La fin du tourisme au Moyen Orient

Alors que la situation se tend encore plus en Syrie, avec sans doute une intervention toute prochaine des occidentaux, revenons sur la situation catastrophique du tourisme en Egypte. Paradoxe du pays, alors que Le Caire est sujet à tous les tourments, les zones touristiques de la Mer Rouge sont encore épargnées. Pour en témoigner, prenons le cas des touristes du Canada qui ont découvert l’Egypte en grand nombre en 2010. En 2010, près de 100 000 Canadiens ont visité l’Égypte. Jamais autant de voyageurs canadiens n’avaient mis les pieds sur le sol égyptien. Tout s’est effondré en 2011 avec le printemps arabe. Après l’explosion de violence des dernières semaines, les cinq millions de personnes qui vivent du tourisme en Égypte traversent des jours sombres, souligne M.Sallam qui est le directeur de l’office du tourisme. «C’est très difficile ces temps-ci de faire la promotion du tourisme en Égypte», ajoute-t-il avec réalisme. «Nous vivons une crise politique, alors que le peuple est à la recherche de démocratie. Mais nous recevons encore des touristes, qui apprécient les plages et l’atmosphère paisible des stations balnéaires. Nous avons besoin des touristes canadiens, surtout maintenant. Il n’y a pas de dangers pour les touristes», affirme Mostafa Sallam, directeur de l’Office du tourisme égyptien au Canada basé à Montréal. Si le ministère des Affaires étrangères recommande toujours d’éviter tout voyage non essentiel dans le pays, il exclut cependant de cet avis les stations balnéaires d’Égypte, notamment celles de la mer Rouge. Un touriste d’ici qui visiterait Charm el-Cheikh serait cependant loin de vivre une expérience de voyage normale. Dans plusieurs cas, les touristes sont obligés de rester à l’intérieur des limites des stations balnéaires. Il est aussi impossible d’aller visiter les pyramides, le sphinx ou d’autres célèbres musées égyptiens, qui sont fermés au public dès que des violences éclatent dans le pays. Dans le même temps, les news militaires qui nous viennent de Syrie sont alarmantes. Dans un entretien à la télévision publique PBS, M.Obama a expliqué que la réaction américaine, quelle qu’elle soit, serait destinée à dissuader le régime de recommencer une attaque chimique. Un “engagement direct militaire” des Etats-Unis dans la guerre civile “ne serait pas bénéfique à la situation sur le terrain”, a-t-il estimé. Washington veut que le gouvernement syrien “reçoive un message assez fort sur le fait qu’il ferait mieux de ne pas recommencer. Rien n’est donc gagné dans le Moyen Orient, et pendant que l’on parle de guerre, ce sont les touristes qui apportent une sanction par leur absence. Source : http://www.super-voyage.fr/