1er Symposium de l’économie de Lisbonne

La semaine dernière, on m’a envoyé à Lisbonne pour y participer à un énième meeting voué à l’économie m’a fait aller du côté de Lisbonne. Le fond de ce séminaire n’était pas particulièrement original, si ce n’est que l’un des communicants s’est fendu d’une répartie assez captivante à une critique qui revient souvent en économie : celle que l’économie est une science changeante. La réponse fournie signalait qu’en économie, il importe de bien’isoler l’économie positive et l’économie normative. Même si tous les économistes s’accordaient sur une analyse économique positive sur la marche du monde, il y aurait encore de l’espace pour des disputes concernant les recommandations normatives, établies sur des jugements de valeur qui peuvent diverger. Pas mal des débats entre analystes se trouvent en fait dans ce cadre. En outre, il n’est pas non plus étonnant de percevoir des désaccords importants et permanents en économie positive. Les situations où l‘économie peut être une science expérimentale sont effectivement très rares. Par exemple, il serait terriblement dispendieux de mettre au chômage 50 % de la population dans le seul but de regarder comment l’économie se comporte dans de telles conditions. Comme il est relativement laborieux de procéder à de telles études, les économistes se doivent donc chercher à séparer différents facteurs dans les données du passé. L’emploi de statistiques s’appuyant sur de nombreuses années assiste cette élucidation, mais amène un nouveau danger. Comme les institutions et les comportements changent progressivement, il est possible que des données remontant à de nombreuses années en arrière ne soient plus adaptées pour expliquer les comportements présents. Finalement, les problèmes auxquels les économistes doivent faire face sont complexes et ils peuvent seulement faire de leur mieux. Ce congrès à Lisbonne s’est terminé sur une idée qui me paraît intéressante : la plupart des individus lambdas ne pense pas s’y connaître beaucoup en biologie moléculaire ; mais tout un chacun croit en savoir un rayon en ce qui concerne les problèmes qu’étudient les économistes.