dans cet état d’esprit et cette vision de la vie, pour eux, c’était risqué de créer sa boîte. Ils étaient beaucoup plus dans le schéma normal : il faut faire des études, il faut avoir un job, et puis après t’acheter une maison, et puis tu te maries, et puis tu as des enfants. Ce qui n’était pas du tout mon cas. Forcément, cela les a un peu surpris.

Mais de toute façon, moi j’étais convaincue de ce que je voulais faire, et je sais que c’est ça qui me plait. Donc, même si eux, ne me supportaient pas, forcément, ce n’était pas grave. Au moins, j’avais mes parents, qui eux, m’aidaient. Ils me supportaient dans cette voix-là.

Fabrice :

Tu es la preuve qu’on peut se lancer dans l’entrepreneuriat sans avoir forcément un background derrière. Parce que, on a un peu l’image – ça fait un peu cliché – que beaucoup de fondateurs de startup viennent d’une École de Commerce etc. Ils enchainent tout de suite après, il y en a beaucoup j’imagine qui sont dans ce cas là. Il y a aussi des personnes qui ne viennent pas du tout de ce domaine là.

Anne-Laure :

Tout à fait. D’ailleurs, même si c’est vrai que quand on fait une École de Commerce, en général on se dit : c’est pour créer sa boîte. Mais si on regarde des personnes qui ont réussi comme Richard Branson ou d’autres grands personnages, il y en a très peu qui ont fait une École de Commerce. Ils se sont lancés comme ça. Parce qu’en fait, en École de Commerce, on apprend la théorie. Certes, ça va être utile pour certains aspects, mais la réalité, c’est le terrain. C’est lié directement avec les utilisateurs avec comment tu vas créer ta boîte et tout. Donc, pour moi, la meilleure école c’est comme on dit l’école de la vie, c’est tester directement le produit et ton business sur le marché.

Fabrice :

Et si on a une idée en tête d’entreprise, toi, tu recommandes d’abord de suivre les cours peut-être que tu as suivis. Qu’est ce que tu conseillerais pour se lancer un peu, quand on ne connaît pas du tout ce monde là?

Anne-Laure :

C’est vrai que moi, le fait d’avoir pris ces cours à The Family, ça m’a beaucoup aidée parce que en trois mois, rapidement, j’ai appris énormément de choses. Après, ce n’est pas une obligation.

On peut très bien se lancer comme ça à l’aveuglette, mais ça risque d’être un peu plus dur, un peu long. Et on risque de se casser rapidement la figure. Je dirai qu’après c’est un choix, parce que ces cours, je les ai payés. On n’a pas forcément les ressources financières au départ pour ça. Mais forcément, je conseille d’apprendre un minimum. Et au moins d’être déjà dans un écosystème en relation avec d’autres entrepreneurs. Et de toute façon, maintenant sur internet, on trouve énormément de ressources. Et d’ailleurs, The Family fait pas mal de vidéos. Donc déjà, ça va être pas mal pour apprendre certaines choses. Après je dirais que c’est plus un choix suivant aussi la personnalité, parce qu’il y en a, ils adorent le risque et tout de suite ils veulent « foncer » et d’autres vont plus faire attention et préfèrent d’abord avoir des bases solides avant de se lancer dans la création d’une boîte.

Fabrice :

Et en tous les cas, il faut quand même de l’argent de côté, le temps de se lancer etc. Toi par exemple, comment tu as fait concrètement au niveau financement?

Anne-Laure :

Pour venir au début de la question, il faut un minimum. Alors, il ne faut pas non plus 10.000 euros, ça dépend de ce que vous faites. Si c’est quelque chose de physique comme un magasin où vous aves besoin d’avoir des stocks, forcément, il faut plus d’argent. Après, si c’est un business en ligne, ce qu’il faut, ça va être pour déposer le nom de domaine, des petits frais comme ça. Donc, ce n’est pas non plus énorme.

Pour ma part, déjà on est deux, donc, on a un apport plus conséquent, ça, ça aide. J’avais un tout petit peu d’argent de côté, donc au début on fait ça sur fonds propres. Avec l’argent que j’avais gagné et que j’avais mis de côté, j’ai la chance que mes parents m’ont prêté un tout petit peu d’argent pour notamment le dépôt de capital de la boite, et forcément à deux, on peut avoir un peu plus de dépenses, on peut se permettre plus de choses. Après, forcément, il faut avoir un peu d’argent de côté, mais il ne faut pas croire qu’il faut être riche pour créer une boîte; parce que les choses se font au fur et à mesure de toute façon. Le business, on commence à le faire, on commence à avoir des rentrées d’argent qu’on réinvestit et c’est un cercle vertueux comme ça.

Fabrice :

Pour revenir un peu plus au voyage, comment tu vois l’avenir, la suite des choses? Là j’imagine que tu es dans une optique où tu vas bosser à fond pour développer Make It Travel parce qu’il faut – j’imagine – atteindre une certaine taille critique, du moins pour lancer la chose. Donc là j’imagine que pendant un temps, plus de voyage, terminé, tu as rentré un peu ton sac. Comment tu vois les choses?

Anne-Laure :

C’est vrai que pour l’instant, je suis revenue de mon voyage il y a un peu plus d’un an. Et depuis, j’ai fait quand même deux ou trois week-ends en Europe, mais c’est tout. Forcément, comme tout mon argent va dans ma boîte, pour l’instant je me dis que « c’est un mal pour un bien ».

C’est à dire que pour l’instant, je travaille à fond sur ma boîte pour la développer pour qu’on puisse gagner de l’argent et après je pourrais me faire plaisir au maximum, parce que mon but aussi, c’est d’être digital-nomade. C’est à dire de voyager et de travailler en même temps. Donc une fois que Make It Travel ça roulera bien, qu’on pourra se payer un salaire, là il n’y aura pas de problème, je pourrais voyager dans le monde en mode digital-nomade. Ce sera un peu plus du slow-travel que tous les jours changer de ville. Mais au moins là je sais que je pourrais me faire plaisir davantage.

Fabrice :

Tu n’as pas du tout peur ensuite de travailler à distance avec ton associé sur la boîte ?

Anne-Laure :

Non, pas du tout.

Fabrice :

C’est le but.

Anne-Laure :

Oui, exactement. C’est comme ça qu’on voulait gérer la boîte dès le départ. On s’est dit : on veut vraiment créer une boîte en mode ‘remote’ comme ça s’appelle, comme il y a déjà des boîtes américaines qui le font. Déjà pour l’instant, moi je suis sur Paris; Clément, lui, est à Marseille. Donc, déjà on fonctionne un peu comme ça même si on est dans le même pays et même fuseau horaire. Mais c’est pour moi logique. J’adore le voyage et je ne voulais pas me mettre une chaîne aux pieds et devoir rester à un endroit juste parce que j’avais créé ma boîte.

Fabrice :

D’accord. Là, tu dis encore un ou deux ans, peut-être de travail. Tu vas rester essentiellement en France? Et ensuite comment tu verrais les choses? Tu partirais plusieurs mois autour du monde, revenir en France souvent? T’expatrier ?

Anne-Laure :

Déjà, j’espère que ça prendra moins de deux ans avant de partir. En ce moment. J’ai réfléchi un peu à tout ça. Et je me dis, peut-être qu’avoir un genre de pied à terre en France. Pas Paris parce que moi je suis plus nature, on partirait plutôt en province. Avoir un pied à terre, en gros rester quelques mois en France, et le reste de l’année, voyager un peu à droite à gauche. Mais vraiment en mode ‘un mois ou deux à tel endroit’ et puis après je bouge de là etc. Donc voilà un peu comment faire les choses pour l’instant. Mais je sais que ça se fait au fur et à mesure, et je verrai comment les choses avancent, et comment je le sens.

Fabrice :

En parlant de digital nomade, comment as-tu connu cette communauté où tu es tombé. Est-ce que tu as des sites qui t’ont inspirée?

Anne-Laure :

Alors, comment je suis arrivée dedans, je ne m’en rappelle plus, surement en me promenant sur internet. J’ai dû commencer à tomber là dessus. Il y a souvent des articles où les gens disaient : Je voyage et je travaille en même temps. Forcément je me suis dit, c’est comme ça que je veux vivre. Après au niveau des sites référents, il y a Peter Levels qui est assez connu, qui a créé nomadlist.com, il a créé tout ce qui est ‘nomad forum’, ‘hashtag nomads’, et après il y a dnxglobal. Ce sont des digital nomads qui organisent des conférences une ou deux fois par an. Justement, si on dit digital nomade, il y a des conférences, rencontres avec d’autres personnes etc, très intéressant.

Fabrice :

Chez les anglo-saxons, c’est quand même plus développée, cette communauté-là.

Anne-Laure :

Oui, tout à fait. Lors des dernières conférences, j’ai rencontré des français, mais c’était énormément des étrangers de partout dans le monde. Que ce soit l’Amérique du Sud, Amérique du Nord, Asie, Afrique un peu moins forcément mais Europe un peu partout. Et c’est vrai que quand on va là-bas, on parle en anglais. Toutes les conférences sont en anglais. Donc, oui, c’est très développé notamment à l’étranger mais ça commence un peu à se développer en France. Et notamment, grâce aux bloggeurs de voyage, ceux qui peuvent vivre de leurs blogs, qui montrent qu’ils peuvent voyager et travailler en même temps. Donc je pense que ça aussi, ça aide à faire connaître ce mode de vie.

Fabrice :

Tu en as rencontré pas mal des gens qui avaient une startup dans le voyage ou pas forcément dans le voyage en fait? Mais tu en as rencontré pas mal, ce qu’on appelle l’entreprise plus classique.

Anne-Laure :

Oui, il y en a qui avaient des entreprises plus classiques. Ou c’est un site internet, ou c’est des choses comme ça. Il y avait quelques bloggeurs de voyage, même moi. Et il y avait aussi des startups en mode remote comme Buffer, il y avait aussi FastBill, et d’autres sites pas forcément très connus en France, mais connus à l’international.

Fabrice :

D’accord. Comment ça se passe? Tu as beaucoup d’interactions avec ceux qui travaillent dans le domaine internet, les indépendants? Quand tu es sur Paris, ça c’est un réseau actif, solidaire?

Anne-Laure :

Ça dépend. Grâce aux sites comme MeetUp, même les groupes facebook, ça permet un peu de connaître justement tous ces évènements. Mais après, personnellement, je ne suis pas forcément dans ce genre de groupes, je n’ai pas remarqué forcément qu’il y avait des groupes là dedans, c’est plus un peu : j’y vais si le sujet m’intéresse, si j’ai envie de rencontrer des gens dans ce monde-là. Mais c’est un peu du ‘one shot’ de temps en temps.

Fabrice :

D’accord. Donc, pour l’instant, pas de regret. Depuis le début, tout se passe comme tu veux?

Anne-Laure :

Oui, enfin, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, que ce soit pour Make It Travel ou la vie digitale-nomade etc. Je ne dirai pas que je vis au jour le jour, mais les choses avancent et je vois comment ça se passe. Et pour l’instant, oui, tout se passe bien et c’est parfait.

Fabrice :

D’accord. Écoute, merci Anne-Laure d’avoir répondu à ces petites questions. J’invite les lecteurs. Si vous avez un besoin de matériels, vous savez sur quel site aller. Vous ferez des économies. Vous aurez plus d’argent pour voyager plus longtemps. C’est un peu le principe de ce genre de site comme beaucoup d’autres dans l’économie collaborative axée sur le voyage. Dieu sait qu’ils fleurissent pas mal ces derniers temps et il y en a vraiment sur pleins de choses. Je suis sûr qu’il y a encore d’autres possibilités dans ce domaine. Et quand à moi, je te souhaite bon courage pour développer Make It Travel. Et surtout qu’en fait, ça se développe rapidement, pour que tu puisses voyager rapidement.

Anne-Laure :

Merci Fabrice. J’espère que tu utiliseras très souvent le site. Et les lecteurs aussi évidemment. Et n’hésitez pas si vous passez sur le site, peut-être que vous pouvez ne pas trouver ce que vous cherchez parce qu’il n’y a pas pour l’instant. Envoyez-nous un petit mail pour dire « voilà je cherche ça ». Et puis, on essaiera de voir s’il y a des gens autour de nous qui n’ont pas encore mis ce matériel, et qui pourraient justement leur faire gagner un peu d’argent et puis vous, ils vous rendent service.

Fabrice :

Très bien! Merci bien et puis à bientôt.

Anne-Laure :

Merci Fabrice, à toi aussi.

Faites tourner sur les réseaux !

Variations bavaroises — carnet de voyage

Carnet de (bonnes) adresses en Bavière

Hôtels

Hotel Orphée

Très bien placé dans la vieille ville de Ratisbonne. Les chambres sous les toits ont un charme fou…

Untere Bachgasse 8

93047 Ratisbonne

Hotel Goldene Sonne

Beau bâtiment traditionnel au cœur de Landshut. Chic, grand escalier en parquet, chambres impeccables.

Neustadt 520

84028 Landshut

Restaurants & bars

Diner à l’imposant Heuport (Domplatz 7, 93047 Ratisbonne) en face de la cathédrale

Dîner au Weißbräuhaus (Schwarze Bären Straße 6, 93047 Ratisbonne)

Déjeuner en terrasse à la micro-brasserie Spital de Ratisbonne (Spitalbeergarden)

Dîner au traditional beer garden Bayerischer Löwe (Hans-Kapfinger-Straße 3, 94032 Passau)

Bon plan pour le midi : le resto U de Passau

Déjeunez en terrasse en haut du château de Landshut : Burgschänke / Trausnitz Castle (Burg Trausnitz 168, 84036 Landshut)

Déjeuner au vert dans le resto tout en bois (St Englmar)

À Passau, ne pas manquer Das Oberhaus pour avoir une vue incomparable sur la ville, et même apercevoir un bout d’Autriche…

À faire

Goûter la moutarde sucrée à la boutique Händlmaier à Ratisbonne (et en ramener).

Excursion d’une demi-journée à Walhalla depuis Ratisbonne. Louer des vélos (Zweirad Ehrl, Am Protzenweiher 5, 93059 Ratisbonne). Faire l’aller en bateau : Crystal Ship à Donaumarkt (45 min), visiter le temple et rentrer en vélo (1 heure environ).

Assiter au concert d’un des plus grands orgues du monde à la cathédrale Saint-Étienne de Passau (de mai à octobre).

Goûter les chocolats et les pralines de la confiserie Simon à Passau (Confiserie & Café Simon am Rindermarkt Am Rindermarkt 10 94032 Passau).

Visiter le Rokoko-hallway in the Neue Residenz Passau, Town Hall, Quick visit of the Museum Moderne Kunst – Passau

Un mini-croisière pour voir Passau depuis ses rivières (45 min).

Fouiller dans les antiquités des boutiques de Passau.

À Landshut, visiter l’hôtel de ville. Se faire raconter l’histoire du grand mariage princier de 1475. Tous les 4 ans, il est commémoré à travers une immeeeense reconstitution. Pour un bain de Moyen-Âge et un plein de troubadours, le prochain se déroule du 30 juin au 23 juillet 2017 !

Aller dans un grand magasin essayer une (ou plusieurs…) robe/tenue traditionnelle (par exemple le C&A de Landshut). Rigolade garantie.

Comment y aller ?

En train de Paris à Munich, avec la Deutsche Bahn. Puis, location de voiture avec par exemple Sixt.

Road trip : 3 mois aux USA ! (interview)

Cet été, Road Trip Magazine nous a consacré un bel article de 6 pages dans leur hors-série « All American Roads » ! Un numéro qui recense les plus belles routes des USA, fiches itinéraires, city guides de New York, Los Angeles…

À leur demande, j’ai extrait le meilleur de ce road trip de 3 mois aux États-Unis ! Difficile, vu la richesse et la durée du voyage ! Il y a tant de choses que j’ai adoré, tant de coups de cœurs… On the road again!

Interview Stéphanie Merzet pour Road Trip Magazine • Photos Renaud Bonnet

Road trip USA - Greetings from Austin, Texas

Greetings from Austin, Texas !

Combien de temps a duré votre trip et comment vous êtes-vous organisés ?

Nous sommes partis le 11 août de Boston et sommes revenus 3 mois après, le 10 novembre, de Los Angeles (3 mois c’est le maximum avec un visa touriste).

On n’avait rien planifié de particulier, nous voulions juste aller de l’Est vers l’Ouest… Nous avions juste réservé l’hôtel pour nos premières nuits aux États-Unis, à Boston donc, et nous avions loué notre véhicule depuis la France chez National (via RentalCars) car ce sont les seuls qui nous ont bien voulu nous laisser la même voiture pendant 3 mois sans que nous ayons à leur dire où nous serions à telle ou telle date. Avant de se lancer dans ce voyage, nous étions incapables de dire où nous serions le 5 septembre ou le 10 octobre… Nous voulions voyager spontanément, au gré de nos envies (la base du road trip…). Une telle liberté a été facile car on était plutôt en basse saison. En juin-juillet, il vaut mieux réserver les logements au fil des étapes en amont (sauf en Floride, où la haute-saison c’est l’hiver !).

Pour aller plus loin dans l’aspect pratique, je vous renvoie vers mon guide road trip aux États-Unis !

Road trip USA - Silverton, Colorado

Silverton, Colorado

Road trip USA - Louisiane

Quelque part en Louisiane

Vous avez traversé plusieurs villes, mais vous n’y êtes jamais restés bien longtemps…

Non, car notre but c’était plutôt de rouler, profiter des belles routes que peuvent offrir les États-Unis. Nous sommes tout de même restés trois jours à Boston, une très jolie ville marquée par ses constructions en briques rouges et son très charmant quartier italien. Nous avons également visité Washington DC pour voir la Maison Blanche et son Capitole. Miami et ses grandes plages. Classic!

J’ai beaucoup aimé la Nouvelle- Orléans avec son quartier français et sa très célèbre Bourbon Street. On a l’impression d’arriver dans un festival de musique (mais c’est tout le temps comme ça). Et les concerts sont bons ! Les musiciens sont très familiers avec les gens, l’un deux m’a fait monter sur scène pour jouer de la planche à laver (avec 2 cuillères ! Je crois que j’ai été nulle). Et puis cette rue est pleine de surprises. Il y a de tout : des gens en mode carnaval, des motards, des évangélistes, des vendeurs de hot-dogs, des boutiques où l’on vend des poupées vaudou, des touristes… un grand bordel !

Un road trip pour profiter des belles routes que peuvent offrir les USA.

J’ai aussi été impressionnée par la ville de Houston, ses gratte-ciels et ses dizaines de bretelles d’autoroutes ! (Heureusement que j’avais un GPS…) Du coup, nous n’avons pas trop traîné dans les parages et nous sommes vite partis du côté d’Austin avec son Capitole, ses foodtrucks, son street art avec de belles fresques sur les murs. On s’est incrusté dans un atelier de fabrication de bottes texanes. Très cool. Il faut attendre un an pour une paire de bottes sur-mesure !

Et San Francisco bien sûr, classe, immanquable.

road-trip-usa-golden-bridge

Road trip USA - San Francisco

Road trip USA - San Francisco

Les rues de San Francisco

Vous n’avez pas été emballée par Los Angeles ?

En fait, je n’ai dû voir qu’un centième de cette ville tellement c’est grand. J’ai apprécié Venice Beach, Beverly Hills et toutes ses belles villas, la plage de Santa Monica, les musées, la sublime vue du Griffith Observatory… (Hollywood Boulevard, c’est nul, un vrai « truc à touristes », pas grand-chose à voir).

Pas très loin, la ville de Palm Springs m’a beaucoup plue, avec ses montagnes désertiques autour. On a dormi dans un super hôtel branché, vintage, dans le genre motel des années 50 (le ACE hotel).

Une autre ville qui est à voir c’est Las Vegas. On aime ou on n’aime pas, mais il faut y aller. Je garde un souvenir ébloui de notre corner suite (les suites « d’angle », qui ont d’immenses baies vitrées et des vues folles sur la ville), haut-perchée et illuminée par les néons du « strip » (l’hôtel Aria) !

Road trip USA - Los Angeles, Santa Monica

Beach houses, Santa Monica (Los Angeles)

Road trip USA - Où dormir à Vegas

La vue hypnotique de notre chambre à l’Aria…

Road trip USA - ACE hotel à Palm Springs

La piscine du ACE hotel à Palm Springs

Quelles sont les routes qui vous ont marquée ?

Il y en a deux qui me viennent à l’esprit immédiatement: un tronçon de la route US-550 et de la San Juan Skyway, qu’on appelle aussi la « Million Dollar Highway ». Cette superbe route panoramique et sinueuse d’une quarantaine de kilomètres entre Durango et Ouray dans le Colorado passe par trois cols de haute montagne. Les motards doivent prendre beaucoup de plaisir à rouler sur ce parcours ! Nous y étions durant l’automne avec une végétation à moitié jaune et verte, et déjà un peu de neige par endroits. On traverse le village de Silverton avec ses maisons en bois et les montagnes en toile de fond. Splendide…

La Million Dollar Highway et la Scenic Drive 12 sont parmi les plus belles routes des États-unis.

L’autre route est la Scenic Drive 12 dans l’Utah. C’est certainement l’une des plus belles routes de l’Ouest américain. Elle relie l’US89, près de Panguitch à l’UT24, près de Torrey. On y voit de somptueux paysages entre Brice Canyon et Capitol Reef. Personnellement, je préfère ce genre de route que la fameuse « One » en Californie, même si elle reste une très belle route qu’il ne faut pas se priver d’emprunter.

Road trip USA - Million Dollar Highway

Road trip USA - Million Dollar Highway

La « Million Dollar Highway » dans le Colorado (en octobre)

Road trip USA - Scenic Drive 12

La « Scenic Drive 12 » dans l’Utah (si, si, y’a une route quelque part)

Quels sont les lieux peu connus que vous conseillerez aux lecteurs ?

Je pense tout d’abord à Jekyll Island en Géorgie, entourée de marécages et remplie de grands chênes drapés de mousse espagnole. C’est une très belle île où nous avons trouvé une excellente adresse pour manger des crabes à la bonne franquette. Tips : trop cool de louer une voiturette électrique pour sillonner l’île.

En Louisiane, beaucoup de gens vont visiter la Oak Alley Plantation. C’est intéressant, mais ils ne mettent pas en avant le triste sort des esclaves. À Laura Plantation, on est plus sensibilisé par cette douloureuse période de l’histoire. Visiter les deux est bien complémentaire.

Reno dans le Nevada est sympa, c’est la petite sœur de Las Vegas, pas très loin du lac Tahoe. C’est l’un des lacs les plus profonds du monde, la couleur de l’eau est superbe. On peut faire le tour en voiture, c’est super joli, puis dormir dans une cabane au bord du lac…

Les États-Unis, c’est une grande diversité de paysages, de végétations, de culture, de cuisine, de grands espaces…

Au Nouveau-Mexique, nous sommes passés par Socorro où il y a le “Very Large Array”. C’est une immense installation d’une trentaine de grandes antennes paraboliques dans le désert, formant un radiotéléscope. Ils étudient là-bas les sons de l’espace, très spécial comme endroit (vous avez vu le film « Contact » avec Jodie Foster ?). Il faut y aller au lever du soleil… Magique. Si c’était à refaire j’irai aussi voir le rocher sacré des Navajos, Shiprock, plus au nord.

J’ai adoré Antelope Island State Park situé dans l’Utah, près de Salt Lake City. C’est la plus grande des 10 îles du Grand Lac Salé. Il y a des antilopes et des bisons en semi-liberté, les paysages sont magnifiques ! On peine à délimiter le ciel, le lac, les plaines, l’horizon…

J’ai aussi aimé le Big Bend National Park dans le Texas. On est dans le décor de Lucky Luke avec les ranchs, les messas, les cactus… et les serpents à sonnette. Et derrière le Rio Grande, le Mexique…

Road trip USA - Jekyll island

Le charme de la côte Est sur Jekyll Island (le Rah Bar)

Road trip USA - motel Arizona

Et aussi… se perdre aux confins de l’Arizona

Avez-vous fait des rencontres attachantes ?

Justement, quand nous étions au Big Bend National Park, nous avions opté pour un hébergement Airbnb. Nous avions dormi chez une hippie très sympa qui a construit sa jolie maison elle-même des copains mexicains. Il y avait une grande terrasse. Le matin, on a eu la chance d’y assister à un somptueux lever de soleil sur le désert…

Nous avons aussi passé trois jours dans un ranch à Blue Ridge Mountain dans les Appalaches. On a vécu dans une véritable ambiance familiale américaine, les propriétaires (et les hôtes) étaient vraiment adorables et super accueillants. Quand nous sommes partis, ils nous ont donné plein de petits cadeaux, une carte et des conseils pour la suite de notre voyage… On a échangé nos adresses. Ils ont fait ça pendant 40 ans. Aujourd’hui, le ranch a été repris, mais l’esprit est resté le même.

Villa Terlingua Ghost Town

Chez Cynta, la hippie du Texas

Road trip USA - Ranch Appalaches

Le maréchal ferrand du Clear Creek ranch (et son accent à couper au couteau !!!)

Que retenez-vous de ce voyage aux USA ?

C’est un voyage unique que je fantasmais depuis longtemps. C’est traverser tous ses paysages qui nous ont bercés, qui nous paraissent étrangement familiers car on les a vus au cinéma, à la télé, dans les livres… La côte Est, le Grand Canyon, Monument Valley, les Rocheuses, la Californie… C’est un peu votre propre film qui défile. Il y a une diversité incroyable de paysages, de végétations, de cultures, de cuisines, de gens… Et puis, bien sûr, les (très) grands espaces. On en prend véritablement plein les yeux tout du long.

Road trip USA - Death Valley

Road trip USA - Death Valley

Road trip USA - Death Valley

Dans la Death Valley – Mesquite Flat Sand Dunes et Zabriskie Point

Comptez-vous retourner aux États-Unis prochainement ?

Oh oui ! J’aimerais voir le Nord, le Montana, le Wyoming, l’Oregon… Nous avons en projet de réaliser un road dans cette région.

Comme d’habitude, on va préparer un semblant de trajet, mais on ne va pas s’y tenir :)

Road Trip Magazine

Merci à Stéphanie et à toute l’équipe de Road Trip Magazine pour ce bel article !

Guide pratique du road trip aux États-Unis

Pour tout savoir au niveau organisation, pratique, location de voiture, code de la route, billets d’avion, etc., je vous invite à lire mon article Road trip aux USA, mode d’emploi !

Et sinon, tous les récits américains sont ici ! Bon voyage :)

Friedrichshain : visiter le quartier le plus cool de Berlin !

Bienvenue. Rejoins le programme Voyager Plus !

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Un week-end à Berlin de prévu ? Ne ratez pas Friedrichshain, un quartier moins connu, mais qui possède de nombreux atouts… 

Emmanuel habite Berlin depuis plusieurs mois à Friedrichshain. Amoureux de son quartier, il nous expose ici les 10 raisons pour lesquelles vous devez visiter Friedrichshain. 

Guide des aéroportsde Paris (10)

Guide des aéroportsde Paris (10)

À défaut d’avoir un nom facile à épeler, le quartier Friedrichshain est un must à Berlin qu’il fait bon habiter !

La gentrification l’a peu à peu gagné, mais il a gardé ce qui a fait son succès : une ouverture d’esprit à toute épreuve et une activité culturelle alternative intense. Tour d’horizon des raisons qui lui permettent de rester dans le gotha des quartiers les plus cools du monde.

1. Le Mur de Berlin

C’est probablement l’un des endroits les plus touristiques du monde, mais il me rappelle tous les matins que les habitants n’étaient pas libre d’aller où bon leur semblait il n’y a pas si longtemps. Pour les berlinois, il est le symbole de la fracture profonde qui a scindé la ville pendant 28 longues années.

Il permet de mesurer la chance que l’on a d’être aujourd’hui libres. Il est aussi appelé East Side Gallery, car il est couvert d’oeuvres de street art qui augmentent encore un peu plus sa symbolique libertaire.

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Crédits photo : ​Cristian Iohan Ştefănescu​, licence CC standard.

2. Les rues pavées

Dans le coeur du quartier, les rues sont pavées. Au delà de la seule considération esthétique, les pavés donnent du caractère au paysage. Ils sont aussi témoin de la prédominance du piéton dans cette zone centrale, chose toujours positive pour le climat, la bonne humeur et la tranquillité du quartier.

vivre à berlin

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3. Volkspark

L’un des tous meilleurs parcs de la ville. Vous pouvez y amener de quoi faire le barbecue en été, vous pouvez y regarder un vrai beau coucher de soleil et même faire du beach volley ! Un endroit où il fait bon flâner, en détente et gratuitement…

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Crédits photo : Thomas Angermann, licence CC standard.

4. Des cuisines variées et abordables en abondance

Le centre du quartier est rempli de petits restaurants largement abordables et de cuisines très différentes : turk, japonais, chinois, mexicain, russes, italiens, vietnamiens…et même allemands !

La liste est longue et je n’ai pas encore tout testé. Il y en a pour toutes les faims et tous les budgets (beaucoup de bons plans), ouverts jusque tard pour la grande majorité, ils permettent de regarder son frigo vide avec la plus grande sérénité.

Certains jours, le marché de Boxhagener Platz est alimentaire, c’est définitivement le meilleur plan du quartier ! Il y a aussi très régulièrement des foodtrucks de qualité dans les évènements organisés vers le Neueheimat.

Le quartier regorge de cafés et bars, de tous types et plutôt qualitatifs.

4 - Cuisines 720

4 - Cuisines 720

5. Les marchés aux puces

Il y en a deux dans le coeur de Friedriechshain, le premier sur Boxhagener Platz et le second derrière Revaler Straße.

Vous pouvez y trouver tout et surtout n’importe quoi, de la Barbie chauve au vinyle de variété allemande (frisson garanti). Ils animent le quartier et aiguisent la curiosité, en plus de véhiculer cette culture profondément alternative, où le moche devient sexy.

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Crédits photo : La Citta Vita, licence CC standard.

6. Boutiques cools

Entre les marchands de vinyles, les galeries, les boutiques de vêtements à consonance scandinave, celles dédiées au vélo ou encore aux livres, vous n’aurez que l’embarras du choix. Beaucoup de choses à découvrir, pour des prix souvent très abordables. Cool.

6 - Boutiques cools 720

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7. L’affichage papier pour la promo des évènements

L’un des rares pans de murs encore dédié à l’affichage commercial. Il permet de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, c’était dans la rue que nous trouvions les infos sur les concerts, les soirées ou autres évènements. Cet affichage donne des couleurs au quartier et permet de se tenir au courant de ce qu’il se passe, à l’ancienne.

vivre à FRIEDRICHSHAIN

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8. Transport et logement

Il y a le métro, l’équivalent du RER parisien (le S-Bahn), le bus et même le tramway. Le quartier est donc parfaitement connecté, ce qui est bien pratique lorsque la flemme vous empêche de prendre le vélo. FRIEDRICHSHAIN

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Pour le logement, Berlin est plus abordable que Paris. Pour un séjour, rien ne vaut la location d’un appartement, surtout si vous venez entre amis. Certains ont vraiment du style comme mon premier appartement lorsque je suis arrivé.

 

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Pour en savoir plus :

Vous trouverez cet appartement sur le site Nestpick.fr. Ce site propose la location d’appartements longues durée dans la plupart des villes d’Europe. 

Appartement-Fhain

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9. Les soirées

C’est l’une des places fortes de la fête à Berlin et le quartier a son lot de bars et clubs cools. Le plus connu d’entre eux : Berghain. Vous atteindrez donc la queue en un rien de temps… Pour ce qui est de rentrer par contre, c’est une autre affaire.

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Crédits photo : Nacho Pintos, licence CC standard.

10. Poussettes et punks

Une ambiance paisible, une pluralité des styles, les jeunes parents rangés et bobos cohabitent paisiblement avec les tatoués et autres styles, même les plus bizarres. On est ouverts d’esprits, on respecte les communautés et on est un excellent exemple du vivre ensemble qui marche.

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Crédits photo : Jcrakow, licence CC standard.

Connaissiez-vous le quartier de Friedrichshain ? 

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