Voyage ultime sur Mars

Voyage extraordinaire et ultime, l’expérience du robot Curiosity sur Mars nous pousse à la découverte. Il faut un robot pour découvrir d’autres planètes et autres sondes pour parcourir l’univers dans un voyage extraordinaire qui aurait fait rêver Jules Verne. Curiosity, le petit robot de la Nasa, qui s’est posé lundi matin sur la planète Mars, n’a pas perdu une minute pour nous faire partager ses premières impressions sur place. C’est sur son compte Twitter, où il est bien bavard, qu’il a posté mardi soir son deuxième cliché, le premier en couleur. Ce n’est pas très net, mais on y aperçoit une étendue jaune et désertique. La Nasa a également publié une photo vue du ciel de Mars sur laquelle on peut voir «la scène du crime», soit les différents lieux où ont atterri les éléments de la mission Curiosity. Arrivé sur la planète rouge au terme de huit mois de voyage et 567 millions de kilomètres parcourus, le robot d’une tonne a deux ans pour trouver des traces de vie autre que l’eau déjà recherchée lors de précédentes explorations.

Au cours de sa mission, le rover, baptisé Curiosity, va rechercher si un environnement favorable à l’apparition de la vie a existé, analyser la composition minéralogique, étudier la géologie de la zone explorée et collecter des données sur la météorologie et les radiations qui atteignent le sol de la planète. La durée de la mission est fixée initialement à une année martienne soit environ 669 sols (jours solaires martiens) ou 687 jours (solaires) terrestres. Le rover Curiosity est cinq fois plus lourd que ses prédécesseurs, les Mars Exploration Rovers (MER), ce qui lui permet d’emporter 75 kg de matériel scientifique, dont deux mini-laboratoires permettant d’analyser les composants organiques et minéraux ainsi qu’un système d’identification à distance de la composition des roches reposant sur l’action d’un laser. Les laboratoires embarqués sont alimentés par un système sophistiqué de prélèvement et de conditionnement d’échantillons comprenant une foreuse. Pour répondre aux besoins accrus d’énergie et s’affranchir des contraintes de l’hiver martien et des périodes nocturnes, le rover utilise un générateur thermoélectrique à radioisotope qui remplace les panneaux solaires mis en œuvre par les précédentes missions. Enfin, il bénéficie de logiciels évolués pour naviguer sur le sol martien et exécuter les tâches complexes qui l’attendent. Le rover est conçu pour parcourir 20 km et peut gravir des pentes de 45°.